Technip

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Technip
logo de Technip
illustration de Technip

Création 1958
Disparition Voir et modifier les données sur Wikidata
Fondateurs IFP Énergies nouvellesVoir et modifier les données sur Wikidata
Personnages clés Thierry PilenkoCatherine MacGregor
Forme juridique Société anonyme
Action Euronext : TEC
Siège social 89 avenue de la Grande Armée, 75773 Paris Cedex 16
Drapeau de France France
Activité Ingénierie pétrolière et gazière
Produits Management de projets, de l'ingénierie et de la construction pour l'industrie de l'énergie
Filiales Technip (United Kingdom) (d), Technip (Italy) (d), Technip (Norway) (d), Technip (Germany) (d) et Technip France (d)
Effectif 37 500 personnes (juillet 2015)
Site web http://www.technip.com

Capitalisation 11 240 M$ (avril 2019)
Chiffre d'affaires 13 409.1 M$ (2019, TechnipFMC)
Résultat net -2 415,2 M$ (2019, perte, TechnipFMC)
Société suivante TechnipFMCVoir et modifier les données sur Wikidata

Technip est une entreprise d'origine française présente dans le management de projets[1], l’ingénierie et la construction pour l’industrie de l’énergie (pétrole, gaz, éolien) mais aussi accessoirement de la chimie.

Technip dispose d’infrastructures industrielles et d’une flotte de navires spécialisés dans l’installation de conduites et la construction sous-marine, lui permettant notamment d'effectuer des développements subsea (sous-marin) profonds et de mettre en place des infrastructures offshore et onshore.

L'entreprise présente dans 48 pays est cotée au marché NYSE Euronext Paris et au marché hors cote américain en tant qu’American Depositary Receipt (ADR : TKPPK).

À la suite de sa fusion avec l'entreprise texane FMC Technologies, l'ensemble devient TechnipFMC en 2017.

Histoire[modifier | modifier le code]

Technip est créé par l'Institut français du pétrole (IFP) en 1958. Dans les années 1960, la société réalise ses premiers projets internationaux en Afrique et en Asie.

Dans les années 1970, Technip devient un groupe international avec l'acquisition d'un bureau à Rome et la création de Technip Géoproduction, filiale spécialisée dans les équipements de gisement d'hydrocarbures.

Dans les années 1980, Technip ouvre des centres d'exploitation à Kuala Lumpur et à Abu Dhabi. Technip acquiert plusieurs sociétés avec une forte expertise technologique : Speichim, Krebs et KTI. Déjà établie aux États-Unis, KTI permet à Technip de s'implanter en Amérique du Nord.

Dans les années 2000, Technip fusionne avec Coflexip, qui vient d'acquérir la division Deepwater Aker Maritime. Le groupe est maintenant l'une des cinq premières entreprises dans le monde entier dans l'ingénierie, la technologie et les services pour l'industrie de l'énergie. De nombreux grands contrats sont signés, notamment au Moyen-Orient dans le gaz naturel liquéfié (GNL), les secteurs de l'éthylène et de raffinage.

En 2012, Technip remporte, au côté d'Areva et de Iberdrola, un appel d'offres[2] concernant un projet de 100 éoliennes offshore pour le champ de Saint-Brieuc au nord de la Bretagne.

Le , le groupe pétrolier français annonce un plan d'économies de 830 millions d'euros pour faire face aux baisses des investissements dans le secteur, induisant environ 6 000 suppressions de postes entre 2016 et 2017, soit environ 15 % des effectifs de l'entreprise[3]. Dans ce contexte de replis des investissements dans le secteur pétrolier, Technip annonce en sa fusion avec FMC Technologies, une entreprise concurrente américaine. Le nouvel ensemble, TechnipFMC est basé à Houston, Paris et Londres et sera dirigé par le PDG de FMC Technologies, Doug Pferdehirt, alors que le dirigeant de Technip, Thierry Pilenko est nommé président executif. Les actionnaires de Technip et de FMC Technologies recevront 50 % chacun de TechnipFMC[4],[5].

En , deux ans seulement après sa création, Doug Pferdehirt annonce que TechnipFMC sera divisée en deux entreprises d'ingénierie indépendantes. La scission sera complétée à la fin du premier semestre de 2020. L'ancienne entité Technip, dégarnie des activités Subsea et de sa flotte, sera renommée Technip Energies [6], alors que l'ancienne entité FMC Technologies renforcée des activités Subsea et de la flotte de bateaux gardera le nom TechnipFMC. Le , le groupe annonce la suspension de la scission en raison des conditions de marché dans le contexte de la pandémie de Covid-19.

