Issé

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Issé
L'ancienne gare, au début du XXe siècle.
L'ancienne gare, au début du XXe siècle.
Blason de Issé
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Châteaubriant-Ancenis
Canton Châteaubriant
Intercommunalité communauté de communes Châteaubriant-Derval
Maire
Mandat
Michel Boisseau
2014-2020
Code postal 44520
Code commune 44075
Démographie
Gentilé Isséens
Population
municipale
1 869 hab. (2014)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 37′ 29″ nord, 1° 27′ 00″ ouest
Altitude Min. 22 m – Max. 76 m
Superficie 38,66 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.isse.fr/

Issé est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situation de la commune d'Issé dans le département de la Loire-Atlantique.

Issé est située sur les bords du Don à 10 km au sud-est de Châteaubriant.

Les communes limitrophes sont Louisfert, Saint-Vincent-des-Landes, Treffieux, Abbaretz, La Meilleraye-de-Bretagne et Moisdon-la-Rivière.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Issé était une commune rurale non polarisée (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare d'Issé située sur la ligne de Nantes-Orléans à Châteaubriant rouverte sous la forme d'un tram-train le 28 février 2014[1] est desservie par 7 aller-retours quotidiens avec la gare de Nantes (trajet en 57 minutes) et avec la gare de Châteaubriant (trajet en 11 minutes)[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Isae (écriture ELG, prononcé [isə])[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des vestiges gallos-romains ont été retrouvés sur le territoire de la commune au lieu-dit Gué-d'Asi. La première mention d'un seigneur d'Issé, nommé Brient Le Bœuf, date de 1202. Puis le territoire passe entre les mains des maisons de Rieux, de Montmorency, de Laval et de Condé[4].

Au XVIIe siècle, un haut-fourneau à fondre le ferme est en exploitation dans la ferme de Beaumont[4].

Le cahier de doléance de la paroisse d'Issé est assez revendicatif. En 1793, la révolte locale contre le pouvoir républicain part d'Issé avant de gagner Moisdon-la-Rivière. La garde national mène des combats contre des insurgés menés par « Cœur de roy » pour protéger les forges[4].

Le chemin de fer fait son apparition dans la commune en 1877.

L'histoire d'Issé est particulièrement marqué par celle du site de la minoterie, sur la rive du Don. En 1460 déjà, il est fait mention d'un moulin à cet endroit. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, la famille nantaise Perraud l'achète pour le convertir en minoterie. Auguste Richer en fait à son tour l'acquisition en 1897, et la revend trois ans plus tard à Camille Jouzel, qui transforme le site en laiterie-beurrerie, une usine employant jusqu'à 150 personnes et dotée d'une organisation interne, de locaux et d'un outillage modernes. La production de beurre permet de fournir des clients à Paris, dans les départements du Nord et en Angleterre. En 1906, l'entreprise intègre la Société Anonyme de la Nantes butter and Refrigerating Company Limited dont le siège social est à Londres. L'usine, détruite en 1910, est reconstruite en 1911. Pourtant, en 1913, la laiterie est vendue à Marie Rochard Devin, qui est tanneur à Nantes. L'usine est transformée en tannerie employant 120 personnes. En 1922, un groupe d'industriels parisiens achètent l'usine. Puis c'est la société Salpa qui la rachète en 1934. Le site est alors consacré à la production de synderme[5] destiné à la fabrication de galoches à semelle de bois[6]. L'activité évolue encore lorsqu'en 1954[4], l'usine désormais appelée Atlas se spécialise dans la fabrication d'emballages en matières plastiques[6]. Elle compte plus de 600 salariés quand, en 1974, la société Hutchison-Mapa en fait l'acquisition. Mais l'activité périclite. En 1978, les élus locaux doivent tenter de s'opposer au projet d'un plan de licenciement de 211 employés. L'usine ferme définitivement ses portes en septembre 2006[6].

En novembre 2012, une unité de méthanisation est inaugurée juste à côté de l'usine de coproduits animaux, au nord-ouest du bourg, qui occupe le site de l'ancien abattoir inauguré en 1895. Cette ouverture signe la renaissance de la commune, qui devrait se concrétiser avec la réouverture en février 2014 de la ligne de Nantes-Orléans à Châteaubriant sous la forme d'un tram-train et mise en service d'une nouvelle gare sur le site de l'ancien bâtiment voyageur qui a été démoli.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2001 Armand Bouchet    
mars 2001 mars 2008 Marcelle Durand    
mars 2008 en cours Michel Boisseau[Note 1],[7] Divers gauche retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 1 869 habitants, en augmentation de 2,3 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : 5,96 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 225 1 207 1 066 1 446 1 602 1 470 1 551 1 632 1 725
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 767 1 800 1 888 1 904 2 123 2 220 2 410 2 527 2 463
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 382 2 373 2 126 1 920 1 768 1 722 1 652 1 762 1 760
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 892 1 898 1 909 1 896 1 821 1 776 1 821 1 855 1 869
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006 [11]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,4 %) est en effet supérieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[13],[14],[15]. Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,5 % contre 48,4 % au niveau national et 48,7 % au niveau départemental)[13],[14],[15].

