Courant politique

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Les mouvements et partis politiques sont des associations de personnes librement constituées en vue d'une action politique.

Les mouvements politiques visent une action politique (de portée générale ou spécifique selon les cas) qui ne passe pas forcément par une représentation électorale dans le cadre du parlement.

Par contre les partis politiques exercent une action politique dans laquelle l'existence d'une représentation électorale au parlement représente un élément important pour la promotion de leur programme d'action et la conquête ou le soutien revendiqué du Pouvoir L'existence et la structuration des partis est selon les pays fonction de l'état et du degré de politisation de l'opinion, du nombre des adhérents inscrits ou sympathisants.

Elle dépend aussi de l'état des libertés publiques et en particulier de la Loi électorale en vigueur.

Origine de l'appellation « Droite-Gauche »[modifier | modifier le code]

La distinction gauche/droite fut établie au XIXe siècle de façon empirique.

On a pris l’habitude de parler de partis de droite et de partis de gauche dans les pays où les assemblées nationales élues siègent en hémicycle, c’est-à-dire dans une salle en demi-cercle analogue à la forme d’un théâtre grec (tels la Pnyx à Athènes ou le théâtre d’Épidaure).

En prenant comme référence le président d'une Assemblée parlementaire, (quand il regarde la salle) :

Les grands courants parlementaires[modifier | modifier le code]

Les mouvements parlementaires visent la conquête ou le soutien du Pouvoir, dans le cadre des mécanismes électoraux et parlementaires.

La «Gauche parlementaire»[modifier | modifier le code]

L’extrême gauche[modifier | modifier le code]

L'extrême gauche parlementaire se compose de courants révolutionnaires se situant à gauche de la social-démocratie. Soit des partis se réclamant le plus souvent du marxisme et de ses différentes interprétations.

La Gauche dite «réformiste»[modifier | modifier le code]

Le terme de gauche désigne les mouvements qui se qualifient de réformistes, qui désirent réformer la société sans pour autant mettre en œuvre un processus révolutionnaire.

Historiquement issus du socialisme, ils plaident - en général de manière unanime - en faveur d'une politique économique à vocation sociale, sous la houlette d'un État fort, promouvant une intervention active dans les champs de l'économique et du social, une place importante dévolue à l'action syndicale et associative, l’adoption de mesures sociales, dites « progressistes ».

Cependant l'expérience de leur passage au pouvoir et la confrontation entre idéaux affichés et les réalités politico-économiques montre que le mouvement de la Gauche dite réformiste est traversé par des « courants » divers:

  • La gauche dite « mouvementiste »

Les coordinations et autres mouvements se rassemblant autour d’un problème précis auquel s’agrègent d’autres questions, tels le mouvement altermondialiste, dont fait partie ATTAC, les mouvements de soutien aux sans-papiers, le mouvement « Droit au logement »… Ces formes nouvelles de contestation politique, assez diverses, sont quelquefois regroupées sous l’expression « mouvement social ».

Un nouveau courant apparaît à la fin des années 1960, autour des mouvements contestant l’implantation de l’énergie nucléaire, celui de l’écologie puis de l’écologie politique. Ce courant doit être classé dans les « partis du mouvement » en cela que les réformes qu’ils proposent supposent une profonde remise en cause de la société de consommation. L’émergence de mouvements écologistes puissants et organisés à gauche fut pour certains une surprise. Les écologistes en politique, aujourd'hui notamment incarnés par Europe Écologie Les Verts, proposent face aux différentes crises actuelles (économiques, sociales et écologiques) une voie nouvelle qui vise à construire une société durable qui puisse exister tout en préservant les ressources naturelles et garantir la justice sociale, la démocratie et les libertés individuelles. Ils prônent une décentralisation de la France, la transition vers un régime parlementaire, et défendent la construction européenne pour aller vers une Europe fédérale et unie. En effet ils considèrent l'Europe comme le garant de la paix sur le vieux continent et le nouveau niveau d'action pour mettre en œuvre des politiques favorables à la justice sociale et la protection de l'environnement. Bien que les écologistes soient héritiers des valeurs de la gauche comme l'égalité, la solidarité ou le partage des richesses, ils se démarquent néanmoins de la gauche traditionnelle par leur opposition à l'énergie nucléaire, leur critique de la société de consommation et leur remise en question du productivisme et de la croissance économique comme condition de développement et de bonheur.

