Kwame Nkrumah

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Kwame Nkrumah
Portrait de Kwame Nkrumah lors de sa visite au président J. F. Kennedy, le 8 mars 1961.
Portrait de Kwame Nkrumah lors de sa visite au président J. F. Kennedy, le 8 mars 1961.
Fonctions
Président de la République du Ghana

(5 ans, 7 mois et 23 jours)
Élection
Prédécesseur Poste créé
Successeur Joseph Arthur Ankrah (président du Conseil national de libération)
Premier ministre ghanéen

(3 ans, 3 mois et 25 jours)
Monarque Élisabeth II
Gouverneur Sir Charles Arden-Clarke
Comte de Listowel
Prédécesseur Poste créé
Successeur Kofi Abrefa Busia (indirectement)
Biographie
Nom de naissance Kwame Nkrumah
Date de naissance
Lieu de naissance Nkroful (Côte-de-l'Or)
Date de décès (à 62 ans)
Lieu de décès Bucarest (Roumanie)
Nationalité ghanéenne
Parti politique Convention People's Party
Conjoint Fathia Nkrumah
Profession Chargé d'enseignement
Religion catholicisme

Kwame Nkrumah
Présidents de la République du Ghana

Kwame Nkrumah, né le à Nkroful (alors Côte-de-l'Or (colonie britannique) et actuel Ghana) et mort le à Bucarest (République socialiste de Roumanie), est un homme politique indépendantiste et panafricaniste qui dirigea le Ghana indépendant, d'abord comme Premier ministre de 1957 à 1960, puis en qualité de président de la République de 1960 à 1966.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et premiers engagements politiques[modifier | modifier le code]

Kwame Nkrumah est né en 1909 en « Côte-de-l'Or », nom donné par l'Empire britannique au Ghana. En dépit de son origine sociale modeste, Kwame Nkrumah bénéficie d'une scolarisation pourtant payante et essentiellement destinée aux enfants des notables traditionnels, celle-ci devant permettre à l’administration coloniale britannique de s'appuyer sur une classe privilégiée d'indigènes dont seraient extraits ses agents locaux. Après avoir suivi ses premières années d'études chez les jésuites, Nkrumah devient à 17 ans moniteur-élève et est remarqué par un inspecteur qui l'envoie poursuivre ses études dans la banlieue d'Accra. En 1935, quelques années après sa sortie de l'université, il peut embarquer pour les États-Unis afin de compléter ses études à l'université de Lincoln. Après avoir multiplié les petits boulots parallèlement à ses études (il décrit sa vie aux États-Unis comme des « années de misère »), il obtient une licence en économie et en sociologie en 1939[1].

Il est également membre d'une association d'étudiants africains qu'il contribue à transformer en Association des étudiants africains des États-Unis et du Canada et en est le président entre 1942 et 1945. Le journal de l'association se fait le relais des idées panafricaines. Nkrumah s’intéresse en effet aux questions du colonialisme et de l’impérialisme. Si la lecture de Marx et Lénine l’impressionne car, dit-il, « j'avais la certitude qu'ils avaient développé une philosophie de caractère à résoudre ses problèmes », il est principalement intéressé par les théories du « Retour en Afrique » et de « l'Afrique aux Africains » de Marcus Garvey. Toutefois, il rejette le concept de « pureté de la race noire » avancé par Garvey et sa rencontre avec W. E. B. Du Bois, lors d'une conférence de la NAACP (organisation dirigée par Du Bois) à laquelle Nkrumah participe en tant que représentant de la Cote-de-l'Or, représente également une influence décisive[1].

