Sylvie Bermann

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Sylvie Bermann
Image dans Infobox.
Sylvie Bermann le .
Fonctions
Ambassadeur de France en Russie
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Ambassadrice de France au Royaume-Uni
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Ambassadrice de France en Chine
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Biographie
Naissance
Nom de naissance
Sylvie-Agnès BermannVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
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Distinctions

Sylvie-Agnès Bermann, née le à Salins-les-Bains (Jura)[1], est une diplomate française de carrière, ambassadrice de France en Chine de 2011 à 2014[2] puis au Royaume-Uni de 2014 à 2017 et enfin en Russie de 2017 à 2019[3]. Elle est à chaque fois la première femme à occuper ces fonctions.

Sylvie Bermann était précédemment directrice de la direction des Nations unies, des organisations internationales, des droits de l’Homme et de la Francophonie (NUOI) au Quai d'Orsay[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille d'avocats, elle compte une grand-mère russe[1]. Diplômée de l'université Paris-Sorbonne, de l’Institut d'études politiques de Paris, de l’institut national des langues et civilisations orientales (chinois) et de l’Université des langues et cultures de Pékin, Sylvie Bermann a commencé sa carrière diplomatique en 1979, après un cursus notamment marqué par une année d’études en Chine populaire en 1976, l’année de la mort du président Mao Zedong[5].

Vice-consul au consulat général de France à Hong Kong de 1979 à 1980, elle sert comme troisième puis deuxième secrétaire à l’ambassade de France en Chine de 1980 à 1982. Elle est par la suite chargée du dossier Chine - Hong Kong - Taïwan à la direction d’Asie et Océanie au Quai d’Orsay jusqu’en 1986, année où elle devient alors deuxième conseiller à l’ambassade de France à Moscou. De 1989 à 1992, Sylvie Bermann revient à Paris pour y occuper les fonctions de sous-directrice chargée de l’Asie du Sud-Est[1].

En 1992, elle est nommée deuxième conseillère à la mission permanente de la France auprès de l’organisation des Nations unies à New York. En 1996 elle devient chef du service de la politique étrangère et de sécurité commune, avant de devenir en 2002 ambassadeur représentant permanent de la France auprès de l’union de l'Europe occidentale et du comité politique et de sécurité (« COPS ») de l’Union européenne à Bruxelles.

Elle devient ensuite directrice des Nations unies, des organisations internationales, des droits de l’Homme et de la Francophonie (NUOI) au ministère des Affaires étrangères de décembre 2005 à février 2011.

Sylvie Bermann est nommée ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire en Chine le en remplacement d'Hervé Ladsous[6],[7]. Elle devient alors la première femme à occuper les fonctions d’ambassadeur de France auprès d’un pays membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies[8].

Le , Laurent Fabius annonce la nomination de Sylvie-Agnès Bermann au poste d'ambassadeur de France à Londres, où le , elle succède à Bernard Émié et organise le démentelement des services consulaires français en Ecosse. À la suite de l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République, Sylvie-Agnès Bermann est remplacée par Jean-Pierre Jouyet, tandis qu'elle est nommée ambassadrice à Moscou.

En , elle publie La Chine en eaux profondes[9], livre dans lequel elle expose sa vision de la Chine, ainsi que les changements profonds survenus dans ce pays en trente ans, depuis les années 1970 jusqu'à nos jours. Le livre reçoit bon accueil de la presse[10],[11],[12],[13],[14] malgré des divergences de lectures. On lit ainsi chez l'un : « D'une plume alerte, l'auteure, sinologue, dresse un portrait sans concession de cet immense pays et de ses plaies actuelles, comme l'immense inégalité entre très riches et pauvres, jusqu'aux « mingong », ces laissés-pour-compte des villes, mais aussi le désastre écologique. C'est à petites touches que Sylvie Bermann reste malgré tout optimiste. La Chine, le pays des contradictions et des oxymores, a encore de quoi étonner même si les amoureux de la démocratisation politique risquent d'être déçus »[15], mais ailleurs : « D'aucuns trouveront l'auteure parfois très (trop ?) bienveillante avec l'empire du Milieu. Mais Sylvie Bermann est un des experts les plus pointus sur la Chine. Un de ceux qui connaissent le mieux la culture, les mœurs et l'histoire de ce pays, dont elle parle parfaitement la langue[16] ».

En , Sylvie Bermann quitte ses fonctions d’ambassadeur de France en Russie en faisant valoir ses droits à la retraite. Elle est remplacée par Pierre Lévy depuis le . Par décret du , elle est nommée présidente du conseil d'administration de l'Institut des hautes études de la défense nationale[17].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • La Chine en eaux profondes, Stock, 2017.
  • Goodbye Britannia, Stock, 2021.

Décorations[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, Sylvie Bermann et le président Vladimir Poutine en 2017.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Anne Fulda, « Sylvie Bermann, la Chinoise éternelle », Le Figaro, encart « Le Figaro et vous », samedi 1er / dimanche 2 avril 2017, page 36.
  2. « Sylvie Bermann : en Chine, la France, c’est elle ! », Le Parisien, 5 décembre 2013.
  3. « Moscou a accueilli le nouvel ambassadeur de France en Russie ; Sylvie Bermann succède à Jean-Maurice Ripert », sur Le Courrier de Russie,
  4. www.francophonie.org
  5. Article du quotidien sur le site Les Échos www.lesechos.fr.
  6. « Sylvie Bermann nommée ambassadeur à Pékin » (Le Monde)
  7. Décret du 23 février 2011 portant nomination d'un ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès de la République populaire de Chine, publié sur le site Légifrance [1]
  8. Marc Semo, « Le Quai d’Orsay mis à l’amende pour non-respect des quotas de femmes », sur lemonde.fr, (consulté le 9 mars 2019)
  9. Bermann, Sylvie., La Chine en eaux profondes, Paris, Stock, 339 p. (ISBN 978-2-234-07974-8, OCLC 983212046, lire en ligne)
  10. L'Express, no. 3428, MONDE, mercredi 15 mars 2017, p. EXP68
  11. Le Figaro.fr vendredi 31 mars 2017
  12. "Challenges" jeudi 6 avril 2017, p. 42
  13. « L'ambassadrice Sylvie Bermann a la Chine au coeur », sur Le Journal du dimanche (consulté le 26 août 2020).
  14. Sonia Delesalle-Stolper, « Périples en Chine, entre rebonds et merveilles », sur liberation.fr, Libération, (consulté le 26 août 2020).
  15. Les Echos, no. 22407, Idées & Débats, lundi 20 mars 2017, p. 11
  16. Challenges, jeudi 6 avril 2017, p. 42
  17. Décret du 24 janvier 2020 portant nomination de la présidente du conseil d'administration de l'Institut des hautes études de la défense nationale
  18. Décret du 17 avril 2003 portant promotion et nomination
  19. Décret du 13 juillet 2012 portant promotion et nomination
  20. ORDRE NATIONAL DU MERITE Décret du 13 mai 1996 portant promotion et nomination
  21. Décret du 16 mai 2008 portant promotion et nomination
  22. Décret du 29 mai 2019 portant promotion et nomination
  23. « Compte rendu du Conseil des ministres du 19 juin 2019 », sur Gouvernement.fr (consulté le 19 juin 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]