Thomas Sankara

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Thomas Sankara
Une affiche représentant Thomas Sankara devant le quartier général du Mouvement sankariste à Ouagadougou
Une affiche représentant Thomas Sankara devant le quartier général du Mouvement sankariste à Ouagadougou
Fonctions
Président du Conseil national révolutionnaire du Burkina Faso[N 1]

(4 ans 2 mois et 11 jours)
Prédécesseur Jean-Baptiste Ouédraogo (président du Comité de salut populaire, de facto)
Successeur Blaise Compaoré (président du Front populaire, de facto)
Premier ministre voltaïque

(4 mois et 7 jours)
Président Jean-Baptiste Ouédraogo
Prédécesseur Saye Zerbo (indirectement)
Successeur Youssouf Ouédraogo (indirectement)
Biographie
Nom de naissance Thomas Isidore Noël Sankara
Date de naissance
Lieu de naissance Yako, Haute-Volta
Date de décès (à 37 ans)
Lieu de décès Ouagadougou, Burkina Faso
Nationalité voltaïque (1960-1984)
burkinaise (1984-1987)
Conjoint Mariam Sermé
Enfants Philippe Sankara
Auguste Sankara

Thomas Sankara Thomas Sankara
Premiers ministres de Haute-Volta
Chefs d'État du Burkina Faso

Thomas Sankara, né le à Yako en Haute-Volta et mort assassiné le à Ouagadougou au Burkina Faso, est un homme politique anti-impérialiste, panafricaniste et tiers-mondiste voltaïque, puis burkinabè[1],[2],[3],[4], chef de l’État de la République de Haute-Volta rebaptisée Burkina Faso, de 1983 à 1987.

Il est le maître du pays durant la période de la première révolution burkinabè du au 15 octobre 1987, qu'il finit par totalement incarner. Durant ces quatre années, il mène à marche forcée une politique d'émancipation nationale (qui passe par exemple par le changement du nom de Haute-Volta issu de la colonisation en un nom issu de la tradition africaine : Burkina Faso, qui est un mélange de moré et de dioula et signifie Pays des hommes intègres), de développement du pays, de lutte contre la corruption ou encore de libération des femmes. Le Conseil national de la révolution de Thomas Sankara exerçait cependant une véritable dictature[5] qui donnèrent lieu à de multiples exactions contre les populations.

Il est abattu lors d'un coup d'État qui amène au pouvoir son frère d'armes Blaise Compaoré, le 15 octobre 1987. Son souvenir reste vivace dans la jeunesse burkinabé mais aussi plus généralement en Afrique, qui en a fait une icône, un « Che Guevara » africain, notamment aux côtés de Patrice Lumumba.

Biographie[modifier | modifier le code]

La formation[modifier | modifier le code]

Thomas Isidore Noël Sankara est un Peul-Mossi issu d'une famille catholique. Son père est un ancien combattant et prisonnier de guerre de la Seconde Guerre mondiale. Il fait ses études secondaires d'abord au lycée Ouezzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso, deuxième ville et capitale économique du pays puis, de la seconde au baccalauréat, à Ouagadougou (capitale politique du Burkina), au Prytanée militaire de Kadiogo. Il suit, tout comme Blaise Compaoré, une formation d'officier à l'École militaire inter-armée (EMIA) de Yaoundé au Cameroun, puis à l'Académie militaire d'Antsirabe, à Madagascar, et devient en 1976 commandant du CNEC, le Centre national d'entraînement commando, situé à , dans la province du Nahouri, à 150 km au sud de la capitale. La même année, ils prennent part à un stage d'aguerrissement au Maroc. Ensemble, ils fondent le Regroupement des officiers communistes (ROC) dont les autres membres les plus connus sont Henri Zongo, Boukary Kabore et Jean-Baptiste Lingani.

L'entrée en politique[modifier | modifier le code]

En septembre 1981, il devient secrétaire d'État à l'Information dans le gouvernement du colonel Saye Zerbo avant de démissionner le 21 avril 1982.

