Thomas Sankara

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Thomas Sankara
Dessin représentant Thomas Sankara.
Dessin représentant Thomas Sankara.
Fonctions
Président du Conseil national révolutionnaire du Burkina Faso[N 1]
(chef de l'État, de facto)

(4 ans, 2 mois et 11 jours)
Prédécesseur Jean-Baptiste Ouédraogo (président du Comité de salut populaire, de facto)
Successeur Blaise Compaoré (président du Front populaire, de facto)
Premier ministre voltaïque

(4 mois et 7 jours)
Président Jean-Baptiste Ouédraogo
Prédécesseur Saye Zerbo (indirectement)
Successeur Youssouf Ouédraogo (indirectement)
Biographie
Nom de naissance Thomas Isidore Noël Sankara
Date de naissance
Lieu de naissance Yako, Haute-Volta
Date de décès (à 37 ans)
Lieu de décès Ouagadougou, Burkina Faso
Nationalité voltaïque (1960-1984)
burkinaise (1984-1987)
Conjoint Mariam Sermé
Enfants Philippe Sankara
Auguste Sankara

Thomas Sankara Thomas Sankara
Premiers ministres de Haute-Volta
Chefs d'État du Burkina Faso

Thomas Sankara, né le à Yako en Haute-Volta et mort assassiné le à Ouagadougou au Burkina Faso, est un homme d'État anti-impérialiste, panafricaniste et tiers-mondiste voltaïque, puis burkinabè[1],[2],[3],[4], chef de l’État de la République de Haute-Volta rebaptisée Burkina Faso, de 1983 à 1987.

Il est le président du pays durant la période de la première révolution burkinabè du au 15 octobre 1987, qu'il finit par totalement incarner. Durant ces quatre années, il mène à marche forcée, et y compris en recourant à la répression de certains syndicats ou organisations politiques rivales, une politique d'émancipation nationale (qui passe par exemple par le changement du nom de Haute-Volta issu de la colonisation en un nom issu de la tradition africaine : Burkina Faso, qui est un mélange de moré et de dioula et signifie Pays des hommes intègres), de développement du pays, de lutte contre la corruption ou encore de libération des femmes.

Il est abattu lors d'un coup d'État qui amène au pouvoir Blaise Compaoré, le 15 octobre 1987. Son souvenir reste vivace dans la jeunesse burkinabé mais aussi plus généralement en Afrique, qui en a fait une icône, un « Che Guevara africain », aux côtés notamment de Patrice Lumumba.

Biographie[modifier | modifier le code]

La formation[modifier | modifier le code]

Thomas Isidore Noël Sankara est un Peul-Mossi issu d'une famille catholique. Son père est un ancien combattant et prisonnier de guerre de la Seconde Guerre mondiale. Il fait ses études secondaires d'abord au lycée Ouezzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso, deuxième ville et capitale économique du pays puis, de la seconde au baccalauréat, à Ouagadougou (capitale politique du Burkina), au Prytanée militaire de Kadiogo. Durant ses études, il côtoie des fils de colons. Il sert la messe mais refuse d'entrer au séminaire[5]. Il suit, tout comme Blaise Compaoré, une formation d'officier à l'École militaire inter-armée (EMIA) de Yaoundé au Cameroun, puis à l'Académie militaire d'Antsirabe, à Madagascar (où il étudie les sciences politiques, l'économie politique, le français et les sciences agricoles[5]), et devient en 1976 commandant du CNEC, le Centre national d'entraînement commando, situé à , dans la province du Nahouri, à 150 km au sud de la capitale. La même année, ils prennent part à un stage d'aguerrissement au Maroc. Ensemble, ils fondent le Regroupement des officiers communistes (ROC) dont les autres membres les plus connus sont Henri Zongo, Boukary Kabore et Jean-Baptiste Lingani.

Durant ses études à Madagascar, il assiste en 1972 à la révolution qui conduit à la fin du régime néocolonialiste de Philibert Tsiranana. Cela l'amène à concevoir l'idée d'une « révolution démocratique et populaire ». En 1974, il s'illustre militairement lors de la guerre avec le Mali. Capitaine, il créé ensuite une organisation clandestine avec d'autres officiers, se rapproche de militants d'extrême gauche et fait de nombreuses lectures[5].

