Adam Elsheimer

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Adam Elsheimer
Adam Elsheimer self portrait 01.jpg
Adam Elsheimer, Autoportrait (vers 1606-1607),
Florence, musée des Offices.
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 32 ans)
RomeVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Maîtres
Lieu de travail
Œuvres principales

Adam Elsheimer, baptisé le à Francfort-sur-le-Main et inhumé le à Rome, est un peintre allemand.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de tailleur, Adam Elsheimer entre d'abord en apprentissage auprès de Philipp Uffenbach à Francfort de 1593 à 1598.

Il part ensuite à Munich, et en 1598, il se rend à Venise où il collabore avec Hans Rottenhammer jusqu'en 1600.

Il reste ensuite dix ans à Rome, à partir de 1600, et y côtoie les peintres Paul Bril, Carlo Saraceni et Pierre Paul Rubens.

Il se marie en 1606 et se convertit au catholicisme. Il trouva un bienfaiteur (son associé Hendrik Goudt ?) qui le fit emprisonner pour dette en 1608 avant de réconcilier avec lui.

Adam Elsheimer meurt en décembre 1610. Rubens l'admirait et a copié un détail de La Satisfaction. Il fit son éloge lorsqu'il apprit la mort d'Elsheimer[1].

Son œuvre[modifier | modifier le code]

L'art allemand était à l'époque sur le déclin quand Alsheimer s'orienta sur l'étude des grands maîtres de l'apogée de l'art allemand, Albrecht Altdorfer, Lucas Cranach et Albrecht Dürer. Il se limita à la production de tableaux de petit format peints sur plaque de cuivre. Cette restriction ne lui permit pas d'accéder aux commandes de grands formats pour les palais et les églises, qui rendaient les peintres plus célèbres. Il peignit peu et petit, mais la surface du cuivre lui permettait de peindre des détails d'une précision de miniaturiste.

Arrivé à Rome en 1600, il devient un artiste baroque en peignant des scènes beaucoup plus mouvementées, apportant à ses tableaux des effets dramatiques par l'utilisation de contrastes, sur le modèle du Caravage[1]. Son autoportrait est une de ses rares huiles sur toile répertoriées[2] ; il a probablement été réalisé pour l'Accademia di San Luca de Rome qui exigeait de ses membres leur portrait.

Son œuvre la plus connue est le retable La Vénération de la croix[3].

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

En Allemagne
En France
En Italie
En République tchèque
Au Royaume-Uni


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Rose-Marie et Rainer Hagen, La Peinture du XVIe siècle, Taschen, (ISBN 3-8228-5559-6), p. 168-177.
  2. Vers 1606-1607, 63 × 41 cm, Florence, musée des Offices.
  3. 1603-1604, huile sur cuivre, 48 × 36 cm, musée Städel, Francfort-sur-le-Main.
  4. Nymphe, Berlin (Bildindex).
  5. Fuite en Égypte, Munich (musée).
  6. Satisfaction , Édimbourg (musée).
  7. St Paul, Londres (musée).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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