Peu avant de quitter les États-Unis pour la Grande-Bretagne, où doit se tenir le congrès panafricain de 1945, il rédige la brochure Vers la libération nationale dans laquelle il développe son analyse du colonialisme : celui-ci est décrit comme conséquence des besoins du capitalisme d’accéder à des matières premières au moindre coût, de disposer d'une main d’œuvre bon marché et d'écouler ses surproductions. Les discours sur la mission civilisatrice et sur l'éducation des indigènes ne sont pour lui que des prétextes pour dissimuler la réalité du colonialisme. À Londres, il adhère au syndicat des étudiants d'Afrique occidentale (la WASU) et entreprend brièvement d’étudier le droit mais se trouve rapidement absorbé par ses activités politiques. Il est co-rédacteur, avec le militant communiste George Padmore, de la déclaration finale du congrès panafricain de Manchester[1].

Le père de l'indépendance du Ghana[modifier | modifier le code]

Kwame Nkrumah, portrait photographique dans les Archives nationales (Royaume-Uni).

Il retourne en Côte-de-l'Or en 1947 et devient secrétaire général du parti indépendantiste, l'UGCC (United Gold Coast Convention). Le parti est cependant essentiellement constitué de notables indigènes, relativement désintéressés par les problèmes des plus pauvres et aux objectifs arrangeants avec les colonialistes. Nkrumah décide de transformer l'UGCC en parti de masse : trois journaux de propagande sont créés et rencontrent un succès croissant, le parti se dote d'une branche jeunesse et Nkrumah multiplie les conférences. L'administration coloniale réagit par la répression : six dirigeants du parti sont incarcérés, ses publications sont censurées. En février 1948, la police ouvre le feu sur des manifestants, provoquant une vingtaine de morts et des centaines de blessés. Les dirigeants de l'UGCC prennent peur et démettent Nkrumah de sa fonction de secrétaire général[1].

Le 12 juin 1949, avec le soutien de l'organisation de jeunesse de l'UGCC, Nkrumah annonce devant 60 000 personnes la fondation d'un nouveau parti la Convention People's Party (CPP). Souhaitant l'indépendance, Nkrumah appelle au boycott et à la désobéissance civile, ce qui lui vaut d'être arrêté par les autorités britanniques en 1950 et condamné à trois ans de prison. Pourtant, les grèves et manifestations organisées par la CPP aboutissent cette même année à la promulgation d'une nouvelle Constitution prévoyant une assemblée législative dont 75 membres seront Africains et des élections municipales. Le 8 février 1951, le CPP obtient à 34 dès 38 sièges du conseil municipal d'Accra et remporte également les législatives[2]. En dépit de son incarcération, Nkrumah peut être candidat à Accra central et y obtient 95 % des voix. Il est finalement libéré et désigné pour constituer un gouvernement.

Nkrumah multiplie les concessions pour rassurer l’administration britannique, contrainte de l'accepter comme son principal interlocuteur[3]. Se basant sur la politique d’« Africanisation de l’administration et de panafricanisme », il décide de développer les infrastructures de son pays grâce aux excédents de l’Office de commercialisation du cacao[3]. Ainsi, le domaine de l’éducation et celui de la santé enregistrent de véritables progrès[4]. Les femmes obtiennent le droit de vote en 1954[5].

Président de la République[modifier | modifier le code]

Après les élections législatives de 1956, le CPP remporte les trois quarts des sièges. Nkrumah, fort de son succès, oblige alors le Royaume-Uni à concéder l’indépendance, qui est proclamée le [2]. La Côte-de-l'Or devient ainsi la deuxième colonie à obtenir son indépendance après le Soudan (1956). Il se marie fin 1957 avec Fathia Rizk, une copte égyptienne[6]. Le jour même de l’indépendance, Nkrumah décide d’abandonner le nom colonial du pays au profit de l'actuel, en hommage à l'Empire du Ghana [7]. Tout en demeurant dans le Commonwealth, le Ghana devient, le 1er juillet 1960, une république[2].