L'entrée en politique[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1970 et au début des années 1980, le Burkina Faso connaît une alternance de périodes autoritaires et de démocratie parlementaire. Les personnalités politiques sont coupées de la petite bourgeoisie urbaine politisée, et cette scission est renforcée par des scandales financiers. Cela amène de jeunes officiers ambitieux et désireux de moderniser le pays comme Thomas Sankara à s'investir en politique, se posant en contraste avec des hommes politiques plus âgés et moins éduqués. Un coup d'État militaire a lieu en novembre 1980 mais le nouveau régime, bien que populaire, se montre rapidement répressif et lie l'armée à des scandales[5].

En septembre 1981, il devient secrétaire d'État à l'Information dans le gouvernement du colonel Saye Zerbo avant de démissionner le 21 avril 1982, en direct à la télévision, déclarant : « Malheur à ceux qui bâillonnent le peuple »[5].

Le 7 novembre 1982, un nouveau coup d'État porte au pouvoir le médecin militaire Jean-Baptiste Ouédraogo. Sankara devient Premier ministre en janvier 1983, position acquise grâce au rapport de forces favorable au camp progressiste au sein de l’armée[6], mais il est limogé et mis en résidence surveillée le 17 mai, probablement sous la pression de la France[7],[8],[9],[10].

La Révolution démocratique et populaire[modifier | modifier le code]

Un nouveau coup d'État, le , place Thomas Sankara à la présidence du Conseil national révolutionnaire.

Sur le plan intérieur, il définit son programme comme anti-impérialiste, en particulier dans son « Discours d'orientation politique », écrit en septembre-octobre 1983 par Valère Somé et enregistré dans la salle du Conseil de l'Entente puis diffusé à la radio le [11]. Ainsi, en novembre 1986, Thomas Sankara avait attaqué la France de la cohabitation en présence de François Mitterrand et devant les caméras pour avoir accueilli Pieter Botha, le premier ministre d'Afrique-du-Sud, et Jonas Savimbi chef de l'UNITA, l'un et l'autre « couverts de sang des pieds jusqu'à la tête »[12]. De ce fait, aux yeux de Thomas Sankara, ces gouvernants « en portent aujourd'hui et toujours la responsabilité »[13].

Il déclare que ses objectifs sont : « Refuser l'état de survie, desserrer les pressions, libérer nos campagnes d'un immobilisme moyenâgeux ou d'une régression, démocratiser notre société, ouvrir les esprits sur un univers de responsabilité collective pour oser inventer l'avenir. Briser et reconstruire l'administration à travers une autre image du fonctionnaire, plonger notre armée dans le peuple par le travail productif et lui rappeler incessamment que, sans formation patriotique, un militaire n'est qu'un criminel en puissance ». Il s'entoure de cadres compétents, défend la transformation de l'administration, la redistribution des richesses, la libération de la femme, la responsabilisation de la jeunesse, la décentralisation, la lutte contre la corruption, etc. Le 4 août 1984, la République de Haute-Volta est renommée Burkina Faso[5].

Sur le plan intérieur, son gouvernement retire aux chefs traditionnels les pouvoirs féodaux qu'ils continuaient d'exercer[5]. Il crée les CDR (Comités de défense de la révolution), qui sont chargés localement d'exercer le pouvoir au nom du peuple, gérant la sécurité, la formation politique, l'assainissement des quartiers, la production et la consommation de produits locaux ou encore le contrôle budgétaire des ministères. Parfois, ils refusent après débats certains projets nationaux, comme celui de l'« école nouvelle », qu'ils jugent trop radical[5].

Les CDR auront toutefois tendance à se comporter en milice révolutionnaire faisant régner la terreur, luttant contre les syndicats (jugés dangereux car liés à l'opposition du PAI et du PCRV). Thomas Sankara dénonce toutefois certains excès des CDR, souvent liés à des disputes internes[5].

Les dépenses de fonctionnement diminuent pour renforcer l'investissement. Les salaires sont ponctionnés de 5 à 12 % mais les loyers sont déclarés gratuits pendant un an. À Ouagadougou, une friche est réhabilitée en zone industrielle. Le nouveau régime vise à développer une économie ne dépendant plus de l'aide extérieure, que Thomas Sankara décrit ainsi : « Ces aides alimentaires […] qui installent dans nos esprits [...] des réflexes de mendiant, d’assisté, nous n'en voulons vraiment plus ! Il faut produire, produire plus parce qu'il est normal que celui qui vous donne à manger vous dicte également ses volontés ». Les importations de fruits et légumes sont interdites afin d'inciter les commerçants à se fournir dans les zones de production situées dans le sud-ouest du Burkina Faso ; cela est favorisé par la mise en place de nouveaux circuits de distribution et d'une chaîne nationale de magasin. Les CDR permettent aussi aux salariés d'acheter des produits depuis leur lieu de travail. Les fonctionnaires sont incités à porter l'habit traditionnel (Faso dan fani), ce qui conduit de nombreuses femmes à obtenir un revenu propre en tissant ce vêtement directement chez elles[5].

