Supporters de l'Olympique lyonnais

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Supporters de l'Olympique lyonnais
Tifo au Parc Olympique lyonnais lors du match OL-OM.
Tifo au Groupama Stadium lors du match Olympique lyonnais-Olympique de Marseille.
Généralités
Club soutenu Olympique lyonnais
Stade principal Groupama Stadium
(59 186 places)
Principaux groupes Bad Gones
Lyon 1950
Chiffres clés
Meilleure affluence moyenne 40 000 spectateurs par match
Meilleure affluence en un match 57 050 spectateurs

Dernière mise à jour : 21 mai 2017.

Les supporters de l'Olympique lyonnais encouragent et soutiennent le club de football français de l'Olympique lyonnais, en particulier son équipe première masculine et dans une moindre mesure, l'équipe première féminine. Ils étaient présents dans les quatre tribunes du Stade de Gerland et lors des déplacements de leur équipe.

En 2012, les groupes officiels de supporters du club étaient les suivants : « Bad Gones[Note 1] », « Lyon 1950 », « Rouges et Bleus », « Hex@gones », « Gastrogones », « O'Elles Club »[Note 2], « Handisup-OL », « OL Muséum », « Gones 58 », « Gones 26 », « Septimagones », « Loups Marchois » et « Dauphigones »[1].

Depuis 2016, ils soutiennent l'OL à domicile au Groupama Stadium.

Au Stade de Gerland (jusqu'à 2015)[modifier | modifier le code]

Le stade Gerland.

  •      Tribune Jean-Jaurès.
  •      Tribune Jean-Bouin.
  •      Virage nord.
  •      Virage sud.
Les différentes tribunes de Gerland.

Virage nord : les Bad Gones[modifier | modifier le code]

Tribune des Bad Gones en 2012.

Le premier groupe de supporters créé est celui des Bad Gones en 1987[2]. Originellement, le groupe se situe tribune Jean-Bouin (où il est appelé « KGB » pour Kop Gens Bouin) avant de s'installer au virage nord en 2001-2002[2]. Les Bad Gones entretenaient jusqu'à la fin des années 2000 une certaine proximité avec l'extrême droite. Ainsi une des premières écharpes du groupe incluait la formule « Notre honneur s'appelle fidélité » qui est une référence explicite à « Meine Ehre heißt Treue », devise des SS[2]. En 1992, deux membres des Bad Gones sont condamnés suite à la profanation de tombes dans un cimetière juif[2],[3]. Les Bad Gones sont jumelés avec le groupe madrilène Ultras Sur (es) à la tendance néonazie assumée et démontrée par le reportage Diario de un skin consécutif à une infiltration clandestine du groupe par le journaliste Antonio Salas (es).

Il semble toutefois que cette orientation politique soit à présent plutôt dévolue au virage sud même si certaines dérives violentes peuvent encore subvenir : en attestent les échauffourées ayant opposé les Bad Gones aux South Winners marseillais, au printemps 2013[2], incidents qui auraient pu causer la suspension du groupe[4].

Depuis 2015, avec l'arrivée du nouveau stade de Lyon, le groupe double ses membres passant de 3000 à 6000 membres[2]devenant ainsi, le plus grand groupe de supporter de France.

Virage sud[modifier | modifier le code]

Virage lyonnais au Stade de France lors de la finale (gagnée) de la coupe de France 2008.
Supporters de l'Olympique lyonnais en déplacement à Brest en 2013.

