Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée

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Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée
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DS4 9354.jpg

Le MuCEM, de nuit, avec le fort Saint-Jean.

Informations générales
Type
Musée national
Ouverture
Dirigeant
Jean-François Chougnet, président, Zéev Gourarier, directeur scientifique et des collections,
Denis Chevallier, responsable du département recherche et enseignement
Surface
44 000 m2 (sur trois sites)
Visiteurs par an
1,5 million (sites), 539 000 (expositions) en 2015
Site web
Collections
Nombre d'objets
349 271 au 4 octobre 2014[1]
Bâtiment
Article dédié
Architecte
Localisation
Pays
Commune
Adresse
Coordonnées
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Le musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (Mucem)[2] est un musée national situé à Marseille. Il a ouvert le [3], lorsque Marseille était la Capitale européenne de la culture.

Musée de société [4],[5], le Mucem est consacré aux civilisations de l’Europe et de la Méditerranée. Dans une approche pluridisciplinaire, alliant anthropologie, archéologie, histoire,  histoire de l’art et art contemporain, le musée retrace, analyse et éclaire les antiques fondations de ce bassin de civilisation, ainsi que les tensions qui le traversent jusqu’à l’époque contemporaine.

Au-delà des collections, le Mucem a pour vocation de fonctionner comme un forum, un lieu de débats, où les présentations de référence et les expositions temporaires s'articulent autour de grandes questions de société[6].

Le Mucem est présidé par Jean-François Chougnet, Zéev Gourarier étant directeur scientifique et des collections.

Bâtiments[modifier | modifier le code]

Le Mucem est un ensemble de trois sites: le J4, le fort Saint-Jean[7],[8] et le Centre de Conservation et de Ressource. Le J4 et le fort Saint-Jean sont situés en bord de mer et reliés par une passerelle de 130 m de long qui enjambe une darse. Une autre passerelle relie le fort Saint-Jean à l'esplanade de la Tourette.

J4[modifier | modifier le code]

Le J4, « un bâtiment de pierre, d’eau et de vent[9] », a été réalisé par l'architecte Rudy Ricciotti[10] (associé à Roland Carta) et mis en lumière (Mer-veille) par Yann Kersalé. Ce nouveau bâtiment, construit sur l'ancienne jetée no 4 du port — un cube contenant 16 500 m2 de surface au sol sur plusieurs niveaux[11] — accueille les expositions sur deux d’entre eux. Au rez-de-chaussée, les expositions semi-permanentes, renouvelées tous les trois à cinq ans, occupent la galerie de la Méditerranée, sur 1 600 m2. Au niveau 2 se trouvent deux salles, d'environ 1 000 m2 chacune, dédiées aux expositions temporaires. Le J4 comporte également un auditorium de 400 places, un espace de projection de documents audiovisuels en partenariat avec l'INA (la « Médinathèque »), un espace dédié aux enfants ainsi que deux librairies, une brasserie et un restaurant avec terrasse panoramique dirigé par le chef du Petit Nice, Gérald Passédat. Le bâtiment est à proximité de la villa Méditerranée.

Fort Saint-Jean[modifier | modifier le code]

Le Fort Saint-Jean, surplombant l'entrée du Vieux Port et faisant face au Fort Saint-Nicolas, est un ancien terrain militaire cédé au Ministère de la Culture. Le Fort a d'abord accueilli l'association de préfiguration du Mucem, avant son ouverture au public en 2013.Il à d'emblée été pensé comme un espace public ouvert à tous afin de conforter l'installation du Mucem dans le centre ville de Marseille[12].

Classé monument historique, le Fort dispose de différents espaces[13].

La place d'Armes[modifier | modifier le code]

Agora en plein air au sommet du fort, elle accueille la programmation estivale: concerts, projections et rencontres. La jauge est d'environ 1 000 personnes.

Le Parcours historique[modifier | modifier le code]

C'est une déambulation dans la Galerie des Officiers qui permet de parcourir en quelques minutes les siècles d'existence du fort, certains bâtiment comme la chapelle datant du XIIe siècle.

Le Jardin des migrations[modifier | modifier le code]

D'une superficie de 12 000 m², situé sur les hauteurs du Fort, le Jardin des Migrations regroupe quelques unes des plantes emblématique du pourtour méditerranéen et offre[non neutre] une vue panoramique sur tout Marseille.

