Saint-Michel-de-Chavaignes

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Saint-Michel-de-Chavaignes
Saint-Michel-de-Chavaignes
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Canton Saint-Calais
Intercommunalité Le Gesnois Bilurien
Maire
Mandat
Michel Froger
2014-2020
Code postal 72440
Code commune 72303
Démographie
Gentilé Chavaignais
Population
municipale
740 hab. (2016 en diminution de 7,62 % par rapport à 2011)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 01′ 06″ nord, 0° 34′ 21″ est
Altitude Min. 78 m
Max. 158 m
Superficie 18,37 km2
Localisation

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Saint-Michel-de-Chavaignes est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 740 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Michel-de-Chavaignes
Dollon
Thorigné-sur-Dué Saint-Michel-de-Chavaignes Coudrecieux
Le Breil-sur-Mérize Bouloire

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les Baumeries, les Bois, le Chat qui Fume, la Grande Bardière.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Anciens noms : Savinaria (incertain) ; seu de Campo Vineo ; Sti-Michaeli de Chavaigneo[réf. nécessaire].

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Chavaigne-sur-Nogue[1].

Le gentilé est Chavaignais.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Dans l'Antiquité, les habitants étaient appelés « Sorciers ».

En 1779, une dysenterie épidémique décima, en moins de deux mois, la population de Saint-Michel. Les habitants, justement effrayés, décidèrent la fermeture du cimetière qui entourait l’église, et firent l’acquisition du terrain où fut ouvert immédiatement celui actuel, recevant ainsi les nombreuses victimes de cette épidémie, dont le curé de l’époque Martin.

Il ne reste de l'ancien cimetière, dont le sol, converti en une petite place, s'élevait au-dessus de celui du bourg, qu'une espèce de talus qui sert de base à l'église.

En juin ou juillet 1944, un Messerschmitt 109 est tombé non loin du village, mais personne ne sait qui pilotait, de quelle unité il s'agissait et pourquoi il s'est écrasé là[réf. nécessaire]. Le même jour un autre avion est descendu sur la commune de Lavaré, tuant son pilote.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
décembre 1999 mars 2001 Lionel Fontaine    
mars 2001 mars 2008 Solange Chambrier    
mars 2008[2] mars 2014 Sylvie Bourinet SE Directrice de maison d'édition
mars 2014[3] En cours Michel Froger SE Exploitant agricole
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

En 2016, la commune comptait 740 habitants[Note 2], en diminution de 7,62 % par rapport à 2011 (Sarthe : +0,33 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1101 0421 2041 1851 3061 3491 3591 3691 371
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4161 4521 4321 4421 4041 2731 2751 2761 276
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2271 2411 1641 0931 0681 012973969940
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
902817748682702740756795758
2016 - - - - - - - -
740--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
  • De 1803 à 1812 : 89 mariages, 347 naissances, 290 décès.
  • De 1813 à 1822 : 122 mariages, 356 naissances, 248 décès.
  • De 1823 à 1832 : 96 mariages, 376 naissances, 215 décès.
  • De 1975 à 1982 : 38 naissances, 60 décès.
  • De 1982 à 1990 : 47 naissances, 70 décès.
  • De 1990 à 1999 : 75 naissances, 69 décès.

Économie[modifier | modifier le code]

