Los Angeles Police Department

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Los Angeles Police Department
Image illustrative de l'article Los Angeles Police Department
Carte de l'organisation

Devise : « To protect and to serve »

Création 1869
Type Police municipale
Siège Drapeau des États-Unis Los Angeles (Californie)
Coordonnées 34° 03′ 09″ N, 118° 14′ 40″ O
Langue Anglais
Budget 1,4 milliard de dollars
Effectifs 12 616 (2013)[1]
Chef de la Police Charlie Beck
Site web www.lapdonline.org

Le Los Angeles Police Department (LAPD) est la police municipale de Los Angeles (Californie) aux États-Unis. Sa devise est « To Protect and to Serve » (en français : « Protéger et servir »).

Présentation[modifier | modifier le code]

Même en français, l'abréviation est devenue plus usuelle que l'intitulé complet pour désigner la police municipale de Los Angeles. Son histoire est riche et controversée notamment à cause de cas de violence et de corruption. Les actions de ce département de police ont été mises en scène dans de nombreux films et séries.

Historique[modifier | modifier le code]

1850-1900[modifier | modifier le code]

Les années 1850, post guerre de sécession, entraînèrent la Californie dans un tourbillon d'événements passionnants. Les trois années précédentes a vu des dizaines de milliers de prospecteurs du monde entier attirés par la promesse de richesses soudaines dans les champs aurifères. La fin de la guerre du Mexique a ajouté de vastes territoires aux États-Unis. La Californie fut accueillie dans l'Union comme nouvel État, faisant de la ville de Los Angeles avec ses 1 610 habitants, son point central. Pendant de nombreuses années, Los Angeles continua de s'agrandir grâce à l'arrivée de nouveaux habitants, quoique manquant d'infrastructures adaptées. Des centaines de familles, des agriculteurs, des éleveurs et des commerçants s'y installèrent, mais aussi des joueurs désabusés des contreforts de la Sierra, des voleurs de chevaux et des renégats. Le Far West n'a jamais été aussi sauvage.

La création de ce qui deviendra, le LAPD résulta d'un assassinat en 1853. La victime était Jack "chasse à la baleine", second marschal de la ville. Cela incita le maire, le Dr.AW Hope à organiser une force de sécurité et de maintien de l'ordre: "Les Rangers de Los Angeles", qui se portèrent volontaires pour aider le shérif du comté aux abois et le bureau du marschal. Les Rangers furent identifiés par un ruban blanc marqué, en anglais et en espagnol: « police de la ville». En parallèle, une force fut créée par le Conseil de Los Angeles, « Les Gardes de Ville » qui au cours de leur courte carrière, étaient vêtus du premier uniforme officiel de police. Ils succédèrent aux Rangers mais leur efficacité fut discutable. Les meurtres se produisaient au rythme d'un par jour, beaucoup résultant de divergences d'opinion exprimées dans les 400 salles de jeux de la ville.

A l'époque, la justice était expéditive, souvent au mépris des lois. Durant les années 1860, il y avait un tel climat de violence qu'un groupe de résidents terrifiés, craignant pour leurs vies et leurs biens, fit appel à la France pour leur protection. Le gouvernement français déploya des troupes. On ne sait cependant combien de temps ils sont restés et pourquoi leur présence a été tolérée par le gouvernement des États-Unis.

En 1875, la première patrouille à cheval trottait dans les rues non pavées. Ils étaient payés 95 USD par mois pour leurs services, 5 USD de plus que les patrouilleurs à pied et seulement 10 USD de moins que le marschal. Le ministère continua à déployer des officiers montés jusqu'en 1916. En 1876, avec la nomination du chef Gerkens, est arrivé le premier uniforme réglementaire: un manteau de serge bleu et un chapeau de feutre. Les agents achetaient leurs badges avec leur propre argent, pour 6 USD. Entre 1876 et 1889, 15 chefs se sont succédé, incapables ou refusant de faire face aux défis liés à la croissance d'une communauté tapageuse.