Soucieux d'environnement, il dénonce des responsabilités humaines dans l'avancée du désert. En avril 1985, le CNR lance ainsi les « trois luttes » : fin des coupe de bois abusives et campagne de sensibilisation concernant l'utilisation du gaz, fin des feux de brousse et fin de la divagation des animaux. Le gouvernement mène des projets de barrages alors que des paysans construisent parfois eux-mêmes des retenues d'eau. Thomas Sankara critique également le manque d'aide de la France, dont les entreprises bénéficient pourtant en majorité des marchés liés aux grands travaux[5].

Au niveau international, sa politique rencontre une approbation du mouvement altermondialiste, dans la mesure où il critique les injustices de la mondialisation, le système financier, l'importance du FMI et de la Banque mondiale et la dette des pays du tiers-monde les maintenant dans un cercle vicieux. Le Burkina Faso ne contracte ainsi pas de prêts avec le FMI, l'organisation voulant imposer ses « conditionnalités ». Thomas Sankara considère en effet ce système comme un moyen de « reconquête savamment organisée de l'Afrique, pour que sa croissance et son développement obéissent à des paliers, à des normes qui nous sont totalement étrangers »[5].

Concernant la démocratie, il développe une pensée originale : « Le bulletin de vote et un appareil électoral ne signifient pas, par eux-mêmes, qu'il existe une démocratie. Ceux qui organisent des élections de temps à autre, et ne se préoccupent du peuple qu'avant chaque acte électoral, n'ont pas un système réellement démocratique. […] On ne peut concevoir la démocratie sans que le pouvoir, sous toutes ses formes, soit remis entre les mains du peuple ; le pouvoir économique, militaire, politique, le pouvoir social et culturel »[5].

L'assassinat[modifier | modifier le code]

Thomas Sankara est devenu gênant, du fait de sa lutte contre le néocolonialisme, menaçant la place de la France en Afrique ainsi que le pouvoir des autres chefs d'État d'Afrique de l'Ouest, au comportement plus docile[5]. Le 15 octobre 1987, Thomas Sankara est assassiné lors d'un coup d'État organisé par un de ses camarades les plus proches, Blaise Compaoré (plus disposé à soutenir les intérêts de la France, de la Côte d'Ivoire de Félix Houphouët-Boigny et de la Libye de Mouammar Kadhafi, qui soutiennent ce renversement[5]). Quelques jours plus tard, il est déclaré « décédé de mort naturelle » par un médecin militaire.

Les responsables et les circonstances de sa mort restent assez mystérieux. Le gouvernement français de l'époque — un gouvernement de cohabitation avec Jacques Chirac Premier ministre et François Mitterrand président de la République — ainsi que plusieurs autres gouvernements africains proches de la France[14],[7] sont ainsi soupçonnés d'avoir soutenu cet assassinat, de même que Kadhafi [réf. nécessaire] [15],[7].

Son frère d'armes, Blaise Compaoré, qui lui succède à la tête du Burkina Faso, est soupçonné d'être le principal responsable de son assassinat.

Thomas Sankara et certains de ses camarades tués lors du coup d'État seraient enterrés sans tombe au cimetière de Dagnoën à Ouagadougou (12° 21′ 55,58″ N, 1° 29′ 01,05″ O). Plus tard, de simples tombes en ciment sont construites.

Le , pour la première fois depuis 2007, Mariam Sankara revient à Ouagadougou après le renversement de Blaise Compaoré pour être entendue par le juge chargé d'enquêter sur la mort de son mari[16], et elle est accueillie par plusieurs milliers de personnes. Des doutes subsistent sur le lieu véritable de la sépulture de Sankara et en mai 2015, un juge burkinabè ordonne l'exhumation de corps du cimetière de Dagnoën pour déterminer s'il s'agit de Sankara et quelles sont les conditions de sa mort[17]. Le , Gilbert Diendéré, auteur du putsch raté de 2015 au Burkina Faso, est inculpé pour complicité dans l’assassinat de Thomas Sankara, le [18].

