Saint-Maixent-l'École

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Saint-Maixent-l'École
L'hôtel de ville, dit hôtel de Pied-Foulard.
L'hôtel de ville, dit hôtel de Pied-Foulard.
Blason de Saint-Maixent-l'École
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Niort
Canton Saint-Maixent-l'École
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Val de Sèvre
Maire
Mandat
Léopold Moreau
2014-2020
Code postal 79400
Code commune 79270
Démographie
Gentilé Saint-Maixentais, Saint-Maixentaises
Population
municipale
6 537 hab. (2014)
Densité 1 252 hab./km2
Population
aire urbaine
11 829 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 46° 24′ 49″ nord, 0° 12′ 25″ ouest
Altitude Min. 52 m – Max. 115 m
Superficie 5,22 km2
Localisation

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Saint-Maixent-l'École

Saint-Maixent-l'École est une commune du Centre-Ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Saint-Maixentais et les Saint-Maixentaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Maixent-l’École est située sur la RD 611 à 23 km au nord-est de Niort et à 55 km au sud-ouest de Poitiers, elle est desservie par l'autoroute A10 et par le TGV vers Poitiers-Paris ou vers Niort-La Rochelle.

La ville est traversée par la Sèvre niortaise.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville se développe autour du monastère fondé en 459 par le moine oratorien Agapit, rejoint en 480 par Adjutor qui prit alors le nom de Maixent. La ville porta d'abord le nom de Saint-Saturnin et prospéra aux VIe et VIIe siècles.

En septembre 1346, le comte de Derby échoue dans son assaut pour prendre la ville[1] (guerre de Cent Ans).

En février 1469, par ses lettres patentes, le roi Louis XI autorisa une création des foires et des marchés à Saint-Maixent, selon une demande du comte du Maine[2].

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

De 1880 à 1940, l'École Militaire d'Infanterie (EMI, puis EMICC, avec les chars de combat) forme des milliers d'officiers issus du corps des sous-officiers.

En juin 1940, ces élèves officiers de Saint-Maixent rejoignent les élèves de l’école de cavalerie de Saumur dans leur sacrifice pour défendre le passage de la Loire[3].

Après la guerre, l'École militaire d'infanterie et des chars de combat rejoindra l'École militaire interarmes au camp de Saint-Cyr Coëtquidan.

En 1948, s'installe l'École nationale des sous-officiers d'active.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[4].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 537 habitants, en diminution de -12,72 % par rapport à 2009 (Deux-Sèvres : 1,93 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 980 4 944 4 111 4 128 4 329 4 214 4 320 4 149 4 121
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 123 3 927 4 147 4 659 4 259 4 790 5 565 5 036 5 370
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 870 5 401 5 651 5 345 5 518 6 117 5 846 5 709 7 288
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
7 068 7 706 7 973 7 515 6 893 6 602 7 537 6 545 6 537
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006 [8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Saint-Maixent est la 6e ville des Deux-Sèvres par la population. C'est également la ville la plus densément peuplée du département, avec une densité de près de 1500 hab./km². Après un pic de près de 8 000 habitants en 1975, la ville a perdu des habitants jusqu'à la fin des années 90 (6 600 habitants en 1999). Il est difficile d'établir des comparaisons entre la population comptée au recensement de la population en 1999 et les chiffres des recensements postérieurs, en raison du changement de méthodologie de l'Insee. En effet, « avec la nouvelle méthode de recensement, les élèves majeurs vivant en internat ainsi que les militaires vivant en caserne sans leur famille font partie de la population des communautés. Ils ne sont plus rattachés au ménage de leur famille et ne font donc plus partie de la population des ménages comme lors des précédents recensements de la population. Les caractéristiques de la population vivant en communauté et de la population des ménages peuvent être affectées par ce changement, en particulier pour certains territoires. Ainsi, si l'internat ou la caserne n'est pas situé dans la même commune que la résidence de la famille, ces personnes sont comptées à un endroit différent de celui où elles auraient été comptées lors des recensements précédents. Elles sont désormais comptées au lieu où est situé l'internat ou la caserne alors qu'elles étaient comptées auparavant au lieu de leur résidence familiale. Pour certains territoires, notamment les communes sièges d'un établissement d'enseignement avec internat ou d'une structure militaire dont les effectifs sont importants au regard de la population de la commune, la qualité des comparaisons dans le temps peut être affectée de façon significative. »[9]
La présence de l'ENSOA sur la commune de Saint-Maixent-l'École pèse donc considérablement sur la différence de chiffres entre 1999 et 2006, créant une croissance fictive de population, ne correspondant probablement à aucune croissance réelle. Au contraire, le solde naturel (naissances-décès) n'a de cesse de diminuer à Saint-Maixent depuis 1968. La période 1999-2008 enregistre même un solde naturel annuel négatif, pour la première fois[10]. La tendance induite par les résultats de 2006 et 2009 (c'est-à-dire à méthodologie constante, quoique la comparaison formelle soit proscrite en raison des enquêtes de recensement 2007 et 2008, prises en compte à la fois dans le résultat officiel pour l'année 2006 et dans le résultat officiel pour l'année 2009) indiquerait également qu'il n'y a pas de reprise de la croissance démographique à Saint-Maixent.