La Galerie d'Actualité[modifier | modifier le code]

Espace se trouvant à l'orée du Jardin et permettant de présenter l'actualité des collections à travers des expos-dossiers thématiques.

Le bâtiment Georges Henri Rivière[modifier | modifier le code]

Espace d'exposition temporaire situé sur la Place d'Armes et d'une superficie de 320 m² pour des créations contemporaines.

La chapelle[modifier | modifier le code]

Ses 10 mètres de hauteur sous plafond sont utilisés pour l’accueil d’œuvre et l'installation d'art contemporain.

L'I2MP[modifier | modifier le code]

L'institut méditerranéen des métiers du patrimoine est le lieu de formation professionnel[14].

Centre de Conservation et de Ressources[modifier | modifier le code]

Les réserves du musée, ainsi que les espaces consacrés à la recherche, sont situées dans le troisième site, le Centre de conservation et de ressources (CCR), aménagé par Corinne Vezzoni à la Belle de Mai[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Mucem est le premier musée français[réf. nécessaire] consacré aux cultures de l’Europe et de la Méditerranée et représente le premier véritable[Quoi ?] transfert d'un musée national en région.

L'histoire du Mucem remonte au XIXe siècle. Le musée est le descendant de trois musées de la France "populaire". D'abord le musée d'ethnographie du Trocadéro (1878-1936) dont la "salle de France" avait été ouvert en 1884[9]. Puis, en 1937, le musée national des arts et traditions populaires (MNATP), porté par Georges Henri Rivière, et le Musée de l'Homme succèdent au "vieux Trocadéro".

Les collections du Mucem sont donc héritées principalement de ces deux derniers musées. Elles ont été constituées à partir d'enquête-collectes[16] durant l'Entre-deux-guerres et se réfèrent au monde rural en voie de disparition, autour de deux thématiques principales : la vie sociale et culturelle (religion, rites et fêtes calendaires, etc.) et la culture matérielle (agriculture, artisanat, mobilier rural, alimentation, etc.)

Si le musée national des arts et traditions populaires (MNATP) à Paris, a été fermé en 2005 par le ministère de la Culture et de la Communication, le projet de le transférer à Marseille remonte à la fin des années 90. C'est finalement avec le projet d'urbanisation EuroMéditerranée que le Mucem trouve sa place entre le Panier et la mer. Depuis, l'acquisition d'objet pour les collections se fait davantage avec un tropisme méditerranéen et européen.

Lors du week-end d'inauguration (le 4 juin 2013), le MuCEM reçoit 63 910 visiteurs, ce qui est considéré par la direction comme une « affluence exceptionnelle » puisqu’on avait estimé auparavant qu'il recevrait 300 000 visiteurs par an[17].

Extrait sonore d'une enquête orale réalisée en 1979 par des historiennes relatant un témoignage sur la vie du quartier de Saint-Jean à Marseille.

Le musée a été bâti sur un quartier anciennement nommé « Les pierres plates » où les Marseillais avaient l'habitude de se réunir pour pique-niquer et nager (cf. l'extrait sonore ci-contre).

Le prix du musée du Conseil de l’Europe est décerné au musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée en 2015.

Financement[modifier | modifier le code]

La création du MuCEM aura coûté 167 millions d'euros, financé à 65 % par l'État et à 35 % par les collectivités locales, le département et la région[18]. Dans son rapport publié en février 2015, la Cour des comptes[19] dénonce un équilibre économique « fragilisé »[20] et les larges dépassements budgétaires de sa construction (88 millions d'euros étaient prévus à l'origine)[21]. Elle souligne également qu'une « grande partie des coûts d'entretien et de maintenance (...) demeure incertaine »[22].

Collections[modifier | modifier le code]

Les collections sont constituées principalement à partir de celles de l'ancien MNATP mais également à partir de celles du département Europe du musée de l'Homme et d'œuvres provenant d'autres musées nationaux. En plus de ces dépôts, une politique d'acquisition, sous forme d'achats, de donations ou d'enquêtes-collectes de terrain est réalisée avec l'accord et le concours des musées et des centres de recherche partenaires dans les pays concernés. Le chantier des collections du MuCEM, commencé en juin 2004, prend en charge la totalité des collections du musée des ATP, soit environ 250 000 objets présents sur le site parisien et dans les réserves extérieures, et traite ultérieurement les collections en deux dimensions (estampes, archives sonores…). Les collections issues du musée de l'Homme comprenant environ 30 000 objets, ce sont au total environ 350 000 objets de taille, de forme et de matériaux extrêmement variés qui sont traités dans le chantier et constituent les collections.

