Short Stirling

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Short Stirling
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Le Stirling Mark I immat. N3641  du No. 7 Squadron RAF, démarre ses moteurs sur le tarmac de la base de Oakington (Cambridgeshire, Angleterre 1939-1945)
Le Stirling Mark I immat. N3641 du No. 7 Squadron RAF, démarre ses moteurs sur le tarmac de la base de Oakington (Cambridgeshire, Angleterre 1939-1945)

Constructeur Drapeau : Royaume-Uni Short Brothers
Austin Motor Company
Rôle Bombardier
Statut Retiré du service
Premier vol
Mise en service 1941
Date de retrait 1946
Nombre construits 2 383 exemplaires (de 1939 à 1945)
Équipage
7
(Pilote, copilote, navigateur/bombardier, mitrailleur avant/radio-opérateur, mécanicien et 2 x mitrailleurs)
Motorisation
Moteur Bristol Hercules II
Nombre 4
Type Moteur en étoile
Puissance unitaire 1 375 ch (1 025 kW)
Dimensions
Short Stirling.png
Envergure 30,2 m
Longueur 26,6 m
Hauteur 6,9 m
Surface alaire 135,6 m2
Masses
À vide 21 274 kg
Avec armement 26 944 kg
Maximale 31 752 kg
Performances
Vitesse maximale à 3 800 m : 454 km/h
Vitesse ascensionnelle 240 m/min
Rayon d'action 1 875 km
Endurance 3 750 km
Charge alaire 198,7 kg/m2
Armement
Interne 8 mitrailleuses Browning 1919 de 7,7 mm (2x tourelle avant, 4x tourelle arrière et 2x tourelle dorsale)
Externe 6 350 kg de bombes en soute

Le Short Stirling fut le premier bombardier lourd quadrimoteur britannique de la Seconde Guerre mondiale. Il fut conçu et construit par Short Brothers sur des spécifications du ministère de l'Air en 1936 et entra en service en 1941. Le Stirling connut une carrière opérationnelle avec le Bomber Command jusqu'en décembre 1943, étant remplacé progressivement par l'entrée en service au sein de la RAF d'autres bombardiers quadrimoteurs en particulier le Handley Page Halifax (1940) et l'Avro Lancaster (1942). Le Short Stirling ne pouvait pas voler aussi haut que le Halifax et le Lancaster car ses ailes avaient une dimension réduite pour pouvoir rentrer dans les hangars de l'époque. Ce qui le rendait dorénavant vulnérable face à la flak allemande qui pouvait atteindre des altitudes supérieures à la hauteur maximale de vol du Short Stirling. Toutefois les pilotes vantaient sa manœuvrabilité qui était proche d'un avion de chasse. Le Short Stirling continua sa brillante carrière opérationnelle hors du Bomber Command. Il fut utilisé pour tirer des planeurs, larguer des parachutistes, larguer des vivres aux forces de la résistance à travers toute l'Europe occupée, larguer des agents du SAS et du SOE, larguer des leurres anti radars, etc. La plupart de ces tâches très dangereuses ne nécessitaient pas de voler aux plus hautes altitudes que pouvaient atteindre le Halifax et le Lancaster.

Le Short Stirling participa en première ligne à toutes les grandes opérations aériennes de la Seconde Guerre mondiale : D-Day (nuit du 5 au 6 juin 1944), Market Garden (septembre 1944), Varsity (mars 1945), libération de la Norvège, rapatriement de prisonniers, etc.

Il n'existe malheureusement plus d'exemplaires (ni les plans). Le 'Stirling Project', en Angleterre, s'est donné la tâche de recréer les plans, avec l'aide d'anciens employés, et reconstruit actuellement le Short Stirling bout par bout, en recréant au besoin certaines pièces.

2 383 exemplaires furent construits.

Conception et développement[modifier | modifier le code]

Short Stirling
Équipe au sol s'occupant de la maintenance

Durant les années 1930, la Royal Air Force était principalement intéressée par les bombardiers bimoteurs. Ces conceptions ont des exigences limitées au niveau de la production des moteurs et de l'entretien, postes devenus sensibles avec l'entrée en service de nombreux nouveaux modèles. Les limitations en puissance étaient si problématiques que les britanniques ont investi massivement dans le développement d'énormes moteurs de 2 000 chevaux (1 500 kW) afin d'améliorer les performances. Dans les années 1930, aucun n'était prêt pour la production. Les États-Unis et l'URSS développaient des bombardiers avec quatre moteurs plus petits, qui se sont révélés avoir une excellente autonomie et une bonne capacité en charge utile, donc en 1936, la RAF a également décidé d'étudier la faisabilité d'un bombardier quadrimoteur.