Le courant social-démocrate, représenté en Europe par :

Ces sept partis sont membres de L’Internationale ouvrière (IIe Internationale), mouvement socialiste dont s’est détaché en 1918 l’Internationale communiste de Lénine.

La IIe Internationale et les partis sociaux-démocrates se sont longtemps réclamé de l’héritage de Karl Marx et Friedrich Engels, et sont donc issus de la même histoire que les PC ou que l’extrême-gauche.

Aujourd'hui, certains partis sociaux-démocrates (SPD allemand, Democratici di Sinistra italiens, Labour Party en Grande-Bretagne) tendent à évoluer vers l'idéologie dite néo-démocrate. Ligne politique développée aux États-Unis par Bill Clinton et les New Democrats américain.
Selon eux, le problème de la redistribution des richesses ne doit plus être la préoccupation centrale des partis de gauche, et la considération pour les individus doit remplacer celle des groupes et des classes sociales.

Ainsi, le Labour Party anglais devient le New Labour. Le Parti Socialiste belge flamand devient Alternative sociale progressiste (SPa).

Les DSistes italiens sont en passe de fusionner avec les centristes ex-démocrates-chrétiens de la tendance Prodi dans un grand Parti démocrate.

En France, la mutation fut portée par Ségolène Royal lors de l'élection présidentielle de 2007.

Plus largement, cette transformation touche l'ensemble des partis socialistes et sociaux-démocrates européens, et crée au sein de ces organisations des tensions entre démocrates, sociaux-démocrates traditionnels voire socialistes.

Des débats s'ensuivent (en France par exemple, mais également en Espagne et en Italie), qui peuvent aller jusqu'à la scission :

Voir aussi : Mouvement ouvrier.

  • Une tendance en voie de marginalisation (?) : le radicalisme.

Le radicalisme, courant situé à l’extrême gauche de l'échiquier politique lors de son apparition au XIXe siècle, est surtout connu pour sa défense intransigeante de la laïcité et son anticléricalisme. Aujourd'hui en France, en Suisse et au Danemark, la tendance générale serait un « recentrement ». Mais ici ou là, il peut demeurer un parti fort remuant comme en Italie, où les Radicali italiani se sont faits les promoteurs d'actions de désobéissance civile.

Courant progressiste fondé par Louis Vallon, René Capitant et Philippe Dechartre, soutenu par le Général de Gaulle au sein des mouvements gaullistes des différentes époques, le gaullisme de gauche estime que la consolidation institutionnelle et démocratique de la Ve République doit aboutir sur l'émergence d'une société de participation[1]. Remettant en cause le capitalisme et se définissant à partir des idées sociales de De Gaulle comme une forme de travaillisme français, ce mouvement postule l'association du capital et du travail dans l'entreprise par l'instauration d'une égalité dans la répartition des pouvoirs, des responsabilités et des bénéfices entre ces deux facteurs de production[2]. Cette position a pour pendant dans la vie publique une exigence de démocratisation par un dialogue social systématique et institutionnalisé avec les forces vives du pays, tel que le prévoyait le référendum sur la réforme du Sénat et la régionalisation du 27 avril 1969.

Le «Centre parlementaire»[modifier | modifier le code]

Le Centre[modifier | modifier le code]

Le centre désigne les mouvements se situant à mi-chemin entre la gauche et la droite. Pour faire aboutir les politiques réformistes qu'ils approuvent, ils n'hésitent pas - de manière pragmatique- à soutenir tantôt la gauche tantôt la droite. Souvent les mouvements et partis centristes sont historiquement issus de l’aile droite des anciens et puissants partis radicaux.

Électoralement, ils sont plutôt soutenus par les professions libérales et commerciales.

En appliquant une stratégie de soutien conditionnel, les partis du centre mettent leur cohésion a rude épreuve et vivre des tensions -sinon des scissions- entre l'aile gauche et l'aile droite du parti.

