Sainte-Cérotte

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Sainte-Cérotte
Sainte-Cérotte
Le bourg sous la neige.
Blason de Sainte-Cérotte
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Intercommunalité Communauté de communes des Vallées de la Braye et de l'Anille
Maire
Mandat
Yves Foucault
2020-2026
Code postal 72120
Code commune 72272
Démographie
Gentilé Cérottois
Population
municipale
315 hab. (2019 en diminution de 1,25 % par rapport à 2013)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 02″ nord, 0° 41′ 15″ est
Altitude Min. 104 m
Max. 167 m
Superficie 14,36 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Calais
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Calais
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Sainte-Cérotte
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Sainte-Cérotte

Sainte-Cérotte est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 315 habitants[Note 1]. Elle appartient à la communauté de communes des Vallées de la Braye et de l'Anille.

La commune fait partie de la province historique du Maine[1], et se situe dans le Haut-Maine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le bourg est le plus haut du canton. L'altitude de la commune oscille en effet entre 104 et 167 mètres. La commune est traversée par la rivière Tusson, formant des vallons boisés et des bocages préservés.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sainte-Cérotte
Écorpain Montaillé Saint-Calais
Évaillé Sainte-Cérotte Saint-Gervais-de-Vic
Cogners

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sainte-Cérotte est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Calais, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 10 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (97,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (62,3 %), prairies (34 %), zones urbanisées (2,1 %), zones agricoles hétérogènes (0,9 %), forêts (0,7 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Sainte Cérotte était une compagne d'Osmane, sainte irlandaise débarquée dans la baie de Saint-Brieuc au VIIe siècle (voir Sainte-Osmane, commune voisine).

La commune est appelée Saen-Çrott' en parler sarthois.

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Cérotte-en-Bel-Air[9].

Le gentilé est Cérottois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, la paroisse relève en grande partie de la châtellenie de Saint-Calais. En 1465 notamment, le curé avoue tenir du seigneur le presbytère, la cure et ses appartenances. Plusieurs fiefs se partagent alors le territoire de la paroisse : la terre de Vau appartient au XIXe siècle au marquis de Musset qui en réaménage le château et les jardins à l'anglaise. Le fief de la Chevalerie dépend de la baronnie de Bouloire.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
(avant 2001) mars 2008 Roger Durand    
mars 2008 mai 2020 Joël Renvoisé[10] SE  
mai 2020[11] En cours Yves Foucault SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13].

En 2019, la commune comptait 315 habitants[Note 4], en diminution de 1,25 % par rapport à 2013 (Sarthe : −0,46 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
512517555559522599562519500
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
488478455409416407422423458
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
446424463429423431428420412
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
351334295295300314323325319
2018 2019 - - - - - - -
315315-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Cérotte, classée au titre des monuments historiques en 1926[15], semble remonter au XIIe siècle. Le chœur fut rebâti à la fin du XVIe siècle par Gilles d'Orléans, l'architecte du clocher de l'église Notre-Dame de Saint-Calais. Dans l'église se trouve une terre cuite de sainte Barbe qui date du XVIIe siècle.
  • Manoir de la Chevallerie, du XVe siècle, partiellement classé et inscrit au titre des monuments historiques en 1986[16], route d'Évaillé.
  • Château du Vau.
  • Ancien presbytère, avec son porche en tuffeau du XVe siècle, ancienne demeure seigneuriale au cours du Moyen Âge avant d'être cédé à l'Église, puis à des particuliers dans les années 1970.
  • Paysage cérottois à travers la vallée du Tusson et ses bocages, ses bois, qui a gardé un caractère typique rural sarthois.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Association[modifier | modifier le code]

Depuis fin 2009, la commune abrite une association de jeunes qui tente de revitaliser Sainte-Cérotte, le Front de Libération Cérottois. Son but est de donner un nouveau souffle aux « ghettos ruraux » derrière des valeurs libertaires, sociales et culturelles, notamment par l'organisation d'événements passés et à venir, basés sur l'autogestion (concerts, rencontres, soirées). Le groupe, revendiquant une dizaine de membres actifs, est investi dans la vie associative locale, comme dans le festival Soirs au Village de Saint-Calais. En , le FLC est même mentionné sur Le Maine libre et Le Mans Télévision par le groupe de punk sarthois Swindle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2019.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Claude-Marin Saugrain, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, vol. 3, , p. 370
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Saint-Calais », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Réélection 2014 : « Les nouveaux maires et adjoints déjà élus en Sarthe », Le Maine libre, (consulté le ).
  11. « Municipales 2020. Sainte-Cérotte : un premier mandat de maire pour Yves Foucault », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  15. « Église », notice no PA00109933, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Manoir de la Chevallerie », notice no PA00109934, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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