Le 7 novembre 1982, un nouveau coup d'État porte au pouvoir le médecin militaire Jean-Baptiste Ouédraogo. Sankara devient Premier ministre en janvier 1983, position acquise grâce au rapport de forces favorable au camp progressiste au sein de l’armée[6], mais il est limogé et mis en résidence surveillée le 17 mai, probablement sous la pression de la France[7],[8],[9],[10].

La Révolution démocratique et populaire[modifier | modifier le code]

Un nouveau coup d'État, le , place Thomas Sankara à la présidence du Conseil national révolutionnaire.

Sur le plan intérieur, il définit son programme comme anti-impérialiste, en particulier dans son « Discours d'orientation politique », écrit en septembre-octobre 1983 par Valère Somé et enregistré dans la salle du Conseil de l'Entente puis diffusé à la radio le [11]. Ainsi, en novembre 1986, Thomas Sankara avait attaqué la France de la cohabitation en présence de François Mitterrand et devant les caméras pour avoir accueilli Pieter Botha, le premier ministre d'Afrique-du-Sud, et Jonas Savimbi chef de l'UNITA, l'un et l'autre « couverts de sang des pieds jusqu'à la tête »[12]. De ce fait, aux yeux de Thomas Sankara, ces gouvernants « en portent aujourd'hui et toujours la responsabilité »[13].

Sur le plan intérieur, son gouvernement retire aux chefs traditionnels les pouvoirs féodaux qu'ils continuaient d'exercer. Il crée les CDR (Comités de défense de la révolution), qui auront toutefois tendance à se comporter en milice révolutionnaire faisant régner la terreur.

L'assassinat[modifier | modifier le code]

Le 15 octobre 1987, Thomas Sankara est assassiné lors d'un coup d'État organisé par un de ses camarades les plus proches, Blaise Compaoré. Plusieurs jours plus tard, il est déclaré « décédé de mort naturelle » par un médecin militaire.

Les responsables et les circonstances de sa mort restent assez mystérieux. Le gouvernement français de l'époque — un gouvernement de cohabitation avec Jacques Chirac Premier ministre et François Mitterrand président de la République — ainsi que plusieurs autres gouvernements africains proches de la France[14],[7] sont ainsi soupçonnés d'avoir soutenu cet assassinat, voire Kadhafi [réf. nécessaire] [15],[7].

Son frère d'armes, Blaise Compaoré, qui lui succède à la tête du Burkina Faso, est soupçonné d'être le principal responsable de son assassinat.

Thomas Sankara et certains de ses camarades tués lors du coup d'État seraient enterrés sans tombe au cimetière de Dagnoën à Ouagadougou (12° 21′ 55,58″ N, 1° 29′ 01,05″ O). Plus tard, de simples tombes en ciment sont construites.

Le , pour la première fois depuis 2007, Mariam Sankara revient à Ouagadougou après le renversement de Blaise Compaoré pour être entendue par le juge chargé d'enquêter sur la mort de son mari[16] et est accueillie par plusieurs milliers de personnes. Des doutes subsistent sur le lieu réel de la sépulture de Sankara et en mai 2015, un juge burkinabè ordonne l'exhumation de corps du cimetière de Dagnoën pour déterminer s'il s'agit de Sankara et quelles sont les conditions de sa mort[17]. Le , Gilbert Diendéré, auteur du putsch raté de 2015 au Burkina Faso, est inculpé pour complicité dans l’assassinat de Thomas Sankara, le [18].

Idées et actions politiques[modifier | modifier le code]

La lutte anti-impérialiste[modifier | modifier le code]

Thomas Sankara est un des chefs du Mouvement des non-alignés. Il côtoie beaucoup de militants d'extrême gauche dans les années 1970 et se lie d'amitié avec certains d'entre eux. Il met en place un groupe d'officiers clandestins d'influence marxiste : le Regroupement des officiers communistes (ROC).

