Michel Neyret

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Michel Neyret, né le 12 avril 1956 (60 ans) à Landres (Meurthe-et-Moselle), est l'ancien directeur-adjoint à la direction inter-régionale de la police judiciaire de Lyon, ce qui en faisait le numéro deux de la police judiciaire de Lyon avant sa mise en examen en 2011 pour diverses infractions supposées.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Fils de mineur, Michel Neyret a passé son enfance en Lorraine, à Landres, dans le Pays-Haut[1].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Après des études à la faculté de droit de Nancy où il obtient sa maîtrise en 1978, il réussit le concours de commissaire et débute au SRPJ de Versailles où il reste deux ans avant de prendre la tête de l'antenne judiciaire du commissariat de Meaux[2]. Commissaire de 1983-2004 à l'antenne lyonnaise de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) de Lyon, il quitte cette ville en novembre 2004 pour la direction de l'antenne de police judiciaire de Nice (Alpes-Maritimes) et une promotion au grade de commissaire divisionnaire. De retour à Lyon en 2007, il est promu adjoint du directeur interrégional de la police judiciaire[3].

Devenu une personnalité du monde de la Police nationale[4], Neyret est décoré de la Légion d'honneur en 2004[4] pour ses performances professionnelles, notamment pour avoir participé à l'arrestation d'un réseau de musulmans fanatiques en banlieue lyonnaise en 1995 et capturé les évadés de la prison de Luynes en 2003.

Durant ses années de service, Michel Neyret a acquis une relative notoriété dans les médias français et fut également filmé pour une émission de M6, Zone interdite, en septembre 2011[5]. Il a également inspiré et conseillé le réalisateur Olivier Marchal pour son film Les Lyonnais (2011)[6] et pour son téléfilm Borderline (2015)[7],[8].

Mise en examen pour corruption[modifier | modifier le code]

Article principal : Affaire Neyret.

Son nom est porté à la connaissance du grand public lorsqu'il est interrogé et placé en garde à vue, à la fin du mois de septembre 2011, par l'IGS (la « police des polices ») pour soupçon de corruption dans une affaire de trafic de stupéfiants[9],[10].

Le 3 octobre 2011, à l'issue de sa garde à vue, il est mis en examen pour corruption, trafic d'influence, association de malfaiteurs, trafic de stupéfiants, détournement de biens et violation de secret professionnel[11], pour être ensuite écroué à la maison d'arrêt de la Santé. Après avis favorable des juges parisiens, Michel Neyret est remis en liberté le 23 mai 2012[12]. Il est assigné à résidence dans la commune de Toul (Meurthe-et-Moselle), et son permis de conduire lui est retiré[13].

Le 16 février 2012, lors du reportage de télévision Complément d'enquête diffusé sur France 2, sa femme Nicole Neyret affirme qu'il tentait d'entrer dans la mafia israélienne[14].

Il est révoqué le par Manuel Valls[15].

En mai 2016, le parquet requiert une peine de 4 ans d'emprisonnement contre Michel Neyret, assortie d'un sursis de 18 mois. Le 5 juillet 2016, le tribunal correctionnel de Paris le condamne à une peine de deux ans et demi de prison ferme. L'épouse du policier, Nicole Neyret, est condamnée à 8 mois de prison avec sursis pour avoir profité des largesses des « amis » de son mari et le capitaine Jean-Paul Marty, ancien subordonné de Neyret à la brigade des stupéfiants de Lyon, écope de 3 mois avec sursis pour avoir aidé son supérieur en détournant des scellés de drogue[16]. Le parquet fait appel.

Décorations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « À Nancy, Michel Neyret s'affiche en ville », Le Républicain lorrain, (consulté le 6 octobre 2012)
  2. « Procès Neyret : les ambiguïtés d'un super flic », sur ladepeche.fr, .
  3. Pascal Ceaux et Éric Pelletier, « Michel Neyret, la chute d'un grand flic », sur lexpress.fr,
  4. a et b « Trajectoire d’un flic en première ligne », Le Progrès, (consulté le 30 septembre 2011)
  5. « Neyret, un «flic à l'ancienne» amateur de soirées people », Le Parisien, (consulté le 1er octobre 2011)
  6. « Le commissaire qui avait inspiré le cinéaste Olivier Marchal », Le Progrès, (consulté le 30 septembre 2011)
  7. Édouard Farina, « Borderline, France 2 : l'histoire vraie qui a inspiré Olivier Marchal », sur Télé Star, (consulté le 1er avril 2016)
  8. Emmanuelle Litaud, « Borderline : France 2 au cœur de l'affaire Neyret », sur le Figaro.fr, (consulté le 1er avril 2016)
  9. « Le numéro 2 de la police judiciaire lyonnaise en garde à vue », Le Figaro, (consulté le 29 septembre 2011)
  10. « Corruption et stupéfiants: le n°2 de la PJ de Lyon en garde à vue », Libération, (consulté le 29 septembre 2011)
  11. « Le commissaire Michel Neyret placé en détention provisoire », Le Figaro, (consulté le 3 octobre 2011)
  12. « Michel Neyret, l'ex-numéro 2 de la PJ de Lyon, est sorti de prison », Le Monde, (consulté le 30 août 2012)
  13. « Manuel Valls révoque Michel Neyret, l'ex-No 2 de la PJ lyonnaise », Libération, (consulté le 8 septembre 2012)
  14. Reportage « Bavures, ripoux, que fait la police ? » dans Complément d'enquête diffusé sur France 2, jeudi 16 février 2012 à 22h05, présenté par Benoît Duquesne, magazine préparé par Gilles Delbos, Joel Bruandet et Karen Saranga, réalisé par Philippe Lallemant et coordonné par Caroline Bélicard et Céline Cardi
  15. « Le commissaire Michel Neyret révoqué par Manuel Valls », Le Monde, (consulté le 8 septembre 2012)
  16. « L'ancien super-flic Michel Neyret condamné à deux ans et demi de prison ferme » (consulté le 5 juillet 2016)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]