Françoise Vergès

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Françoise Vergès, née le dans le 11e arrondissement de Paris, est une politologue et militante féministe « décoloniale » française. Elle est titulaire de la chaire « Global South(s) » au collège d'études mondial de la Fondation Maison des sciences de l'homme de 2014 à 2018.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille - Généalogie[modifier | modifier le code]

Membres notables de la famille Vergès



 
 
Raymond Vergès
18821957
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Jacques Vergès
1925 - 2013
 
Paul Vergès
1925 - 2016
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Françoise Vergès
1952
 
Laurent Vergès
19551988
 
 
Pierre Vergès
1958

Françoise Vergès est la deuxième fille de Laurence Deroin et de Paul Vergès.

Laurence Deroin est une zorey née le 22 septembre 1924 à Ivry-sur-Seine et morte le 3 novembre 2012 à son domicile de La Possession. Militante et salariée au PCF, elle a notamment travaillé au ministère de la Reconstruction à l’époque dirigé par Raymond Aubrac, jusqu’au départ des communistes du gouvernement, ou encore pour Laurent Casanova. Le couple Deroin-Vergès s’est rencontré en 1947 à la section coloniale du Parti communiste français à Paris et s'est marié en 1949[1].

Laurence Deroin est arrivée pour la première fois à l’île de La Réunion, à l’âge de 30 ans en 1954, lorsque son beau-père Raymond Vergès souhaitait que son époux Paul prenne la relève au sein de fédération réunionnaise du PCF[1].

La mère de Françoise Vergès était militante au sein de l’Union des femmes françaises, et a été l’une des fondatrices de l’Union des femmes de La Réunion (UFR) en 1958. Après avoir tenu une librairie à Saint-Denis (La Librairie des Mascareignes) quelques années, Laurence Deroin a travaillé au journal Témoignages, où elle y tenait une rubrique sur la condition féminine. Elle a aussi été candidate à diverses élections pour le PCR[2],[3].

Françoise Vergès a une sœur aînée qui est médecin, Claude née le 1er août 1949, mariée au docteur Edmundo Lopez Caizadilla ; elle habite au Panama depuis 1974, et elle est mère d’une fille biologiste : Sandra Lopez[4]. Françoise Vergès a aussi deux frères plus connus, car étant des personnalités de premier plan au sein du PCR : Pierre et Laurent.

Enfance[modifier | modifier le code]

Arrivée à l'âge de 2 ans à l'île de La Réunion, Françoise Vergès y passe son enfance, marquée par les combats politiques menés par ses parents et la répression[Laquelle ?] que subissaient les communistes à l'époque[5].

Études[modifier | modifier le code]

À l'âge de 16 ans ses parents la laissent quitter La Réunion pour aller passer son année de terminale et donc son baccalauréat en Algérie. Elle va étudier en octobre 1970 au lycée Descartes d'Alger. Elle est logée chez son oncle, l'avocat Jacques Vergès, qui vit et défend en justice la militante du FLN Djamila Bouhired. Françoise Vergès déclare vouer une admiration pour le combat de libération mené en Algérie à cette époque. Au lycée, elle se lie d'amitié avec d'autres enfants d'indépendantistes ou encore d'artistes. Elle obtient son baccalauréat de justesse, en passant l'oral du second tour, grâce à l'épreuve de géographie. Pendant la disparition de Jacques Vergès, elle va habiter chez un ami de son oncle : Georges Arnaud[6]. Après son bac, elle va très brièvement étudier le chinois et l'arabe à Aix en Provence, puis retourne trois mois plus tard étudier à Sciences Po Alger. Elle arrête vite les études pour se consacrer au militantisme[7].