Artisan du panafricanisme[modifier | modifier le code]

Nkrumah est convaincu qu'aucun État ne peut résister individuellement aux grandes puissances. L'arbitraire des frontières des pays anciennement colonisés pouvant par ailleurs provoquer des guerres. Ami personnel du père du panafricanisme, le caribéen George Padmore[3], il organise avec lui les 6e et 7e conférences panafricaines en 1953 à Kumasi et 1958 à Accra, qui est également la première conférence des États Indépendants d'Afrique[8]. En plus de revendiquer l’indépendance immédiate de l’Afrique, il prône la formation d’une identité supranationale : les « États-Unis d’Afrique » qui permettrait au continent de devenir l’une des plus grandes forces du monde[9].

Dans ce but, il s’engage en 1958, à poursuivre avec ses homologues africains « une politique africaine commune »[8]. En 1958, il est le premier à apporter son soutien à la Guinée indépendante de Ahmed Sékou Touré, en lui accordant un prêt de dix millions de livres sterling[10]. Il tente un premier pas vers une réalisation concrète du panafricanisme en formant le 1er mai 1959 une union avec la Guinée, rejoint le par le Mali. Mais si cette union n’est jamais dissoute, elle n’est que purement symbolique[11]. En mars 1963, il participe activement à la rédaction de la charte de l’Organisation de l’unité africaine, même si son idée de créer un gouvernement central africain n’est pas retenue[10]. Il rejoint, officieusement, le camp socialiste (bien que se déclarant non-aligné), en juillet 1962. Isolé à l’intérieur de son pays, il l’est également, de plus en plus, à l’extérieur. Ses initiatives lui valent l'hostilité des pays occidentaux (la CIA indique que « Nkrumah faisait plus pour saper nos intérêts qu'aucun autre noir africain »[12]) mais également certains dirigeants africains qui l'accusent, dans ses projets de panafricanisme, de vouloir propager le communisme en Afrique[9].

Nkrumah encourage les autres nationalistes africains à rejeter les méthodes violentes et défend l'idée que les deux phases successives de désobéissance civile puis de collaboration gouvernementale avec les colons constituent la meilleur méthode pour gagner l'indépendance. Les guerres en Algérie, au Cameroun, dans les colonies portugaises et le coup d’État contre le gouvernement nationaliste de Patrice Lumumba au Congo ne le font pas changer d'avis et il continue de défendre cette vision non-violente de la lutte anticoloniale jusqu'en 1966. En 1970, il revient dans son ouvrage Les luttes de classes en Afrique sur ses « illusions » passées : « à moins de s'y voir contrainte, les élites privilégiées ne céderont pas le pouvoir, même si elles acceptent d'effectuer quelques réformes, elles ne céderont jamais, si elles savent leur position menacée. Il n'est pas de grand événement historique qui n'ait été accompli au prix d'efforts violents »[1].

Politique économique[modifier | modifier le code]

L’indépendance du pays n’apporte pas de changement radical au système hérité de l’ancien colonisateur. Les infrastructures connaissent un développement significatif l'érection du barrage hydroélectrique d'Akosombo (912 MW), la réalisation à Tema d’un grand port en eau profonde relié à la capitale par une autoroute[13], mais les fruits de cette industrialisation naissante ne sont pas directement perceptibles par la population[3]. De plus, cette modernisation du pays entraîne une détérioration de la situation économique : le déficit public et celui de la balance des paiements s’accroissent et, bien qu’ayant adopté une économie d’inspiration libérale, les investissements étrangers sont quasi nuls. Et, si jusque-là l’inflation est contenue, les salaires des planteurs de cacao ne font que régresser depuis 1954, accentuant ainsi la crise[3].

Au début des années 1960, la chute des cours du cacao et l’augmentation significative des prix des produits importés décident Nkrumah à rompre avec le libéralisme économique. Il fustige « l'échange inégal », qui voit les grandes puissances s'attribuer à bas prix des matières premières et surfacturer les produits manufacturés. Alors que les relations avec les pays occidentaux se dégradent[2], Nkrumah opte officiellement pour le marxisme lors de la XIe conférence du CPP[14]. Un plan septennal est adopté en 1964, devant se traduire par une forte politique d’investissements publics de façon à réduire la dépendance économique vers l'étranger. Toutefois, le plan surestime largement les capacités du Ghana à mobiliser un capital intérieur et ne prévoit pas la nationalisation du commerce extérieur. Finalement, la situation économique continue de se dégrader, le chômage progresse et le coût de la vie augmente[1].