« Lugdunum’s 93 » fondé en 1993 passe du virage nord au virage sud en 1999[5]. En 2001, « Nucleo Ultras », groupe issu des Bad Gones, passe également du nord au sud[5]. En 2007, les deux groupes (« Nucleo Ultras » et « Lugdunum’s 93 ») fusionnent pour former le groupe « Cosa Nostra Lyon » (CNL)[6]. Le groupe compte rapidement 500 membres mais n'est pas reconnu officiellement par le club[6] avec lequel il entretient, en particulier avec Jean-Michel Aulas, des relations difficiles[6]. Un certain nombre de débordements conduisent à la dissolution du groupe en avril 2010[6] parmi sept autres groupes[7],[8],[Note 3] par le ministre Brice Hortefeux. À l'été 2010, le groupe « Lyon 1950 » installé virage sud, est reconnu par le club[6]. Depuis, le virage sud véhicule toujours la réputation d'être l'origine réelle ou supposée d'un certain nombre d'actes racistes et d'incidents violents[5]. Cette réputation est confortée par la « guerre ouverte » qui oppose cette tribune au groupe stéphanois des Magic Fans ; ainsi des présomptions associent cette tribune et le « taggage » de croix gammées sur le local stéphanois des Magic Fans[5]. Cette opposition récurrente et le désordre qu'elle engendre a conduit l'autorité préfectorale à interdire aux supporters lyonnais de se déplacer à Saint-Étienne pour assister au derby du 10 novembre 2013[9]. Le conseil d'État a d'ailleurs partiellement entériné cet arrêté préfectoral en soulignant que « des incidents d’une gravité croissante ont opposé, dans le courant de l’année 2013, des personnes se prévalant de la qualité de supporter des équipes de l’OL et de l’AS Saint-Étienne [...] assorti d’actes de grande violence entre certains groupes de supporters « ultra » des deux clubs établissait le risque d’incidents graves lors de la rencontre[9]. »

En août 2012, le rapport de l'observatoire des comportements dans les stades relayé par Le Parisien-Aujourd'hui en France pointe particulièrement les supporters de l'OL pour « un nombre d’insultes, de gestes caractérisés incitant à la haine raciale d’actes de violence physique et d’utilisation d’engins pyrotechniques »[10]. Surtout, la tribune semble, contrairement à toutes les autres à Lyon et en France, être animée d’initiatives spontanées émanant de groupuscules et échappant à toute coordination supérieure :

« Le virage sud présente cette particularité quasi unique en France : pas de leader, pas de positionnement commun sur tous les sujets[5]. »

La réalité du virage sud est donc, outre la présence de « Lyon 1950 », qui en août 2011 annonce représenter 250 supporters[11], l’agglomérat d'indépendants et de petits groupes autonomes (appelés parfois firms) comme « Mezza Lyon », groupe d'une quinzaine de membres proche de la mouvance identitaire[12].

Tribunes Jean-Bouin et Jean-Jaurès et autres groupes[modifier | modifier le code]

Le groupe « Rouges et Bleus » qui annonce une centaine de membres est localisé à Jean-Bouin[13]. Le groupe « Hex@gones » créé en 2000 et situé en virage sud inférieur est particulièrement investi dans le suivi de l'équipe dans ses matches à l'extérieur[14].

Comme certains autres clubs, l'OL a des groupes à travers la France, notamment « Gones 58 » dans la Nièvre[15], « Gones 26 » en Ardèche[16], « Septimagones » en Languedoc-Roussillon, « Loups Marchois » en Creuse et « Dauphigones » dans l'Isère.

Au Groupama Stadium (depuis 2016)[modifier | modifier le code]

Depuis janvier 2016 l'Olympique Lyonnais a changé de stade. Les placements des deux gros groupes de supporters n'ont pas changé : les 6000 membres des Bad Gones[17] occupent le virage nord avec l'intégralité des blocs inférieurs et intermédiaires tandis que le groupe Lyon 1950 occupe une partie des blocs inférieurs du virage sud.

Les Rouges et Bleus qui étaient en latérale a Gerland se situent maintenant en virage sud a coté des Lyon 1950 comme les Hexagones ou encore la Brigade Lyon.

