Musée Fesch

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Musée Fesch
Ajaccio-Palais Fesch.jpg
La cour du palais Fesch.
Informations générales
Type
Ouverture
Visiteurs par an
49 590 (2003)
48 191 (2004)
38 224 (2005)
34 024 (2006)
40 655 (2007)[1]
Site web
Collections
Collections
Peinture, sculpture, objets d'art
Bâtiment
Protection
Localisation
Pays
Commune
Adresse
50, rue du Cardinal Fesch
20000 Ajaccio
Coordonnées
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Le Palais Fesch-Musée des Beaux-Arts est un musée d'art de la ville d'Ajaccio en Corse. Situé dans le quartier du Borgu d'Ajaccio, dans le palais et la rue du même nom, le Musée Fesch a été créé par le don fait à sa ville natale par le cardinal Joseph Fesch, oncle de Napoléon Ier.

Il présente notamment une des plus remarquables collections de peinture ancienne de France ainsi que l'une des plus importantes collections napoléoniennes. Il bénéficie du label « musée de France ».

Historique[modifier | modifier le code]

Jérôme Maglioli, Portait du cardinal Fesch, Musée Fesch.

À la mort de Joseph Fesch, sa collection personnelle ne comptait pas moins de 17 767 œuvres et objets d'art dont environ 16 000 tableaux. Amateur éclairé et collectionneur boulimique, il avait décidé, dès 1806, de créer dans sa ville natale un institut d'études artistiques. Par testament enregistré le , il fit ainsi don à la Ville d'Ajaccio de 1 000 objets d'art, bustes et sculptures, comprenant 843 tableaux, de sa bibliothèque, de ses manuscrits, d'une partie de son mobilier et de la statue de Napoléon Consul par Maximilien Laboureur, après que son neveu et héritier Joseph Bonaparte, comte de Survilliers, eut obtenu, le , une modification de ce testament pour conserver les recueils de gravures et l'intégralité de la Grande Galerie de peintures du cardinal, qui devait être partiellement vendue pour achever les bâtiments alors en construction. En contrepartie, 300 tableaux supplémentaires, à prendre en dehors de la Grande Galerie, furent offerts à plusieurs commune corses, dont 100 au Collège royal de Bastia[2], désormais conservés au musée de Bastia[3],[4] et 50 à l’école Paoli de Corte.

Les travaux du bâtiment, l'actuel palais Fesch, entrepris dès 1828 s'achevèrent en 1852, bien après la mort du mécène. Les plans du palais et les premières parties construites furent l'œuvre de l'architecte Frasseto jusqu'en 1837, puis de Jean Caseneuve, architecte du gouvernement, et de l'architecte communal d’Ajaccio Jérôme Maglioli, assisté de Jean Exiga qui acheva les dernières parties comme l'aile de la bibliothèque et l'escalier d'honneur.

La chapelle palatine ou chapelle impériale, où reposent le cardinal Fesch, Maria Letizia Ramolino et de nombreux membres de la famille Bonaparte, fut élevée de 1857 à 1859 par Alexis Paccard, architecte de la Couronne, avec la collaboration de Jérôme Maglioli, architecte de la Ville d'Ajaccio.

Exécutée sous le Second Empire d'après un vœu testamentaire du cardinal Fesch, cette chapelle fut consacrée le en présence de l'empereur Napoléon III et de l'impératrice Eugénie.

C'est à la suite de ces derniers travaux que fut élevé, en 1856, dans la cour d'honneur du palais, la statue en bronze du Monument au cardinal cardinal Fesch par le sculpteur Gabriel-Vital Dubray. Entre-temps, au fil de ces agrandissements et autres réaménagements, les collections du musées furent enrichies par d'autres dons importants, comme le legs par Félix Baciocchi en 1866 de 64 peintures principalement du XIXe siècle.

La ville décida par la suite de transformer une partie du bâtiment en lycée et les collections furent remisées et mal entretenues. Au cours du XXe siècle, la situation du musée se dégrade et seules trois salles sont consacrées à la présentation des œuvres avant que le musée ne ferme ses portes en juin 1979.

Bustes de la famille Bonaparte, Musée Fesch.

Des travaux de rénovation des bâtiments et de restauration des œuvres sont entrepris en 1980 et aboutissent à la réouverture du musée le , en présence de Jack Lang, ministre de la Culture.

