Jacques Roumain

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Jacques Roumain
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Portrait de Jacques Roumain.
Naissance
Drapeau : Haïti Port-au-Prince (Haïti)
Décès (à 37 ans)
Drapeau : Haïti (Haïti)
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

Jacques Roumain, né le à Port-au-Prince et mort le à Haïti, est un écrivain et homme politique haïtien.

Il est le fondateur du Parti communiste haïtien. Bien que sa vie fût courte, Jacques Roumain, le poète, a une influence considérable sur la culture haïtienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Roumain est né le , à Port-au-Prince, dans une famille aisée. Son grand-père, Tancrède Auguste, fut président d'Haïti de 1912 à 1913. Il fréquenta des écoles catholiques à Port-au-Prince — notamment l'institution Saint-Louis de Gonzague — et, plus tard, étudia en Belgique, en Suisse, en France et en Allemagne. Il voyage également au Royaume-Uni et en Espagne où il amorce des études d'agronomie[1].

En 1927, il revint en Haïti et fut cocréateur de La Revue Indigène avec Émile Roumer, Philippe Thoby-Marcelin, Carl Brouard et Antonio Vieux, dans laquelle ils publièrent des poèmes et des nouvelles.

Il fut très actif dans la lutte contre l'occupation américaine d'Haïti (1915-1934). il est le fondateur du mouvement ouvrier et communiste haïtien.

En 1934, il fonda le Parti communiste haïtien. En raison de ses activités politiques, de sa participation au mouvement de résistance contre la présence américaine et, surtout, de la création de sa part du Parti communiste haïtien, il fut souvent arrêté et finalement contraint à l'exil par le président de l'époque, Sténio Vincent.

Pendant ses années d'exil, Roumain travailla et se lia d'amitié avec de nombreux écrivains et poètes de son époque, comme Langston Hughes. Il fréquenta également l'université Columbia à New York. Après le changement de gouvernement à Haïti, il fut autorisé à revenir dans son pays natal. Une fois revenu, il fonda le Bureau national d'ethnologie.

En 1942, le président Élie Lescot l'investit d'une charge de diplomate à Mexico. Il compléta à la même époque deux de ses livres les plus influents : le recueil de poésie Bois D'Ébène et le roman Gouverneurs de la Rosée, qui se vendit pourtant à moins d'un millier d'exemplaires la première année suivant sa publication.

La majorité du travail de Roumain exprime la frustration et la rage d'un peuple qui a été brimé durant des siècles. Il incluait tous les Haïtiens dans ses écrits, et appelait les pauvres à s'unir contre la misère.

Mort et postérité[modifier | modifier le code]

Le , trois jours après son retour d'un voyage à Cuba où il rencontra des camarades cubains et haïtiens, Jacques Roumain meurt sur sa terre natale pour une raison inconnue (empoisonnement ou maladie)[2].

Son œuvre continue d'influencer la culture haïtienne et africaine en général.

Publications[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

Poèmes[3] :

