Connerré

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Connerré
Connerré
L'église Saint-Symphorien.
Blason de Connerré
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Intercommunalité Communauté de communes Le Gesnois Bilurien
Maire
Mandat
Arnaud Mongella
2020-2026
Code postal 72160
Code commune 72090
Démographie
Gentilé Conneréen
Population
municipale
2 916 hab. (2018 en augmentation de 1,43 % par rapport à 2013)
Densité 176 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 03′ 39″ nord, 0° 29′ 43″ est
Altitude Min. 60 m
Max. 145 m
Superficie 16,60 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Connerré
(ville-centre)
Aire d'attraction Le Mans
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Savigné-l'Évêque
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Connerré
Liens
Site web www.connerre.fr

Connerré est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 2 916 habitants[Note 1] (les « Connerréens »).

La commune fait partie de la province historique du Maine[1], et se situe dans le Haut-Maine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Connerré se trouve dans la région naturelle du Perche. Elle est située à 25 kilomètres à l'est du Mans, à 19 kilomètres au sud-ouest de La Ferté-Bernard sur l'ex-nationale 23 la reliant à Paris à 160 kilomètres. L'autoroute A11 passe au nord de la commune.

La commune est desservie par la gare de Connerré - Beillé à 1,5 kilomètre du centre-bourg. La fin de la LGV Atlantique est actuellement située sur la commune.

La ville est traversée par l'Huisne et le Dué.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Connerré est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Connerré, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[5] et 3 947 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Mans, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 144 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[8],[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès l'époque romaine, la localité est traversée par une voie reliant Le Mans à Chartres. Le bourg et l'église sont assis sur une immense nécropole mérovingienne dont de vastes cimetières ont été plusieurs fois mis au jour.

Ainsi, en 1803, lors de fouilles accidentelles à l'emplacement de l'ancienne chapelle Sainte-Anne, environ quarante tombeaux mérovingiens sont découverts.

En 1407, Charles VI, qui avait acquis la terre de Connerré de Bouchard de Courtremblay, en fait don au chapitre de Saint-Julien du Mans. Le bourg a conservé près de l'église quelques vestiges de son ancienne enceinte. Construite au XVIe siècle à la suite d'une autorisation accordée par une lettre d'Henri III datée d'août 1578, elle a permis à la localité d'obtenir le titre de ville. Son érection a pour but principal de protéger l'activité marchande.

Le 21 avril 1731, la ville est en partie ravagée par un incendie qui détruit deux églises et cent-trente-trois maisons. Sa situation géographique en fait un lieu d'étape et de commerce.

Le 25 novembre 1870, durant la guerre franco-allemande, eut lieu l'affaire de Connerré où furent engagés les Francs-tireurs de Pont-l'Abbé.

Aujourd'hui, la commune est traversée par la route de Paris. Sa vocation commerciale connaît son apogée au XXe siècle. Ainsi, aux alentours des années 1920, c'est une commune très industrielle, où sont exploitées notamment trois tanneries, deux usines de toile mécanique et une poterie.

C'est en effet dès le début du XXe siècle qu'elle devient le centre de la poterie sarthoise. L'installation de potiers est certainement favorisée par l'installation du chemin de fer en 1854.

C'est également en ce début de XXe siècle qu'Albert Lhuissier achète un petit commerce qu'il transforme en charcuterie. Il va très vite, par son sens des affaires, faire de la commune la capitale des rillettes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 Michel Beaufils[10] DVG Imprimeur, conseiller général du canton de Montfort-le-Gesnois (1961 → 1985)
René Blanchard   Retraité
Suzanne Jalinier PS Principale du collège retraitée
[11] mai 2020 Christophe Chaudun[12] PS Professeur de collège, conseiller général du canton de Montfort-le-Gesnois (2011 → 2015), conseiller départemental du canton de Savigné-l'Évêque (2015 → ), président de la CC du Pays des Brières et du Gesnois (2014 → 2016), président du Gesnois Bilurien (2017 → )
mai 2020[13] En cours Arnaud Mongella SE Formateur et enseignant
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2018, la commune comptait 2 916 habitants[Note 4], en augmentation de 1,43 % par rapport à 2013 (Sarthe : −0,54 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4301 3191 3071 4381 5001 6111 6951 7751 868
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9041 9192 0052 2072 2272 3462 3602 3732 323
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 2502 2612 2322 0812 1242 1502 2402 2722 163
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 4252 3832 5232 6352 5452 5902 8372 8722 861
2017 2018 - - - - - - -
2 9022 916-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La ville de Connerré s'enrichit d'industries essentiellement alimentaires.

S'y trouvent notamment :

  • des artisans bouchers-charcutiers (charcuterie Després, boucherie Dubois et boucherie-charcuterie Bréhault).
  • des sociétés comme Charles Christ (spécialisée principalement dans la choucroute et cassoulets, produits bio).
  • la maison Prunier depuis 1931 (spécialités charcutières haut de gamme, dont les rillettes du Mans).
  • une usine de fabrication de produits de maroquinerie (les Ateliers de Connerré).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Symphorien (place de la République). On y trouve deux objets classés à titre d'objets aux Monuments historiques (1993) : une clôture de chœur (grille de communion) du XVIIIe siècle, et la plaque funéraire de Gervais Mailloche, curé de Connerré au XVIe siècle.
  • Logis de la Jatterie, maison de maître de Connerré, domine le bourg, inscrite au titre des monuments historiques en 1996[18]. Elle est construite en 1768 par René Chalain, entrepreneur de bâtiments. Elle reste dans sa descendance jusqu'en 1990 et est ensuite rachetée par Ludovic de La Poeze d'Harambure lequel a procédé à une restauration complète à la suite de laquelle il organise chaque année le festival de musique classique de la Jatterie.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Chaque dernier samedi du mois d'août se déroule à Connerré le festival Les Troubles Villes qui réunit des artistes de rue, de théâtre, des musiciens, du cirque, etc.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Dom Julien Garnier (1670-1725), savant bénédictin, né à Connerré.
  • Le 24 juin 1953, Jean Marco s'est tué dans un accident de voiture au lieu-dit l'Épinay.
  • Robert Jarry, né en 1924 à Connerré (maire du Mans de 1977 à 2001).
  • Bernard Pierre Wolff, né en 1930 à Connerré[19], photographe principalement connu pour ses noirs et blancs.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Connerré Blason
D'azur semé de fleur de lys d'or aux trois clefs d'argent, les deux du chef adossées brochant sur le tout [20].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Claude-Marin Saugrain, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, vol. 1, , p. 901
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  5. « Unité urbaine 2020 de Connerré », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 3 avril 2021).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Le Mans », sur insee.fr (consulté le 3 avril 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  10. La fiche biographique de BEAUFILS Michel sur le Maitron en ligne
  11. « Christophe Chaudun succède à Suzanne Jalinier », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 26 décembre 2014).
  12. Réélection 2014 : « Les maires élus suite aux élections municipales de mars 2014 », sur le site de la Préfecture de la Sarthe (consulté le 13 avril 2014).
  13. « Municipales. Connerré : Arnaud Mongella succède à Christophe Chaudun », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 27 août 2020).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. « Logis de la Jatterie », notice no PA72000002, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. Encyclopædia Universalis, « BERNARD-PIERRE WOLFF », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 24 juillet 2017).
  20. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=1045