À partir du , le musée connait une deuxième campagne de travaux et de réaménagement avant sa réouverture le , puis la visite du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand le 11 juillet de cette même année.

Le musée, qui se compose aujourd'hui de près d'une trentaine de salles distribuées sur quatre étages, expose environ 400 peintures et abrite une bibliothèque ainsi qu'un auditorium.

Collections[modifier | modifier le code]

Nicolas Poussin, Midas à la source du fleuve Pactole (vers 1626-1628), Musée Fesch.

Les collections du musée, réparties sur quatre niveaux et 27 salles, sont très importantes, notamment pour une ville de province comme Ajaccio. Il est avec 448 tableaux le deuxième musée français en termes de conservation de peintures italiennes après les 1034 du musée du Louvre. Le musée présente des œuvres des différentes écoles de peintures européennes jusqu'au XVIIIe siècle, ainsi qu'une section dédiée spécifiquement à l'art corse, surtout des XIXe et XXe siècles. Une autre partie du musée présente des collections de l'époque napoléonienne.

Peinture italienne[modifier | modifier le code]

L'école italienne est présente en grand nombre dans les collections du musée, dont elle constitue le point d'orgue avec 486 peintures, datant du XIVe siècle pour les plus anciennes et pour la plupart issues de la collection amassée en Italie par le cardinal Fesch.

Peinture des primitifs et de la Renaissance[modifier | modifier le code]

Peinture du XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Peinture du XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Peinture du XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Autres écoles[modifier | modifier le code]

Peinture française[modifier | modifier le code]

Écoles du Nord hollandaise, flamande et allemande[modifier | modifier le code]

Elles sont représentées par des œuvres datant surtout du XVIIe siècle, avec des artistes qui pour la plupart séjournèrent en Italie.

Peinture corse des XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

Elle est amplement illustrée par près d'un millier d'œuvres graphiques et peintures[5].

Collection napoléonienne[modifier | modifier le code]

Une partie spécifique du musée est dédiée à la collection napoléonienne qui présente environ 700 œuvres ayant trait au Premier et au Second Empire. On y retrouve peintures, sculptures ou autres objets d'art.


Fréquentation[modifier | modifier le code]

Chiffres de fréquentation 2001-2017[6]
Année Entrées gratuites Entrées payantes Total
2001 11 489 41 052 52 541
2002 13 849 37 166 51 015
2003 16 809 32 781 49 590
2004 13 239 34 952 48 191
2005 9 973 28 251 38 224
2006 9 068 24 956 34 024
2007 10 937 29 718 40 655
2008 1 044 402 1 446
2010 12 142 26 749 38 891
2011 13 857 25 926 39 783
2012 15 958 25 066 41 024
2013 11 984 23 400 35 384
2014 16 508 23 667 40 175
2015 16 483 21 804 38 287
2016 18 647 24 716 43 363
2017 18 740 22 537 41 277

Le musée est fermé de 2008 à 2010.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Veille Info Tourisme, p. 116
  2. Bastia foyer culturel, site musee-bastia.com.
  3. Œuvres sur la base Joconde.
  4. Aperçu des collections du musée de Bastia, site musee-bastia.com.
  5. Palais Fesch, peintures corses, site musée-Fesch.com.
  6. « Fréquentation des Musées de France », sur data.culture.gouv.fr (consulté le 14 mai 2020)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catalogue des tableaux composant la galerie de feu son Éminence le cardinal Fesch, Imprimerie de Joseph Salviucci, Rome, 1841 (lire en ligne).
  • George, Galerie de Feu S. E. le cardinal Fesch, ancien archevêque de Lyon, ou catalogue raisonné des tableaux de cette galerie accompagné de notices historiques et analytiques des maîtres des écoles flamande, hollandaise et allemande, Deuxième et troisième parties, Rome, 1844 (lire en ligne).
  • George, Galerie de Feu S. E. le cardinal Fesch, ancien archevêque de Lyon, catalogue raisonné des tableaux des écoles italienne et espagnole, Quatrième et dernière parties, Rome, 1845 (lire en ligne).
  • Jacques Moulin, Ajaccio, palais Fesch et chapelle impériale, dans Congrès archéologique de France, 171e session, Monuments de Corse. 2013, Société française d'archéologie, 2015, p. 29-37, (ISBN 978-2-901837-59-6).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]