Jean Baptiste Camille de Canclaux

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Jean Baptiste Camille de Canclaux
Image illustrative de l'article Jean Baptiste Camille de Canclaux

Naissance
Paris
Décès (à 77 ans)
Paris
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Cavalerie
Grade Général de division
Années de service 17561795
Conflits Guerre de Sept Ans
Guerres révolutionnaires
(Guerre de Vendée,
Chouannerie)
Commandement Armée des côtes de Brest
Armée de l'Ouest
Faits d'armes Bataille de Nantes
Bataille de Tiffauges
Distinctions Comte de l'Empire
Grand officier de la Légion d'honneur
Commandeur de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile
Autres fonctions Ministre plénipotentiaire à la cour de Naples
Sénateur
Pair de France

Jean Baptiste Camille de Canclaux, né le à Paris, et mort le à Paris, est un général français de la Révolution, sénateur du Premier Empire et membre de la Chambre des pairs sous la Restauration française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille de magistrats, il entre à l'École de cavalerie de Besançon, puis sert comme volontaire au régiment de Fumel cavalerie le 1er juin 1756, où il devient Cornette le 1er février 1757. Au cours de la guerre de Sept Ans, il fait les six dernières campagnes, dont celle de Hanovre, devient capitaine le 30 mai 1760, et il est réformé en avril 1763, après la signature du traité de Paris.

Il reprend du service comme aide-major le 11 avril 1763, au régiment de Conti-Dragons, et il retourne à l'École de Besançon, y professe la théorie des grandes manœuvres de cavalerie. Il publie aussi un livre de tactique : Instruction à l'usage du régiment de dragons Conti. Il attire sur lui l'attention du ministre de la Guerre, le duc de Choiseul, qui le nomme major 12 décembre 1768.

Mestre de camp le 26 janvier 1773 avec rang de colonel, il est fait chevalier de Saint-Louis le 3 mars 1774. il commande jusqu'en 1781 le régiment de Conti. Brigadier au 1er janvier 1784, il est promu maréchal de camp le 10 mars 1788.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le général Canclaux, gravure de Yan' Dargent.

La Révolution ayant amené une organisation nouvelle de l'armée, il est chargé en 1790, ainsi que plusieurs officiers généraux, de vérifier les comptes des régiments et de recueillir leurs griefs. Quand la Guerre de Vendée débute en 1792, il y est envoyé pour réprimer les mouvements qui commencent à s'y manifester. Il s'y fait remarquer par sa modération et son esprit conciliateur, et le 8 juillet 1792, près de Quimper, il remporte une victoire importante.

Elevé au grade de lieutenant-général le 7 septembre 1792, il reçoit la mission de veiller à l'embarquement à Brest des troupes pour Saint-Domingue et combat les paysans révoltés du Léon, notamment lors de la bataille de Kerguidu le 24 février 1793. Il est nommé commandant en chef de l'armée des Côtes de Brest le 10 avril 1793, et il défend victorieusement Nantes le 29 juin 1793 contre l'attaque de l'armée vendéenne (voir guerre de Vendée). Face aux 50 000 Vendéens commandés par Jacques Cathelineau, Canclaux dispose d'à peine 12 000 hommes, et les assaillants sont cependant repoussés après des combats opiniâtres et meurtriers.

il est réintégré le 8 octobre 1794, comme commandant en chef de l'armée de l'Ouest.

Après les échecs de Kléber à la bataille de Tiffauges le 18 septembre et de Beysser à la bataille de Montaigu le 21 septembre, et malgré un succès à Saint-Symphorien le 29 septembre, il est suspendu de son commandement puis destitué le 1er octobre 1793. Il se retire alors dans l'une de ses terres, au château du Saussay (Essonne).

Il est rappelé après le 9 thermidor en juillet 1794, et réintégré le 8 octobre 1794, comme commandant en chef de l'armée de l'Ouest. Il seconde Hoche lors du débarquement des émigrés à Quiberon, en lui envoyant à propos les renforts dont il a besoin. Il cesse ses fonctions le 29 août 1795, et il est autorisé à prendre sa retraite le 16 octobre 1795.

Envoyé dans le Midi, en 1796, pour y organiser l'armée destinée à passer en Italie, il fut nommé à la fin de cette année ministre plénipotentiaire à la cour de Naples, et remplit ces fonctions jusqu'en 1797.