Fin janvier 2021, le directeur général de Technip Energies Arnaud Piéton annonce son désir de faire entrer en bourse la société d'ici fin mars 2021 et doit s'employer à démontrer aux actionnaires la capacité de la structure à opérer indépendamment de TechnipFMC, alors que la scission interrompue l'année précédente est de nouveau d'actualité et sera effective le 16 février 2021[7],[8]. En février de la même année intervient à point nommé la signature d'un important contrat de 13 milliards de dollars en partenariat avec son allié japonais Chiyoda. Le projet porte sur la construction au Qatar de quatre usines de liquéfaction de gaz naturel, lesquelles devraient permettre au pays d'augmenter de 40% sa production de gaz naturel liquéfié. Il s'agit d'un contrat sans précédent pour l'entreprise, qui voit ainsi son carnet de commande augmenter de 42% et être associée au plus gros projet GNL de l'histoire[9]. En février 2021, Technip Energies décroche un contrat avec le Qatar de 13 milliards de dollars pour augmenter à terme de 43% la production de gaz naturel liquéfié du pays[10].

Controverse[modifier | modifier le code]

En , en vertu de l'extraterritorialité du droit américain, Technip plaide coupable auprès de la FCPA et de la SEC pour des faits de corruption dans un contrat de construction d'une usine de gaz naturel liquéfié au Nigeria. Entre 1995 et 2004, elle est liée à trois autres entreprises Kellogg Brown & Root (KBR), ENI l'entreprise italienne de gaz, et la Japan gaz corporation (JGC), dans l'obtention de contrats avec des pratiques de corruption pour un montant de contrat total de 6 milliards de dollars. Les quatre entreprises devront chacune verser aux autorités américaines des amendes. Technip versera un total de 338 millions de dollars à la justice américaine (240 millions de dollars à la FCPA et 98 millions de dollars à la SEC[11])[12].

En , Technip fait partie des entreprises internationales soupçonnées d'être impliquées dans une affaire de corruption massive en Irak via l'entreprise monégasque Unaoil à la suite des révélations de l'enquête menée par Fairfax Media et The Huffington Post[13].

La firme accepte en 2019 de verser 300 millions de dollars aux autorités américaines et brésiliennes pour clore des enquêtes relatives à des faits de corruption[14].

Confrontée à de mauvais résultats économiques, l'entreprise entreprend de se réorganiser notamment à partir de 2018, ce qui semble avoir entrainé une augmentation de la souffrance au travail au niveau du siège, avec plusieurs suicides. Plusieurs milliers d’emplois devaient être supprimés, dont 700 pour le seul siège parisien. Les syndicats dénoncent le gel des salaires depuis deux ans[14]

Organisation[modifier | modifier le code]

Thierry Pilenko est le président-directeur général de Technip à partir de 2007 [15],[16] et jusqu'en 2017. La direction sera assurée par l'américain Doug Pferdehirt à la suite de la fusion avec FMC Technologies.

En , l’organisation opérationnelle de Technip a évolué pour accompagner sa stratégie : les activités commerciales, la prospection, les projets, les ressources d’ingénierie et de construction, l’ensemble des actifs opérationnels et les ressources de support et de développement des technologies sont désormais regroupés sous l’autorité du directeur général.

Sept unités opérationnelles régionales pleinement responsables de leurs résultats ont été créées[réf. souhaitée] : Amérique du Nord, Asie-Pacifique, Brésil, Mer du Nord-Canada, Moyen-Orient, Région A (Europe de l'Ouest, Afrique), Région B (Italie, Europe de l'Est, Russie, Amérique du Sud). Elles reçoivent l’appui de lignes de produits mondiales. Une business unit intégrée, dédiée au subsea a été mise en place dans le groupe. Les régions, lignes de produits et business unit sont rattachées au directeur général.

L'ancienne entité Technip, à la suite de la scission de TechnipFMC, sera renommée Technip Energies.

Données financières et boursières[modifier | modifier le code]

(Source : page des relations investisseurs sur le site du groupe[17].)

Données financières[modifier | modifier le code]

Données financières (Technip) en millions d'euros
Années 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015[18]
Chiffre d'affaires 6 926,5 7 886,5 7 481,4 6 456,0 6 081,9 6 813,0 8 203,9 9 336,1 10 724,5 12 208,7
Résultat opérationnel courant 333,2 247,0 656,9 676,7 620,3 709,5 821,7 844,5 824,6 802,4
Résultat net de l'exercice 201,9 128,0 454,3 170,4 417,6 507,3 539,7 563,1 442,4 56,2

À la suite de la fusion entre Technip et FMC en 2017, le dernier rapport financier annuel pour Technip a été publié pour l'année 2015. Un rapport intermédiaire pour Q3-2016 est toutefois disponible sur le site de TechnipFMC (archives).