Idées et actions politiques[modifier | modifier le code]

La lutte anti-impérialiste[modifier | modifier le code]

Thomas Sankara est un des chefs du Mouvement des non-alignés. Il côtoie beaucoup de militants d'extrême gauche dans les années 1970 et se lie d'amitié avec certains d'entre eux. Il met en place un groupe d'officiers clandestins d'influence marxiste : le Regroupement des officiers communistes (ROC).

Dans ses discours, il dénonce le colonialisme et le néo-colonialisme, dont celui de la France, en Afrique (notamment les régimes clients de Côte d'Ivoire et du Mali, lequel lance plusieurs fois des actions militaires contre le Burkina Faso, soutenues par la France).

Il se rapproche de plusieurs pays du bloc socialiste. En octobre 1986, peu avant le sommet Gorbatchev-Reagan à Reykjavik, il se rend une semaine en URSS, mais aussi à Cuba du 25 septembre au , puis une deuxième fois au mois de novembre 1986[6].

Parallèlement, il rejette le fardeau de la dette qui pèse sur les pays en voie de développement. Son discours contre la dette [1], prononcé le 29 juillet 1987 lors d'un sommet de l'OUA, est sans doute le plus connu des discours de Thomas Sankara.

Devant l'ONU[19], il défend le droit des peuples à manger à leur faim, boire à leur soif, et à être éduqués. Pendant ces quatre années le Burkina Faso est, selon les critères géopolitiques nés au milieu des années 1970, la dernière révolution de l'« Afrique progressiste », opposée à l'« Afrique modérée ».

La démocratie participative[modifier | modifier le code]

Souhaitant redonner le pouvoir au peuple, dans une logique de démocratie participative, il crée les CDR (Comités de défense de la révolution) auxquels tout le monde peut participer, et qui assurent la gestion des questions locales et organisent les grandes actions. Les CDR sont coordonnés dans le CNR (Conseil national de la révolution). Cette politique visait à réduire la malnutrition, la soif (avec la construction massive par les CDR de puits et retenues d'eau), la diffusion des maladies (grâce aux politiques de « vaccinations commandos », notamment des enfants, burkinabès ou non) et l'analphabétisme (l'analphabétisme serait passé pour les hommes de 95 % à 80 %, et pour les femmes de 99 % à 98 %, grâce aux « opérations alpha »)[20].

Sankara tente également de rompre avec la société traditionnelle inégalitaire burkinabè, en affaiblissant le pouvoir des chefs de tribus, et en cherchant à intégrer les femmes dans la société à l'égal des hommes.

Il institue la coutume de planter un arbre à chaque grande occasion pour lutter contre la désertification.

Il est le seul président d'Afrique à avoir vendu les luxueuses voitures de fonctions de l'État pour les remplacer par des Renault 5[21],[22]. Il faisait tous ses voyages en classe touriste, ses collaborateurs étant tenus de faire de même. Il est célèbre aussi pour son habitude de toujours visiter Harlem (et d'y faire un discours) avant d'arriver à l'ONU[réf. nécessaire].

Postérité[modifier | modifier le code]

Affiche représentant Thomas Sankara devant le quartier général du Mouvement sankariste à Ouagadougou.

Thomas Sankara est considéré aujourd'hui par une grande partie de la jeunesse burkinabèe, voire africaine, comme une sorte de « Che Guevara africain » (malgré leurs différences importantes). Au Burkina Faso, une multitude de partis et de mouvements de la société civile se revendiquent de lui.

En 2006, le Comité des droits de l'Homme des Nations unies[23] condamne l'absence de tout procès ou de toute enquête de la part du gouvernement burkinabè. Cette décision symbolique constitue une première mondiale dans la lutte contre l'impunité.

Thomas Sankara a été proclamé modèle par la jeunesse africaine au forum social africain de Bamako en 2006 et au forum social mondial de Nairobi en 2007.

