Parti suisse du travail

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Parti suisse du travail
(de) Partei der Arbeit der Schweiz
(it) Partito del Lavoro svizzero
(rm) Partida svizra de la Lavur
Image illustrative de l'article Parti suisse du travail
Logo officiel.
Présentation
Président Gavriel Pinson
Fondation
Siège Postfach 8721
8036 Zürich
Positionnement politique Gauche radicale
Idéologie Socialisme
Marxisme
Communisme
Affiliation européenne Parti de la gauche européenne
Couleurs rouge
Site web http://www.pst.ch
Présidents de groupe
Conseillers fédéraux -
Représentation
Conseillers nationaux
1 / 200
Conseillers aux États
0 / 46
Législatifs cantonaux[1]
14 / 2 559

Le Parti suisse du travail (en allemand Partei der Arbeit der Schweiz (PdAS), en italien Partito svizzero del Lavoro (PSdL), en romanche Partida svizra da la lavur (PSdL), est un parti suisse d'inspiration marxiste. Il est membre fondateur du Parti de la gauche européenne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 6 octobre 1918 est fondé le premier parti communiste de Suisse (les « vieux communistes »).

Le 6 mars 1921, après que, à la suite d'une élection interne, le Parti socialiste suisse a refusé d'entrer dans la troisième Internationale, l'aile gauche du Parti socialiste, signataire du manifeste de Zimmerwald, rejoint les vieux communistes pour fonder le Parti communiste suisse proprement dit.

En 1937, le parti communiste est interdit dans les cantons de Genève et Neuchâtel. La Fédération socialiste suisse (FSS) y est fondée pour le remplacer.

Le 29 novembre 1940, le parti communiste est interdit, en partie avec l'accord du parti socialiste, sur tout le territoire suisse.

Le 27 mai 1941, la FSS est interdite à son tour, et le groupe FSS est exclu du Conseil national.

Le Parti suisse du travail (PST) est fondé le 21 mai 1944 à Bâle.

Aux élections de 1947, le PST obtient 5,1 % des voix et sept sièges, un score qui demeure son meilleur résultat jusqu'à aujourd'hui.

En 1969, dissolution des jeunesses du PST à la suite des évènements de 1968, et fondation des POCH, du RML et du PSA.

En 1971, introduction d'un quota pour les femmes : premières députées au Conseil national (Nelly Wicky).

En 2003, réélection de deux représentants au Conseil national.

En 2007, la Vaudoise Marianne Huguenin est la seule élue au Conseil national. Elle laissera sa place à Josef Zisyadis.

En 2011, il perd son dernier siège au Conseil national, et n'est désormais plus représenté à l'échelon fédéral.

En 2015, le parti fait son retour au Parlement avec l'élection du président du Locle Denis de la Reussille au Conseil national, dans le canton de Neuchâtel[2]

Idéologie[modifier | modifier le code]

Connu dans les cantons de Berne[3], de Neuchâtel, de Vaud et du Jura sous le nom de Parti ouvrier et populaire (POP), le Parti suisse du travail se propose les buts suivants :

  • Défendre et promouvoir les intérêts matériels et culturels de la population de la Suisse, sur la base d'un socialisme démocratique s'inspirant en permanence de l'analyse scientifique de la société et des traditions humanistes. Il entend par là le développement libre, pacifique, digne et humain de chacun-e comme condition du libre développement de toutes et tous et cela en harmonie avec la nature et l'environnement ;
  • Réaliser l'égalité des droits entre femmes et hommes et contribuer à les libérer de toute exploitation et de tout assujettissement ;
  • Défendre et développer les droits démocratiques de toutes et tous et dans tous les domaines ;
  • Contribuer à réunir une large majorité en faveur du dépassement du capitalisme et du développement socialiste de la société suisse ;
  • Contribuer à la recherche et à la consolidation de la paix dans le monde ;
  • Développer la solidarité internationale entre les peuples, entre les travailleuses et travailleurs, entre les femmes, les hommes et les enfants de la terre et contribuer à réaliser l'égalité des droits entre les peuples et à libérer ceux-ci de toute exploitation et de tout assujettissement.

Le PST se réclame, de manière critique, de l'héritage des mouvements pour le socialisme et des luttes des peuples pour leur indépendance. Dans ses réflexions comme dans ses actions, il s'appuie sur les analyses développées par Marx et d'autres théoriciens du mouvement révolutionnaire. Dans sa lutte pour la défense des exploités, il prend en considération l'existence des contradictions entre les classes.

Organisation[modifier | modifier le code]

Le Parti suisse du travail est dirigé par le comité directeur. Le comité directeur ainsi que le président et le secrétaire sont élus par le comité central, lui-même élu par le Congrès national.

Représentation au sein du Parti de la gauche européenne[modifier | modifier le code]

Comme chaque parti membre, le PST envoie deux délégués au bureau de la Parti de la gauche européenne. Élus au congrès de Prague, les deux délégués du PST sont Brigitte Berthouzoz et Norberto Crivelli[4].

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections au Conseil national[modifier | modifier le code]

Année  % Sièges
1947 5,1
7 / 194
1951 2,7
5 / 196
1955 2,6
4 / 196
1959 2,7
3 / 196
1963 2,2
4 / 200
1967 2,9
5 / 200
1971 2,6
5 / 200
1975 2,4
4 / 200
1979 2,1
3 / 200
1983 0,9
1 / 200
1987 0,8
1 / 200
1991 0,8
2 / 200
1995 1,2
3 / 200
1999 1,0
2 / 200
2003 0,7
2 / 200
2007 0,7
1 / 200
2011 0,5
0 / 200
2015 0,8 [5]
1 / 200

Élections au Conseil d'État[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Karl Hofmaier et alii, Que veut le Parti du travail, 1945, 101 p.
  • André Rauber, Histoire du mouvement communiste suisse, éditions Slatkine, Genève, 1997. (ISBN 2-0510-1784-0)
  • Pierre Jeanneret, Popistes : histoire du Parti ouvrier et populaire vaudois (1943-2001), Lausanne, 2002. (ISBN 2-8290-0272-5)

Références[modifier | modifier le code]