Élisabeth de Grèce

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Élisabeth de Grèce
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La princesse lors de son mariage en 1934.

Biographie
Titulature Princesse de Grèce et de Danemark
Comtesse de Toerring-Jettenbach
Dynastie Maison de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glücksbourg
Distinctions Ordre des Saintes-Olga-et-Sophie
Naissance
Tatoï (Grèce)
Décès (à 50 ans)
Munich (Allemagne de l’Ouest)
Père Nicolas de Grèce
Mère Hélène Vladimirovna de Russie
Conjoint Charles-Théodore de Toerring-Jettenbach (de)
Enfants Hans Veit de Toerring-Jettenbach
Hélène de Toerring-Jettenbach
Religion Orthodoxie grecque
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Princesse de Grèce et de Danemark

Élisabeth de Grèce (en grec : Ελισάβετ της Ελλάδας), princesse de Grèce et de Danemarkpuis, par son mariage, comtesse de Toerring-Jettenbach, est née le à Tatoï, en Grèce, et décédée le à Munich, en Bavière. Membre de la maison d'Oldenbourg, c'est une princesse grecque et allemande proche du parti nazi durant les années 1930 et 1940.

Famille[modifier | modifier le code]

La princesse Élisabeth est la deuxième fille du prince Nicolas de Grèce (1872-1938) et de son épouse la grande-duchesse Hélène Vladimirovna de Russie (1882-1957). Par son père, la princesse est donc la petite-fille du roi Georges Ier de Grèce (1845-1913) tandis que, par sa mère, elle est l'arrière-petite-fille du tsar Alexandre II de Russie (1818-1881).

Le , Élisabeth épouse, au château de Seefeld, près de Munich, le comte Charles-Théodore de Toerring-Jettenbach (de) (1900-1967), lui-même fils du comte Hans Veit de Toerring-Jettenbach (de) (1862-1929) et de son épouse la princesse Sophie-Adélaïde en Bavière (de) (1875-1957).

Du mariage d’Élisabeth et de Charles-Théodore naissent deux enfants :

  • Hans Veit de Toerring-Jettenbach (1935), comte de Toerring-Jettenbach, qui s'unit, en 1964, à la princesse Henriette de Hohenlohe-Bartenstein (1938) ;
  • Hélène de Toerring-Jettenbach (1937), comtesse de Toerring-Jettenbach, qui épouse, en 1956, l'archiduc Ferdinand d'Autriche (1918-2004).

Biographie[modifier | modifier le code]

La famille d'Élisabeth, vers 1911. De gauche à droite, on peut voir la princesse Olga, le prince Nicolas, la princesse Élisabeth, la grande-duchesse Hélène et la princesse Marina.

Née au palais de Tatoï en 1904[1], la princesse Élisabeth quitte la Grèce avec ses parents après la Première Guerre mondiale et la chute de la monarchie hellénique[2]. Privée de sa nationalité grecque comme les autres membres de la dynastie en 1924[3], la jeune fille vit dès lors en exil en Suisse et en France[2].

Durant l’Entre-deux-guerres, différents projets matrimoniaux lient la princesse à des membres du gotha européen, d’abord le prince héritier Humbert d’Italie puis le prince Nicolas de Roumanie. Cependant, aucun de ces projets n’aboutit et la princesse atteint l’âge de trente ans sans être mariée, ce qui n’est pas très commun à son époque[4],[5].

Désargentée mais réputée pour sa beauté, la princesse vend alors son image à la marque de cosmétiques américaine Pond’s (qui appartient aujourd’hui à Unilever). Dans les publicités dans lesquelles elle apparaît, elle est décrite comme « aussi jolie qu’une princesse de conte de fée et possédant toute la grâce et la dignité propre à son héritage grec parce qu’elle est charmante, joyeuse, versatile et très belle »[4].

Le château des Toerring à Seefeld, en Haute-Bavière (2011).

En 1934, Élisabeth épouse finalement le comte Charles-Théodore de Toerring-Jettenbach, un aristocrate allemand lié à la famille royale de Bavière. L’union n’est pas aussi brillante que celles de ses deux sœurs, mais elle satisfait sa mère, la grande-duchesse Hélène Vladimirovna de Russie, qui craignait de voir Élisabeth rester célibataire[4].

Proche du parti nazi sans en être officiellement membre, le comte Charles-Théodore utilise les connexions familiales de sa femme pour promouvoir la diplomatie hitlérienne auprès des monarchies européennes. Selon certains auteurs, c'est ainsi largement Charles-Théodore et Élisabeth qui convainquent leur beau-frère, le régent Paul de Yougoslavie, d'adhérer au Pacte tripartite le [6],[7].

Très affectée par la Deuxième Guerre mondiale, qui la coupe de la plupart des membres de sa famille, la princesse Élisabeth vieillit prématurément. Elle meurt d'un cancer à l'âge de 50 ans, en 1955[8].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Neil Balfour et Sally Mackay, Paul of Yugoslavia : Britain's maligned friend, H. Hamilton, (ISBN 0241103924). 
  • (es) Ricardo Mateos Sainz de Medrano, La Familia de la Reina Sofίa, La Dinastίa griega, la Casa de Hannover y los reales primos de Europa, Madrid, La Esfera de los Libros,‎ (ISBN 8-4973-41953). 
  • (en) Jonathan Petropoulos, Royals and the Reich : The Princes von Hessen in Nazi Germany, Oxford, Oxford University Press, , 1e éd., poche (ISBN 978-0-19-921278-1). 
  • (en) John Van der Kiste, Kings of the Hellenes: The Greek Kings, 1863-1974, Sutton Publishing, (ISBN 0-7509-21471). 

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Références[modifier | modifier le code]