Halliburton

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Halliburton
Image illustrative de l'article Halliburton

Création 1919 (à Duncan, Oklahoma[1])
Fondateurs Erle P. Halliburton
Forme juridique Société anonyme avec appel public à l'épargne, de Droit américain (NYSE : HAL)
Action Services dans l'industrie pétrolière et gazière
Siège social Drapeau des États-Unis 3000 North Sam Houston Parkway East Houston États-UnisVoir et modifier les données sur Wikidata (États-Unis)
Direction David J. Lesar
(PDG)
(remplace Dick Cheney)
Actionnaires The Vanguard Group (6,06 ), ValueAct Capital (en) (4,58 ) et State Street Corporation (4,71 )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Pétrole, Gaz naturel
Produits Services & matériels pour l’industrie pétrolière et gazière[2] et l’armée
Filiales Halliburton (United Kingdom) (d)
Effectif 52 000 (Septembre 2009) [3]
Site web Halliburton.com

Fonds propres 7 725 millions de dollars US (2008)[4]

Avec en actifs : 1 485 millions de dollars US (2008)[4]

Chiffre d’affaires 18 279 millions de dollars US (2008)[4]
(avec 46 % aux USA et 54 % à l'International)
Résultat net Bénéfice net : 2 224 millions de dollars (2008) [4]

Halliburton est une entreprise multinationale, fondée juste après la Première Guerre mondiale (en 1919), aux États-Unis ; à Dallas au Texas par Erle Halliburton, d'abord dans le domaine du bâtiment et des travaux publics, et de l'exploitation pétrolière.

Elle est devenue une grande multinationale, second fournisseur de services à l'industrie pétrolière et gazière dans le monde[5], présent dans plus de 70 pays avec des centaines de filiales, sociétés affiliées, succursales, des marques et des divisions dans le monde entier. Le Groupe emploie plus de 50 000 personnes[3]. Elle s'est notamment développée dans les secteurs des forages pétroliers profonds et de l'exploitation du gaz de schiste.

Champ d'action[modifier | modifier le code]

Bâtiment de la multinationale Halliburton, ici à Mossoró, au Brésil
Variations du chiffre d'affaires annuel déclaré par Halliburton

Halliburton est une entreprise dite "parapétrolière", c'est-à-dire qui fournit des services aux entreprises d'exploitation pétrolière, mais qui n'est pas elle-même une société d'exploitation.

Les entreprises de ce domaine sont dites Energy Services Group (ESG) dans les pays anglophones.

Cette firme œuvre pour le compte de ses clients et actionnaires sur une large partie de la filière des combustibles fossiles ; de la localisation des ressources en pétrole, gaz naturel, gaz de schistes et schistes bitumineux aux forages de prospection et à la construction de puits de production, en passant par l'acquisition et la gestion des données géologiques, l'optimisation de la production des puits et champs pétrolifères ou gaziers, la formation, l’évaluation des performances des puits, etc.

Histoire[modifier | modifier le code]

Halliburton a obtenu des contrats de reconstruction à La Nouvelle-Orléans après le passage du cyclone Katrina en 2005.

KBR a longtemps (durant 44 ans) été une importante filiale de Halliburton. KBR est spécialisé dans la construction de raffineries, exploitation de champs pétrolier, pipelines et usines chimiques. Halliburton s'est séparé de cette branche en 2007 (annonce faite le 5 avril 2007[6]).

En novembre 2014, Halliburton annonce l'acquisition Baker Hughes, une entreprise américaine de services pour les entreprises pétrolières pour 35 milliards de dollars[7]. Face à la chute des prix du cours du pétrole, Halliburton annonce le jeudi 11 décembre 2014 la suppression de plus de 1 000 emplois hors d'Amérique[8]. En mai 2016,la fusion entre Halliburton et Baker Hughes est définitivement annulée en liaison avec les avis des autorités de la concurrence américaine et européennes[9].