Économie[modifier | modifier le code]

Saint-Maixent-l’École est une ville de garnison depuis le XIXe siècle, et son économie en dépend entièrement.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La porte Châlon.
  • Demeures médiévales.
  • Saint-Maixent est depuis 1963 le siège de l’École nationale des sous-officiers d'active, qui forme tous les sous-officiers de l'armée de terre française.
  • Musée du sous-officier, au quartier Marchand, aménagé sur l'emplacement du château de Saint-Maixent. L'origine de cet établissement remonte à l'année 1926. Le général Pierre Michelin fonde alors le musée du souvenir pour retracer le passé militaire de Saint-Maixent et celui d'autres écoles de formation.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la couronne royale d’or, au chef d’azur chargé de trois fleurs de lys aussi d’or [13].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Fouchier, L'Abbaye Saint-Maixent et son destin, 2e éd., Poitiers : Projet éditions, 1987.
  • Jacques Fouchier, Saint-Maixent-l'École : histoire du château fort et de l'école militaire, 1224-1989, Saint-Jean-d'Angély : Bordessoules, 1989.
  • Jacques Fouchier, Hélène Guyonnet, Jean-Marie Guyonnet et al., Saint-Maixent au fil de ses rues, de ses monuments et de son histoire : petite encyclopédie illustrée, Saint-Maixent-l'École : Société historique et archéologique du Val de Sèvre, 1994.
  • Jean Guyonnet, Histoire de la ville de Saint-Maixent des origines à nos jours, Poitiers : D. Brissaud, 1978.
  • Meyrialle (capitaine), Saint-Maixent-l’École, esquisse géographique et historique sur le pays et sur la ville, Niort : Impr. Saint-Denis, 1929.
  • Alfred Richard, « La mairie de Saint-Maixent procurait-elle la noblesse ? » dans Revue de l'Aunis, de la Saintonge et du Poitou, t. 7, 1er semestre 1868, p. 19-24.
  • Alfred Richard, « Recherches sur l’organisation communale de la ville de Saint-Maixent jusqu’en 1790 » dans Mémoires de la Société des antiquaires de l’Ouest, t. 34, 1869, p. 267-507.
  • Alfred Richard, « Le château de Saint-Maixent » dans Bulletins de la Société des antiquaires de l’Ouest, 2e série, tome 2, 1880, p. 174-201.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Favreau (historien), in Jean Combes (dir.), Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, éditions Gérard Tisserand, , 334 p. (ISBN 2-84494-084-6, lire en ligne), p. 196
  2. http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA190 Lettres patentes de Louis XI, Amboise, février 1469 (1468 avant Pâques)
  3. Jean-Henri Calmon, Occupation, Résistance et Libération dans la Vienne en 30 questions, Geste éditions, coll. « 30 questions », Jean-Clément Martin (dir.), La Crèche, 2000, 63 p. (ISBN 2-910919-98-6), p. 10
  4. Site des villes et villages fleuris, consulté le 26 décembre 2016.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Insee : Évolution et structure de la population, documentation
  10. Insee : Évolution et structure de la population de Saint-Maixent-l'École, recensement 2008
  11. [1]
  12. Biographie officielle, consultée le 13 mai 2009
  13. Gaso.fr