L’histoire de la commune, mais aussi son économie, est liée à celle de son château et des seigneurs qui, par leur présence, assurèrent travail et revenu. La châtellerie moderne de Lassay naquit de la fusion de trois fiefs, dont celui de Saint-Michel qui est le plus ancien puisqu’il est attesté dès la fin du XIe siècle. À partir du XVIe siècle, seul subsiste le nouveau domaine de Lassay. Lassay avait un château fortifié, avec haute justice et prison, droits de banalités pour le moulin et même droit de poids et mesures. En 1776, un inventaire évalue la terre de Lassay à 185 000 livres pour un total d’environ 600 hectares de terres labourables. Le manoir de Lassay possédait également de nombreux étangs qui remplissaient une fonction économique non négligeable : outre l’élevage de carpes, barbeaux, brochets, truites, tanches, anguilles et perches, on y attirait le gibier d’eau (hérons, bécasses, canards, oies, sarcelles) alors très recherché [7]. Les terres de Lassay sont vendues pendant la Révolution comme biens nationaux [8]. Dans le Cahier de doléances de Saint-Michel-de-Chavaignes (présenté à l’Assemblée du tiers-état du maillage principal du Maine le 9 mars 1789) l'un des fléaux dénoncés est « le nombre prodigieux de pigeons » détenus par les « seigneurs ».

À la fin du XVIIIe siècle, Saint-Michel-de-Chavaignes vit de l’agriculture (céréales, chanvre, vignes, élevage) et de l’artisanat (tissage de chanvre, fabrication de toiles), favorisé par le train Mamers-Saint-Calais ouvert en 1873. Il était alors fabriqué 1500 à 1600 pièces de toiles dites « canevas » de 35 aun. de long (41,685 m.) sur 1 aun. de large (1,91 m) [9]. À cette époque, le village compte trente à quarante fabricants de toiles et plus de trois cents ouvriers tisseurs dont la production est vendue dans les villes. Cependant, l’arrêt en 1977 de la ligne de chemin de fer entraîna la fin de cette activité.

Au XIXe siècle, c’est au château de Saint-Paul à Saint-Michel-de-Chavaignes que vécut une figure de la louveterie dans la province du Maine : le vicomte Pierre Désiré Beauvais de Saint-Paul. Louvetier de 1850 à 1883, il a laissé un ouvrage très intéressant et rare, Souvenirs d’un vieux louvetier - chasses, chasseurs, sport du Maine et de Normandie, paru en 1892 et dont la médiathèque Louis-Aragon du Mans possède un exemplaire.

Au début du XXe siècle, on cultive à Saint-Michel surtout la pomme de terre et on y élève des porcs, des veaux et des chevaux percherons. Quelques vignes situées sur les coteaux donnent un excellent vin très apprécié dans le pays (Annuaire général 1910-1911 du Mans & de la Sarthe ). De nombreux métiers y sont présents (sabotier, cerclier, tisserand, bourrelier, maréchal ferrant, forgeron, charron, etc.) sans parler des nombreux commerces.

C’est en 1947 qu’apparaît la première coopérative agricole, devenue CUMA, encore active aujourd’hui (achat de matériels agricoles).

En 1951, grâce au registre retrouvé dans les archives municipales, ce ne sont pas moins de 137 exploitations agricoles qui étaient recensées, allant de plus de 61 hectares pour la plus importante à 2 hectares pour la plus petite. Tous ces petits bordages, dont tant de gens ont vécu, ont disparu ou ont été transformés en habitations principales ou secondaires. Les chiffres font état de 124 exploitations en 1954, 113 en 1962, 98 en 1965, 89 en 1971, 68 en 1981 et 63 en 1984. Certaines cultures, encore très présentes en 1950, ont aujourd’hui totalement disparu, comme le trèfle incarnat, la betterave fourragère, la pomme de terre, la citrouille, la luzerne, le blé noir, le chanvre. En revanche, d’autres sont apparues comme le tournesol, le colza, l’ensilage d’herbe et maïs. En 2004, 400 000 poussins (dindonneaux, poulets, pintadeaux) grandissaient à Saint-Michel-de-Chavaignes, de quoi nourrir une ville d’environ 90 000 habitants pendant un an [10].

Le canton de Bouloire auquel Saint-Michel-de-Chavaignes a appartenu jusqu’en 2015, comptait 509 agriculteurs en 1979 et 199 en 2010. En 1979 et 2010, le canton a perdu 61 % de ses exploitants agricoles quand la population globale augmentait de 18 %. L’emploi dans le tertiaire a augmenté régulièrement. L’emploi dans l’industrie a lui connu une augmentation jusque dans les années 1980 puis une diminution dans les années 2000. On constate une diminution constante des actifs agricoles depuis 1968.