L'appel d'offre du ministère de l'Air, Spécification B.12 / 36, avait plusieurs exigences. La charge de bombe devait être de 14000 livres (6 350 kg) avec une portée de 2 000 miles (3 218 km) ou une moindre charge de 8 000 lb (3 629 kg) et 3 000 miles (4 800 km) (incroyablement exigeant pour l'époque), la vitesse de croisière de 230 mph ou plus à 15 000 pieds (4 600 m) et pour la défense trois tourelles (dans le nez, au milieu du fuselage et à l'arrière)[1]. L'avion devrait également pouvoir être utilisé pour le transport de troupe pour 24 soldats[2], et devait pouvoir utiliser une catapulte pour le décollage[1]. L'idée était que l'avion puisse transporter des troupes dans les coins les plus reculés de l'Empire britannique et les soutenir avec des bombardements. Pour aider à cette tâche ainsi que pour faciliter la production, il devait pouvoir être démonté en pièces, pour le transport par train[3]. Puisqu'il devait opérer depuis des aérodromes limités de «arrière-pays», il devait pouvoir décoller d'une piste de 500 pieds (150 m) et dépasser des arbres de 15 m à la fin, une spécification qui poserait des problèmes à la plupart des petits avions d'aujourd'hui.

Initialement écartés des société soumissionnaires d'études, Short a été ajouté parce qu'elle avait déjà des modèles similaires en main et du personnel de conception et des capacités de production. Shorts produisait plusieurs hydravions quadrimoteurs de la taille requise et a créé le S.29 en enlevant le pont et la coque inférieure au S.25 Sunderland. Le nouveau design S.29 était en grande partie identique : les ailes et les commandes sont les mêmes, la construction était identique et il a même conservé la légère courbure vers le haut à l'arrière du fuselage, destiné, à l'origine, à maintenir la queue du Sunderland au-dessus des embruns.

En octobre 1936, le S.29 était en queue de la courte liste des conceptions considérées et le Supermarine type 317 a été commandé sous forme de prototype en janvier 1937. Cependant, il a été décidé qu'une conception alternative au Supermarine était nécessaire par sécurité et que Shorts devrait construire en raison de son expérience en quadrimoteurs. La conception originale avait été critiquée lors de sa présentation et, en février 1937, le ministère de l'Air a suggéré des modifications à la conception, comme l'utilisation du moteur en étoile Bristol Hercules comme alternative au Napier Dagger (en) et réduction de l'envergure[4]. Shorts a accepté cette grande quantité de ces refontes. Le projet avait pris de l'importance en raison de la mort du créateur du Supermarine, Reginald Mitchell, semant le doute au sein du ministère de l'Air[5].

En juin 1937, le S.29 a été acceptée comme remplaçant du Supermarine 316 et formellement commandé en octobre.

Schéma comparant le Stirling (jaune) avec ses contemporains ; l'Avro Lancaster (bleu) et le Handley Page Halifax (rose).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Buttler 2004, p. 96
  2. Barnes 1967, p. 371
  3. Flight 29 January 1942, p. 96
  4. Buttler 2004, p. 98
  5. Buttler 2004, p. 99

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Christopher Henry Barnes, Shorts Aircraft since 1900, London, Putnam, , 532 p. (OCLC 493114510)
  • (en) David L Bashow, No Prouder Place: Canadians and the Bomber Command Experience 1939–1945, St. Catharine's, Ontario, Vanwell Publishing, , 544 p. (ISBN 978-1-551-25098-4, OCLC 63705967)
  • (en) Michael J. F. Bowyer, The Stirling Story, Manchester, UK, Crécy, , 408 p. (ISBN 978-0-947-55491-0, OCLC 59521555)
  • (en) Tony Buttler, British secret projects : British Fighters and Bombers 1935 -1950, Leicester, Midland, , 192 p. (ISBN 978-1-857-80179-8, OCLC 56449710)
  • (en) Jonathan Falconer (préf. Murray Peden), Stirling in Combat, Stroud, Gloucestershire, UK, Sutton Publishing, (1re éd. 1991), 266 p. (ISBN 978-0-750-94114-3, OCLC 62307970)
  • (en) J. D. Gilman et John Clive, KG 200, New York, Simon and Schuster, , 317 p. (ISBN 978-0-671-22890-3, OCLC 3169248)
  • [0851300723] (en) Bryce Gomersall, The Stirling File, Tonbridge, Kent, UK, Air Britain and Aviation Archaeologists Publications, , 95 p. (ISBN 978-0-851-30072-6, OCLC 16598742)
  • (en) Allan W. Hall, Short Stirling, Milton Keynes, Buckinghamshire, UK, Hall Park Books (no 15), , 24 p. (OCLC 826644289)
  • (en) Francis K. Mason, The British bomber since 1914, Londres, Putnam, , 416 p. (ISBN 978-0-851-77861-7, OCLC 30970842, présentation en ligne)
  • (en) David Mondey (Originally published as: The Hamlyn concise guide to British aircraft since World War II. 1982.), The Concise guide to British aircraft of World War II, London, Chartwell Books, , 239 p. (ISBN 978-0-785-80146-7, OCLC 32054894)
  • (en) Murray Peden, A Thousand Shall Fall, Stittsville, Ontario, Canada's Wings, , 490 p. (ISBN 978-0-920-00207-0, OCLC 8207004)
  • (en) Murray Peden, A thousand shall fall, Toronto, Stoddart, (ISBN 0-7737-5967-0)
  • « The Short Stirling: First Details of Great Britain's Biggest Bomber: A Four-engined Type with Fighter Manœuvreability », Flight, vol. XLI, no 1727,‎ , pp. 94–101 (lire en ligne)
  • (en) Jim Winchester, The world's worst aircraft : form pioneering failures to multimillion dollar disasters, London, Amber Books, , 320 p. (ISBN 978-1-904-68734-4, OCLC 670387442)