Jean-Charles Terrassier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Terrassier)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Jean-Charles Terrassier

Jean-Charles Terrassier est un psychologue français né en 1940 à Cannes. Il est spécialiste des enfants surdoués et fondateur de la première association française dédiée aux enfants intellectuellement précoces (ANPEIP)

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Charles suit ses études secondaires à Cannes puis étudie à Marseille et à Paris. Il décroche son diplôme de psychologie à Paris-Sorbonne en 1967.

À la fin des années 1960, Jean-Charles Terrassier exerce en tant que psychologue clinicien travaillant en libéral à Nice où il exercera toute sa vie[1].A Paris, il appartient à l'association pour adultes surdouées, Mensa, à Paris. Il crée une antenne de Mensa à Nice en 1968.


Il fonde en 1971 l'Association nationale pour les enfants surdoués (ANPES), association dédiée aux enfants montrant un haut niveaud'intelligence mesuré par les tests psychométriques, avec des parents bénévoles dont Monique et André Binda, Patrick Rzewuski.

En 1987, l'ANPES change de nom pour devenir l'ANPEIP (Association Nationale pour les Enfants Intellectuellement Précoces). http://www.anpeip.org/ A ce jour, la Fédération de l'ANPEIP est répartie en 25 antennes régionales, la Fédération étant localisée à Nice.


En 1977, il participe à la création de l'association World Council for Gifted and Talented Children[2] (Conseil mondial pour les enfants doués et talentueux) à San Francisco aux USA puis à Londres. Il est élu au conseil d'administration en 1981. Il participe également à la création d'EUROTALENT en France (https://www.potentielsettalents.org/communaute-des-acteurs)

La même année est organisé au CUM de Nice par Jean-Charles Terrassier et l'ANPEIP, le 1er congrès international pour les enfants surdoués.

En 1987, après plusieurs années de militantisme pour que la particularité des enfants surdoués soit reconnue, le ministère de l'Éducation français ouvre les premières classes d'enfants intellectuellement précoces dans l'école publique Las Planas à Nice. L'expérience se poursuit en 1988 au cours Michelet à Nice, premier établissement privé à s'ouvrir aux enfants précoces.

René Monory, alors ministre de l’Éducation nationale, lui commande une expertise et en 2002, le rapport Delaubier est publié admettant que les enfants précoces ont des besoins éducatifs spéciaux.


Invité à de nombreux congrès en tant qu'expert sur les enfants précoces, JCT a participé à des émissions télévisées comme La marche du siècle ou bien les Dossiers de l'écran. Il a collaboré également à la formation de psychologues aux spécificités des ces enfants, a publié des articles de recherche ainsi que des ouvrages destinés au grand public. À travers son association, l'ANPEIP, des ateliers, des congrès internationaux, des formations auprès des acteurs de l'éducation nationale et des professionnels de santé ont été proposés afin de faire connaître la spécificité de ces enfants.

À ce jour, il a suivi dans toute sa carrière plus de 5 000 enfants précoces. Il continue d'exercer à Nice.

Théories et concepts[modifier | modifier le code]

JC Terrassier est le créateur du concept de dyssynchronie[3] présenté la 1re fois à San Francisco au 2e Congrès international des enfants talentueux en 1977. Ce mot est rentré dans Le petit Larousse illustré en 2012 (Les Enfants surdoués ou la précocité embarrassante)[1],


JCT a également introduit la notion de l"'effet Pygmalion négatif »[4], de "l'effet loupe" et d'une méthode de calcul avec un « QI compensé »[3].


La dyssynchronie est un décalage entre une très grande intelligence et leur développement affectif et psychomoteur. Au-delà de 125 points aux tests de QI, un enfant commence à avoir des difficultés scolaires. Certains se renferment sur eux-mêmes, s'ennuient, sont en décalage avec leur entourage et décrochent à l'école. Il existe deux types de profils : les complexes et les laminaires. Les filles sont plutôt laminaires et se fondent dans la masse. Les complexes sont plutôt des garçons qui ne supportent pas la frustration. Il y a autant de filles que de garçons surdoués, et la douance serait héréditaire[3]. Chaque enfant est différent. C'est sa personnalité et son tempérament qui fera ressortir son intelligence.

Dans les test de QI compensé, JCT a introduit un test de l'écriture.


Extrait tiré de l'ouvrage "Les enfants surdoués - Comprendre la précocité pour bien la vivre", de JC Terrassier - ED.ESF (ISBN 978-2-7101-4002-3) (https://www.esf-scienceshumaines.fr/hors-collection/141-enfants-surdoues-les.html)

Classe sociale et haut potentiel:

La moitié des enfants précoces sont issus de familles modestes, niveau "ouvriers-employés". Pourtant, il n'est pas rare de constater que pour un grand nombre de personnes, les enfants à haut potentiel sont des enfants de bourgeois. Cette pensée impliquerait donc qu'il ne peut pas y avoir des enfants surdoués dans les familles modestes. Voilà une idée de discrimination sociale ! Elle a conduit à l'échec trop d'enfants d'origine modeste.


Publications[modifier | modifier le code]

  • « Le syndrome de dyssynchronie », Neuropsychiatrie de l'Enfance et de l'Adolescence, nos 10-11 (vol. 27),‎ , p. 445-450
  • (Co-auteur) Dyssynchrony - uneven development in The psychology of gifted children, J. Freeman (dir.), éd. John Wiley, New York, 1985 (p. 265-274).
  • « Le développement psychologique des enfants intellectuellement précoces », Journal de Pédiatrie et de Puériculture, no 4 (vol. 9),‎ , p. 221-226 (DOI 10.1016/S0987-7983(96)80052-1, lire en ligne)
  • (Co-auteur) Guide pratique de l'enfant surdoué : Comment réussir en étant surdoué ?, avec Philippe Gouillou, ESF, Paris, 1998 (ISBN 978-2-7101-1912-8) à 2016 (11e édition) (ISBN 978-2-7101-3102-1)
  • Les enfants surdoués - Comprendre la précocité pour bien la vivre, de Jean-Charles Terrassier, Ed.ESF - 13e édition - 2020- (ISBN 978-2-7101-4002-3)
  • Les enfants surdoués ou la précocité embarrassante de Jean-Charles Terrassier, Ed.ESF - 11e édition -2019 - (ISBN 978-2-7101-4002-3)

Références[modifier | modifier le code]

Cet article est issu d'un entretien téléphonique suivi d'un article avec Jean-Charles Terrassier

  1. a et b Wilfried Lignier, « Comment la question des enfants « surdoués » est-elle devenue scientifiquement sérieuse en France (1971-2007) ? », Quaderni. Communication, technologies, pouvoir, no 68,‎ , p. 87–90 (ISSN 2105-2956, DOI 10.4000/quaderni.293, lire en ligne, consulté le 26 octobre 2017)
  2. https://world-gifted.org
  3. a b et c « Les dyssynchronies des enfants intellectuellement précoces »
  4. P. Fumeaux & O. Revol, « Le haut potentiel intellectuel, mythe ou réalité ? », La revue de santé scolaire et universitaire,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]