Dans ses discours, il dénonce le colonialisme et le néo-colonialisme, dont celui de la France, en Afrique (notamment les régimes clients de Côte d'Ivoire et du Mali, lequel lance plusieurs fois des actions militaires contre le Burkina Faso, soutenues par la France).

Il se rapproche ainsi de plusieurs pays du bloc socialiste. En octobre 1986, peu avant le sommet Gorbatchev-Reagan à Reykjavik, il se rend une semaine en URSS, mais aussi à Cuba du 25 septembre au , puis une deuxième fois au mois de novembre 1986[6].

Parallèlement, il rejette le fardeau de la dette qui pèse sur les pays en voie de développement. Son discours contre la dette [1], prononcé le 29 juillet 1987 lors d'un sommet de l'OUA, est sans doute le plus connu des discours de Thomas Sankara.

Devant l'ONU[19], il défend le droit des peuples à pouvoir manger à leur faim, boire à leur soif, et à être éduqués. Pendant ces quatre années le Burkina Faso est ainsi, selon les critères géopolitiques nés au milieu des années 1970, la dernière révolution de l'« Afrique progressiste », opposée à l'« Afrique modérée ».

La démocratie participative[modifier | modifier le code]

Souhaitant redonner le pouvoir au peuple, dans une logique de démocratie participative, il crée les CDR (Comités de défense de la révolution) auxquels tout le monde peut participer, et qui assurent la gestion des questions locales et organisent les grandes actions. Les CDR sont coordonnés dans le CNR (Conseil national de la révolution). Cette politique visait à réduire la malnutrition, la soif (avec la construction massive par les CDR de puits et retenues d'eau), la diffusion des maladies (grâce aux politiques de « vaccinations commandos », notamment des enfants, burkinabè ou non) et l'analphabétisme (l'analphabétisme serait passé pour les hommes de 95 % à 80 %, et pour les femmes de 99 % à 98 %, grâce aux « opérations alpha »)[20].

Sankara tente également de rompre avec la société traditionnelle inégalitaire burkinabè, en affaiblissant le pouvoir des chefs de tribus, et en cherchant à intégrer les femmes dans la société à l'égal des hommes.

Il institue la coutume de planter un arbre à chaque grande occasion pour lutter contre la désertification.

Il est le seul président d'Afrique à avoir vendu les luxueuses voitures de fonctions de l'État pour les remplacer par des Renault 5[21],[22]. Il faisait tous ses voyages en classe touriste, ses collaborateurs étant tenus de faire de même. Il est célèbre aussi pour son habitude de toujours visiter Harlem (et d'y faire un discours) avant d'arriver à l'ONU[réf. nécessaire].

Postérité[modifier | modifier le code]

Thomas Sankara

Thomas Sankara est considéré aujourd'hui par une grande partie de la jeunesse burkinabè voire continentale comme une sorte de « Che Guevara africain » (malgré leurs différences importantes). Au Burkina Faso, une multitude de partis et de mouvements de la société civile se revendiquent de lui.

En 2006, le Comité des droits de l'Homme des Nations unies[23] condamne l'absence de tout procès ou de toute enquête de la part du gouvernement burkinabè. Cette décision symbolique constitue une première mondiale dans la lutte contre l'impunité.

Thomas Sankara a été proclamé modèle par la jeunesse africaine au forum social africain de Bamako 2006 et au forum social mondial de Nairobi en 2007.

Depuis le , une avenue de Ouagadougou porte son nom, dans le cadre plus général d'un processus de réhabilitation décrété en 2000 mais bloqué depuis lors[24]. Diverses initiatives visent à rassembler les sankaristes et leurs sympathisants, notamment par le biais d'un comité national d'organisation du vingtième anniversaire de son décès, de célébrer sa mémoire, notamment par des manifestations culturelles, tant au Burkina Faso qu'en divers pays d'implantation de l'émigration burkinabè. En 2007, pour la première fois depuis 19 ans, la veuve de Thomas Sankara, Mariam Serme Sankara, a pu aller se recueillir sur sa tombe présumée lors des 20e commémorations à Ouagadougou[7].