Depuis le , une avenue de Ouagadougou porte son nom, dans le cadre plus général d'un processus de réhabilitation décrété en 2000 mais bloqué depuis lors[24]. Diverses initiatives visent à rassembler les sankaristes et leurs sympathisants, notamment par le biais d'un comité national d'organisation du 20e anniversaire de son décès, et à célébrer sa mémoire, notamment par des manifestations culturelles, tant au Burkina Faso que dans divers pays d'implantation de l'émigration burkinabèe. En 2007, pour la première fois depuis 19 ans, la veuve de Thomas Sankara, Mariam Sermé Sankara, a pu aller se recueillir sur sa tombe présumée lors des 20e commémorations à Ouagadougou[7].

Différents réseaux internationaux, notamment le Comité pour l'abolition des dettes illégitimes (CADTM), ont fait du discours de Sankara contre la dette une sorte d'étendard et font référence à son combat[6].

Publications et discours[modifier | modifier le code]

  • Thomas Sankara, Oser inventer l'avenir, Pathfinder, 1991
  • Thomas Sankara, L'émancipation des femmes et la libération de l'Afrique, Pathfinder, 1990, 2001, 2008.
  • Thomas Sankara, Anthologie des discours de Thomas Sankara, Kontre Kulture, 2013.
  • Thomas Sankara, Recueil de textes introduit par Bruno Jaffré, collection Pensées d'hier pour demain, Éditions du CETIM, 96 pages, 2014, (ISBN 978-2-88053-104-1) [2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Président du Conseil national révolutionnaire de la République de Haute-Volta jusqu'au .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Graphie officielle au Burkina Faso, pays francophone, au Journal officiel du Burkina (voir « Bienvenue sur le site Officiel du Premier Ministère du Burkina Faso », sur gouvernement.gov.bf, le .
  2. « Fac-similé JO du 25/01/1994, page 01289 - Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr
  3. Alain Sissao, « Sanou, Salaka. – La littérature burkinabè : l’histoire, les hommes, les œuvres », Cahiers d’études africaines [En ligne], no 171,‎ ([etudesafricaines.revues.org/1538 lire en ligne])
  4. Larousse donne les 3 orthographes sans plus de précision « burkinabé, burkinais, burkinaise, burkinabè »
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o Bruno Jaffré, « Le rêve assassiné de Thomas Sankara », article d'octobre 2007, Manière de voir n°118, août-septembre 2011, pages 20-22.
  6. a, b et c Bruno Jaffré, « Fidel Castro - Thomas Sankara, Cuba - Burkina, des liens encore méconnus », sur https://blogs.mediapart.f, (consulté le 5 mars 2017)
  7. a, b, c et d Evoqué dans la préface et l'introduction du recueil de discours Thomas Sankara parle, le film de Robin Shuffield Thomas Sankara l'Homme Intègre évoque cet élément. Sa famille, exilée en France, à l'occasion du 20e anniversaire de sa mort, accuse tout particulièrement l'intervention de Guy Penne, conseiller pour les affaires africaines du président François Mitterrand.
  8. Association France-Burkina : Guy Penne pour des relations d’amitié renforcées, LeFaso.net, venu au Burkina Faso 15 novembre 2005.
  9. Jean-Baptiste Ouédraogo, Jeune Afrique, 23 janvier 2007.
  10. Guy Martin, « The Historical, Economic, and Political Bases of France's African Policy », The Journal of Modern African Studies, Vol. 23, No 2 (juin, 1985), p. 189-208.
  11. « Discours d’orientation politique du 2 octobre 1983 », sur thomassankara.net (consulté le 2 octobre 2016)
  12. François Léotard, ministre de la Culture et membre du Parti républicain accueillit dans le courant de l'année 1986 Jonas Savimbi. Fin octobre 1986, Peter Botha se déplaça en France mais ne put rencontrer que le secrétaire d'État aux Anciens Combattants.
  13. Bruno Jaffré, Biographie de Thomas Sankara, la patrie ou la mort, Paris, L'Harmattan, 1997 et 2007.
  14. les États clients de la France, comme la Côte d'Ivoire de Félix Houphouët-Boigny.
  15. Il aurait utilisé ce meurtre pour se réconcilier avec la France, selon la thèse de la famille Sankara, réfugiée en France, et la plupart des historiens africains. Voir notamment L'Afrique répond à Sarkozy contre le discours de Dakar, Makhily Gassama (dir.)
  16. Yaya Boudani, « La veuve de Sankara accueillie au Burkina Faso par une foule en liesse », Radio France internationale,
  17. « Burkina : des ossements retrouvés dans la tombe supposée de Thomas Sankara », Jeune Afrique,
  18. « Assassinat de Thomas Sankara: Gilbert Diendéré inculpé pour complicité », sur RFI Afrique (consulté le 6 décembre 2015)
  19. « Discours de Thomas Sankara à l'ONU le 4 octobre 1984 »
  20. Thomas Sankara parle, le film Thomas Sankara l'Homme Intègre et le site http://bv.cdeacf.ca/documents/PDF/rayonalpha/mondealpha/ma5/ma5w.pdf
  21. Patrick Pesnot, Les dessous de la Françafrique, Nouveau Monde éditions, 512 p. (ISBN 9782365839242, lire en ligne)
  22. Patrick Forestier, « Burkina Faso - La chute de Blaise Compaoré », sur ParisMatch.com, (consulté le 29 décembre 2015)
  23. Voir Thomas Sankara : décision historique des Nations unies, Le Monde diplomatique, 11 avril 2006
  24. Une avenue pour Thomas Sankara, Radio France internationale, 9 janvier 2006.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Andriamirado Sennen :
    • Il s'appelait Sankara, Paris, Jeune Afrique Livres, 1989
    • Sankara, le rebelle, Paris, Jeune Afrique Livres, 1987
  • Ludo Martens, Sankara, Compaoré et la révolution burkinabé. EPO (Anvers), 1989
  • Bruno Jaffré :
  • Skinner, Elliot P., The Mossi of Burkina Faso : Chiefs, Politicians and Soldiers, Waveland Press, Inc., 1989.
  • Valère D Somé, Thomas Sankara, l'espoir assassiné, L'Harmattan, 1990
  • Basile Guissou, Burkina Faso, un espoir en Afrique. L'Harmattan, 1995
  • René Otayek et Al., Le Burkina entre révolution et démocratie, 1983-1993, Karthala, 1996
  • Bruno Jaffré, Biographie de Thomas Sankara. La patrie ou la mort, L'Harmattan, 1997
  • Sawadogo, Alfred Yambangba, Le Président Thomas Sankara : chef de la Révolution burkinabé, 1983-1987 : portrait, Paris/Montréal, l’Harmattan, 2001.
  • Thomas Sankara parle. La révolution au Burkina Faso (1983-1987), 2e édition, Pathfinder, 2007
  • Bruno Jaffré, Biographie de Thomas Sankara. La patrie ou la mort, édition revue et augmentée, L'Harmattan, 2007
  • Ndongo Samba Sylla (Ed.), Redécouvrir Sankara - Martyr de la liberté (Postface de Aziz Salmone Fall), AfricAvenir / Exchange & Dialogue, 2012
  • Enrico Palumbo, Thomas Sankara e la rivoluzione interrotta, «Ricerche di Storia Politica Website», 2017.
  • La liste complète de livres sur Thomas Sankara