En 1886, le ministère engagea ses deux premiers officiers afro-américains, Robert William Stewart et Roy Green. Le LAPD est arrivé à maturité en 1889 lorsque John M. Glass fut nommé chef. Il servit pendant onze années et développa le corps de police comme une force d'entraînement reconnue pour son professionnalisme. Il y avait alors 70 officiers, un pour 1 500 habitants. Le siège central, anciennement logé dans l'hôtel de ville de Los Angeles, déménagea au sein d'une nouvelle installation destinée à rester en service pendant 60 ans.

1900-1925[modifier | modifier le code]

Au début des années 1900, la population de la ville augmenta de plus de 100.000 habitants, avec moins de 70 agents luttant pour maintenir la paix. Ils furent largement occupés à contenir la violence et le trafic d'alcool, mais des problèmes supplémentaires s'ajoutèrent aux difficultés que le LAPD rencontrait. Le bureau du maire assuma de plus en plus le contrôle du LAPD et de ses pratiques. Cela explique, au moins en partie, la nomination de 16 chefs entre 1900 et 1923. L'ingérence politique, cependant, n'a pas empêché l'émergence de la force publique en 1903, et l'augmentation du personnel assermenté à 200 agents, en réponse aux demandes des citoyens.

Après avoir servi comme chef de la police intérimaire pendant environ un an, Walter H. Auble reprit ses fonctions en tant que capitaine quand, en Septembre 1908, il fut abattu par un suspect lors d'un cambriolage. Il est devenu le troisième plus haut gradé à perdre la vie dans l'exercice de ses fonctions. L'un des points lumineux de la période fut le début du programme de formation officiel du Département en 1916. Avec l'entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale, l'accent fut mis sur les violations des infractions fédérales comme «défaut d'enregistrement par un Allemand", "énoncés séditieux" et "soupçonné d'être un ennemi." Une "War Squad" fut créée et toute activité communiste, réelle ou présumée, fut régulièrement étudiée. Les travailleurs en grève furent étiquetés comme «Rouges» et avertis qu'ils étaient soumis à arrestation pour subversion. Déterminés à résister à toute invasion armée potentielle par les troupes du Kaiser, les agents furent organisés en une "Home Guard," armés et préparés pour aider l'armée et la marine. 15% du personnel servit au sein des forces armées.

Au cours de l'épidémie de grippe de 1918, près de 500 000 américains furent mortellement frappés. Parmi eux se trouvaient de nombreux officiers du LAPD. Une " Flying Squad " vit le jour en 1918. Elle était équipée de deux voitures "hautement puissantes"  exploitées par des détectives chevronnés qui traitaient les crimes violents qui se produisaient souvent au cours des premières heures de la matinée. À partir de 1920 et pour la majeure partie des 20 années suivantes, la corruption a entaché le gouvernement local et la police. Ce fut l'époque de la prohibition et de la dépression. Connue en tant que ville grande ouverte, Los Angeles attira les pires éléments: Politiciens véreux, racketteurs, bootleggers... La ville était totalement aux mains des patrons qui contrôlaient les élus, dictaient l'agenda de la police et accordaient des promotions tout en recueillant des sommes énormes sur l'alcool, le jeu, et le vice. Au cours d'une période de 15 mois, plus d'une centaine d'agents ont été licenciés sur accusation de faute. Parallèlement, un système de mérite a été mis en œuvre en 1920, suivie en 1922 par des augmentations de salaire et la nomination du premier chef adjoint. La population de la ville approchait un million et son territoire était étendu à 363 miles carrés. Août Vollmer, chef de la police de Berkeley accepta de prendre la tête du département pendant un an. La probabilité existe qu'il ne savait pas que les patrons avaient appuyé sa candidature dans leurs efforts pour réduire au silence les médias.

