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Sainte-Cérotte

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Sainte-Cérotte
Sainte-Cérotte
Le bourg sous la neige.
Blason de Sainte-Cérotte
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Intercommunalité Communauté de communes des Vallées de la Braye et de l'Anille
Maire
Mandat
Yves Foucault
2020-2026
Code postal 72120
Code commune 72272
Démographie
Gentilé Cérottois
Population
municipale
337 hab. (2023 en évolution de +6,65 % par rapport à 2017)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 02″ nord, 0° 41′ 15″ est
Altitude Min. 104 m
Max. 167 m
Superficie 14,36 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Saint-Calais
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Calais
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Sainte-Cérotte
Géolocalisation sur la carte : France
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Sainte-Cérotte
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Sainte-Cérotte
Liens
Site web www.intramuros.org/sainte-cerotteVoir et modifier les données sur Wikidata

Sainte-Cérotte est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 337 habitants[Note 1]. Elle appartient à la communauté de communes des Vallées de la Braye et de l'Anille.

La commune fait partie de la province historique du Maine[1], et se situe dans le Haut-Maine.

Géographie

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Le bourg est le plus haut du canton. L'altitude de la commune oscille en effet entre 104 et 167 mètres. La commune est traversée par la rivière Tusson, formant des vallons boisés et des bocages préservés.

Communes limitrophes

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Communes limitrophes de Sainte-Cérotte
Écorpain Montaillé Saint-Calais
Évaillé Sainte-Cérotte Saint-Gervais-de-Vic
Cogners

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation (1 850 h/an) et un été peu pluvieux[5]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 727 mm, avec 11,5 jours de précipitations en janvier et 7,3 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Luart à 20 km à vol d'oiseau[8], est de 12,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 686,4 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,3 °C, atteinte le [Note 2].

Au , Sainte-Cérotte est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Calais, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[12]. Cette aire, qui regroupe 10 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (97,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (62,3 %), prairies (34 %), zones urbanisées (2,1 %), zones agricoles hétérogènes (0,9 %), forêts (0,7 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Sainte Cérotte était une compagne d'Osmane, sainte irlandaise débarquée dans la baie de Saint-Brieuc au VIIe siècle (voir Sainte-Osmane, commune voisine).

La commune est appelée Saen-Çrott' en parler sarthois.

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Cérotte-en-Bel-Air[16].

Le gentilé est Cérottois.

Au Moyen Âge, la paroisse relève en grande partie de la châtellenie de Saint-Calais. En 1465 notamment, le curé avoue tenir du seigneur le presbytère, la cure et ses appartenances. Plusieurs fiefs se partagent alors le territoire de la paroisse : la terre de Vau appartient au XIXe siècle au marquis de Musset qui en réaménage le château et les jardins à l'anglaise. Le fief de la Chevalerie dépend de la baronnie de Bouloire.

Politique et administration

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Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
(avant 2001) mars 2008 Roger Durand    
mars 2008 mai 2020 Joël Renvoisé[17] SE  
mai 2020[18] en cours Yves Foucault SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[20].

En 2023, la commune comptait 337 habitants[Note 4], en évolution de +6,65 % par rapport à 2017 (Sarthe : +0,04 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
512517555559522599562519500
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
488478455409416407422423458
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
446424463429423431428420412
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
351334295295300314323325319
2018 2023 - - - - - - -
315337-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

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  • Église Sainte-Cérotte, classée au titre des monuments historiques en 1926[22], semble remonter au XIIe siècle. Le chœur fut rebâti à la fin du XVIe siècle par Gilles d'Orléans, l'architecte du clocher de l'église Notre-Dame de Saint-Calais. Dans l'église se trouve une terre cuite de sainte Barbe qui date du XVIIe siècle.
  • Manoir de la Chevallerie, du XVe siècle, partiellement classé et inscrit au titre des monuments historiques en 1986[23], route d'Évaillé.
  • Château du Vau.
  • Ancien presbytère, avec son porche en tuffeau du XVe siècle, ancienne demeure seigneuriale au cours du Moyen Âge avant d'être cédé à l'Église, puis à des particuliers dans les années 1970.
  • Paysage cérottois à travers la vallée du Tusson et ses bocages, ses bois, qui a gardé un caractère typique rural sarthois.

Activité et manifestations

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Notes et références

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  1. Population municipale 2023.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. Claude-Marin Saugrain, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, vol. 3, , p. 370
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  3. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  4. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  5. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  6. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  7. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Sainte-Cérotte et Le Luart », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France « Le Luart », sur la commune du Luart - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  10. « Station Météo-France « Le Luart », sur la commune du Luart - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  12. a et b Insee, « Métadonnées de la commune de Sainte-Cérotte ».
  13. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Saint-Calais », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  14. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  15. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  16. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Réélection 2014 : « Les nouveaux maires et adjoints déjà élus en Sarthe », Le Maine libre, (consulté le ).
  18. « Municipales 2020. Sainte-Cérotte : un premier mandat de maire pour Yves Foucault », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  22. « Église », notice no PA00109933, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Manoir de la Chevallerie », notice no PA00109934, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Liens externes

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