Les différents réseaux internationaux, notamment le CADTM (Comité pour l'annulation des dette illégitimes), ont fait du discours de Sanakara contre la dette en quelque sorte un étendard et une référence de son combat[6].

Publications et discours[modifier | modifier le code]

  • Thomas Sankara, Oser inventer l'avenir, Pathfinder, 1991
  • Thomas Sankara, L'émancipation des femmes et la libération de l'Afrique, Pathfinder, 1990, 2001, 2008.
  • Thomas Sankara, Anthologie des discours de Thomas Sankara, Kontre Kulture, 2013.
  • Thomas Sankara, Recueil de textes introduit par Bruno Jaffré, collection Pensées d'hier pour demain, Éditions du CETIM, 96 pages, 2014, (ISBN 978-2-88053-104-1) [2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Andriamirado Sennen :
    • Il s'appelait Sankara, Paris, Jeune Afrique Livres, 1989
    • Sankara, le rebelle, Paris, Jeune Afrique Livres, 1987
  • Ludo Martens, Sankara, Compaoré et la révolution burkinabé. EPO (Anvers), 1989
  • Bruno Jaffré, Burkina Faso. Les années Sankara, de la révolution à la rectification. L'Harmattan, 1989
  • Skinner, Elliot P., The Mossi of Burkina Faso : Chiefs, Politicians and Soldiers, Waveland Press, Inc., 1989.
  • Valère D Somé, Thomas Sankara, l'espoir assassiné, L'Harmattan, 1990
  • Basile Guissou, Burkina Faso, un espoir en Afrique. L'Harmattan, 1995
  • René Otayek et Al., Le Burkina entre révolution et démocratie, 1983-1993, Karthala, 1996
  • Bruno Jaffré, Biographie de Thomas Sankara. La patrie ou la mort, L'Harmattan, 1997
  • Sawadogo, Alfred Yambangba, Le Président Thomas Sankara : chef de la Révolution burkinabé, 1983-1987 : portrait, Paris/Montréal, l’Harmattan, 2001.
  • Thomas Sankara parle. La révolution au Burkina Faso (1983-1987), 2e édition, Pathfinder, 2007
  • Bruno Jaffré, Biographie de Thomas Sankara. La patrie ou la mort, édition revue et augmentée, L'Harmattan, 2007
  • Ndongo Samba Sylla (Ed.), Redécouvrir Sankara - Martyr de la liberté (Postface de Aziz Salmone Fall), AfricAvenir / Exchange & Dialogue, 2012
  • La liste complète de livres sur Thomas Sankara

Musique[modifier | modifier le code]

Films documentaires[modifier | modifier le code]

