Discours sur le colonialisme

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Le Discours sur le colonialisme est un essai anticolonialiste d'Aimé Césaire publié pour la première fois par Réclame, maison d'édition liée au Parti communiste français, le 7 juin 1950, avec une préface de Jacques Duclos.

Perspectives[modifier | modifier le code]

Aimé Césaire, dans cette édition, a choisi de mettre en exergue, cette phrase du dirigeant communiste : « Le colonialisme, cette honte du XXe siècle ». Il s'oppose aux actions violentes et criminelles commises dans les colonies, l'exploitation des peuples et le pillage des ressources.

Dans une perspective communiste, Césaire critique la position de la classe bourgeoise qu'il qualifie de décadente, car ne connaissant plus de limites dans le mal qu'elle commet au travers du système économique capitaliste. Il estime également que la colonisation, loin d'une « œuvre civilisatrice », a au contraire décivilisé les colonisateurs : « Il faudrait d'abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser les colonisateurs, à l'abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral »[1].

La spécialiste de philosophie africaine Séverine Kodjo-Grandvaux explique que Césaire l'a poussée à s'intéresser à ce champ d'études, et aussi que Césaire critique fortement dans son Discours l'ouvrage colonialiste et évangélisateur La Philosophie bantoue de Placide Tempels[2]. Frantz Fanon met en épigraphe de son premier livre, Peau noire, masques blanc, publié en 1952, une citation de Discours sur le colonialisme[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Saïd Bouamama, Figures de la révolution africaine, La Découverte,
  2. Kaba 2017.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]