L'éducation est rendue gratuite et obligatoire en 1962, et l'éducation supérieure le devient en 1965[15]. Le nombre d’élèves inscrits dans les écoles, qui ne dépassait pas 150 000 dans les années 1950, atteint 1 135 000 au milieux des années 1960[16].

Sous la doctrine du « consciencisme »[3] (ou « nkrumahisme »), une économie planifiée est mise en place, qui va être marquée par un gaspillage des ressources naturelles, un accroissement de la corruption[13], une montée du chômage et la faillite économique du secteur agricole[10]. Cette nouvelle politique économique entraîne une augmentation du coût de la vie de 48 % entre 1963 et 1966, ainsi que la désorganisation des marchés provoquant marché noir et ruptures de stocks[3].

Régime politique[modifier | modifier le code]

Plusieurs dirigeants de l’opposition sont emprisonnés ou sont contraints de partir en exil (comme le chef de l’opposition unie Kofi Busia)[17] et la répression sur la droite s’accentue[3]. En 1961, le gouvernement décide d’augmenter de 5 % les prélèvements sur les salaires pour financer les projets de modernisation des infrastructures. Cette décision est d'autant plus mal accueillie par les syndicats que certains chefs d'entreprise ou responsables politiques manifestent sans retenue leurs richesses, sans qu'une contribution supérieure ne leur soit demandé. En réaction, des grèves éclatent que le régime fait réprimer, et 17 syndicalistes sont emprisonnés[18]. Nkrumah échappe à deux tentatives d’assassinat en août 1962 et en janvier 1964 qui vont le plonger dans une véritable paranoïa[19]. Peu de temps après, tous les membres parlementaires de l’opposition sont arrêtés[3], la presse est censurée[20], l’indépendance du pouvoir judiciaire est restreinte et les adversaires du régime l'accusent de favoriser un culte de la personnalité[21] (il se fait surnommer Osagyefo – le « Rédempteur » – par ses partisans). Il tente aussi de supprimer l'influence des origines tribales comme facteur de discrimination[22].

Bien qu'une république ait été proclamée, le CPP devient en 1964 un parti unique « ouvert à tous les Ghanéens de toutes classes sociales et de toutes idéologies », conformément à la vision de Nkrumah (qui se fait proclamer président à vie) de négation d’intérêts divergents au sein d'une même société. Il estime en effet que l'Afrique précoloniale était organisée selon un mode de vie « communaliste » et que la disparition du colonialisme permettra au continent d'évoluer naturellement vers une société égalitaire, sans que la lutte des classes n'intervienne.

Portrait de Kwame Nkrumah sur un timbre soviétique de 1989.

La chute et l’exil[modifier | modifier le code]

Le , alors qu'il est en voyage en Chine, Nkrumah est renversé, sans aucune résistance[3], par un coup d’État militaire qui pourrait avoir été incité par la CIA[12]. Il se réfugie alors en Guinée, chez son ami Sékou Touré qui lui propose vainement la coprésidence du pays[10]. Il fonde alors, dans son pays d’exil, une maison d’édition qui publie ses théories révolutionnaires et ses livres sur l’Unité africaine[10]. Le , il décède dans un hôpital de Bucarest, de la suite d’un cancer de l’estomac[10].

En décembre 2010, le président John Evans Atta Mills a inauguré la mise en production d'un nouveau champ pétrolifère offshore ; celui-ci permet au Ghana d'accéder au statut de pays exportateur de pétrole. Le navire de soutien logistique (FPSO) associé à ce champ a été rebaptisé le Kwame Nkrumah[23].