En 2013, Saint-Michel-de-Chavaignes comptait 15 exploitations agricoles cultivant 1850 hectares d’une superficie moyenne de 123 ha. Avec Bouloire, Saint-Michel-de-Chavaignes est la commune du canton qui comptait le plus d’exploitations et d’exploitants. L’âge moyen des agriculteurs en 2013 était de 46 ans, plus faible que la moyenne de la Sarthe [11]. Le nombre d’exploitants de moins de 30 ans est ici plus élevé que celui des plus de 60 ans. En 2013, les cultures de vente (blé, maïs, colza), les bovins lait et les bovins viande, les porcs ainsi que l’aviculture standard et label (Poulets de Loué) figuraient parmi les principales productions.

Depuis 2008, un exploitant en maraîchage bio, situé à la Grande Rivière, fournit trois AMAP (groupement de consommateurs) en paniers hebdomadaires de légumes de saison.

En 2013, un agriculteur de la commune a créé sur le site de son exploitation la première unité de méthanisation de la Sarthe.

En 2009, le revenu fiscal médian de Saint-Michel-de-Chavaignes était de 14 490 € selon l’INSEE.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Michel.
  • Église Saint-Michel, inscrite aux Monuments historiques depuis le 20 juin 1952[12]. La nef et le chœur lambrissés sont ornés d'une fresque sur bois de près de 300 m2 exécutée par Pierre Honoré Chadaigne vers 1859, relayé par le peintre Dubois de Chartres en 1861. Entre chaque ferme de la charpente, les mois sont délimités ainsi que les jours qui eux sont illustrés par la représentation d'un saint. Les mois sont inscrits au sommet de la voûte. Une statue en plâtre originale de la Vierge assise, à l'Enfant par Hélène Bertaux.
  • Château de Lassay, construction du XVIIIe siècle sur les restes d'un château fort du XIIIe siècle.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

  • Manifestation culturelle : Mains d'art. Semaine des métiers d'art (marché, stages de formation, prix Hélène Bertaux) organisée généralement durant la deuxième quinzaine d'avril.

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Hélène Bertaux, sculpteur (1825-1909), épouse de Léon Bertaux (1827-1915), également statuaire, a passé les dernières années de sa vie à Saint-Michel-de-Chavaignes (1897-1909), où elle avait une propriété (château de Lassay). Elle y est décédée et enterrée. Elle fut la créatrice (en 1881) et la première présidente de l'Union des femmes peintres et sculpteurs (UFPS). Son action militante permit aux artistes femmes d'entrer à l'École nationale des Beaux-Arts de Paris à partir de 1897, puis de concourir au Prix de Rome (1903). À l'occasion du centenaire de sa mort, la salle communale a été rebaptisée salle communale Hélène-Bertaux et depuis 2009, la municipalité et le Comité « Mains d'art » organisent chaque année le prix Hélène-Bertaux.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2016.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. « Maire, Sylvie Bourinet ne se représentera pas », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 25 octobre 2015)
  3. « Les nouveaux maires et adjoints déjà élus en Sarthe », Le Maine libre, (consulté le 30 mars 2014).
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  7. Grandière Roger, Les manoirs ruraux et leurs seigneurs, fin XVe siècle, l’exemple du Haut-Maine.
  8. Pesche, Dictionnaire topographique.
  9. Dictionnaire historique et statistique, Archives départementales de la Sarthe.
  10. Le Journal des Comices du canton de Bouloire, 2004.
  11. Repérage des agriculteurs de plus de 50 ans - Canton de Bouloire, Chambre d’agriculture de la Sarthe et Terres d’avenir, 12 décembre 2013.
  12. « Église », notice no PA00109950, base Mérimée, ministère français de la Culture.