Les fédéralistes[modifier | modifier le code]

Ils sont à la fois pour une plus grande autonomie régionale acrue et pour une Europe fonctionnant sur un mode fédéral.

La «Droite parlementaire»[modifier | modifier le code]

La droite[modifier | modifier le code]

Voir l'article détaillé Droite (politique).

Les mouvements et partis de droite militent en faveur d'une optique économique libérale [3], sur la défense et le respect des valeurs traditionnelles des peuples et sur le respect et la conservation, dans la mesure du possible, de l'existant, ce qui n'empêche pas la mise en œuvre d'évolutions et de modernisations importantes.
Le courant conservateur est marqué par une plus forte volonté de respecter et de conserver les valeurs traditionnelles des peuples, alors que les libéraux de Droite(qui ne partagent pas forcément la philosophie libérale), ont plutôt une forte vision économique et prônent la protection des intérêts privés et la plus grande liberté à donner aux entrepreneurs. Conservateurs ou libéraux, ils sont depuis toujours soutenus électoralement par la bourgeoisie industrielle et commerciale, et par le petit peuple des artisans et paysans.

Les partis conservateurs ou libéraux, siègent traditionnellement à droite du président dans les assemblées nationales. Parmi eux, on trouve : Les Républicains en France, conservateurs en Grande-Bretagne, conservateurs au Canada, Parti Républicain aux États-Unis et les partis démocrates-chrétiens.

L’extrême droite[modifier | modifier le code]

Voir l'article détaillé Extrême droite

Le terme d’extrême droite peut désigner usuellement des mouvements qualifiés de « réactionnaires » c’est-à-dire, présumés partisans d’un retour à un présupposé « ordre ancien ». D’autres définissent plus simplement l’extrême droite comme l’ensemble des mouvements et des partis siégeant à l’extrême droite de l’hémicycle (à droite et en haut des gradins).
Ainsi, sous le qualificatif courant d’« extrême droite » est usuellement rangé un grand nombre de mouvements, de courants et de partis qui ont relativement peu de choses en commun, et qui sont souvent, d’ailleurs, antinomiques, adversaires, voire ennemis.
Ainsi, les différents courants de philosophie politique qui ont été définis comme inhérents à ces mouvements et ces partis, et classés arbitrairement à l’extrême droite, renvoient soit au nationalisme, au populisme, au royalisme (en partie), au fascisme, ou parfois même aux religions.

Courants politiques non parlementaires[modifier | modifier le code]

À la différence des mouvements conservateurs, libéraux ou socialistes, qu’ils soient de droite, de gauche, ou même extrémistes, ces mouvements n’usent pas du parlementarisme comme moyen de changement social, soit ils ignorent le parlement, soit n’y ont pas encore accès, soit le combattent pour instaurer une organisation sociale et politique autre, fédérale ou étatique, selon les mouvements en question.

Les «Alternatifs» et «Indépendants»[modifier | modifier le code]

Ces initiatives personnelles sont plus des groupes de discussion politisés. Il s'agit essentiellement de mouvements sur Internet qui peuvent avoir les formes suivantes :

  • Blogs politiques
  • Newsgroups
  • Cyber-partis sur Debats.TK

Mais il peut aussi s'agir d'associations ou de syndicats.
Ces mouvements dont le statut officiel n'est pas parti politique ont tous en commun qu'ils se déclarent comme tel.

Les «Libertaires»[modifier | modifier le code]

Projet politique d’émancipation de l’individu et d’émancipation sociale par des moyens politiques libertaires, tels le mandatement impératif, l’autonomie des groupes (l’autonomie ouvrière…), le fédéralisme, etc. Ils usent de différents moyens d’autonomisation, dont le projet de rupture révolutionnaire (ou non) avec le système capitaliste ou étatique qui dépossède l’individu de sa liberté politique. Tous les mouvements libertaires sont en liaison plus ou moins étroite avec l'anarchisme.

Les «Anarchistes»[modifier | modifier le code]

L’anarchisme se divise en plusieurs tendances dont :

Les partisans de la démocratie directe sont parfois affiliés aux mouvements anarchistes.

