Saint-Corneille

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Saint-Corneille
Saint-Corneille
La mairie.
Blason de Saint-Corneille
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Intercommunalité Communauté de communes Le Gesnois Bilurien
Maire
Mandat
Michel Pré
2020-2026
Code postal 72460
Code commune 72275
Démographie
Gentilé Cornélien
Population
municipale
1 466 hab. (2018 en augmentation de 10,73 % par rapport à 2013)
Densité 131 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 02″ nord, 0° 20′ 34″ est
Altitude Min. 52 m
Max. 75 m
Superficie 11,16 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Le Mans
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Savigné-l'Évêque
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Corneille

Saint-Corneille est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 1 466 habitants[Note 1] (les Cornéliens).

La commune fait partie de la province historique du Maine[1], et se situe dans le Haut-Maine (Maine roux).

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Corneille est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Mans, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 144 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue du village en mai 2008.

Le village de Saint-Corneille est à l'écart des grands axes de communication. On peut néanmoins trouver la trace de l'existence d'une paroisse dès 1036. Son histoire ecclésiastique est marquée par l'édification par Guillaume-des-Usages d'un prieuré transformé en 1393 en abbaye. Cette abbaye de la Perrigne, ou de Saint-Louis-des-Usages, devient peu après une abbaye de religieuses de l'ordre de Saint-Augustin. En 1700, les lieux comptent douze religieuses. Parallèlement, la commune subit l'influence de la châtellenie de Touvoie, située sur la rive gauche de la Vive Parence. La seigneurie de paroisse est en effet annexée au château appartenant à l'évêque, qui dispose d'une juridiction temporelle, civile, criminelle et de police. Ce château de Touvoie (reconstruit à la fin du XVIIIe siècle) est en outre la résidence de plaisance favorite des ecclésiastiques manceaux. Ce manoir est rattaché au territoire de la commune au début du XIXe siècle.

Saint-Corneille se retrouve ensuite dans l'histoire en 1871. Les 11 et de cette année marquent les combats entre les troupes françaises et prussiennes dans la région. Notamment entre Saint-Corneille et Montfort où la 1re brigade française et la 17e division prussienne s'affrontent le . À noter que le maire de Saint-Corneille de l'époque, monsieur Haentjens, n'avait pas voté la déclaration de la guerre de 1870.

Le , la IIIe Armée américaine du général Patton ouvre à Saint-Mars-la-Brière un cimetière militaire temporaire. Bien que situé sur la commune de Saint-Mars-la-Brière, il s'appellera cimetière « de Saint-Corneille ». Il accueillera nombre de GIs tombés début août 1944 pour la libération du département de la Sarthe. Les corps seront définitivement transférés au cours de l'année 1948.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
(avant 2001) mai 2020 Patrick Gaudré[7] SE Technicien informatique
mai 2020[8] En cours Michel Pré SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10].

En 2018, la commune comptait 1 466 habitants[Note 4], en augmentation de 10,73 % par rapport à 2013 (Sarthe : −0,54 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
646379736889896860866867809
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
850815792793788778771755743
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
736775787704684630611601649
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
6386215907267358261 0121 1831 404
2018 - - - - - - - -
1 466--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
Répartition Hommes/Femmes
2006 1999
Population totale 1012 826
Part des Hommes (%) 51,1 50,6
Part des Femmes (%) 48,9 49,4
Sources Insee, enquête annuelle de recensement 2006

Économie[modifier | modifier le code]

  • Population active : 521
    • Actifs occupés : 494
    • Chômeurs : 27

Taux d'activité : 81,8 % ; Taux de chômage : 5,2 %

  • Inactifs : 391
    • Retraités ou préretraités : 15,4 %
    • Élèves, étudiants, stagiaires non rémunérés : 4,6 %
    • Autres inactifs : 28,5 %
  • Ensemble des résidences principales :
    • Taux de propriétaires : 73,3 %
    • Taux de locataires : 23,5 %
  • Revenu annuel moyen par habitant (1999 - Moyenne nationale = 15 027 ) : 16 668 
  • Jeunes scolarisés (1999 - Myn. nat. = 25 %) : 24,3 %
  • Répartition par CSP :
    • Agriculteurs (1999 - Myn.Nat. = 2,4 %) : 7,8 %
    • Artisans, commerçants, chefs d'entreprise (1999 - Myn.Nat. = 6,4 %) : 8,8 %
    • Cadres, professions intellectuelles (1999 - Myn.Nat. = 12,1 %) : 1 %
    • Professions intermédiaires (1999 - Myn.Nat. = 22,1 %) : 17,6 %
    • Employés (1999 - Myn.Nat. = 29,9 %) : 34,3 %
    • Ouvriers (1999 - Myn.Nat. = 27,1 %) : 30,4 %
  • L'activité économique :
    • Écoles : maternelle et primaire publiques
    • Banque : Point vert du Crédit agricole, agence postale
    • Commerces : épicier-boucher-charcutier, boulanger-pâtissier, coiffure
    • Artisans : aménagement intérieur, plâtrier-plaquiste, menuisier, charpentier
    • Autres : 1 horticulteur, 1 agriculteur producteur de fromages de chèvre fermiers, chambres d'hôtes.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Corneille.
  • Église du XIe ou XIIe siècle.
Les fondations de l'église datent certainement de l'époque carolingienne, mais il n'existe plus aujourd'hui de traces de cette première construction. L'édifice actuel, daté du XIe siècle, est dédié à saint Corneille, pape de 251 à 253 et saint invoqué pour la protection des animaux. Depuis le Moyen Âge, l'église a connu de nombreux remaniements.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Arme de Saint-Corneille

Les armes de la commune de Saint-Corneille se blasonnent ainsi :
D'or aux trois coqs contournés de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, superficie : répertoire géographique des communes[13].
  1. Claude-Marin Saugrain, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, vol. 3, , p. 270
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Le Mans », sur insee.fr (consulté le 3 avril 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  7. Réélection 2014 : « De nouveaux maires et adjoints élus dès ce vendredi soir », Le Maine libre, (consulté le 29 mars 2014).
  8. « Municipales à Saint-Corneille. Michel Pré est le nouveau maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 21 février 2021).
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  13. Site de l'IGN.

Liens externes[modifier | modifier le code]