Siège social[modifier | modifier le code]

La société a son siège dans le quartier Belt office de Houston, au Texas. Mais en mars 2007 elle s'est dotée d'un siège secondaire dans ses bureaux de Dubaï (Émirats arabes unis où le président et directeur de la direction David J. Lesar travaille et réside, avec l’objectif "de développer la société dans ce que les anglophones appellent «  l’Hémisphère est » (la moitié du monde englobant l’Eurasie et l’Afrique[10], mais la société a annoncé qu’elle resterait attachée aux États-Unis[11],[12],[13].

Gouvernance[modifier | modifier le code]

Le Groupe a eu pour PDG de 1995 à 2000 le vice-président américain de l'administration Bush, Dick Cheney.

Économie[modifier | modifier le code]

Aspects organisationnels[modifier | modifier le code]

Localisations principales aux États-Unis[modifier | modifier le code]

L'entreprise possède divers bureaux régionaux aux États-Unis, à

Les principaux bureaux internationaux sont basés dans les pays suivants :

Centres technologiques[modifier | modifier le code]

Halliburton dispose de centres technologiques et de recherche ou formation dans plusieurs pays, dont :

Divisions[modifier | modifier le code]

La division « Energy Services » est la pierre angulaire historique de la société. Elle regroupe des services dits « formation - evaluation » qui désignent dans le domaine pétrolier la capacité d’une formation géologique en production pétrolière ou gazière. Cette division offre aussi des services de consultant, de production de modélisation et calcul numérique, des solutions pour augmenter le volume de production, et de production de fluides spéciaux pour le forage ou la fracturation hydraulique ou hydrosiliceuse du sous-sol (parfois dite « fracking ». Cette division serait l’une des plus rentables de la compagnie qui est l’un des leaders mondiaux dans ce domaine, n’ayant que peu de concurrents (Schlumberger, suivi de Weatherford International, et Baker Hughes[14]).

Les nouvelles méthodes d'exploration et de production de gaz sont suspectées d'être sources de graves dommages pour l'environnement et la santé. La compagnie, ainsi que 8 autres offrant les mêmes services, est cependant invitée (avec mise en demeure en cas de refus) par le gouvernement américain et l'EPA à produire la liste des produits chimiques contenus par les fluides de fracturation hydraulique et donner des précisions sur ses modes opératoires et d'évaluation.

Article détaillé : Gaz de schiste.

Fournisseurs de l'armée américaine[modifier | modifier le code]

Halliburton a aussi été fournisseur officiel de matériel pour l'armée. Il serait passée du 19e rang des fournisseurs de l'armée américaine en 2002 au premier en 2003, après avoir profité de très gros contrats avec le gouvernement, jugés par certains passés dans des conditions douteuses, notamment pendant la guerre d'Irak.

Guerre d'Irak[modifier | modifier le code]

Le président de la commission de contrôle du gouvernement à la Chambre des représentants, Henry Waxman, a dénoncé ces marchés attribués sans procédure d'appels d'offres à l'entreprise Halliburton et sa filiale KBR.

Le directeur de KBR de l'époque, Al Neffgen, a comparu devant la Chambre des représentants en 2004 pour défendre les surfacturations effectuées par Halliburton sur les services fournis à l'armée.

Le scandale de l'hôpital Walter Reed[modifier | modifier le code]

En février 2007, un scandale se développa à propos des conditions d'accueil des blessés de la guerre d'Irak. Or, une lettre de septembre 2006 par laquelle l'adjoint de général Weightman évoquait "un risque de défaillance des services de soins" en raison de la pénurie de personnel consécutive à une privatisation des services généraux de l'hôpital.

Cette privatisation a été réalisée par un contrat de 120 millions de dollars sur cinq ans pour assurer les services non médicaux et la maintenance des locaux. Ce contrat a été octroyé à l'entreprise IAP, dirigée par Al Neffgen, ancien responsable de KBR, filiale d'Halliburton.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]