En 1983 elle part aux États-Unis où elle vit illégalement de petits-boulots[8], après avoir travaillé en tant qu'éditrice et journaliste dans le milieu féministe français. Elle quittera le pays vers le Mexique pour revenir aux États-Unis de façon légale et reprendre ses études en 1987 à l'université de Californie à San Diego, où elle suit des cours de sciences politiques et d'études féministes, afin de pouvoir s'inscrire en thèse par la suite[9]. En 1989, elle part à l'université de Californie à Berkeley en thèse de sciences politiques sous la direction de Michael Paul Rogin. Elle soutient son doctorat en mai 1995 et rentre en France. Sa thèse est publiée sous le titre Monsters and revolutionaries. Colonial family romance and metissage[10]. Elle prend pour trame l'histoire politique de La Réunion depuis son origine jusqu'à nos jours, pour retracer le parcours de sa famille engagée en politique depuis 1930[11].

Elle obtient son habilitation universitaire en 2005, à l'école des hautes études en sciences sociales[12].

Enseignante et chercheuse[modifier | modifier le code]

En 1996, elle enseigne à l'université du Sussex et, depuis, 2000, elle est membre du département politique (sans enseigner) au Center for Cultural Studies du Goldsmiths College de l'université de Londres. Elle s'interroge sur les problématiques de l'esclavage colonial et les phénomènes de créolisation en utilisant des théories politiques insistant sur les logiques post-coloniales[9]. Elle n'a jamais réussi à obtenir un poste universitaire en France[8].

Fonctions institutionnelles[modifier | modifier le code]

Après en avoir été vice-présidente, Françoise Vergès devient, le , en remplacement de Maryse Condé, présidente du Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage[13]. Un décret du la nomme présidente du Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage[13], elle y reste jusqu'en 2013. Le possible renouvellement de son mandat, a entraîné des polémiques en 2012-2013[14],[15].

En , elle est « experte transversale », dans le cadre des états généraux de l'Outre-mer[16].

Entre 2003 et 2010 elle est la directrice scientifique de la Maison des civilisations et de l'unité réunionnaise (MCUR), qui avait pour projet d'être un musée postcolonial du temps présent, une mission qu'elle menait conjointement avec Jean-Claude Carpanin Marimoutou[17]. Sa nomination, ainsi que le projet lui-même, sont sujets à débats dans la société réunionnaise. Le , le journaliste Pierrot Dupuy dépose plainte avec constitution de partie civile à l'encontre de Paul Vergès pour avoir nommé sa fille à la direction, ce qui constituerait selon lui une prise illégale d'intérêts[18]. Il semblerait que l'appel à candidatures à la tête de la MCUR avait été infructueux[19], et à ce jour, le caractère illégal de la nomination de Françoise Vergès n'est pas avéré. Concernant le projet scientifique de la MCUR, la Commission d'enquête publique rend dans son rapport du 19 février 2010 au préfet Michel Lalande un avis favorable[20]. Le , la victoire de la liste conduite par Didier Robert au conseil régional de La Réunion, signe la fin du projet MCUR. Dès son élection, conformément à son programme, Didier Robert annonce la fin du projet MCUR alors que celui-ci était déjà bien engagé depuis 6 ans et avait nécessité d'importants fonds publics.

Le 10 mai 2017, Françoise Vergès est nommée au groupement d'intérêt public dénommé « Mission de la mémoire de l'esclavage, des traites et de leurs abolitions »[21].

Militantisme féministe et « décolonial »[modifier | modifier le code]

Françoise Vergès a fréquenté le Mouvement de libération des femmes à Paris, et s'est investie dans le groupe « Psy et Po » d'Antoinette Fouque[6]. Elle a collaboré au journal Des femmes en mouvements, mensuel puis hebdomadaire, publié entre 1978 et 1982 et à la collection « Femmes en lutte de tous les pays », aux Éditions des femmes, de 1981 à 1983. Menant ses luttes féministes et anti-racistes de manière globale et locale, elle est notamment venue à collaborer avec l'association Rualité créée par la hip-hoppeuse Bintou Dembélé[22].

Elle est membre du MAFED (collectif de la Marche des femmes pour la dignité)[23],[24], un groupe que le politologue Laurent de Boissieu situe dans le champ politique du racialisme et définit comme proche du Parti des Indigènes de la République[25] (PIR). Le , elle participe au meeting du collectif MTE (Maman toutes égales), contre des mesures prises par des établissements scolaires et par le ministre de l'Éducation nationale Luc Chatel à l'encontre de mères d’élèves voilées[26].

