Rougé

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Rougé
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
Blason de Rougé
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Châteaubriant-Ancenis
Canton Châteaubriant
Intercommunalité communauté de communes Châteaubriant-Derval
Maire
Mandat
Jeannette Boisseau
2014-2020
Code postal 44660
Code commune 44146
Démographie
Gentilé Rougéens
Population
municipale
2 244 hab. (2014)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 47′ 01″ nord, 1° 26′ 49″ ouest
Altitude Min. 39 m
Max. 109 m
Superficie 56,32 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-rouge.fr

Rougé est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Rougé dans le département de la Loire-Atlantique.

Rougé est situé à 10 kilomètres au nord-ouest de Châteaubriant.

Les communes limitrophes sont Soulvache, Fercé, Noyal-sur-Brutz, Soudan, Châteaubriant et Ruffigné en Loire-Atlantique, Teillay en Ille-et-Vilaine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Rubiacensis condita au XIe siècle, Rugiacum au XIIe siècle[1].

La forme Rubiacensis est une latinisation avec le suffixe -ensi(s) indiquant l'appartenance, sur le radical Rubiac-, celle du XIIe siècle est une latinisation d'après la forme française dans laquelle Rubia- a déjà donné Rouge-, selon la même évolution phonétique que rubeus, -um, -a « rougeâtre » > rouge.

Selon Albert Dauzat, il s'agit du type toponymique Rubiacum qui a donné les Rougé, Robiac, Rouffach, etc., nom de lieu basé sur le suffixe -acum et le nom de personne gallo-romain Rubius ou Rubbius[2].

Rougé possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Rójae (écriture ELG, prononcé [ʁu.ʒə])[3].

En breton, elle a été dénommée Ruzieg par l'Office de la Langue Bretonne[1], nom sans valeur historique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fief d'origine de l'ancienne famille éteinte des seigneurs de Rougé. Anciennement, un château dominait la ville et ses environs, sur le lieu actuel de l'église néo-gothique de Rougé, mais ce premier château fut détruit en 1173 par des mercenaires brabançons du roi d'Angleterre. En 1619 le P. du Paz en écrivait : « Ce fort beau chasteau, chef et siège d'une belle et antique chastellenie, a esté tellement ruisné et demoly, que maintenant peut-on à grant peine en remarquer les vestiges ; car l'emplacement mesme a esté baillé à féage et peut-on en dire comme de la ville de Troye Nunc seges est ubi Troia fuit » (Histoire généalogique de plusieurs maisons de Bretagne).

La châtellenie de Rougé se composait à l'origine de trois grands fiefs : Rougé-à-Rougé, Rougé-à-Thourie et Rougé-au-Teil (Le Theil-de-Bretagne). Ces deux derniers formèrent avec le temps la vicomté de Tourie et la châtellenie du Teil. Traitons ici de Rougé-à-Rougé, châtellenie appelée aussi dans les derniers siècles Rougé-à-Soulvache, après la destruction du château de Rougé. Cette seigneurie s'étendait en 1560 dans six paroisses : Rougé, Ruffigné, Lalleu-Saint-Jouin, Ercé-en-Lamée, Soulvache et Saint-Jean de Béré (Archives du Parlement de Bretagne, 13 reg. des édits, 119) ; mais à l'origine, comme nous l'avons vu, les sires de Rougé avaient des droits de haute, moyenne et basse justice jusqu'en Le Theil, Thourie et Piré, d'un côté, — Saint-Aubin-des-Châteaux et Saint-Vincent-des-Landes, de l'autre.

Outre les châteaux de Rougé et de Soulvache, le domaine proche de la châtellenie de Rougé comprenait : la forêt Neuve, adjacente à celle de Teillay — les bois de la Garenne et du Plessix de Rougé s'entrejoignant — un moulin à vent en Rougé et le moulin à vent des Mortiers en Ruffigné.

Des nombreux vassaux des sires de Rougé, nous retiendrons les seigneuries de la Minière, d'Hugères, de Chamballan, etc.

La Châtellenie de Rougé fut possédée par plusieurs familles :

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1959 1965      
1965 1971      
1971 1977      
1977 1995 Albert Baron Divers gauche  
1995 2014 Jacques Lemaître[4] UMP agriculteur
2014 en cours
(au 30 avril 2014)
Jeannette Boisseau Divers droite agricultrice

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune de Rougé est membre de la communauté de communes du Castelbriantais, puis de la communauté de communes Châteaubriant-Derval.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l'Insee, Rougé fait partie de l'aire urbaine, de la zone d'emploi et du bassin de vie de Châteaubriant. Elle n'est intégrée dans aucune unité urbaine[5]. Toujours selon l'Insee, en 2010, la répartition de la population sur le territoire de la commune était considérée comme « peu dense » : 78 % des habitants résidaient dans des zones « peu denses » et 22 % dans des zones « très peu denses »[6].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 244 habitants, en diminution de -0,71 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : 5,96 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 000 2 134 2 083 2 404 2 295 2 437 2 272 2 603 2 710
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 672 2 705 2 780 2 813 2 712 2 782 2 811 2 785 2 734
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 665 2 627 2 625 2 408 2 357 2 249 2 099 2 229 2 179
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
2 011 1 995 1 982 2 055 2 167 2 141 2 251 2 253 2 244
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[11], pour le recensement 2005 : base Cassini de l'EHESS.)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (27,7 %) est en effet supérieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[12],[13],[14]. Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,5 % contre 48,4 % au niveau national et 48,7 % au niveau départemental)[12],[13],[14].

Pyramide des âges à Rougé en 2013 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90 ans ou +
2,2 
7,9 
75 à 89 ans
10,5 
16,6 
60 à 74 ans
17,5 
23,5 
45 à 59 ans
20,9 
16,6 
30 à 44 ans
17,0 
15,2 
15 à 29 ans
13,8 
19,4 
0 à 14 ans
18,2 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la croix pattée alésée d'or.
Commentaires : Armes de la famille de Rougé brisées (la croix est d'or et non d'argent). Blason conçu par Louis Renaud.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de Rougé est Rougé rugit mais ne rougit.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 569a
  3. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  4. Réélu en 2001 et 2008.
  5. « Commune de Rougé (44146) », Insee (consulté le 22 septembre 2017).
  6. « La grille communale de densité », Insee (consulté le 22 septembre 2017), données récupérées dans un fichier téléchargeable sous format Excel.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. « Rougé 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 14 décembre 2016).
  12. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Rougé - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  13. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  14. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).