Maryse Condé

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Maryse Condé née Marise Liliane Appoline Boucolon le à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), est une écrivaine française. Elle a publié de nombreux romans historiques, dont Segou et Moi, Tituba sorcière… (1984-1985).

Biographie[modifier | modifier le code]

Maryse Condé naît dans une famille de huit enfants. En 1953, elle part étudier en métropole au lycée Fénelon, puis à la Sorbonne où elle étudie l'anglais. Elle épouse Mamadou Condé, un acteur guinéen, en 1959. Ses études terminées, elle enseigne en Guinée, au Ghana et au Sénégal.

Elle a été aussi journaliste à la BBC et en France.

En 1981, elle divorce et épouse en secondes noces Richard Philcox, le traducteur de la plupart de ses romans vers l'anglais.

Après de nombreuses années d'enseignement à l'université Columbia, elle partage aujourd'hui (2006) son temps entre son île natale et New York.

Les romans de Condé explorent des questions de sexes, de races et de cultures, dans différents lieux et époques historiques, y compris les procès de sorcellerie à Salem, dans Moi, Tituba sorcière… Noire de Salem (1986) et le royaume bambara de Ségou (actuel Mali) au XIXe siècle dans Segou. Elle écrit également des romans pour le magazine Je bouquine.

Comité pour la mémoire de l'esclavage[modifier | modifier le code]

Elle préside le Comité pour la mémoire de l'esclavage créé en janvier 2004 pour l'application de la loi Taubira qui a reconnu en 2001 la traite et l’esclavage comme crimes contre l’humanité. À ce titre, c'est sur sa proposition que le président Jacques Chirac a fixé au 10 mai la Journée de commémoration de l'esclavage, célébrée pour la première fois en 2006[1].

Prix, distinctions, hommages[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

  • 1987 - Grand prix littéraire de la Femme : prix Alain-Boucheron, pour Moi, Tituba, sorcière noire de Salem
  • 1988 - Prix de l'Académie française, pour La Vie scélérate
  • 1988 - Prix LiBeratur (Allemagne), pour Ségou : Les murailles de terre
  • 1993 - Prix Puterbaugh, pour l'ensemble de son œuvre
  • 1994 - 50e grand prix littéraire des jeunes lecteurs de l'Île-de-France, pour Moi, Tituba, sorcière noire de Salem
  • 1997 - Prix Carbet de la Caraïbe, pour Desirada
  • 1999 - Prix Marguerite-Yourcenar, pour Le Cœur à rire et à pleurer
  • 2003 - Grand prix Metropolis bleu
  • 2005 - Hurston/Wright Legacy Award (catégorie fiction), pour Who Slashed Célanire's Throat?
  • 2006 - Certificat d'honneur Maurice Gagnon du Conseil international d'études francophones (CIEF)
  • 2007 - Prix Tropiques, pour Victoire, les saveurs et les mots
  • 2008 - Trophée des arts afro-caribéens (catégorie fiction), pour Les Belles Ténébreuses
  • 2010 - Grand prix du roman métis, pour En attendant la montée des eaux

Distinctions[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Depuis 2001, son nom est associé à un prix, le prix littéraire FETKANN ! MARYSE CONDÉ « Mémoire des pays du Sud, Mémoire de l’Humanité »[4], créé à la suite du vote de la loi Taubira.
  • 2011 - Le collège de l'île de La Désirade (971 Guadeloupe), anciennement nommé collège Jean-Bellot-Hervagault, est devenu collège Maryse-Condé, à compter du 10 décembre 2012.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Heremakhonon (1976)
  • Une saison à Rihata (1981)
  • Segou
    • Tome 1 : Les Murailles de terre (1984)
    • Tome 2 : La Terre en miettes (1985)
  • Moi, Tituba sorcière… (1986)
  • Haïti chérie (1986) qui est renommé Rêves amers (2005)
  • La Vie scélérate (1987)
  • En attendant le bonheur (1988)
  • Hugo le terrible (1989)
  • The Children of Segu (1989)
  • Quet de voix pour Guy Tirolien, coécrit Alain Rutil, (1990) (OCLC 24289054)
  • Tree of Life (1992)
  • La Colonie du nouveau monde (1993)
  • La Migration des cœurs (1995)
  • Traversée de la mangrove (1989)
  • Pays mêlé (1997)
  • Desirada (1997)
  • The Last of the African Kings (1997)
  • Windward Heights (1998)
  • Le Cœur à rire et à pleurer (1999)
  • Célanire cou-coupé (2000)
  • La Belle Créole (2001)
  • La Planète Orbis (2002)
  • Histoire de la femme cannibale (2005)
  • Uliss et les Chiens (2006)
  • Victoire, les saveurs et les mots (2006)
  • Comme deux frères (2007)
  • Les Belles Ténébreuses (2008)
  • En attendant la montée des eaux (2010)
  • La Vie sans fards (2012)
  • Mets et Merveilles (2015)
  • Le Fabuleux et Triste Destin d’Ivan et d’Ivana, 2017

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Noëlle Carruggi, Maryse Condé : rébellion et transgressions, Karthala, Paris, 2010, 232 p. (ISBN 978-2-8111-0362-0)
  • Marie Frémin, « Condé Maryse », dans Christiane Chaulet Achour, avec la collaboration de Corinne Blanchaud (dir.), Dictionnaire des écrivains francophones classiques : Afrique subsaharienne, Caraïbe, Maghreb, Machrek, Océan Indien, H. Champion, Paris, 2010, p. 106-111 (ISBN 978-2-7453-2126-8)
  • Lilyan Kesteloot, « Maryse Condé », in Anthologie négro-africaine. Histoire et textes de 1918 à nos jours, EDICEF, Vanves, 2001 (nouvelle éd.), p. 466-468
  • Melissa L. McKay, Maryse Condé et le théâtre antillais, P. Lang, New-York, 2002
  • Rose-Myriam Réjouis, Veillées pour les mots : Aimé Césaire, Patrick Chamoiseau et Maryse Condé, Karthala, Paris, 2005
  • Françoise Simasotchi-Bronès (dir.), Maryse Condé : en tous ses ailleurs, l'Improviste, Paris, 2014, 202 p. (ISBN 978-2-913764-57-6)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • En 2011, France 5 lui consacre un portrait dans la collection « Empreintes » intitulé Maryse Condé, une voix singulière, un film de Jérôme Sesquin, écrit par Françoise Vergès, produit par Jaraprod.
  • En 2012, un documentaire de création lui est consacré Moi, Maryse C, écrivain noire et rebelle, un film de Dimitry S. Zandronis, produit par Kontras' Prod.

Liens externes[modifier | modifier le code]