Elle intervient souvent sur le média Paroles d'honneur[27]. Elle est également membre du Collège de la diversité au ministère de la Culture[28] et compte parmi les membres fondateurs du collectif Décoloniser les arts[29],[30],[31].

Françoise Vergès signe les appels aux Marches pour la justice et la dignité[32], nombre de pétitions qui défendent des positions différentialistes et « décoloniales »[réf. souhaitée], ainsi que les pétitions suivantes : « Stop au cyberharcèlement islamophobe contre l'association Lallab »[33] ; « Contre le lynchage médiatique et les calomnies visant les antiracistes » ; « Un intolérable acharnement contre la famille Traoré »[34] ; « On peut être en désaccord avec les idées de Houria Bouteldja, alors débattons »[35] ; « Pour le maintien du colloque Lutter contre l'islamophobie »[36], une pétition de soutien à Sonia Nour[réf. nécessaire] à la suite de ses déclarations apparentant un terroriste à un martyr[37] ; une pétition signalant que l'état de santé de Tariq Ramadan n’était pas compatible avec sa détention dans le cadre de sa mise en examen pour viol; le texte est intitulé « Tariq Ramadan : pour une justice impartiale et égalitaire » et cosignée par Houria Bouteldja, Didier Lestrade, Sihame Assbague, Marwan Muhammad, Alain Gresh, Nabil Ennasri ou encore François Burgat[38].

En mai 2018, elle participe à la conférence internationale « Bandung du Nord », organisée par le Decolonial International Network afin de « questionner la mémoire coloniale »[39]. Toutefois, note le site Conspiracy Watch, y interviennent aussi certaines personnalités « qui se sont déjà illustrées en matière de complotisme et d’antisémitsme », ainsi que les militants antiracistes Angela Davis et Fred Hampton Jr. (en), ou encore le journaliste Muntadhar al Zaidi, connu pour son engagement contre la guerre en Irak[pertinence contestée][40].

Le 3 octobre 2018, elle signe une tribune collective[41] appelant à participer aux deux journées de mobilisation organisées, les et , par des associations se revendiquant de l'« antiracisme politique » — groupées sous le nom de « collectif Rosa Parks » —, pour « protester contre les inégalités structurelles, le racisme, la ségrégation et le mépris permanent[42]. »

En outre, Françoise Vergès a pu aborder les Blancs ou la question « blanche » en ces termes  :

  • « Nous ne voulons pas nous[Qui ?] intégrer dans la France blanche. […] Ils [les blancs] ne lâcheront rien. »[43][réf. insuffisante]
  • « La dénonciation violente du « blantriarcat », de la « férocité blanche » ou bien du « capitalisme racial » (pour reprendre les termes employés par Françoise Vergès, présidente de Décoloniser les arts siégeant au Collège de la diversité) passe par la catégorisation d’une « race sociale ». Cette dernière s’inspire largement du concept foucaldien de biopolitique, en décrétant que le biologique serait exhaustivement une construction sociale pour justifier l'utilisation du concept de race, tout en déniant que son usage produise le moindre « effet » raciste, autrement dit comme s’il était possible que le mot « race » contienne simultanément son sens premier, et son retournement critique. »[44]

Décoration, reconnaissance[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

En 2017, dans son ouvrage Le Ventre des femmes : capitalisme, racialisation, féminisme[47], Françoise Vergès revient sur ce moment de l'histoire de La Réunion où, dans les années 1970, avortements, stérilisations furent pratiqués sur des centaines de femmes à leur insu. Les responsables n'ont pas été condamnés[48]. Ce scandale avait été révélé suite à une enquête du Nouvel Observateur[réf. souhaitée].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