Consulat et Empire[modifier | modifier le code]

Après le coup d'État du 18 brumaire, il adhère à la politique de Bonaparte et le premier Consul l'appelle au commandement de la 14e division militaire à Caen le 17 frimaire an VIII (5 décembre 1799), et le charge de concert avec le général Hédouville, d'achever la pacification de la Vendée. Il est nommé le 24 juillet 1801, inspecteur général de cavalerie à la 2e armée de réserve et à celle des Grisons, ainsi que la décoration de l'ordre de la Légion d'honneur le 11 décembre 1803. Le 4 pluviôse de la même année (25 janvier 1804), le collège électoral de Seine-et-Oise le présente au Sénat conservateur, qui l'admet parmi ses membres le 30 vendémiaire an XIII (22 octobre 1804, et le choisit comme secrétaire l'année d'après. Il est fait grand officier de la Légion d'honneur le 14 juin 1804.

Commandant des gardes nationales de la Seine-Inférieure et de la Somme, il est créé comte de l'Empire en octobre 1808, puis il devient commissaire extraordinaire dans le département d'Ille-et-Vilaine le 26 décembre 1813. Il vote en 1814, la déchéance de Napoléon Ier.

Restauration[modifier | modifier le code]

Aussi Louis XVIII le comprit-il, le 4 juin 1814, sur la liste des pairs de France, et le fait le 23 août suivant commandeur de Saint-Louis. Il est alors complètement rallié à la Restauration car, bien que l'Empereur, au retour de l'île d'Elbe, l'a nommé pair à son tour le 2 juin 1815, il refuse cette dernière nomination, et mérite de reprendre, sous les Bourbons le 10 août, son siège au palais du Luxembourg. Dans le procès du maréchal Ney, il vote pour la mort.

Union et postérité[modifier | modifier le code]

Canclaux épouse le 29 décembre 1775 à Paris, Claudine de Sauvan d'Aramon (1755-1786), dont il a une fille unique :

Marie Geneviève Joséphine (28 mai 1785 - Paris † 7 octobre 1849 - Gambais). Elle épouse en premières noces Auguste François-Marie de Colbert-Chabanais, et veuve se remarie, le 20 octobre 1814, avec Pierre Arnauld de La Briffe.

Veuf, Canclaux, convole en seconde noces (1796) avec Louise Pierrette Claye-Vidi, sans postérité.

Canclaux habite le château du Saussay qu'il embellit par la construction de deux pavillons à l'entrée du château.

Hommages[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Blason fam fr Canclaux.svg Armes des Canclaux

D'argent, à trois merlettes de sable, au chef bandé d'or et d'azur.[4]

Orn ext comte sénateur de l'Empire GOLH.svg
Blason Jean-Baptiste-Camille Canclaux (1740-1817).svg
Armes du comte Canclaux et de l'Empire

Écartelé ; au premier de comte sénateur ; au deuxième et troisième d'argent à trois merlettes de sable posées en fasce, chef bandé d'or et d'azur de six pièces ; au quatrième de gueules à la fasce d'argent chargée d'une coquille de sable accompagnée de trois molettes d'éperon d'or, deux en chef une en pointe (de Bragelongne[4]).[5],[2]

Orn ext comte et pair GOLH.svg
Blason Jean-Baptiste-Camille Canclaux (1740-1817) pair de France.svg
Armes du comte « de » Canclaux, pair de France

Écartelé : au 1er et 4e d'argent, à trois merlettes de gueules, rangées en fasce ; au chef bandé d'azur et d'or de six pièces (de Canclaux) ; aux 2e et 3e de gueules, à la fasce d'argent, chargée d'une coquille de sable et accompagnée de trois molettes d'or (de Bragelongne[4]).[1],[2]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b François Velde, « Armory of the French Hereditary Peerage (1814-30) », Lay Peers, sur www.heraldica.org,‎ (consulté le 18 juin 2011)
  2. a, b et c « Tout sur l'héraldique : dessin de blasons et d'armoiries », Noblesse impériale, sur toutsurlheraldique.blogspot.com (consulté le 24 juin 2011)
  3. « Notice no LH/417/70 », base Léonore, ministère français de la Culture
  4. a, b et c Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. (tome 1 et 2), Gouda, G.B. van Goor zonen, 1884-1887
  5. a et b « BB/29/974 page 95. », Titre de comte accordé à Jean, Baptiste, Camille Canclaux. Bayonne (mai 1808)., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France) (consulté le 4 juin 2011)