Musique[modifier | modifier le code]

Films documentaires[modifier | modifier le code]

  • Julie Jaroszewski, Qui es-tu Octobre?. Un film produit par La Baleine noire asbl, Alice Lemaire et Julie JAroszewski , en coproduction avec Afreecam, AJC!, Atelier Graphoui. Avec le soutien de la Coopération belge au développement – SPF Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au développement, 2017
  • Robin Shuffield, Thomas Sankara, l'homme intègre, prod. Arte, France 3, 2006[1].
  • Sankara dans mes rimes, film de Baoui Jean Camille Ziba
  • Même pêre même mère, film de voyage d'Alessandro Gagliardo, Julie Ramaïoli, Giuseppe Spina
  • Quand Sankara…, film de Armand Gbaka-Brédé dit Gauz
  • Thomas Sankara, interview de Balufu Bakupa-Kanyinda, auteur du film « Sankara pour mémoire » un film de Michaël Phelippeau
  • Thomas Sankara, film de Balufu Bakupa-Kanyinda
  • Fratricide au Burkina (Thomas Sankara), film de Didier Mauro et Thuy Tiên Ho, 2007
  • Sur les traces de Thomas Sankara & Héritages en partages, film en deux parties du collectif Baraka, 2011[2]
  • Capitaine Thomas Sankara, film de Christophe Cupelin, 2012 [3].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Thomas Sankara, le ’che’ africain sur agoravox.tv. Consulté le 19 novembre 2010.
  2. Sur les traces de Thomas Sankara & Héritages en partages sur le site du collectif Baraka. Consulté le 10 juillet 2012.
  3. Capitaine Thomas Sankara Site officiel du film.