Chapitres d'ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

  • Françoise Vergès, Jean-Paul Demoule et Bernard Stiegler, « Archéologie de l’esclavage, archéologie de l’absence », L’Avenir du passé, Paris, La Découverte - INRAP,‎ , p. 105-113.
  • Françoise Vergès et Yinka Shonibare, « Figures d’une humanité superflue », Catalogue exposition Jardin d’amour, Paris, Musée du Quai Branly - Flammarion,‎ , p. 58-75.
  • (de) « Sklaverei und Postkolonialität in Frankreich », Gespenst Subjekt, Berlin, Unrast,‎ , p. 119-150.
  • (en) « 100 Inspirational Women », Confessions to a Serial Womanizer, Londres, PHACT,‎ .
  • « Créolisations india-océaniques. Flux, contacts, et conflits. Architecture et Végétation. Espaces hybrides de l’habitat », Blou, France, Monografik éditions,‎ .
  • « Catalogue de l’exposition Isaac Julien Creole Phantom : Françoise Vergès en compagnie d’Isaac Julien », Catalogue, Éditions du Centre Pompidou,‎ .
  • (en) Françoise Vergès (dir.), « Where to Begin ? ‘Le commencement’ », Peau Noire, masques blancs et Creolization, Manchester, Manchester University Press,‎ , p. 32-45.
  • Françoise Vergès (dir.), « Solidarités », Identité et société réunionnaise, Paris, Karthala,‎ , p. 285-308.
  • « Indiaoceanic Formations: Creolization Processes and Practices », Transcultural Studies, Bremen, Universitätsdruckerei,‎ , p. 131-136.
  • (es) Françoise Vergès (dir.), « Deambular y escribir », Pensar este tiempo, Buenos Aires, Argentine,‎ , p. 209-236.
  • (en) Françoise Vergès (dir.), « Postcolonial Challenges », The Future of Social Theory, Londres, Continuum,‎ , p. 186-204.
  • (en) Françoise Vergès (dir.), « The Island of Wandering Souls : Processes of Creolization, Politics of Emancipation and the Problematic of Absence on Reunion Island », Islands in History and Representation, Londres, Routledge,‎ , p. 162-176.
  • Françoise Vergès (dir.), « Histoire et identités bridées: pour une relecture de la période pré-abolitionniste (1796-1848) à La Réunion », Rétablissement de l’esclavage dans les colonies françaises, Paris, Maisonneuve et Larose,‎ , p. 273-282.
  • Françoise Vergès (dir.), « Coloniser, éduquer, guider : un devoir républicain », Culture coloniale, Paris, Autrement,‎ , p. 191-200.
  • (en) Françoise Vergès (dir.), « Kiltir Kréol : Processes and Practices of Créolité and Creolization », Créolité and Creolization, Kassell, Documenta 11,‎ , p. 179-184.
  • Françoise Vergès (dir.), « Koup panou ! Démocratie et différence culturelle à la lumière du débat sur le statut depuis 1946 », Décentralisation à La Réunion, Saint-Denis, Réunion, Université de La Réunion,‎ .
  • (en) Françoise Vergès (dir.), « Post-Scriptum », Relocating Postcolonialism, Oxford, Blackwell,‎ , p. 349-358.
  • (en) Françoise Vergès (dir.), « Psychoanalysis, the Enigma of Human Behaviour and the Contribution of Indigenous Knowledges », Indigenous Knowledges and the Integration of Knowledge Systems. Towards a Philosophy of Articulation, South Africa, New Africa Books,‎ , p. 173-187.
  • Françoise Vergès (dir.), « De la prédation dans les relations hommes-femmes », La femme et les sociétés pluriculturelles de l’océan Indien, Paris, SEDES,‎ , p. 143-150.