Pyramide des âges à Issé en 2013 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,9 
7,9 
75 à 89 ans
10,1 
14,7 
60 à 74 ans
16,0 
21,2 
45 à 59 ans
18,6 
22,4 
30 à 44 ans
20,2 
13,1 
15 à 29 ans
10,9 
20,4 
0 à 14 ans
22,3 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Gâtine[modifier | modifier le code]

La famille Defermon achète en 1777 une vieille terre noble, un territoire ayant abrité une villa gallo-romaine[16]. Plus tard, Raoul Ginoux de Fermon confie à l'architecte nantais Émile Libaudière le soin de dresser les plans d'un nouveau château, bâti à la fin du XIXe siècle[17] en remplacement d'un manoir[16]. Le conseil général de la Loire-Inférieure devient locataire des bâtiments à partir en 1940, pour y héberger une maternité pour filles-mères, mais les événements de la Seconde Guerre mondiale contraignent les autorités à les transformer en centre d'accueil pour des femmes réfugiées[17].

Après la guerre, la maison maternelle d'Issé reprend son activité. Elle peut accueillir jusqu'à 38 mères et 20 enfants. En 1977, la famille Defermon vend ma propriété à M. Sauvager, et la maison maternelle ferme[17].

Le château est construit dans un style néo-gothique[16]. Il présente des tourelles, des pinacles, des gables, des vitraux, des baies jumelées et trilobées. Construit en pierre meulière, il s'élève sur trois niveaux. La façade nord est agrémenté d'une grande ouverture en arc brisé. La toiture est en ardoise[17].

Haras de Gâtine[modifier | modifier le code]

Les Haras de Gâtine
Haras de Gâtine.

Ces haras sont liés au château de Gâtine. C'est une nouvelle fois à Émile Libaudière que Raoul Ginoux de Fermon en confie la conception. Ils sont construits en 1903, sur les plans de l'architecte nantais Émile Libaudière. En 1988, le propriétaire du château, M. Sauvager, cède les bâtiments à la ville de Châteaubriant. Ils accueillent alors les haras nationaux de La Roche-sur-Yon. En 2013, ils sont acquis par un particulier[18].

L'architecture rappelle celle des maisons de villégiature de la fin du XIXe siècle. La porte monumentale est située entre deux appartements, situés au premier étage, auxquels on accède par un escalier à deux volets en pierre et bois. Elle mène à un hall hexagonal qui est couvert par une verrière et qui permet d'accéder à 15 boxes, une sellerie et des granges à fourrage[19].

Autres lieux[modifier | modifier le code]

Vue de l'étang de Beaumont
L'étang de Beaumont.

L'étang de Beaumont est un plan d'eau artificiel, classé ZNIEFF continentale de type 2. Il couvre 29,72 ha. C'est un site qui accueille la faune aviaire migratoire. 90 % de sa surface est constituée d'eau, 6 % de végétation de rives et 4 % de végétation aquatique. Tout autour s'étend une zone de bocage. La pêche y est autorisée[20].

  • moulin du Frétay

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules au bœuf d'or, la queue passée entre les pattes, relevée et fourchue.
Commentaires : Blason de la famille Le Bœuf, dont Brient Le Bœuf est attesté seigneur de Fougeray, Jans, Nozay et Issé au XIIe siècle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Vanderquand et Jean-Luc Flohic (dir.), Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique, vol. 1, Charenton-le-pont, Flohic éditions, coll. « Le Patrimoine des communes de France », , 1383 p. (ISBN 2-84234-040-X), p. 579-582.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2014.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Article sur www.france3.fr du 28 février 2013.
  2. Site SNCF TER Pays de la Loire, Informations pratiques sur les gares et arrêts : Gare d'Issé lire en ligne (consulté le 28 février 2014)
  3. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  4. a, b, c et d Georges Vanderquand et Jean-Luc Flohic 1999, p. 579.
  5. Feuilles ou bandes d'agglomérés à base de cuir ou de fibres de cuir.
  6. a, b et c « Minoterie puis laiterie industrielle puis tannerie puis usine d'articles en matière plastique », conseil régional des Pays de la Loire,‎ (consulté le 20 novembre 2016).
  7. « Ils ont été élus maires », Dimanche Ouest-France (éd. Loire-Atlantique), no 535,‎ , p. 10 (ISSN 1285-7688)
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. « Issé 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 13 décembre 2016).
  13. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Issé - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  14. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  15. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  16. a, b et c Georges Vanderquand et Jean-Luc Flohic 1999, p. 581.
  17. a, b, c et d « Château de Gâtine », conseil régional des Pays de la Loire,‎ (consulté le 20 novembre 2016).
  18. « Haras de Gâtine », conseil régional des Pays de la Loire,‎ (consulté le 20 novembre 2016).
  19. Georges Vanderquand et Jean-Luc Flohic 1999, p. 582.
  20. « étang de Beaumont », Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 20 novembre 2016).

Modèle:Palette Châteaubriant-Derval