Oyeu

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Oyeu
Oyeu
Le hameau du Haut Vernay et, au fond, le lac de Paladru.
Blason de Oyeu
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de La Tour-du-Pin
Canton Le Grand-Lemps
Intercommunalité Communauté de communes de Bièvre Est
Maire
Mandat
Jean-Noël Piotin
2014-2020
Code postal 38690
Code commune 38287
Démographie
Gentilé Oyentins
Population
municipale
981 hab. (2016 en augmentation de 6,98 % par rapport à 2011)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 25′ 22″ nord, 5° 28′ 31″ est
Altitude Min. 516 m
Max. 771 m
Superficie 13,69 km2
Localisation

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Liens
Site web www.oyeu.fr

Oyeu est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La commune, qui appartient historiquement à l'ancienne province du Dauphiné et plus particulièrement à la région naturelle des Terres froides, est une des communes adhérentes à la communauté de communes de Bièvre Est, dont le siège est fixé à Colombe.

Ses habitants s'appellent les Oyentins[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Plan de la commune et des communes limitrophes

Situation et description[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le sud-est de la France en région Auvergne-Rhône-Alpes, dans la partie septentrionale du département de l'Isère et plus précisément, au nord de la ville de Voiron, dans le canton du Grand-Lemps.

Le village, à l'aspect encore très rural, et entouré de terres agricoles, est situé à l'écart des grandes routes. Celui-ci est positionné sur un plateau d'environ 600 mètres d'altitude dominant le lac de Paladru et il est entouré de collines très boisées qui culminent à presque 800 mètres.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Oyeu
Val-de-Virieu
(depuis le 01/01/2019)
Villages du Lac de Paladru (depuis le 01/01/2017)
Burcin Oyeu Charavines
Colombe Apprieu

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune n'héberge aucun cours d'eau notable, la trouée de Colombe étant une vallée sèche considérée comme étant d'origine glaciaire.

Il existe un ensemble de plans d'eau, situés au sud du bourg, au pied du mont Levatel et dénommés étangs de Thivoley.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Isère.

Le secteur du Nord-Isère et des Terres froides présente un climat de type semi-continental[2] qui se caractérise par des précipitations plus importantes en été qu'en hiver, en raison de fréquents orages.

Les étés, généralement assez chauds peuvent être plus ou moins tempérés par l'altitude qui reste cependant modeste et la présence du lac, situé au nord du territoire d'Oyeu. En hiver, la bise de nord prend une place importante, vent du beau temps qui se charge parfois de nuages durs à crever en prenant un axe nord-ouest, la bise noire[3].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La RD 520 dans la trouée de Colombe sur le territoire d'Oyeu

Voies routières[modifier | modifier le code]

L'autoroute A48 qui relie l'agglomération Lyonnaise à celle de Grenoble traverse une partie du territoire communal au niveau du secteur de la Valfroide et de la trouée de Colombe, situé à l'ouest du bourg.

Cette voie autoroutière est longée par la RD520 qui correspond à l'ancien tracé de la RN520 qui autrefois reliait la ville de Bourgoin-Jallieu par Les Éparres à la commune des Échelles en Savoie. Cette route a été déclassée en route départementale lors de la réforme de 1972.

Le territoire communal est également traversé par deux routes départementales d'importance secondaire mais qui desservent directement le bourg et ses hameaux ː

  • La route départementale RD17 qui relie le village du Pin (commune des Villages du Lac de Paladru) au niveau du carrefour de Bourgealière.
  • La route départementale RD50e qui relie la commune de Charavines à la RD17 après avoir traversé le hameau du Verney et bourg d'Oyeu

Sentiers pédestres[modifier | modifier le code]

Article connexe : Via Gebennensis.

Le Chemin de Compostelle partant de la ville de Genève en Suisse recueille les pèlerins suisses et allemands se rendant à la ville espagnole et aboutit à la via Podiensis tout en se confondant, dans son parcours français avec le chemin de grande randonnée GR65.

Le sentier suit le chemin des crêtes des collines qui dominent le lac de Paladru, longe l'enceinte de l'ancienne chartreuse de la Sylve-Bénite avant de pénétrer dans le territoire d'Oyeu par le bois du Coquillard, le hameau de Blaune, situé au nord nord du bourg avant de se diriger vers les hauteurs de Colombe et de rejoindre le territoire du Grand-Lemps[4].

Sentier de grande randonnée (GR) n°65
Parcours

Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle / via Gebennensis + via Podiensis
Genève (Suisse) • Les Abrets - Oyeu - Le Grand-Lemps (Isère) • Le Puy-en-Velay (Haute-Loire) • Nasbinals (Lozère)
Conques (Aveyron) • Figeac (Lot) • Moissac (Tarn-et-Garonne) • Aire-sur-l'Adour (Landes) • Col de Roncevaux (Espagne)

Transports[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire la plus proche est la gare du Grand-Lemps.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux qui composent le territoire de la commune d'Oyeu, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[5].

  • la Courrerie (avec l'ancienne commune du Pin)
  • les Montenvers
  • le Champ des vaches
  • Mont Saint-Marc
  • le Charey
  • Croix du Moine Mort
  • Croix de Haute Blaume
  • Ferme de Haute-Blaune
  • Bois du Coquillat
  • Blaune
  • Mollard Bottier
  • le Charey
  • Le Verney
  • Mollard de l'Epinay
  • le Riondet
  • les Micouds
  • la Valfroide
  • Bois de Châtenay
  • Mont Levatel
  • Le Thivoley (étangs)
  • la Pilatière
  • le Goulet
  • le Pont
  • le Calot

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune d'Oyeu est situé en zone de sismicité n°3, comme la plupart des communes de son secteur géographique[6].