Le MNATP ayant pour vocation de faire découvrir le patrimoine rural de la France, les objets qui se retrouvent au MuCEM n'ont pas tous trait à l'Europe ou à la Méditerranée[23], d'où la question de l'adéquation du fonds du musée et son objectif[18].

Expositions[modifier | modifier le code]

Vue du MuCEM depuis un bateau.

Alors que les expositions permanentes se tiennent au rez-de-chaussée du J4, il existe différents espaces pour les expositions temporaires, aussi bien au J4, que dans le fort ou au centre de conversation et de ressources (CCR).

Le Mucem produit trois formes d'exposition: historique, thématique et artistique.

Il est fréquent que les commissariats d'exposition soient constitués à la fois de commissaires internes et de commissaires externes au Mucem.[Quoi ?]

Gestion[modifier | modifier le code]

Le Mucem emploie directement environ 130 personnes, dont une quarantaine de fonctionnaires et un scientifique permanent en CDD. et également des prestataires, environ 150, pour les activités d'entretien, de maintenance, de gardiennage et sécurité ou encore de médiation. Les conditions de travail des prestataires employés au MuCEM par les compagnies privées sont dénoncées par certains d'entre eux[24]. En mars 2016, une cinquantaine de prestataires Muséa travaillant au MuCEM se mettent en grève pour dénoncer leurs conditions de travail[25].

Galerie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Volume des collections : Synthèse statistique du bilan national de récolement décennal des musées de France, p. 2, 4 octobre 2014, base Joconde, site culture.gouv.fr
  2. Ouverture au public du MuCEM, la nouvelle muse de Marseille, RFI le 6 juin 2013
  3. Site du MuCEM, consulté le 18 mai 2013
  4. Apparu dans la terminologie culturelle française au cours des années 1990 sous le titre Musées et sociétés, ce type de musée (écomusées, musée d'arts et traditions populaires, musée d'ethnographie, d'histoire, d'industrie ou musée de plein air) évoque l'évolution de l'humain dans sa société. Source Encyclopædia Universalis: Musées de société
  5. « Le MuCEM réenchante Marseille », sur La Croix,
  6. MuCEM: «Au Bazar du genre» on discute du sexe en Méditerranée, RFI le 8 juin 2013
  7. Le MuCEM en 20 images: le J4, le fort Saint-Jean et les expositions, RFI le 7 juin 2013
  8. Après avoir été fermé au public pendant longtemps, le fort est désormais un lieu de promenade en accès libre.
  9. a et b Le MuCEM visite générale
  10. Rudy Ricciotti : « Le Mucem, une architecture féminine et musculaire », RFI le 3 juin 2013.
  11. « Le Mucem », sur mucem.org (consulté le 16 juillet 2018).
  12. « Le MuCEM, une oasis de bons sentiments », sur Le Monde.fr (consulté le 2 juillet 2018)
  13. « Marseille: Le Mucem s'offre trois nouveaux espaces », sur www.20minutes.fr (consulté le 16 juillet 2018)
  14. « Le Fort Saint-Jean à l’école », Zibeline,‎ (lire en ligne)
  15. Le Centre de Conservation et de Ressources
  16. « Enquêtes-collectes », sur Mucem — Musée des civilisations et de la Méditerranée (consulté le 16 juillet 2018)
  17. Plus de 60 000 visiteurs pour l'ouverture du MuCEM de Marseille, Le Monde.fr, 9 juin 2013.
  18. a et b Claire Bommelaer, « Le MuCEM, nouveau phare de Marseille », sur Le Figaro,
  19. Le MuCEM : une gestation laborieuse, un avenir incertain, ccomptes.fr, février 2015
  20. Étudiants du CFJ, « Marseille: la Cour des comptes épingle le Mucem », Challenges,‎ (lire en ligne)
  21. Mais à quoi sert le MuCEM ?, tempsreel.nouvelobs.com, 28 février 2015
  22. La Cour des comptes casse la baraque du MuCEM !, lepoint.fr, 11 février 2015
  23. Le MuCEM cherche son «M», RFI le 7 juin 2013
  24. Derrière les résilles du Mucem, des dizaines de précaires
  25. Le Mucem abrite toujours de la précarité

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]