Moisdon-la-Rivière

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Moisdon-la-Rivière
Moisdon-la-Rivière
L'église Saint Jouin.
Blason de Moisdon-la-Rivière
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Châteaubriant-Ancenis
Intercommunalité Communauté de communes Châteaubriant-Derval
Maire
Mandat
Patrick Galivel
2020-2026
Code postal 44520
Code commune 44099
Démographie
Gentilé Moisdonnais
Population
municipale
1 960 hab. (2018 en augmentation de 0,82 % par rapport à 2013)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 37′ 20″ nord, 1° 22′ 16″ ouest
Altitude Min. 28 m
Max. 79 m
Superficie 50,43 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Châteaubriant
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Châteaubriant
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Moisdon-la-Rivière
Liens
Site web www.moisdon-la-riviere.fr

Moisdon-la-Rivière est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Moisdon-la-Rivière dans le département de la Loire-Atlantique.

La commune de Moisdon-la-Rivière est située à douze kilomètres au sud de Châteaubriant sur l'axe Châteaubriant-Nort-sur-Erdre (RD178), dans le quart nord-est du département.

Les 6 communes limitrophes sont Louisfert, Issé, La Meilleraye-de-Bretagne, Grand-Auverné, Petit-Auverné, Erbray.

Située à 56km de Nantes, la commune est souvent considérée dans la troisième couronne nantaise en termes de déplacements domicile-travail.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude sur le territoire de la commune varie entre 31m et 78m au-dessus du niveau de la mer.

Le point bas (31m) se trouve au lieu-dit Le Pas Hervé, sur la route d'Issé à l'ouest de la commune.

A 31m d'altitude, le Don déborde fréquemment en automne et en hiver

Le point haut (78m), également à l'ouest se trouve au lieu-dit La Quibutière.

Paysages[modifier | modifier le code]

Majoritairement ruraux, les paysages de la commune varient du bocage aux landes méditerranéennes. Autour du site des Forges (comme au lieu-dit La Boulaie) les affleurements schisteux donnent un aspect très pierreux, en décalage avec les champs et les haies bocagères encore nombreuses.

Quelques bosquets boisent le paysage ainsi que la Forêt Pavée (privée) au nord de la commune qui s'étale également sur Erbray et Louisfert.


Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 11,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4,9 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 13,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 745 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Soudan », sur la commune de Soudan, mise en service en 1994[7] et qui se trouve à 14 km à vol d'oiseau[8],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 12,1 °C et la hauteur de précipitations de 821,7 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Nantes-Bouguenais », sur la commune de Bouguenais, mise en service en 1945 et à 53 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 12,2 °C pour la période 1971-2000[11], à 12,5 °C pour 1981-2010[12], puis à 12,7 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Moisdon-la-Rivière est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[14],[15],[16].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châteaubriant dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 20 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (90,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (54,9 %), zones agricoles hétérogènes (28,3 %), forêts (8 %), prairies (6,4 %), zones urbanisées (1,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,6 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[20].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La D41 qui relie Châteaubriant et la commune du Grand-Auverné permet le contournement du bourg de Moisdon, et passe le Don grâce à un pont massif mono-arche difficilement praticable pour les piétons.

Le pont de Moisdon au Grand-Auverné

A la fin du XIXè siècle la commune était desservie par un tramway (ligne Chateaubriant-Ancenis) appelé Tramway d'Erbray. La ligne n'existe plus, mais la rue de la gare existe toujours et une portion de voies y est conservée en décoration à l'angle de la rue des Perrières. Passant par le bourg, la ligne rejoignait le Grand-Auverné par le pont de l'étang des forges.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est attesté sous la forme Maedon en 1083[21][réf. nécessaire], et sous sa forme latine Maldonium dès 1123[22] ou Maedonium[23].

Moisdon est devenu Moisdon-la-Rivière en 1891.

Moisdon-la-Rivière possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Maèdon (écriture ELG)[24].

En breton, son nom est Maezon-ar-Stêr[25].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moisdon-la-Rivière est l’ancien fief des seigneurs de Moisdon ou Maisdon, en latin « meldono », issus des seigneurs de Rougé au Moyen Âge.

La famille du Hamel a été seigneur de la Bothelière, du Pavillon et du Val, paroisse de Moisdon[26].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le camp de réfugiés espagnols[modifier | modifier le code]

En 1939, le préfet de Loire-Inférieure fait installer à Moisdon-la-Rivière et Juigné-des-Moutiers[27] des camps d'accueil pour les réfugiés espagnols de la zone républicaine.

Afin de libérer les colonies de vacances (Pornichet, Le Pouliguen) où se trouvent les réfugiés au printemps, le camp de Moisdon (Camp de la Forge) ouvre le 31 mai, celui de Juigné début juin. L'effectif des deux camps est de 1 160 personnes en août et de 996 en octobre. On connaît le détail pour le camp de Moisdon à la date du 24 octobre :

  • total : 688 réfugiés ;
  • femmes : 306 ;
  • enfants : 356 ;
  • hommes : 26.

