Jean Philippe Garran de Coulon

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Jean Philippe Garran de Coulon
Image illustrative de l'article Jean Philippe Garran de Coulon
Fonctions
Député de la Seine

(1 an et 19 jours)
Gouvernement Assemblée législative
Député du Loiret

(3 ans 1 mois et 22 jours)
Gouvernement Convention nationale
Député de la Loire-Inférieure

(2 ans 7 mois et 5 jours)
Gouvernement Conseil des Cinq-Cents
Membre du Sénat conservateur
Membre de l'Institut de France
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Saint-Maixent (Deux-Sèvres)
Date de décès (à 68 ans)
Lieu de décès Paris
Nature du décès 24 décembre 1799
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Montagne
Gauche
Profession Avocat
Distinctions Comte de l'Empire
Grand officier de la Légion d'honneur

Jean Philippe Garran de Coulon, né à Saint-Maixent (Deux-Sèvres), le , mort à Paris le , secrétaire d'Henrion de Pansey et avocat à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Philippe Garran de Coulon prend part à l'agitation précédant la réunion des états généraux et est élu député suppléant du tiers état de Paris. Membre de la première puis de la seconde Commune de Paris, il en dirige le comité de recherches, c'est-à-dire la police, et présente l'insurrection du 14 juillet 1789 comme une conspiration de la Cour. C'est encore lui qui dénonce Thomas de Mahy de Favras en décembre 1789. Élu en 1791 au Tribunal de cassation des Deux-Sèvres, il n'y séjourne guère, ayant été élu député à l’Assemblée législative par Paris. Il y intervient en faveur des hommes de couleur, conteste au président le droit d'imposer silence au public des tribunes, demande l'élection des juges, mais dénonce aussi la mise en accusation des émigrés comme contraire à la Déclaration des droits de l'homme, exige l'amnistie pour les Suisses de Châteauvieux condamnés aux galères. Accusateur public près la Haute-Cour d'Orléans, il laisse Claude Fournier-L'Héritier enlever les prisonniers qui devaient être transférés à Semur et les ramener sur Paris pour les livrer aux massacreurs à Versailles (9 septembre 1792).

Élu député à la Convention par le département du Loiret, Jean Philippe Garran de Coulon se montre beaucoup plus modéré, ne vote pas la mort du roi, demande un vote à la majorité des deux tiers, et se fait oublier au Comité de législation durant la Terreur. Sous la Convention thermidorienne, il fait accuser Philippe Rühl mais défend Jean-Baptiste Drouet, ne cache pas sa joie de l'échec des émeutes parisiennes. Il s'intéresse aussi à la question de Saint-Domingue et occupe une place importante dans le mouvement abolitionniste français de la Révolution. On lui doit un volumineux rapport sur les troubles de Saint-Domingueen quatre volumes synthétisant Les débats entre les accusateurs et les accusés dans l'affaire des colonies qui opposent de janvier à août 1795, les commissaires abolitionnistes Sonthonax et Polverel aux colons esclavagistes, Page et Brulley. Il adhère également sous le Directoire à La Société des Amis des Noirs et des Colonies.

Au Conseil des Cinq-Cents comme représentant de la Loire-Inférieure, il défend Napoléon Bonaparte accusé par Dumolard à propos de l'occupation de Gênes et de Venise, adhère au Coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799), entre au Sénat conservateur, et fait comte de l'Empire et Grand officier de la Légion d'honneur.

Titres[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Blason fam fr Garran de Coulon.svg Armes des Garran de Coulon

D'argent, à un lévrier colleté de sable.[4]

Supports 
Deux loups.
Orn ext comte sénateur de l'Empire GOLH.svg
Blason Jean Philippe Garran de Coulon (1748-1816).svg
Armes du comte Garran-Coulon et de l'Empire
Selon ses lettres patentes 
De sable, couronne d'or, une F d'argent au milieu sous le quartier du Sénat, fer de lance en argent, en pointe à sénestre ; chien dressé en pal ; à sénestre au chef en argent ; franc-quartier du Sénat.[1]
Selon Jean-Baptiste Rietstap 
De sable, à une couronne de laurier d'or enfermant un F d'argent, le tout posé au canton dextre de la pointe, acc. au canton dextre du chef d'un chien rampant et colleté d'argent, et d'un fer de lance renversé aussi d'argent, au franc-quartier des sénateurs, (d'azur, au miroir d'or enlacé d'un serpent).[4]
Selon Alcide Georgel 
De sable au franc-quartier du sénat brochant au neuvième de l'écu, accompagné en chef, à sénestre d'un chien rampant d'argent; en pointe, à dextre d'un F d'argent entouré d'une couronne d'olivier d'or, à sénestre d'un fer de lance d'argent, la pointe en bas.[5]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Pour approfondir 
« Garran de Coulon (Jean-Philippe, comte) », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, [détail de l’édition] [texte sur Sycomore] ;

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « BB/29/974 page 66. », Titre de comte accordé à Jean, Philippe Garran-Coulon. Bayonne ()., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France) (consulté le 4 juin 2011)
  2. « BB/29/1004 pages 10-27. », Institution de majorat attaché au titre de comte au profit de Jean, Philippe Garran de Coulon, accordée par lettres patentes du , à l'Élysée, sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France) (consulté le 4 juin 2011)
  3. « Notice no LH/1080/5 », base Léonore, ministère français de la Culture
  4. a et b Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. (tome 1 et 2), Gouda, G.B. van Goor zonen, 1884-1887
  5. Alcide Georgel, Armorial de l'Empire français : L'Institut, L'Université, Les Écoles publiques, (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]