Autres aspects[modifier | modifier le code]

Barth en août 2013.
  • En 2007, la chaîne OL TV a fait une émission spéciale pour les vingt ans des Bad Gones, intitulée Spécial 20 ans Bad Gones.
  • Jean-Marc Ruzza connu sous le pseudonyme de « Barth », animateur d'OL System sur OL TV de 2005 à 2014, est l'un des membres fondateurs des Bad Gones[18].
  • Un court-métrage de 13 min réalisé par Stéphane Demoustier et intitulé Bad Gones est sorti en 2011[19].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pascal Charroin, « Le Derby Lyon - Saint-Étienne : les « Gones » contre les « Gagas » ou les enjeux d'une lutte identitaire » in Thierry Terret, Pratiques sportives et identités locales, L'Harmattan, coll. « Espaces et Temps du Sport », , 431 p. (ISBN 9782296381841, lire en ligne), p. 301-315
  • Mathieu Charreyre et Olivier Marret, « Les supporters de l'Olympique Lyonnais : une société du samedi ou une communauté de vie ? », ESC Lyon (projet de recherche),‎ , p. 44

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Un gone est un gamin dans le parler lyonnais.
  2. O'Elles Club soutient plus spécifiquement l'équipe féminine.
  3. Cinq groupes dissous sont parisiens et le sixième est nicois. [Décret du 28 avril 2010 portant dissolution d'une association].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dominique Auzias et Jean-Paul Labourdette, Guide de l'amateur de football 2012, Petit Futé, , 360 p. (ISBN 9782746951884, lire en ligne), p. 66.
  2. a, b, c, d, e et f Franck Berteau, Le dictionnaire des supporters : côté tribunes, Stock, , 486 p. (ISBN 9782234073630, lire en ligne), p. 25-26.
  3. « Reconnus coupables de la profanation du cimetière juif de Lyon Deux jeunes supporters de l'Olympique lyonnais sont condamnés à huit mois de prison ferme », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  4. « Menaces de suspension pour les Winners et les Bad Gones », sur sofoot.com, So Foot, .
  5. a, b, c, d et e « Virage sud Lyon, la mauvaise réputation », sur sofoot.com, So Foot, .
  6. a, b, c, d et e « Lyon, où sont les fafs ? », sur sofoot.com, So Foot, .
  7. Franck Berteau, Le dictionnaire des supporters : côté tribunes, Stock, , 486 p. (ISBN 9782234073630, lire en ligne), p. 80.
  8. Guillaume Lamy, « Supporters/club : la difficile cohabitation », sur lyoncapitale.fr, Lyon Capitale, .
  9. a et b « L’OL renonce à déplacer ses supporters mais réclame l’accès à ses places VIP », sur leprogres.fr, Le Progrès,  : « Ces arrêtés étaient fondés sur le risque de troubles graves pour l'ordre public que la présence des supporters de l’OL était susceptible d'occasionner lors de la rencontre. ».
  10. « Racisme dans les stades : l'OL montré du doigt », sur rue89lyon.fr, Rue89, .
  11. Razik Brikh, « Lyon 1950 à la reconquête du virage sud ! », sur lyoncapitale.fr, Lyon Capitale, .
  12. Anthony Cerveaux, « Retour du racisme dans les tribunes de foot : le cas de Lyon », sur rue89lyon.fr, Rue89, .
  13. « L'Amicale des Rouge & Bleu », le site du groupe « Rouges et Bleus » (consulté le 27 décembre 2013).
  14. « Le groupe Hex@gones », le site du groupe « Hex@gones » (consulté le 27 décembre 2013).
  15. « Bienvenue aux Gones 58 ! », sur olweb.fr, Olympique lyonnais, (consulté le 27 décembre 2013).
  16. « Bienvenue aux Gones 26 ! », sur olweb.fr, Olympique lyonnais, (consulté le 27 décembre 2013).
  17. « Les Bad Gones ouvrent leur nouveau local entre Décines et Meyzieu », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  18. Khaled Karouri, « Barth : « Je suis supporter de l’OL avant tout » », sur footmercato.net,  : « lui qui a notamment été l’un des fondateurs des Bad Gones, le célèbre groupe de supporters lyonnais. ».
  19. « Bad Gones », sur annee0.com.

Article connexe[modifier | modifier le code]

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