Moisdon-la-Rivière

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Moisdon-la-Rivière
L'église Saint Jouin.
L'église Saint Jouin.
Blason de Moisdon-la-Rivière
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Châteaubriant-Ancenis
Canton Châteaubriant
Intercommunalité communauté de communes Châteaubriant-Derval
Maire
Mandat
André Lemaitre
2014-2020
Code postal 44520
Code commune 44099
Démographie
Gentilé Moisdonnais
Population
municipale
1 943 hab. (2014)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 37′ 20″ nord, 1° 22′ 16″ ouest
Altitude Min. 28 m – Max. 79 m
Superficie 50,43 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

Voir sur la carte administrative de la Loire-Atlantique
City locator 14.svg
Moisdon-la-Rivière

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

Voir sur la carte topographique de la Loire-Atlantique
City locator 14.svg
Moisdon-la-Rivière

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Moisdon-la-Rivière

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Moisdon-la-Rivière
Liens
Site web http://www.cc-castelbriantais.fr/

Moisdon-la-Rivière est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Moisdon-la-Rivière dans le département de la Loire-Atlantique.

Moisdon-la-Rivière est située à 12 km au sud de Châteaubriant.

Les communes limitrophes sont Louisfert, Issé, La Meilleraye-de-Bretagne, Grand-Auverné, Petit-Auverné, Erbray.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Moisdon-la-Rivière était une commune rurale non polarisée (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est attesté sous la forme Maedon en 1083[1][réf. nécessaire], et sous sa forme latine Maldonium dès 1123 [2].

Moisdon-la-Rivière possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Maèdon (écriture ELG)[3].

En breton, elle a été dénommée Maezon-ar-Stêr par l'Office de la Langue Bretonne[4], nom sans valeur historique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moisdon-la-Rivière est l’ancien fief des seigneurs de Moisdon ou Maisdon, en latin « meldono », issus des seigneurs de Rougé au Moyen Âge.

La famille du Hamel a été seigneur de la Bothelière, du Pavillon et du Val, paroisse de Moisdon[5].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le camp de réfugiés espagnols[modifier | modifier le code]

En 1939, le préfet de Loire-Inférieure fait installer à Moisdon-la-Rivière et Juigné-des-Moutiers[6] des camps d'accueil pour les réfugiés espagnols de la zone républicaine.

Afin de libérer les colonies de vacances (Pornichet, Le Pouliguen) où se trouvent les réfugiés au printemps, le camp de Moisdon (Camp de la Forge) ouvre le 31 mai, celui de Juigné début juin. L'effectif des deux camps est de 1 160 personnes en août et de 996 en octobre. On connaît le détail pour le camp de Moisdon à la date du 24 octobre :

  • total : 688 réfugiés ;
  • femmes : 306 ;
  • enfants : 356 ;
  • hommes : 26.

La diminution des effectifs est en partie liée aux rapatriements vers l'Espagne franquiste : le 30 juillet, départ de 35 personnes. 186 autres s'inscrivent pour le rapatriement du 18 août, mais les militants communistes présents rappellent les dangers du retour. Beaucoup de volontaires se désistent : finalement 46 seulement partent.

Cet épisode permet aux autorités de repérer les « agitateurs » et « agitatrices » qui seront punis lorsqu'après la signature du pacte germano-soviétique, ils se lancent dans une propagande hostile à la guerre ; plusieurs d'entre eux sont transférés vers le camp de Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales).

Le camp se vide aussi parce que les épouses et les enfants rejoignent l'homme de la famille quand il trouve un emploi, ce qui est facilité par l'entrée en guerre de la France. Les derniers réfugiés espagnols quittent le camp le 11 novembre 1940.

Le camp tsigane[modifier | modifier le code]

Halle où ont été internés des Républicains espagnols puis des Tsiganes de 1939 à 1942 à Moisdon-la-rivière

.

Plaque commémorative au camp de la Forge, où ont été internés des Républicains espagnols puis des Tsiganes de 1939 à 1942 à Moisdon-la-rivière

.

Ils sont rapidement remplacés par des Tsiganes. Le camp tsigane fonctionne jusqu'en mai 1942 : il reste alors 267 internés (dont 150 enfants) qui sont transférés au camp de Mulsanne[7] puis au camp de concentration de Montreuil-Bellay où certains resteront jusqu'en avril 1946[8]. Une cérémonie commémorative du camp de la Forge a été organisée le 13 avril 2008.