La diminution des effectifs est en partie liée aux rapatriements vers l'Espagne franquiste : le 30 juillet, départ de 35 personnes. 186 autres s'inscrivent pour le rapatriement du 18 août, mais les militants communistes présents rappellent les dangers du retour. Beaucoup de volontaires se désistent : finalement 46 seulement partent.

Cet épisode permet aux autorités de repérer les « agitateurs » et « agitatrices » qui seront punis lorsqu'après la signature du pacte germano-soviétique, ils se lancent dans une propagande hostile à la guerre ; plusieurs d'entre eux sont transférés vers le camp de Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales).

Le camp se vide aussi parce que les épouses et les enfants rejoignent l'homme de la famille quand il trouve un emploi, ce qui est facilité par l'entrée en guerre de la France. Les derniers réfugiés espagnols quittent le camp le .

Le camp tsigane[modifier | modifier le code]

Halle où ont été internés des Républicains espagnols puis des Tsiganes de 1939 à 1942 à Moisdon-la-rivière

.

Plaque commémorative au camp de la Forge, où ont été internés des Républicains espagnols puis des Tsiganes de 1939 à 1942 à Moisdon-la-rivière

.

Ils sont rapidement remplacés par des Tsiganes. Le camp tsigane fonctionne jusqu'en  : il reste alors 267 internés (dont 150 enfants) qui sont transférés au camp de Mulsanne[28] puis au camp de concentration de Montreuil-Bellay où certains resteront jusqu'en [29]. Une cérémonie commémorative du camp de la Forge a été organisée le .

Les fusillés de Châteaubriant[modifier | modifier le code]

Les vingt-sept, de la carrière de la Sablière à Châteaubriant, le .

1re Sépulture : Moisdon la Rivière Charles Delavacquerie : 19 ans, né au Quesnoy (Nord), militant communiste. Son corps a été transféré dans le cimetière parisien du Père Lachaise. Eugène Kérivel : 50 ans, de Douarnenez (Finistère), militant communiste. Son corps a été transféré dans le cimetière de Basse-Indre (Loire-Atlantique). Raymond Laforge : 43 ans, de Montargis (Loiret), militant communiste. Son corps est resté à Moisdon la Rivière (Loire-Atlantique).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

M. Xavier fut nommé maire par un arrêté du préfet de Châteaubriant en date du 28 décembre 1847, en remplacement de M. Palierne démissionnaire. Sa prestation de serment s'est déroulée le 16 janvier 1848 à la mairie en présence de MM. Gautier (adjoint), Frangeul, Leconte, Jambu, Dauffry, Garnier, Volteau, Bonnarme, Conneau, Commé, Fournis, Guimaut ainsi que du Comte d'Arimont. Son serment :

"Je jure fidélité au roi des Français, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du Royaume."[30]

M. Ernoul a démissionné de son poste en mars 1851 ; le 9 mars lors du conseil devant élire son successeur, les membres présents lui ont demandé de retirer sa démission. celui-ci à dû refuser et afficher sa volonté de persister dans sa détermination[31] . M. Bizeul a été élu avec quinze voix, M. Ernoul en a tout de même eu 2 (et un bulletin blanc).

Le mandat de Julien Gauchet, élu maire en mai 1859, s'interrompt en octobre 1870. Charron de métier, installé à Gravotel avec son épouse Jeanne née Joly, il cèdera la place de premier édile de la commune quelques mois seulement avant le décès de sa fille Louise-Marie âgée de 3 ans (en juillet 1871). Il est à noter que les archives départementales ne gardent pas traces de la délibération d'élection de M. Victor Jambu celle-ci n'étant attestée qu'à posteriori et datée à partir des actes de l'état-civil. La dernière délibération signée par M. le maire Gauchet concerne la création du conseil de recensement pour l'établissement de la Garde Nationale Sédentaire.