Œuvres et publications[modifier | modifier le code]

  • Le Consciencisme, Paris, Éditions Présence Africaine, , 141 p. (ISBN 978-2708703247)
  • Ghana, New York, NY, USA, International Publishers Co, , 320 p. (ISBN 978-0717802944)
  • L'Afrique doit s'unir, Paris, Éditions Présence Africaine, coll. « Textes politiques », , 256 p. (ISBN 978-2708705791), première édition : anglais : 1963 ; français : 1964
  • Le néo-colonialisme : Dernier stade de l'impérialisme, Paris, Éditions Présence Africaine, coll. « Le panafricanisme », , 268 p. (ISBN 978-2708707948)
  • Kwame Nkrumah, Autobiographie, Paris, Éditions Présence Africaine, coll. « Le panafricanisme », , 291 p. (ISBN 978-2708707962);

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Boyon Jacques, « Kwame Nkrumah. Consciencism, Philosophy and ideology for decolonization and development with particular reference to the African revolution », [Traduit de anglais par L. Jospin], Revue française de science politique, 1966, vol. 16, n° 5, pp. 991-993, Texte intégral.
  • (en) Ralph Kent Rasmussen, Modern African political leaders, Facts on file, 1998.
  • Lilyan Kesteloot, « Kwame Nkrumah », in Anthologie négro-africaine. Histoire et textes de 1918 à nos jours, EDICEF, Vanves, 2001 (nouvelle éd.), p. 230-233
  • Cécile Laronce, Nkrumah, le panafricanisme et les États-Unis, Éditions Karthala, 2000.
  • Isabelle Sciamma, « Nkrumah, père du panafricanisme », Article intégral en ligne, 2003.
  • Saïd Bouamama, Figures de la révolution africaine, de Kenyatta à Sankara, Paris, La Découverte, 2014, (ISBN 9782355220371).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Saïd Bouamama, Figures de la révolution africaine, La Découverte,
  2. a, b, c et d Ghana. In Encyclopédie Universelle Larousse. Edition 2005.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j AMIN Samir. Ghana. In Encyclopédie Universalis. Edition 1999.
  4. VERLET M. Langue et pouvoir au Ghana sous Nkrumah p.2
  5. « Années de droit de vote des femmes », sur www.journaldesfemmes.com
  6. « Kwame Nkrumah dit Osagyefo, « le Chef victorieux » », Encyclopédie Larousse en ligne
  7. Le Ghana devient indépendant
  8. a et b LUSAKA : LES HABITS NEUFS DU PANAFRICANISME
  9. a et b Kwame Nkrumah. In Encyclopédie Encarta
  10. a, b, c, d, e et f Kwamé Nkrumah 3e partie (4 août 2006), Émission de RFI « Archives d'Afrique »
  11. Les initiatives d’intégration en Afrique
  12. a et b (en) « The CIA, Kwame Nkrumah, and the Destruction of Ghana », ModernGhana.com,‎ (lire en ligne)
  13. a et b Laurent Gaba, , L'état de droit, la démocratie et le développement économique en Afrique..., Éditions L'Harmattan. 2000, 399 p.
  14. VERLET M. Langue et pouvoir au Ghana sous Nkrumah p.2
  15. « Le Ghana de N'Krumah, autopsie de la Première (1957-1966). », Revue française d'histoire d'outre-mer,‎ (lire en ligne)
  16. « Langue et pouvoir au Ghana sous Nkrumah », Politique africaine,‎ (lire en ligne)
  17. The Way of a P.M. (Article du Time)
  18. Pays du monde : Ghana. In Encyclopédie Bordas, Mémoires du XXe siècle. édition 1995. Tome 17 « 1960-1969 »
  19. The architect of Ghana's independence
  20. On to Dictatorship (Article du Time)
  21. Ghana. In Encyclopédie Encarta
  22. (en) Harcourt Fuller, Building the Ghanaian Nation-State, Palgrave Macmillan, New York, (DOI 10.1057/9781137448583_10, lire en ligne), p. 163–174
  23. Sweet Oil Flows

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]