En tout état de cause, Vollmer, un réformateur et un administrateur dédié, réorganisa le Département. Il améliora les conditions de travail, établit de nouvelles normes de professionnalisme et jeta les bases de ce qui est devenu depuis la Division des enquêtes scientifiques du LAPD. Il a également formé 300 hommes au sein de la "Division du crime," précurseur de la criminelle d'aujourd'hui, en concentrant les ressources du personnel sur les zones de criminalité élevé. Vollmer a fait la déclaration souvent citée: « Il n'y a pas de vocation plus élevée que celle de policier, je préfère être policier que président.».

1926-1950[modifier | modifier le code]

James E. Davies prit la succession de Vollmer en 1926, il forma une "gun squad" annonçant qu'il " voulait mettre la main sur tout hommes armés dans les rues de Los Angeles, les ramener mort plutôt que vivant,et réprimander tout officier qui montrait la moindre miséricorde devant un criminel.» En plus de perfectionner leur adresse au tir, Davis chercha à faire de ses agents, des experts des armes à feu. Il lança le système de fichiers pour le suivi des criminels recherchés, souligna la valeur des statistiques pour déterminer les tendances de la criminalité, et licencia plus de 240 officiers pour "mauvaise conduite."

Le successeur de Davis, Roy E. Steckel, a mis en œuvre la première patrouille aérienne en 1931. Mais la confiance du public dans le LAPD laissait à désirer. Dans un effort pour rétablir la confiance, le maire John C. Porter (1929-1933) embaucha un ancien détective du LAPD pour maintenir une surveillance sur le département, assisté par des enquêteurs privés qui acquirent le nom de "fouineurs." Ils étaient équipés de badges de capitaine et espionnaient les hauts fonctionnaires de la ville. Ils fonctionnèrent ainsi pendant trois ans avant que le conseil municipal ne renonce à leurs services. Le point culminant du mandat du chef Steckel eut lieu en 1931 avec la mise en œuvre de ce qui a été appelé « le système municipal de radio de la police le plus moderne dans le monde." Les appels de citoyens étaient diffusés aux agents des 44 voitures de patrouille. En réaction, la police pouvait intervenir en moins de trois minutes partout dans la ville.

Dés son retour au pouvoir en 1933, James E.Davis déploya une Red Squad pour enquêter et contrôler les activités radicales, les grèves et les émeutes. La tactique employée était brutale mais ses membres avaient la bénédiction des représentants du gouvernement et de la communauté des affaires. Pendant les jours de dépression, il fut autorisé la fermeture de toutes les frontières de la Californie à tous ceux qui manquaient de moyens financiers afin de freiner l'arrivée de personnes pauvres. Le LAPD répondit favorablement en affectant 126 agents à la patrouille des frontières. Le blocus dura deux mois. La corruption atteignit des sommets jamais atteint pendant la durée du mandat de Frank L. Shaw, dont le frère Joe exerçait une autorité sur les départements de police et les pompiers. Shaw fut évincé de ses fonctions en 1938. Le maire suivant, Bowron combattit efficacement la corruption et le patronat. Après son élection, il força des dizaines de commissaires à prendre leur retraite. Leurs remplaçants menèrent à bien la détermination du maire pour un gouvernement propre. L'échec de 45 officiers de haut rang à corriger les pratiques douteuses entraîna leur démission. Arthur C. Hohmann devint chef en 1939. Il se consacra à la modernisation du Département, produisant l'insigne encore utilisée aujourd'hui et l'utilisation des sirènes de police.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale fut déclenchée, le LAPD fut essoré par les demandes des forces armées lors de l'entrée en guerre des États-Unis en 1942. De nouvelles recrues furent formées en seulement six semaines (douze étaient requises). Des unités furent déployés dans la division du Port de Los Angeles pour surveiller les sous - marins ennemis et les signes d'une invasion. En 1943, des combats éclatèrent entre marins et ressortissants mexicains, déclenchant quatre jours d'affrontements dans la partie du centre-est de la ville. Cet événement est connu comme " Zoot Suit Riots." ( "Zoot Suit" est un type de vêtement porté par certains membres de gangs. Pour les marins hostiles, la tenue était synonyme de «gangster».). Arthur C. Hohmann dut démissionner en 1941 après la grève notoire à l'usine d'aviation, où il refusa d'employer le LAPD comme briseurs de grève.