  • Robin Shuffield, Thomas Sankara, l'homme intègre, prod. Arte, France 3, 2006[25].
  • Sankara dans mes rimes, film de Baoui Jean Camille Ziba
  • Même pêre même mère, film de voyage d'Alessandro Gagliardo, Julie Ramaïoli, Giuseppe Spina
  • Quand Sankara…, film de Armand Gbaka-Brédé dit Gauz
  • Thomas Sankara, interview de Balufu Bakupa-Kanyinda, auteur du film « Sankara pour mémoire » un film de Michaël Phelippeau
  • Thomas Sankara, film de Balufu Bakupa-Kanyinda
  • Fratricide au Burkina (Thomas Sankara), film de Didier Mauro et Thuy Tiên Ho, 2007
  • Sur les traces de Thomas Sankara & Héritages en partages, film en deux parties du collectif Baraka, 2011[26]
  • Capitaine Thomas Sankara, film de Christophe Cupelin, 2012 [27].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Président du Conseil national révolutionnaire de la République de Haute-Volta jusqu'au .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Graphie officielle au Burkina Faso, pays francophone, au Journal officiel du Burkina (voir « Bienvenue sur le site Officiel du Premier Ministère du Burkina Faso », sur gouvernement.gov.bf, le .
  2. Arrêté français du 4 novembre 1993 relatif à la terminologie des noms d'États et de capitales
  3. Alain Sissao, « Sanou, Salaka. – La littérature burkinabè : l’histoire, les hommes, les œuvres », Cahiers d’études africaines [En ligne], no 171,‎ ([etudesafricaines.revues.org/1538 lire en ligne])
  4. Larousse donne les 3 orthographes sans plus de précision « burkinabé, burkinais, burkinaise, burkinabè »
  5. François Soudan, « Que reste-t-il de Sankara ? », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  6. a, b et c Bruno Jaffré, « Fidel Castro - Thomas Sankara, Cuba - Burkina, des liens encore méconnus », sur https://blogs.mediapart.f, (consulté le 5 mars 2017)
  7. a, b, c et d Evoqué dans la préface et l'introduction du recueil de discours Thomas Sankara parle, le film de Robin Shuffield Thomas Sankara l'Homme Intègre évoque cet élément. Sa famille, exilée en France, à l'occasion du 20e anniversaire de sa mort, accuse tout particulièrement l'intervention de Guy Penne, conseiller pour les affaires africaines du président François Mitterrand.
  8. Association France-Burkina : Guy Penne pour des relations d’amitié renforcées, LeFaso.net, venu au Burkina Faso 15 novembre 2005.
  9. Jean-Baptiste Ouédraogo, Jeune Afrique, 23 janvier 2007.
  10. Guy Martin, « The Historical, Economic, and Political Bases of France's African Policy », The Journal of Modern African Studies, Vol. 23, No 2 (juin, 1985), p. 189-208.
  11. « Discours d’orientation politique du 2 octobre 1983 », sur thomassankara.net (consulté le 2 octobre 2016)
  12. François Léotard, ministre de la Culture et membre du Parti républicain accueillit dans le courant de l'année 1986 Jonas Savimbi. Fin octobre 1986, Peter Botha se déplaça en France mais ne put rencontrer que le secrétaire d'État aux Anciens Combattants.
  13. Bruno Jaffré, Biographie de Thomas Sankara, la patrie ou la mort, Paris, L'Harmattan, 1997 et 2007.
  14. les États clients de la France, comme la Côte d'Ivoire de Félix Houphouët-Boigny.
  15. Il aurait utilisé ce meurtre pour se réconcilier avec la France, selon la thèse de la famille Sankara, réfugiée en France, et la plupart des historiens africains. Voir notamment L'Afrique répond à Sarkozy contre le discours de Dakar, Makhily Gassama (dir.)
  16. Yaya Boudani, « La veuve de Sankara accueillie au Burkina Faso par une foule en liesse », Radio France internationale,
  17. « Burkina : des ossements retrouvés dans la tombe supposée de Thomas Sankara », Jeune Afrique,
  18. « Assassinat de Thomas Sankara: Gilbert Diendéré inculpé pour complicité », sur RFI Afrique (consulté le 6 décembre 2015)
  19. Discours de Thomas Sankara à l'ONU le 4 octobre 1984
  20. Thomas Sankara parle, le film Thomas Sankara l'Homme Intègre et le site http://bv.cdeacf.ca/documents/PDF/rayonalpha/mondealpha/ma5/ma5w.pdf
  21. Patrick Pesnot, Les dessous de la Françafrique, Nouveau Monde éditions, 512 p. (ISBN 9782365839242, lire en ligne)
  22. Patrick Forestier, « Burkina Faso - La chute de Blaise Compaoré », sur ParisMatch.com, (consulté le 29 décembre 2015)
  23. Voir Thomas Sankara : décision historique des Nations unies, Le Monde diplomatique, 11 avril 2006
  24. Une avenue pour Thomas Sankara, Radio France internationale, 9 janvier 2006.
  25. Thomas Sankara, le ’che’ africain sur agoravox.tv. Consulté le 19 novembre 2010.
  26. Sur les traces de Thomas Sankara & Héritages en partages sur le site du collectif Baraka. Consulté le 10 juillet 2012.
  27. Capitaine Thomas Sankara Site officiel du film.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]