Terminologie des zones sismiques[7]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Autres risques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le bourg d'Oyeu et la tour hertzienne

La paroisse portait le nom d'Audictus au XIe siècle.

Selon André Planck, auteur du livre L'origine du nom des communes du département de l'Isère, le nom du village d'Oyeu est lié à la présence d'un ancien prieuré durant la période médiévale. Ce couvent de bénédictins abritait une école dénommée « auditorium », mot latin qui signifie « lieu ou l'on écoute »[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Au début de l'Antiquité, le territoire des Allobroges s'étendait sur la plus grande partie des pays qui seront nommés plus tard la Sapaudia (ce « pays des sapins » deviendra la Savoie) et la partie septentrionale de l'Isère dénommé Bas-Dauphiné.

Les Allobroges, comme bien d'autres peuples gaulois, sont une « confédération ». En fait, les Romains donnèrent, par commodité le nom d'Allobroges à l'ensemble des peuples gaulois vivant dans la civitate (cité) de Vienne, à l'ouest et au sud de la Sapaudia.

Moyen Age et Temps modernes[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 M. Gérard Barbier ... ...
2008 En cours M. Jean-Noël Piotin SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2016, la commune comptait 981 habitants[Note 1], en augmentation de 6,98 % par rapport à 2011 (Isère : +3,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8078008639891 0031 0409901 014989
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
891858806801832801719703686
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
645658642573551543494467479
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
500532553556643754870887915
2016 - - - - - - - -
981--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Équipement culturel et sportif[modifier | modifier le code]

La commune gère une salle des fêtes et un gymnase, à l'origine géré par le SIVU du Fayard qui associe les communes de Burcin et d'Oyeu[13].

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Activités économiques[modifier | modifier le code]

La commune compte sur son territoire, le terrain de camping de Montchardon qui propose vingt emplacements pour les touristes et deux places de mobil-home. Ce lieu est adapté aux personnes à mobilité réduite [14].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint Pierre et Saint Paul.

L'église[modifier | modifier le code]

Vers 1279, Oyeu est né autour d'un prieuré qui dépendait de l'abbaye de Cluny. L'église actuelle est construite sur le fondement de ce prieuré. Comme Cluny, elle porte le vocable de Saint-Pierre et Saint-Paul, rappelés par leur statue peinte au fond de l'église et par deux vitraux à leur effigie dans le chœur.

Le calvaire du Molard Rond[modifier | modifier le code]

Situé à proximité du hameau de Blaune (Carte IGN SCAN25), ce monticule de terre modelé en demi-cône, surmonté de trois croix s'élève de quelques dizaines de mètres. Ce calvaire fait penser aux sépultures des chefs gallo-romains ou mérovingiens : la légende dit que Clodomir, un fils de Clovis Ier roi des Francs, tué à la bataille de Vézeronce contre les Burgondes, aurait été inhumé en ces lieux. Au XVIIe siècle, les habitants d'Oyeu, accablés de redevances par le prieur de la Croix de Chevrières, décidèrent de ne plus assister aux offices de la chapelle de Milin et firent construire leur propre chapelle au sommet du monticule. Le prieuré leur intenta un procès et, en 1693, les autorités firent démolir la chapelle. Les Oyentins plantèrent alors trois croix à son emplacement. Il se trouve aussi sur une partie du chemin du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, la via Gebennensis.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les étangs du Thivoley
Retiré à 2 km du bourg central d'Oyeu, le hameau du Thivoley abrite un chapelet de six étangs. Ce paysage remarquable n'est pas le résultat d'affouillements récents : sur des cartes anciennes, on repère ces pièces d'eau en enfilade qui caractérisent le hameau.

Au niveau historique, il reste probable que ces étangs appartenaient aux Chartreux de la Sylve Bénite qui en détenaient quatorze au total, dont cinq fournissaient de gros poissons pour les périodes de Carême et les vendredis, les autres servant à l'empoissonnement. Les étangs du Thivoley furent ensuite asséchés. La remise en eau la plus importante date des années quarante, puis quatre autres ont été réalimentés entre 1974 et 1979. Le sixième a été créé en 1998.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, page sur le gentilé des habitants des communes de l'Isère, consulté le 11 juillet 2019
  2. Annick Auffray, Alain Brisson, Agnès Tamburini, Valérie Dziak, Véronique Maloisel, Sophie Martinoni-Lapierre, « Climat de la région Rhône-Alpes », sur rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr, (consulté le 23 juin 2016)
  3. Gérard Espinasse, « Deux plaines du Bas-Dauphiné : la Bièvre et le Liers (Etude physique) », Revue de géographie alpine, vol. 37, no 1,‎ , p. 5–70 (DOI 10.3406/rga.1949.5456, lire en ligne, consulté le 11 novembre 2016)
  4. Site gr-infos.com "GR65 Via Podiensis, chemin de St Jacques de Compostelle, consulté le 11 juillet 2019
  5. Site géoportail, page des cartes IGN
  6. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  7. [1]
  8. Livre "L'origine du nom des communes du département de l'Isère" par André Planck, (ISBN 2-84424-043-7) éditions L'atelier, 2006, page 142
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. Site de la mairie d'Oyeu, page sur le SIVU du fayard, consulté le 11 juillet 2019
  14. Site oyeu-camping.jimdo.com page d'acceuil, consulté le 11 juillet 2019

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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