A titre de comparaison, les données financières pour TechnipFMC (en dollars) sont données ci-dessous:

Données financières (TechnipFMC) en millions de dollars
Années 2016 2017 2018 2019
Chiffre d'affaires 13 756 15 057 12 552,9 13 409,1
Résultat opérationnel courant 657 680 1 536,8 1 529,4
Résultat net de l'exercice 494 113 (1 921,6) (2 415,2)

Données boursières[modifier | modifier le code]

L'action Technip est cotée au marché Euronext Paris et au marché hors cote américain. L’action Technip est classée dans trois indices attestant de ses performances dans le domaine du développement durable : le Dow Jones Sustainability Index, le Low Carbone 100 et l'ASPI Eurozone.

En additionnant dividendes et rachats d’actions, TechnipFMC est en 2017 l’entreprise du CAC40 la plus généreuse envers ses actionnaires. Elle leur a versé plus de deux fois ses bénéfices pour l’année[19]. En 2018, l’entreprise distribue à ses actionnaires 600 millions d’euros. Son PDG américain Douglas Pferdehirt bénéficie d'un salaire annuel de plus de 11 millions d’euros, tandis que l’ancien PDG, Thierry Pilenko, a perçu une indemnité de départ de 14 millions d"euros[14].

Données boursières au
Années 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Nombre d'actions émises en millions[20] 109 109 110 111 113 113 114 119
Capitalisation boursière en millions d'euros (cours de l'action à la clôture) 2 380 5 400 7 600 8 040 9 816 7 941 5 631 3 452

Actionnaires[modifier | modifier le code]

Au [21].

Nom %
First Eagle Investment Management. 7,24%
The Vanguard Group, 6,07%
SSgA Funds Management, 5,70%
Invesco Advisers, 4,65%
BlackRock Fund Advisors 3,04%
Norges Bank Investment Management 1,96%
Platinum Investment Management 1,87%
Columbia Management Investment Advisers 1,48%
Barclays Capital Securities 1,25%
Apg Asset Management 1,17%


Principales implantations par pays[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Technip, Euro-Pétrole
  2. Note : le projet concerne 600 éoliennes réparties sur 5 sites (« champs ») dont la construction doit débuter dès 2015 (Challenges, no 296, avril 2012, p. 37).
  3. « Technip annonce 6.000 suppressions d'emplois dans le monde » (consulté le 7 juillet 2015).
  4. Technip, « FMC target oil services 'big league' with merger deal », James Regan et Michel Rose, Reuters, 19 mai 2016.
  5. « Technip se marie avec FMC et va déménager à Londres », Jean Michel Gradt et Pierre Demoux, Les Échos, 19 mai 2016.
  6. (en) « TechnipFMC reveals that Technip Energies will be the future name of SpinCo », sur technipfmc.com, (consulté le 5 novembre 2019)
  7. « Le groupe parapétrolier TechnipFMC va se scinder en deux », sur Les Echos, (consulté le 13 février 2021)
  8. « Technip Energies prêt à relever le défi de la Bourse », sur Les Echos, (consulté le 13 février 2021)
  9. « Gaz : Technip décroche un contrat géant au Qatar », sur Les Echos, (consulté le 13 février 2021)
  10. « Gaz : Technip décroche un contrat géant au Qatar », sur Les Echos, (consulté le 18 février 2021)
  11. (en) « Technip in $338 Million KBR - Related Settlement - The FCPA Blog - The FCPA Blog », sur www.fcpablog.com (consulté le 7 novembre 2017)
  12. Corruption au Nigeria: Technip condamné 338 millions de dollars d'amendes, leparisien.fr, 28 juin 2010
  13. « Au cœur de l'industrie pétrolière mondiale, la machine à corrompre d'Unaoil », Huffington Post, 30 mars 2016.
  14. a b et c Olivier Petitjean, « Carrefour, Alstom, PSA, Sanofi... : ces poids lourds du CAC 40, symboles d’un système à la dérive », Bastamag,‎ (lire en ligne)
  15. Voir sur le site de Technip.
  16. Thierry Pilenko a reçu, le 14 décembre 2011, le prix de l’Ingénieur de l’Année décerné par la société Ingénieurs et Scientifiques de France, en partenariat avec les magazines L'Usine nouvelle et Industrie et Technologies.
  17. Voir le site du groupe.
  18. Document de référence 2015 Technip
  19. Olivier Petitjean, « Technip : une prime de départ de 14 millions et une lourde ardoise pour le climat »,
  20. Ne tient pas compte des options de souscriptions ou d'achats provenant des plans d'options en cours.
  21. Zone Bourse, « TECHNIPFMC : Actionnaires Dirigeants et Profil Société | FTI | GB00BDSFG982 | Zone bourse », sur www.zonebourse.com (consulté le 30 avril 2019)

Lien externe[modifier | modifier le code]