La Gangster Squad (plus tard connue sous le nom de Organized Crime Intelligence Division (OCID)) était une unité spéciale créée en 1946 pour lutter contre la Mafia de la côte Est et le crime organisé. Elle fut créée par le chef de police Clemence B. Horrall en 1946, et réunit huit hommes qui deviendront connu sous le nom de «Gangster Squad». Parallèlement à la lutte contre le crime organisé, ils furent chargés d'espionner les policiers corrompus. Les criminels comme Mickey CohenJack DragnaBugsy SiegelJack Whalen et Jimmy Fratianno, pour n'en nommer que quelques-uns, étaient quelques-unes des cibles auxquelles ils s'attaquèrent.

Sous la responsabilité de Clemence B. Horrall, l'un des cas les plus notoires fut le meurtre d'Elizabeth Short, plus connu sous le nom de Dahlia Noir. Horrall fut obligé de démissionner car impliqué dans le scandale "Brenda Allen". Il fut remplacé par William A. Worton, en tant que chef par intérim puis par William H. Parker. Parker développa un corps de police plus professionnel et permit à l'administration civile de gagner une plus grande autonomie, particulièrement en ce qui concerne les affaires internes. En parallèle, le scandale du "Noël Sanglant" éclata.

1950-1967[modifier | modifier le code]

Parker servit le LAPD durant seize années jusqu'à sa mort, ce qui fait de son mandat le plus long de toute l'histoire de la police de LA. Son leadership, son intégrité et le zèle qu'il développa lui apportèrent une renommée internationale. Parker réorganisa structurellement le LAPD, demandant aux effectifs, plus d'honnêteté et de discipline. La devise " Protéger et Servir " fut créée par Parker. Le défi le plus sérieux que le LAPD rencontra pendant cette période fut les émeutes de Watts. Parker se vit remplacé par Thad Brown en 1966, puis par Thomas Reddin.

Après l'intérim de Roger E. Murdock, Edouard M. Davis entra en fonction. En dépit de ses fautes occasionnelles, il présenta un certain nombre de programmes modernes visant le maintien de l'ordre au sein de la communauté.

1967-1978[modifier | modifier le code]

Sous la responsabilité de Davis, le LAPD devint une force publique notoire, reconnue pour son maintien de l'ordre actif. Davis élargit les activités d'appui aérien, l'informatisation des données et le système des bons de souscription. Il a également considérablement augmentée la formation des agents dans les activités de gestion et d'administration. Parmi ses nombreuses autres contributions, on peut citer les relations communautaires et la mise en œuvre du plan Jacobs afin de fournir aux personnels du LAPD des possibilités d'avancement. Deux projets de formation virent le jour: l'instruction multimédia pour les programmes (DEFT) et l'application de la loi (MILE) pour le développement et l'évaluation des armes à feu. Il créa la Division Asiatique, en 1975 afin de fournir une assistance à la population asiatique de la ville alors en plein essor. Il décentralisa le Bureau des opérations et réalisa le programme « Buy School » en 1974. Des officiers sous couverture se faisant passer pour des étudiants sélectionnaient des écoles secondaires afin de lutter contre la vente et la possession de stupéfiants. Le programme reste très efficace et a la pleine approbation du Conseil de l'éducation. On peut en voir un parfait exemple avec la série 21 Jump Street.

La Fondation « Memorial de la police de Los Angeles », une organisation de soutien pour les familles des policiers tués dans l'exercice de leurs fonctions, a été mis en œuvre. Depuis 1972, la Fondation a fourni une aide financière d'urgence aux familles des policiers blessés ou tués et aux personnes à leur charge. Elle assure également l'enseignement supérieur aux enfants d'officiers tués dans l'exercice de leurs fonctions. Cela inclut aujourd'hui les officiers de réserve, le personnel assermenté à la retraite, et les employés civils. La Fondation est entièrement financée par des contributions privées et sa seule collecte de fonds est le tournoi de golf annuel de la Police. Le Chef Davis inaugura les principes de gestion à laquelle le Département continue de répondre. Ces vingt principes soulignent l'importance de la participation du public en matière de prévention du crime, de l'aide et du partenariat entre la police et la communauté. Il a également mit toute son énergie dans la poursuite des trafiquants de stupéfiants et des gangs de rue et a pris des mesures pour gérer le nombre croissant d'étrangers sans papiers. Davis prit sa retraite en Janvier 1978.