Les «Contestataires»[modifier | modifier le code]

Les « Autonomes »[modifier | modifier le code]

Les «Fédéralistes»[modifier | modifier le code]

Organisations politique visant à promouvoir la construction d'une Europe fédérale par une action non-partisane. Voir Fédéralisme européen.

Les «Autoritaires»[modifier | modifier le code]

Extrême gauche non parlementaire[modifier | modifier le code]

Partis ou organisations ne désirant pas participer au parlementarisme, mais désirant l’instauration de la dictature du prolétariat.

Les Monarchistes non parlementaires[modifier | modifier le code]

Partis ou organisations ne désirant pas participer au parlementarisme, mais désirant l’instauration d’une monarchie.
Le maurrassisme d’Action française, défend l’idée d’une monarchie traditionnelle, c’est-à-dire héréditaire, décentralisée et antiparlementaire. L'expression « mouvement d'extrême-droite », dont le maurassisme est généralement qualifié, peut être considérée comme anachronique.

Les Anti-industriels[modifier | modifier le code]

Le courant anti-industriel est l'un des rares courants politiques à transcender le clivage gauche-droite.
Il existe en effet aussi bien des courants anti-industriels d'extrême gauche que des courants anti-industriels d'extrême droite.
Les courants anti-industriels se distinguent par un refus radical de toutes les technologies issues des révolutions industrielles des XIXe et XXe siècles.

Situation en France[modifier | modifier le code]

Courants politiques parlementaires en France[modifier | modifier le code]

À gauche[modifier | modifier le code]

Au centre[modifier | modifier le code]

Les mouvements et partis centristes avec :

Union du centre et de la droite[modifier | modifier le code]

Les mouvements et partis d'union de divers courants avec :

  • Les mouvements Liste Majorité Centriste (LMC) utilisés fréquemment dans les élections locales.[réf. nécessaire]

À droite[modifier | modifier le code]

Courants gaullistes[modifier | modifier le code]

Les mouvements et partis gaullistes avec :

Courants libéraux[modifier | modifier le code]

  • Souvent associées aux partis de Droite qui en reprennent certains principes économiques, les mouvements libéraux comportent une grande variété de courants pouvant se rapprocher des autres tendances, aussi bien à gauche qu'à Droite. Cependant, celles-ci ne sont cependant pas représentées par des partis séparés en France. Les différents libéraux se regroupent au sein d'Alternative libérale (associé au Nouveau Centre) du Parti libéral démocrate ou encore de Génération Citoyens.

Courants politiques non parlementaires[modifier | modifier le code]

Les mouvements libertaires[modifier | modifier le code]

Les mouvements autoritaires[modifier | modifier le code]

  • Extrême droite non parlementaire

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La participation, idée centrale de la pensée gaullienne - charles-de-gaulle.org », sur www.charles-de-gaulle.org (consulté le 3 avril 2017)
  2. « Bernard Ducamin : l’élaboration de l’ordonnance du 17 août 1967 - charles-de-gaulle.org », sur www.charles-de-gaulle.org (consulté le 3 avril 2017)
  3. Le terme « libéral » est utilisé au sens européen et moderne, c’est-à-dire partisan de l'économie de marché, de la plus grande liberté laissée aux entrepreneurs, et de moins d’interventionnisme de la part des États.
  4. Gregory Baum, Chrétiens dans la mouvance anarchiste, in Relations, Actualité de l’anarchisme, no 682, février 2003, texte intégral.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Maitrier, « Gauche-droite. La Localisation urbaine et l'origine des partis politiques », Revue du MAUSS, no 10, 1999, p. 319-351.
  • Bruno Latour, « L’écologie politique sans la nature ? », Chimères, no 41, 2000, p. 147-161 (transcription d’une conférence à la Villette, dans le cadre du Jardin planétaire).
  • Guillaume Bernard, Éric Duquesnoy, dir, Les forces politiques françaises, Genèse, environnement, recomposition, Paris, PUF, 2007.
  • Alain Caillé, Roger Sue, De Gauche?, Paris, Fayard, 2009.

Articles connexes[modifier | modifier le code]