Les fusillés de Châteaubriant[modifier | modifier le code]

Les vingt-sept, de la carrière de la Sablière à Châteaubriant, le 22 octobre 1941.

1re Sépulture : Moisdon la Rivière Charles Delavacquerie : 19 ans, né au Quesnoy (Nord), militant communiste. Son corps a été transféré dans le cimetière parisien du Père Lachaise. Eugène Kérivel : 50 ans, de Douarnenez (Finistère), militant communiste. Son corps a été transféré dans le cimetière de Basse-Indre (Loire-Atlantique). Raymond Laforge : 43 ans, de Montargis (Loiret), militant communiste. Son corps est resté à Moisdon la Rivière (Loire-Atlantique).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Émile Marion    
mars 2008 en cours André Lemaitre[9] Divers droite retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 943 habitants, en augmentation de 0,57 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : 5,96 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 910 1 505 2 155 2 137 2 371 2 306 2 305 2 545 2 529
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 624 2 609 2 504 2 545 2 605 2 683 2 619 2 577 2 544
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 514 2 423 2 364 2 083 1 988 1 983 1 919 2 005 1 905
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 947 1 810 1 842 1 807 1 810 1 734 1 777 1 932 1 943
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[14], pour le recensement 2004 : base Cassini de l'EHESS.)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (28,2 %) est en effet supérieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[15],[16],[17]. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %)[15],[16],[17].

Pyramide des âges à Moisdon-la-Rivière en 2013 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
1,7 
8,3 
75 à 89 ans
14,2 
15,6 
60 à 74 ans
16,0 
19,4 
45 à 59 ans
18,2 
18,5 
30 à 44 ans
18,1 
15,6 
15 à 29 ans
12,1 
22,2 
0 à 14 ans
19,7 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Deux lieux situés sur la commune sont classés monuments historiques :

  • site de la Forge-Neuve : les anciennes forges dont le début de construction remonte au XVIIe siècle : halles dites neuve et du fourneau ainsi que les deux ponts des Bourbiers. Sur le même site, les Maisons de maître de forges, deux maisons de périodes différentes, la seconde comprend une chapelle. Plusieurs maisons d'ouvriers forment une petite rue. C'est sur ce même site de la Forge que furent installés des réfugiés espagnols de la zone républicaine en 1939 puis des Tziganes en 1941-1942[18].

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la tour d'or ouverte et maçonnée de sable, posée sur un mont d'argent ; au chef d'hermine.
Commentaires : La tour évoque la position fortifiée sur la colline où se trouve le bourg entre Don et Gravote. Le chef d'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par Eugène Charron (délibération municipale du ), enregistré le .

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de Moisdon-la-Rivière : Vigilat Qui Custodit.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Pacory, dit « Cœur de roi », un des chefs locaux de la Chouannerie.
  • Gilbert Mercier, né à Moisdon, journaliste à L'Est républicain et homme de lettres. Il a notamment écrit Le pré à Bourdel, roman relatant la vie moisdonnaise pendant la Seconde Guerre mondiale.
  • Edmond Durtelle de Saint-Sauveur, historien de la Bretagne

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Moisdon-la-Rivière »
  2. Jean-Pierre Brunterc’h, « Puissance temporelle et pouvoir diocésain des évêques de Nantes entre 936 et 1049 », Mémoires de la Société Historique et Archéologique de Bretagne, t.LXI, 1984, p. 34.
  3. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  4. Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  5. Amorial de Bretagne de Potier de Courcy
  6. Bartolomé Bennassar, La Guerre d'Espagne et ses lendemains, Perrin, Paris, 2004, page 408 (collection Tempus).
  7. Collectif, Telles furent nos jeunes années : Le Pays castelbriantais sous l'occupation, Chateaubriant, La Mée socialiste, coll. « Les dossiers de la Mée », , 2e éd. (1re éd. 2003), 304 p. (présentation en ligne, lire en ligne), p. 24
  8. Ouest-France, 11 ou 12 avril 2009
  9. « Ils ont été élus maires », Dimanche Ouest-France (éd. Loire-Atlantique), no 535,‎ , p. 10 (ISSN 1285-7688)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. « Moisdon 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 14 décembre 2016).
  15. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Moisdon-la-Rivière - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  16. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  17. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  18. « Camp de la Forge de Moisdon » (consulté le 21 avril 2015).