Leïla Slimani

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Leïla Slimani
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Leïla Slimani en 2017.

Naissance (36 ans)
Rabat, Maroc
Nationalité franco-marocaine
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture français
Genres

Œuvres principales

Dans le jardin de l'ogre
Chanson douce

Leïla Slimani, née le à Rabat au Maroc, est une journaliste et écrivaine franco-marocaine.

Elle a notamment reçu le prix Goncourt 2016 pour son deuxième roman, Chanson douce.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et formation[modifier | modifier le code]

Leïla Slimani grandit dans une famille d'expression française[1]. Son père, Othman Slimani, est un banquier et un haut-fonctionnaire marocain. Sa mère, Béatrice-Najat Dhobb Slimani[2], mi-française (alsacienne) mi-algérienne[3],[1], est médecin ORL et a été la première femme médecin à intégrer une spécialité médicale au Maroc[4]. Leïla Slimani a deux sœurs.

Après son baccalauréat obtenu au lycée français Descartes à Rabat en 1999, elle vient à Paris pour ses études en classes préparatoires littéraires au lycée Fénelon[5]. Elle sort ensuite diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris[6],[7]. Elle s'essaie au métier de comédienne (en participant au Cours Florent) puis décide de compléter ses études à l'ESCP Europe pour se former aux médias. À cette occasion, elle rencontre Christophe Barbier, alors parrain de sa promotion, qui lui propose une formation à L'Express[1]. Finalement, elle est engagée au magazine Jeune Afrique en 2008[8] et y traite des sujets touchant à l'Afrique du Nord[9]. Elle démissionne de la rédaction de Jeune Afrique en 2012 pour se consacrer à l'écriture littéraire tout en restant pigiste pour le journal[10].

Carrière d'écrivain[modifier | modifier le code]

En 2014, elle publie son premier roman aux éditions Gallimard Dans le jardin de l'ogre. Le sujet (l'addiction sexuelle féminine) et l'écriture sont remarqués par la critique[1],[11],[9],[12] et l'ouvrage est sélectionné dans les cinq finalistes pour le prix de Flore 2014[13].

Son deuxième roman, Chanson douce, obtient le prix Goncourt 2016[14].

Au second tour de l'élection présidentielle de 2017, elle apporte son soutien à Emmanuel Macron pour faire barrage « au déclinisme et à la haine » de Marine Le Pen[15].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle est mariée depuis 2008 à un banquier[8] ; ils ont deux enfants (un garçon né en 2011 et l'autre en 2017)[10].

Polémique[modifier | modifier le code]

La sortie en 2017 de son essai Sexe et mensonges : la vie sexuelle au Maroc déclenche une polémique avec les Indigènes de la République après que Houria Bouteldja, porte-parole de l'association, a qualifié la romancière de « native informant »[16], « notion que les études post-coloniales ont forgée pour désigner les personnes de couleur qui, surcompensant un complexe d'infériorité à l'égard des Blancs, imitent ces derniers pour leur plaire et être reconnues par eux[16]. » En juin de la même année, elle reçoit le Out d'or du « coup de gueule » de l'Association des journalistes LGBT, pour avoir condamné la pénalisation de l’homosexualité au Maroc et le contrôle du corps des femmes[17].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Alexandra Schwartzbrod, « Leïla Slimani. “Madame Bovary X” », Libération,‎ (lire en ligne).
  2. Thomas Savage, « Leïla Slimani: “Je suis entrée chez Gallimard par moi-même” », Telquel, 3 novembre 2016.
  3. Mehdi Ouassat, « “Dans le jardin de l’ogre” de Leila Slimani bientôt sur grand écran », Libération, 30 septembre 2015.
  4. Interview dans La Bande originale sur France Inter le 5 janvier 2017.
  5. Houda Benjelloun, « Leïla Slimani, l’ogre littéraire », À nous Paris,‎ (lire en ligne).
  6. Sanaa Eddaïf, « Un beau livre consacré à la baie de Dakhla », L'Économiste, 12 novembre 2013.
  7. « “Par confort, on délègue l’amour” », sur Sciences Po (consulté le 26 décembre 2016)
  8. a et b Laurent De Saint Perier, « Leïla Slimani : une « Chanson douce » qui fait du bruit », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne).
  9. a et b Samir El Ouardighi, « Leïla Slimani, le poids lourd de la rentrée littéraire », Medias24, 11 septembre 2014.
  10. a et b David Caviglioli « 10 choses à savoir sur Leïla Slimani, prix Goncourt 2016 », L'Obs, 3 novembre 2016.
  11. Marianne Payot, Jérôme Dupuis, Delphine Peras et Baptiste Liger, « Premiers romans : l'audace des débutants », L'Express, 8 septembre 2014.
  12. Séverine Kodjo-Grandvaux, « Livres : sexe dans la cité », Jeune Afrique, 5 septembre 2014.
  13. PrixdeFlore, « Prix de Flore 2014 : les 5 livres finalistes ».
  14. « Le prix Goncourt attribué à Leïla Slimani pour "Chanson douce" », Franceinfo, (consulté le 3 novembre 2016).
  15. « Présidentielle 2017 : 32 personnalités s'engagent pour le second tour », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  16. a et b Fatiha Boudjahlat, « Leïla Slimani, nouvelle cible de la censure antiraciste », Le Figaro, 4 septembre 2017.
  17. Mélissa Perraudeau, « Les premiers Out d’or ont été décernés lors d’une cérémonie forte et inspirante », sur Konbini, .

Liens externes[modifier | modifier le code]