M. Le comte Charles Ginoux-Defermon a été élu député de la Loire-Inférieure (arrondissement de Châteaubriant) le 24 mars 1901, avec 12 701 voix pour 13 990 suffrages exprimés (23 299 inscrits). Il s'est présenté en remplacement de son oncle, le comte du Breil de Pontbriand, devenu sénateur. Il sera réélu en 1902 au premier tour contre M. Bailly (14 321 voix contre 110 !), le 6 mai 1906 sans opposant et le 24 avril 1910 de nouveau au premier tour contre M. Jousselin (11 884 voix contre 5 452)[32].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  déc 1847 François Palierne   Cultivateur
jan. 1848 sept. 1848 M. Xavier    
sept. 1848 mars 1851 Julien Ernoul    
mars 1851 mai 1859 Jean-Baptiste Bizeul   Notaire
mai 1859 oct. 1870 Julien Gauchet   Maréchal (ferrant)
oct. 1870 jan. 1887 Victor Jambu    
jan. 1887   Ginoux-Defermon (Comte) Droite propriétaire, conseiller général et député
mars 2001 mars 2008 Émile Marion    
mars 2008 2020 André Lemaitre[33] Divers droite retraité
2020 En cours Patrick Galivel   retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune n'a pas de jumelage connu.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l'Insee, Moisdon-la-Rivière est une commune multipolarisée. Elle fait partie de la zone d'emploi et du bassin de vie de Châteaubriant. Elle n'est intégrée dans aucune unité urbaine[34]. Toujours selon l'Insee, en 2010, la répartition de la population sur le territoire de la commune était considérée comme « peu dense » : 78 % des habitants résidaient dans des zones « peu denses » et 22 % dans des zones « très peu denses »[35].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[37].

En 2018, la commune comptait 1 960 habitants[Note 6], en augmentation de 0,82 % par rapport à 2013 (Loire-Atlantique : +6,31 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 9101 5052 1552 1372 3712 3062 3052 5452 529
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 6242 6092 5042 5452 6052 6832 6192 5772 544
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 5142 4232 3642 0831 9881 9831 9192 0051 905
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 9471 8101 8421 8071 8101 7341 7771 9321 943
2018 - - - - - - - -
1 960--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puis Insee à partir de 2006[39].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (28,2 %) est en effet supérieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[40],[41],[42]. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %)[40],[41],[42].

Pyramide des âges à Moisdon-la-Rivière en 2013 en pourcentage[40]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ans ou +
1,7 
8,3 
75 à 89 ans
14,2 
15,6 
60 à 74 ans
16,0 
19,4 
45 à 59 ans
18,2 
18,5 
30 à 44 ans
18,1 
15,6 
15 à 29 ans
12,1 
22,2 
0 à 14 ans
19,7 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[41]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Deux lieux situés sur la commune sont classés monuments historiques :

  • site de la Forge-Neuve : les anciennes forges dont le début de construction remonte au XVIIe siècle : halles dites neuve et du fourneau ainsi que les deux ponts des Bourbiers. Sur le même site, les Maisons de maître de forges, deux maisons de périodes différentes : la première et la seconde, qui comprend une chapelle. Plusieurs maisons d'ouvriers forment une petite rue. C'est sur ce même site de la Forge que furent installés des réfugiés espagnols de la zone républicaine en 1939 puis des Tziganes en 1941-1942[43].

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la tour d'or ouverte et maçonnée de sable, posée sur un mont d'argent ; au chef d'hermine.
Commentaires : La tour évoque la position fortifiée sur la colline où se trouve le bourg entre Don et Gravote. Le chef d'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par Eugène Charron (délibération municipale du ), enregistré le .

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de Moisdon-la-Rivière : Vigilat Qui Custodit.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Pacory, dit « Cœur de roi », un des chefs locaux de la Chouannerie.
  • Gilbert Mercier, né à Moisdon, journaliste à L'Est républicain et homme de lettres. Il a notamment écrit Le pré à Bourdel, roman relatant la vie moisdonnaise pendant la Seconde Guerre mondiale.
  • Edmond Durtelle de Saint-Sauveur, historien de la Bretagne.
  • Roger Joxe (1902-1978), normalien, professeur agrégé, historien, auteur de Les Protestants du comté de Nantes au seizième siècle et au début du dix-septième siècle, possède pendant plusieurs décennies et jusqu'à sa mort une propriété dans la commune. Son fils, François Joxe (1940-2020), acteur, metteur en scène et auteur de théâtre, en hérite et la vend dans les années 1980.
  • Eugène Kérivel, militant et résistant communiste, capitaine côtier dans le service des Ponts et Chaussées à St Nazaire. Fusillé à Chateaubriant - Carrière des fusillés le , avec 26 autres otages aux côtés de Guy Moquet (17 ans), dans la 3ème et dernière salve. Pour éviter le recueillement de la population locale sur les tombes des suppliciés, leurs corps ont été disséminés et enterrés "à la sauvette" dans différents cimetières des communes environnantes. Celui d'Eugène fut enseveli à Moisdon-la-Rivière. Léoncie Kérivel, son épouse, militante communiste et résistante, également arrêtée à Indre en Juillet 1941 puis internée au camp de Choisel, une fois revenue de déportation le fera transférer à Basse-Indre (44) , lieu de leur dernier domicile.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Pays de la Loire », sur pays-de-la-loire.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Soudan - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Moisdon-la-Rivière et Soudan », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Soudan - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Moisdon-la-Rivière et Bouguenais », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Nantes-Bouguenais - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Nantes-Bouguenais - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Nantes-Bouguenais - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  20. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
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