  • « Habiter l’île, construire la maison », Diversité culturelle et identité réunionnaise, Maison des Civilisations et de l’Unité Réunionnaise, St-Denis : Région Réunion,‎ , p. 123-128.
  • Françoise Vergès (dir.), « Des îles à rêver ? », Zoos humains, de la Vénus hottentote aux reality shows, Paris, La Découverte,‎ , p. 406-409.
  • Françoise Vergès (dir.), « Peuple créole, identités ethniques à l’Ile de La Réunion », La Différence culturelle, Paris, Balland,‎ , p. 217-228.
  • Françoise Vergès (dir.), « Égalité républicaine et réalité (post)coloniale », 1946 : La Réunion Département, Paris, L’Harmattan - Université de La Réunion,‎ , p. 233-248.
  • « Pays rêvé, pays réel. Décolonisation et discours du self », Psychanalyse et Décolonisation. Hommage à Octave Mannoni, Paris, L’Harmattan - Psychanalyse et Civilisations,‎ , p. 71-86.
  • (en) Françoise Vergès (dir.), « I Am not the Slave of Slavery : The Politics of Reparation in (French) Postslavery Communities », Critical Perspectives, Londres, New York, Routledge,‎ , p. 258-275.
  • (en) Françoise Vergès (dir.), « (Post) Colonial Psychiatry: The Making of a Colonized Pathology », Re/Visioning Women’s Health and Healing, New York, Routledge,‎ , p. 221-228.
  • « Il y a deux France… Écrivains noirs et colonialisme (1920-1960) », Les Écrivains face à l’histoire, Paris, BPI - Centre Georges Pompidou,‎ , p. 139-164.
  • « Le fantôme de Frantz Fanon ou Oublier le Tiers Monde » (préf. à Frantz Fanon), Peau Noire, Masque Blanc, Paris, K Films Édition,‎ , p. 5-22.
  • « Une citoyenneté paradoxale » (préf. à l'Abolition de l’esclavage), Affranchis, Colonisés et Citoyens des Vieilles Colonies, Bruxelles, Éditions Complexe,‎ , p. 17-44.
  • « Une dialectique de l’oubli et du souvenir : Les Réunionnais émigrés en France », Tropiques Métis, Paris, Musée des Arts et Traditions Populaires,‎ .
  • (en) Françoise Vergès (dir.), « Economics, Post-Colonialism and New technologies », IVAnnotations 3, Londres, Institute of International Visual Arts,‎ , p. 14-17.
  • (en) Françoise Vergès (dir.), « Chains of Madness, Chains of Colonialism: Fanon and Freedom », The Fact of Blackness, Londres, ICA,‎ .
  • (en) Françoise Vergès (dir.), « To Cure and To Free: The Fanonian Project of 'Decolonized Psychiatry’ », Fanon - À Critical Reader, Oxford, Blackwell,‎ , p. 85-99.
  • « L'assimilation : discours colonial et discours anticolonial - Égalité et Assimilation : un héritage post-colonial », Introduction et postface. La Loi du 19 mars 1946. Débats à l'Assemblée Constituante. Saint-André, La Réunion. Graphica - CCT, 1996.
  • Un rêve de fraternité à travers le récit d’une passion : Raymond Vergès et la colonisation (préf. à Jean-Paul Sker, boscot, sous-off et… assassin ?), Saint-Denis, Réunion : Grand Océan, .
  • Françoise Vergès (dir.), « Merveilles de la Prise de Possession », L'Insularité, Paris, L'Harmattan - Université de La Réunion,‎ , p. 213-221.
  • Françoise Vergès (dir.), « Métissage, discours masculin et déni de la mère », Repenser la Créolité, Paris, Éditions Karthala - Université du Maryland,‎ , p. 69-84.
  • (en) Françoise Vergès (dir.), « Mind and Body: Revising Approaches to the Analysis of Curanderismo », Wings of Gauze: Women of Color and the Experience of Health and Illness, Wayne State University Press,‎ , p. 109-121.