  • 1927 – juillet. « Midi », La Trouée, p.22 (Anth. p.32.)
  • 1927 – juillet. « Pluie », La Trouée, p.22 (Anth. p.31.)
  • 1927 – juillet. « Cent mètres », La Revue indigène (Anth. p.33-34.)
  • 1927 – août. « La Danse du poète-clown », La Revue indigène, p.62.
  • 1927 – août. « Noir », La Revue indigène, p.62. (ms.: Wiener Walzer).
  • 1927 – août. « Nungesser et Coli », La Trouée, p.49.
  • 1927 – septembre. « Le Buvard : Insomnie », La Revue indigène, p.111.
  • 1927 – septembre. « Le Buvard : Le Chant de l'homme », La Revue indigène, p.113.
  • 1927 – septembre. « Le Buvard : Calme », La Revue indigène, p.114.
  • 1927 – septembre. « Le Buvard : Orage », La Revue indigène, p.112. (Anth. p.35.)
  • 1927 – septembre. « Corrida » (signé Madrid, mai 1926), La Revue indigène, p.115-116.
  • 1927 – septembre. « Après-midi », La Trouée.
  • 1927 – octobre. « Miragôane », La Trouée.
  • 1928 – janvier « À jouer aux billes », La Revue indigène, p.208.
  • 1928 – mars « Échappée », La Trouée.
  • 1928 – « Surgi d'une natte de paille peinte » (Anth. p.40.) (ms. Paysage irréel)
  • 1928 – « Absence » (Anth. p.38.)
  • 1928 – « Angoisse » (Anth. p.36.)
  • 1928 – «Attente» (Anth. p.37.) (ms. Soir)
  • 1928 – « Mirage » (Anth. p.39.)
  • 1928 – « Appel » ; poème par...; suivi de « La Chanson des Lambis », par Émile Roumer, Port-au-Prince, Impr. V. Pierre-Noël.
  • 1929 – 7 septembre. « Horizon ... soleil », La Presse.
  • 1929 – 14 septembre. « Je rêve que je rêve », La Presse.
  • 1929 – 14 septembre. « L'Aube », La Presse.
  • 1931 – 4 juillet. « Quand bat le Tam-Tam », Haïti-Journal.
  • 1931 – 11 juillet. « Une composition inédite de Ludovic Lamothe – poème de Jacques Roumain », Haïti-Journal
  • 1931 – 20 octobre. « Langston Hugues », Haïti-Journal.
  • 1931 – 30 décembre. « Guinée », Haïti-Journal.
  • 1937 – avril. « Madrid », Commune (Paris), n° 44, 4e année, p.926-927.
  • 1945 – Bois d'ébène, Port-au-Prince: Impr. Henri Deschamps. Rééditions Éditions Mémoire d'encrier, Collection : Poésie, Montréal : 2003. Comprend quatre poèmes :
    • « Bois d'ébène » ;
    • « Nouveau Sermon nègre » ;
    • « Sales nègres » ;
    • « L'amour la mort ».
  • 1978 – 24 septembre. « Un poème inédit de Jacques Roumain : Chanson pour un enfant qui n'avait jamais eu de jouets », Le Nouveau Monde. (signé Bruxelles, 6 décembre 1936).
  • 1980 – « Violettes fanées », in Carolyn Fowler, "A Knot in the Thread", Washington, D.C., Howard University Press, p.4. [Composé probablement en 1926].

Essais[modifier | modifier le code]

  • À propos de la campagne antisuperstitieuse, Port-au-Prince : Imprimerie de l'État, 1942.

Œuvres complètes[modifier | modifier le code]

  • Jacques Roumain, Œuvres complètes, édition critique, Collection Archivos, Espagne : 2003, 1750 p.
    Édition complète des œuvres de Jacques Roumain sous la direction de Léon-François Hoffmann.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Roumain sur Babalio.
  2. Hypothèses sur la mort de Jacques Roumain, sur lenouvelliste.com.
  3. Répertoriés par Léon-François Hoffmann (cf. lehman.cuny.edu)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christiane Chaulet Achour, « Jacques Roumain », dans Christiane Chaulet Achour, avec la collaboration de Corinne Blanchaud, (dir.), Dictionnaire des écrivains francophones classiques : Afrique subsaharienne, Caraïbe, Maghreb, Machrek, Océan Indien, Paris, Éd. H. Champion, 2010, p. 384-389 (ISBN 978-2-7453-2126-8).
  • Frantz-Antoine Leconte (dir.), Jacques Roumain et Haïti : la mission du poète dans la cité, Paris, l'Harmattan, 2011, 250 p. (ISBN 978-2-296-55120-6).
  • L'Étudiant noir. Journal mensuel de l'Association des étudiants martiniquais en France, no 3, mai-juin 1935.
  • Hérold Toussaint, L'utopie révolutionnaire en Haïti : autour de Jacques Roumain, Port-au-Prince, Presses nationales d'Haïti, 2008, 217 p. (ISBN 978-99935-7-368-5).

Filmographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]