Yvette Alde

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Yvette Alde
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Naissance
Décès
(à 56 ans)
Paris
Nationalité
Drapeau : France Française
Activités
Autres activités
illustratrice
Formation
Maître
Lieux de travail
Mouvement

Yvette Alde est une artiste peintre, lithographe et illustratrice française née le 28 juin 1911 à Paris[1], morte le 30 octobre 1967 à Paris[2],[1]. Elle vécut à la cité Montmartre-aux-artistes du 189, rue Ordener et appartient à l'École de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève de l'Académie de la Grande Chaumière, Yvette Alde a pour maîtres Charles Picart Le Doux et André Lhote[3]. Elle débute dans les salons parisiens en 1932, faisant partie en 1933, en même temps qu'André Marchand, Armand Nakache, Charles Walch et Gabriel Zendel, des nouveaux exposants du Salon des indépendants[4]. Sa première exposition personnelle se tient à Barcelone en décembre 1935, les peintures de paysages présentées énonçant un séjour effectué à Majorque[5]. En août 1946, elle épouse Max Cogniat[6].

Dans une lettre datée du 13 août 1966, Yvette Alde évoque sa combativité contre une cruelle maladie : « hospitalisée, mais boulot acharné... »[7]. Disparue trop tôt en octobre 1967, elle repose dans la 30e division du cimetière de Montmartre[8]. En avril 1968, un hommage particulier lui est rendu dans le cadre du Salon Comparaisons[9].

Contributions bibliophiliques[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Galerias Syra, Barcelone, 1935.
  • Anglo-French Art Centre (en), Londres, novembre-décembre 1947.
  • Galerie Drouant-David, Paris, 1949, 1950, 1956.
  • Galerie Allard, Paris, février 1952[10].
  • Yvette Alde - Œuvres récentes, Galerie Boissière, Paris, avril 1960[11].
  • Galerie Montmorency, Paris, 1967.

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

  • « Ses passions vont de l'Espagne, illuminée comme un vitrail gothique, aux clairs obscurs de la Hollande fouettée de coups de vent nordiques. Ses amours sont multiples puisqu'elle est femme, le rêve surréaliste la caressa de son aile piquetée d'inquiétantes sirènes aux yeux mauves, mais elle était trop fille de la Méditerranée pour y croire éternellement, trop architecte aussi. Yvette Alde, faite pour le lyrisme, chante en hautes notes l'amour de la beauté perdue. » - Jean Bouret[15]
  • « Yvette Alde ressent et conçoit le monde comme mi-rêve, mi-réalité. Un fond dynamique de sensualité mystique lui permet d'associer les caractères les plus divers de la grande peinture : visions de génies ou d'anges, transpositions des figures en personnages mythiques, animation étrange des paysages et de la plus humble nature morte ou fleur en une parcelle d'âme ; matière travaillée, nourrie et saine, foisonnante et cependant discrète ; palette légèrement assourdie qui laisse transparaître l'éclat de tons et d'accords mystérieux, musicaux, reflets de spiritualité. Il n'y a plus dessin, ou volumes, ou pâte, ou couleur ; il y a un tout puissamment charpenté, d'une densité rare, et dont la pudeur d'expression, en une facture sans faiblesse, n'arrive pas à voiler totalement la bouleversante et attachante qualité. Chaque œuvre est une prodigieuse composition plastique et émotive, comparable à celles des grands maîtres classiques, avec l'inéluctable sceau de notre temps. » - Robert Vrinat[11]
  • « C'est son constant dialogue avec son monde invisible qui toujours se laisse percevoir dans ses toiles ou ses gouaches. Elle a beau, par la générosité de sa pâte, par la somptuosité chaleureuse de ses tons, paraître étrangère à toute assimilation à un style mallarméen, c'est pourtant à des vers de Mallarmé que m'oblige à songer la constante présence en ses compositions d'êtres extratemporels, anges, démons, dieux ou fées... Il faut, pour oser en peupler aujourd'hui un cosmos auquel l'homme arrache chaque jour davantage de son mystère et de sa poésie, une personnalité originale et forte qui s'exprime jusque dans la joaillerie fastueuse de son colorisme. » - Guy Dornand[16]

Musées et collections publiques[modifier | modifier le code]

Collections privées[modifier | modifier le code]

  • Henri Braun-Adam (1900-1977)[20].

Fresques murales[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Acte de naissance no 2851 (vue 29/31) de l'année 1911 du 10e arrondissement de Paris », sur Archives de Paris (consulté le 19 août 2018) - Note. Avec mention de son décès dans le 16e arrondissement de Paris tout en haut de la page.
  2. (en) « Yvette Alde », Extrait de la notice dans le dictionnaire Bénézit, sur Oxford Index, (ISBN 9780199773787)
  3. a et b Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, tome 1, page 172.
  4. a et b Ouvrage collectif, Un siècle d'art moderne - L'histoire du Salon des indépendants, Éditions Denoël, 1984.
  5. Enric F. Gual, Yvette Alde, Éditions Galerias Syra, 1935.
  6. Fonds d'archives Robert Desnos, faire-part du mariage d'Yvette Alde, Bibliothèque littéraire Jacques-Doucet. On lit dans le Bénézit qu'Yvette Alde fut l'épouse de Bernard Lorjou, erreur qui résulte d'une confusion avec Yvonne Mottet.
  7. Oger Blanchet, Paris, Catalogue d'autographes et de manuscrits, n°87 du catalogue, Hôtel Drouot, 7 mai 2014.
  8. Les sépultures féminines du cimetière de Montmartre
  9. a et b Jean Chabanon, texte-hommage à Yvette Alde, in Comparaisons 68, Éditions du Salon Comparaisons, 1968.
  10. « Yvette Alde », dans la revue Le Peintre, 15 février 1952.
  11. a et b Robert Vrinat, « Yvette Alde », Journal de l'amateur d'art, n°249, 10 avril 1960, page 13.
  12. Henri Héraut, « Le Salon du dessin et de la peinture à l'eau », Journal de l'amateur d'art, n°214, 25 juin 1958, page 11.
  13. Ville de Saint-Malo, Nudités, présentation de l'exposition, 2015
  14. Christophe Penot, « Exposition Magiciennes », Centre Cristel éditeur d'Art, Saint-Malo,‎ 1er octobre 2016 au 7 janvier 2017 (lire en ligne)
  15. Jean Bouret, Yvette Alde, in Les peintres témoins de leur temps, tome VI, Achille Weber/Hachette, 1957.
  16. Guy Dornand, Yvette Alde, in Les peintres témoins de leur temps, tome X, Achille Weber/Hachette, 1961.
  17. Histoire de l'art - Peinture et Société, collections des musées de Cognac
  18. Musée Carnavalet, Yvette Alde dans les collections
  19. Adrian M. Darmon, Autour de l'art juif - Encyclopédie des peintres, photographes et sculpteurs, Éditions Carnot, 2003, page 221.
  20. Ader Nordmann, Catalogue de la Collection Henri Braun-Adam, Hôtel Drouot, Paris, 29 novembre 2013.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]