Revues[modifier | modifier le code]

  • (it) « La memoria como resistancia », Revista Internacional de Filosofia Politica, no 31,‎ , p. 49-64.
  • « L’oubli et le déni. Histoires et mémoires de l’esclavage dans l’outre-mer français », Cultures sud, no 165,‎ , p. 65-70
  • (en) « Creolization and the Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise », Journal of Visual Culture, vol. 5, no 1,‎ , p. 29-40.
  • (en) Françoise Vergès et Carpanin Marimoutou, « Indian Ocean Creolizations », Journal of Visual Culture, vol. 5, no 1,‎ , p. 41-52.
  • « Mémoires troublées », Regards sur l’actualité,‎ , p. 43-55.
  • « À vos mangues ! » (trad. Dominique Malaquais), Politique Africaine, Paris, Karthala, no 100,‎ décembre 2005 - janvier 2006, p. 315-322.
  • « Les troubles de mémoire : Traite négrière, esclavage et écriture de l’histoire », Cahiers d’études africaines, vol. 3-4, t. XLV, nos 179-180,‎ , p. 1143-1178.
  • « Le Nègre n’est pas, pas plus que le Blanc : Frantz Fanon, esclavage, race et racisme », Actuel Marx, 38,‎ , p. 45-64.
  • « Mémoires visuelles et virtuelles à l’île de La Réunion », Cahiers d’Études Africaines, nos 173-174,‎ , p. 387-400
  • (en) « One World, Many Maps », The WISER Review, no 1,‎ , p. 16
  • « Rêver d’être entendu », Akoz,‎ .
  • (en) « The Age of Love », Transformation, no 46,‎ , p. 1-20.
  • (en) Françoise Vergès (dir.), « Vertigo and Emancipation. Creole Cosmopolianism and Cultural Politics », Theory, Culture and Society, vol. 18, nos 2 - 3,‎ avril - juin 2001, p. 169-184.
  • (en) « Saint-Denis and Port-Louis: An Ecology of Hybridities », L’Esprit Créateur, Fall, t. XLI, no 3,‎ , p. 191-196.
  • (en) « Looking East, Heading South », African Studies Review, no 44 :2,‎ , p. 141-149.
  • « Monde créole, Identités ethniques », Akoz, no 7,‎ , p. 36-38.
  • « Différence et citoyenneté, l’héritage de l’esclavage et du colonialisme », Les associations d’originaires d’Outre-Mer, acteurs de la solidarité. Journées de réflexion, Paris, ANT, 1999,‎ , p. 57-60.
  • « Nous tisserons le linceul du vieux monde. L’idéal d’émancipation dans le monde colonisé », Cahiers de la Villa Gillet, no 6,‎ , p. 227-233.
  • « Abolition et Citoyenneté, » et « Traite des Esclaves, Esclavage et Abolition », Diagonales, no 46,‎ , p. 15-17 & 22-24.
  • « Surveiller et Discipliner: La Psychiatrie Coloniale et ses fous », Passerelles, no 16,‎ , p. 209-216.
  • (en) « Memories and Names of Algeria », Parallax 7, Leeds, Université de Leeds,‎ , p. 89-92.
  • (en) « Creole Skin, Black Mask. Fanon and Disavowal », Critical Inquiry, vol. 23, no 3,‎ , p. 578-595.
  • (en) « The Heritage of Frantz Fanon », The European Legacy, Journal of the International Society for the Study of European Ideas, MIT Press, vol. 1 numéro=1,‎ .
  • (en) « A Contested Heritage: Republican Discourse, Métissage and Emancipation », The European Legacy, Journal of the International Society for the Study of European Ideas, MIT Press, vol. 1, no 1,‎ .
  • (en) « Memories of Origin: Sexual Difference and Feminist Polity », Issues in Reproductive and Genetic Engineering, no 4:1,‎ , p. 3-15.
  • (en) Françoise Vergès et Kathleen B. Jones, « Women of the Paris Commune », Women's Studies International Forum, no 14:5,‎ , p. 491-503.
  • (en) Françoise Vergès et Kathleen B. Jones, « Aux Citoyennes! », History of European Ideas, no 13:6,‎ , p. 711-732.

Rapports[modifier | modifier le code]

  • « Mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions », rapporteur général du rapport remis au Premier Ministre le 12 avril 2005 pour le Comité pour la Mémoire de l’Esclavage (100p).
    • Rapports CPME, 2006, 2007, 2008.