1978-1992[modifier | modifier le code]

Daryl F. Gates hérita du bureau au moment où la Proposition 13 fut promulgué. Elle visait à diminuer le budget du département, supprimant 7.000 postes en sept ans, juste quand le trafic de drogue et les affrontements de gangs atteignaient des hausses sans précédent. En 1987, les deux problèmes les plus inquiétants auxquels le LAPD fut confronté fut le trafic de stupéfiants et la violence des gangs. D'énormes confiscation de drogues, d'argent et d'armes furent réalisées. Dans la guerre contre les stupéfiants, Gates contribua à développer un concept et un programme d'importance historique, la Drug Abuse Resistance Education (DARE). Le DARE est basé sur la thèse selon laquelle la génération actuelle a déjà cédé à la dépendance à la drogue et que l'avenir du pays réside dans la préparation des enfants à résister à la tentation.

La création du SWAT fut officialisée en 1972. Le LAPD a depuis lors scrupuleusement sélectionné et formé tous les spécialistes affectés à des opérations du SWAT. Gates se tourna vers les habitants de Los Angeles en recrutant des volontaires pour aider le département. Ceux-ci répondirent par milliers, ce qui permettait au personnel de se concentrer sur des tâches plus urgentes. En 1988, ce fut l'activation de ce qui était le système de communication le plus sophistiqués de l'époque. Connu comme le système de contrôle des communications de commandement d'urgence (ECCCS), sa principale caractéristique était de fournir une réponse rapide aux citoyens via des ordinateurs installés dans les véhicules de patrouille. Gates gagna le soutien massif de la population grâce à sa patience, son dévouement et sa persévérance. Le conseil municipal lui confia la gestion d'un budget de plus de 419,5 millions $ et le commandement de plus de 7 200 agents assermentés et près de 2 500 employés civils.

1992-1997[modifier | modifier le code]

1992 fut une année charnière. Le verdict dans le procès Rodney King, qui vit l'acquittement des quatre policiers accusés de brutalités et les émeutes qui s'en suivirent, ont placé le département sous le feu des projecteurs. Cela relança le débat sur les relations raciales en Amérique, la désintégration de l'Amérique urbaine et le rôle de la police dans ces questions. Ces questions furent d'une importance capitale dans le procès O.J Simpson, dans la mesure où elles jouèrent un rôle certain dans le verdict d'acquittement.

Willie L. Williams prit la barre en juin 1992 comme 50e chef de la police et premier Afro-américain en plus de quatre décennies de service. Une subvention de 607 000 $ du ministère de la Justice fut alloué afin d'opérer des changements. Ces changements comprenaient la reconstruction de la force de patrouille, le rajeunissant les voitures de fonction et le rétablissement de la confiance du public dans le département de police. En 1995, le département de police commença à moderniser ses installations. Le Centre de formation des recrues ouvrit ses portes à Westchester et à la fin de l'année plus de 1 000 individus avaient franchi ses portes. En outre, le Ministère commença à planifier l'ouverture de nouveaux postes de police sur North Hollywood, 77th Street, et Newton Street. Ces nouvelles stations furent opérationnelles en 1997.

En mai 1997, le Conseil de Los Angeles nomma Bayan Lewis comme chef intérimaire. Lewis mis en place un rôle une force de terrain mobile au sein de laquelle tous les agents furent formés pour réprimer les troubles dans la ville. Lewis annonca sa retraite le 14 Septembre 1997. Au même moment, éclata le scandale Rampart. Certains officiers du C.R.A.S.H, une division du LAPD de Rampart, furent impliqués dans un scandale de corruption. En 1997, le LAPD est également impliqué dans un échange de coups de feu au nord de Hollywood. Deux voleurs braquèrent une banque avec des AK-47s et tirèrent sur douze officiers et sept civils. Hormis les suspects, il n'y eut pas de victimes.

