Kasbah

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Casbah (homonymie).
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (décembre 2014).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

La casbah d'Alger vers 1900
Ancienne photo d'une casbah de l'Atlas (Maroc)

Une casbah ou tighremt (en en berbère : ⵜⵉⵖⵔⵎⵜ tighremt, en arabe : قصبة qasabah, en, variantes : kasbah, qasaba) est une citadelle d'architecture berbère[1],[2],[3],[4] originaire des pays d'Afrique du Nord, telles la kasbah des Oudayas à Rabat, celle de Tunis ou celle d'Alger, qui étaient à l'origine des fortifications militaires[5].

Par extension, le mot désigne également le cœur historique – fortifié ou non – d'une ville d'Afrique du Nord. Dans cette seconde acception, le mot est plus ou moins synonyme de « médina ».

Étymologie[modifier | modifier le code]

En berbère, une kasbah est appelée tighremt[6], mot qui désigne à l'origine une citadelle[7].

Le terme kasbah quant à lui provient du mot arabe qasabah qui signifie « forteresse » ou « roseau ». Ce matériau était utilisé jadis, pour ses propriétés ergonomiques et économiques, dans la construction des toitures en tant qu'isolant thermique (contre la chaleur, le froid et l'humidité). Se substituant au bois, ce matériau avait connu un usage très large notamment dans les anciennes médinas édifiées généralement en bordure des fleuves ou des cours d'eau où cette plante abondait, à tel point que les ruelles des anciennes médinas étaient couvertes par des toitures en roseau. Actuellement, ce matériau, devenu rare, est remplacé de plus en plus par des plaques de plastique ondulé qui changent l'esthétique des « souikas » (ruelles commerciales traditionnelles) des médinas historiques de Marrakech, Fez, Taroudant, etc.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L.Golvin, Architecture berbère (lire en ligne)
  2. Architectures de pierre, l'exemple de Siwa ([Architectures%20de%20terre,%20l’exemple%20de%20Siwa lire en ligne])
  3. « Habitat et patrimoine au Maroc présaharien : cas d'ighrem n igulmimn » »
  4. Salima Naji, Art et architectures berbères du Maroc: atlas et vallées présahariennes (lire en ligne)
  5. « L’ensemble historique de Rabat : un patrimoine partagé », sur whc.unesco.org (consulté le 21 mai 2011)
  6. « Glossaire - K », sur lagencedusud.gov.ma (consulté le 27 janvier 2011)
  7. « Casbah 01 », sur bdlp.org, Base de données lexicographiques panfrancophone (consulté le 1er juin 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Terrasse, Kasbas berbères de l'Atlas et des oasis. Les grandes architectures du Sud marocain (1938), réimpr. coll. « Architectures », Centre Jacques Berque/Actes Sud, 2010, 176 p., ill.