Critiques de livres[modifier | modifier le code]

  • (en) « It really Is Time », Radical Philosophy, no 130,‎ mars - avril 2005, p. 32-35.
  • (en) « Sex with Strangers: Alys Eve Weinbauw, Wayward Reproductions: Genealogies of Race and Nation in Transatlantic Modern Thought », Radical Philosophy, Duke University Press 1005, no 132,‎ juillet/août 2005, p. 52-53.
  • (en) Françoise Vergès (dir.), « Roots », Learning Places, Duke University Press, 2002, no Radical Philosophy, 126,‎ juillet-août 2004.

MCUR[modifier | modifier le code]

  • Pour un musée du temps présent, avec Carpanin Marimoutou, Cdrom, français-anglais, 2005.
  • La Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise, film de 8 min, 2009.
  • Articles :
    • Maloya 1976 : poétique et politique, Cdrom Firmin Viry, 2005
    • Le monde india-océanique, Ve-XVe siècle, 2009
    • La Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise, 2009

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Pierrot Dupuy, « Laurence Vergès: Une épouse au service du parti et de sa famille », Zinfos 974, l'info de l'ile de La Réunion,‎ (lire en ligne)
  2. « La Réunion perd l'une de ses grandes figures : Militante de la cause réunionnaise, Laurence Vergès n'est plus », Imaz Press Réunion : l'actualité de la Réunion en photos,‎ (lire en ligne)
  3. « Paul Vergès a perdu davantage qu'une épouse », Clicanoo.re,‎ (lire en ligne)
  4. « Claude Vergès-Lopez décorée de la Légion d’Honneur », Témoignages.RE - https://www.temoignages.re,‎ (lire en ligne)
  5. « Françoise Vergès (1/5) : Entre l’ombre et la lumière, une enfance réunionnaise », France Culture,‎ (lire en ligne)
  6. a et b « Françoise Vergès (2/5) : Dépaysements », France Culture,‎ (lire en ligne)
  7. Patrick Simon et Seloua Luste Boulbina, « Une initiation décoloniale », Mouvements,‎ (lire en ligne)
  8. a et b Patrick Simonin et Seloua Luste Boulbina, « Une initiation décoloniale », Mouvements 2012/4 (n° 72), pages 143 à 156,‎ (lire en ligne)
  9. a et b « Françoise Vergès | FMSH », sur www.fmsh.fr (consulté le 23 septembre 2018)
  10. (en) Francoise Vergès, Monsters and revolutionaries: colonial family romance and met́issage, (lire en ligne)
  11. « Catalogue SUDOC », sur sudoc.abes.fr (consulté le 26 mai 2015)
  12. Françoise Vergès, Global South(s), Maison des Sciences de l'homme, page consultée le 9 décembre 2018 [lire en ligne]
  13. a et b « Françoise Vergès », sur comite-memoire-esclavage.fr, Comité pour la mémoire de l'esclavage
  14. Pierrot Dupuy, « Françoise Vergès accusée de manigances "pour obtenir des missions gouvernementales rémunérées et des récompenses" », Zinfos 974, l'info de l'ile de La Réunion,‎ (lire en ligne)
  15. Geoffroy Géraud Legros, « Ribbe et Dalin contre Vergès : petites ambitions et grandes haines », sur 7 Lames la Mer (consulté le 23 septembre 2018)
  16. « Françoise Vergès dans la délégation qui accompagne Nicolas Sarkozy aux Antilles », sur temoignages.re, Témoignages, .
  17. Fanny Robles, « Pour un musée du temps présent | Africultures », Africultures,‎ (lire en ligne)
  18. P. Dupuy, « Je porte plainte contre Paul Vergès, Nassimah Dindar, Gilbert Annette... », sur zinfos974.com, .
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  20. « Maison des Civilisations : La Commission rend un avis favorable », Imaz Press Réunion : l'actualité de la Réunion en photos,‎ (lire en ligne)
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