Parti communiste du Brésil

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Ne doit pas être confondu avec Parti communiste brésilien.

Parti communiste du Brésil
(pt) Partido Comunista do Brasil
Image illustrative de l’article Parti communiste du Brésil
Logotype officiel.
Présentation
Présidente Luciana Santos (pt)
Fondation
Scission de Parti communiste brésilien
Siège Brasilia, Brésil[1],[2]
Positionnement Gauche à gauche radicale[3]
Idéologie Communisme
Marxisme-léninisme[1]
Stalinisme (jusqu'en 1992)
Socialisme
Progressisme
Affiliation internationale Conférences internationales des partis communistes et ouvriers
Adhérents 396 201 (août 2019)[4]
Couleurs Rouge et jaune
Site web pcdob.org.br
Représentation
Députés
8 / 513

Le Parti communiste du Brésil (en portugais : Partido Comunista do Brasil, abrégé en PCdoB) est un parti politique brésilien créé par Maurício Grabois et João Amazonas (pt) le , au moment de la rupture sino-soviétique.

Historique[modifier | modifier le code]

Le PCdoB est à l'origine une scission pro-cubaine du Parti communiste brésilien, pro-soviétique, dirigé par Luís Carlos Prestes. Toutefois, lorsque Prestes obtient de l'URSS une condamnation du PCdoB, celui-ci s'aligne sur la Chine, dans une alliance plus stratégique qu'idéologique[5].

En 1964, une dictature militaire s'installe. Le PCdoB, interdit, mène une guérilla dans la région de l'Araguaia, à la limite des États du Pará, du Maranhão et de Goiás (aujourd'hui, Tocantins). Lorsque la dictature militaire prend fin, en 1985, le PCdoB redevient légal. En novembre 1989, le PCdoB mène pour la première fois une campagne avec le Parti des travailleurs (PT) en faveur de la candidature présidentielle de Luiz Inácio Lula da Silva, sans succès. Vont alors suivre plusieurs années de néolibéralisme.

En 2002, le PCdoB soutient à nouveau la candidature à la présidence de Lula et cette fois avec succès. Le gouvernement Lula n'a cependant pas la majorité au sein du Parlement, 24 des 27 États fédérés sont aux mains d'une coalition conservatrice. Le PCdoB possède douze parlementaires, dont six femmes, au Parlement national (513 membres). Jusqu'au début de l'année 2007, Aldo Rebelo, le président du Parlement national, et Agnelo Queiroz, le ministre des Sports, étaient membres du PCdoB.

Le PCdoB a soutenu la candidature de Lula aux élections générales d' et de Dilma Rousseff en 2010. Cette même année, il obtient, lors des élections parlementaires, 15 sièges de députés et deux de sénateurs, contre 13 et 1 précédemment. Lors de l'élection présidentielle de 2018, la communiste Manuela d'Ávila est candidate aux côtés de Fernando Haddad[6].

Au niveau international, le PCdoB fait partie de Conférences internationales des partis communistes et ouvriers.

Membres éminents[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b TSE Estatuto do Partido Comunista do Brasil
  2. TSE Partidos - Partidos políticos - PCdoB
  3. (en) Dan Botz, « Brazil: Lula, Rousseff, and the Workers Party Establishment in Power », New Politics, (consulté le 2 juillet 2019)
  4. (pt) « Estatísticas do eleitorado – Eleitores filiados », sur Superior Electoral Court, .
  5. (en) Rene De La Pedraja, Wars of Latin America, 1948-1982: The Rise of the Guerrillas, McFarland, (lire en ligne), p. 174.
  6. Erika Campelo et Glauber Sezerino, « Brésil : vers un duel entre gauche et extrême-droite à la présidentielle ? », Basta,‎ (lire en ligne, consulté le 27 octobre 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]