1997-2002[modifier | modifier le code]

Le 22 août 1997, le chef adjoint Bernard C. Parks fut officiellement assermenté au titre de 52e chef de la police du département de police de Los Angeles devant une foule estimée à 3 000 personnes à l'Académie de police de Los Angeles. La carrière de Parks fut marquée par un engagement à protéger et à servir la communauté de Los Angeles. L'une de ses premières actions fut une réorganisation du Département, afin d'aplatir la chaîne hiérarchique de commandement et consolider les fonctions similaires ou connexes.

Il a également lancé FASTRAC, un acronyme pour Focus, Responsabilisation, Stratégie, Travail d'équipe, Intervention et Coordination. Ce programme est un processus pour la pleine responsabilité du commandement dans tous les aspects du leadership au sein du Département. FASTRAC désigne le nouveau LAPD. Ses plans visaient à apporter un meilleur service de police de qualité à tous les habitants de Los Angeles.

2002-2009[modifier | modifier le code]

William J. Bratton fut nommé le 28 octobre 2002. Bratton supervisait le troisième plus grand département de police des États-Unis, la gestion de 9 300 agents assermentés, 3 000 employés civils et un budget annuel de plus d'un milliard de dollars. Ardent défenseur de la police communautaire, il opta pour une politique de décentralisation de la bureaucratie, le renforcement du commandement local, l'augmentation de la réactivité des forces de polices face aux préoccupations de la communauté et élabora des stratégies pour lutter contre les crimes liés aux gangs et la menace du terrorisme. Il dirigea le développement de COMPSTAT, le système métrique de renommée internationale et de commande qui utilise la technologie informatique de cartographie et d'analyse de la criminalité en temps réel pour cibler les habitudes criminelles émergentes et coordonner les interventions de la police.

En 2005, le LAPD développa une campagne de recrutement grâce à des mini-films d'action en ligne et aux cinémas. Les films comportent de vrais officiers du LAPD en exercice et narrent leur quotidien.

2009 à ce jour[modifier | modifier le code]

Le chef Charlie Beck a été nommé en novembre 2009. Il lutte contre la criminalité, la diminution de la violence des gangs, l'endiguement du terrorisme et la poursuite des réformes. Il est réputé pour sa capacité à forger des méthodes policières innovantes, des programmes de sensibilisation communautaire couplés à des programmes de réduction de la criminalité.

Organisation[modifier | modifier le code]

Cette institution policière, l'une des plus importantes des États-Unis, emploie 10 000 policiers et 3 263 civils pour les 3,8 millions d'habitants de Los Angeles (1 290 km²). Le nombre d'employés est très bas en comparaison avec la plupart des grandes villes. Initialement, Le LAPD fut divisé en six services principaux.

Actuellement, le département de police de Los Angeles est divisé en :

  • Bureau du chef,
  • Bureau du chef du personnel (premier chef auxiliaire),
  • Bureau des opérations (chef auxiliaire),
  • Bureau des services de support (chef auxiliaire),
  • Bureau professionnel de normes (sous-chef),
  • Bureau de décret de consentement (administrateur de police III),
  • Bureau criminel de terrorisme d'Intelligence/Counter (administrateur de police III).

Le bureau des opérations est composé :

  • Du directeur du bureau des opérations (chef auxiliaire),
  • De l'aide au directeur du bureau des opérations (commandant),
  • De l'officier en chef de devoir (capitaine),
  • De la Division de prison (capitaine),
  • Du COMPSTAT,
  • Du bureau spécial d'opérations (sous-chef),
  • Du bureau révélateur (sous-chef),
  • De quatre bureaux géographiques (central, sud, vallée et à l'ouest), dirigés par des sous-chefs, par divisions : Central (01), Rampart (02), Sud-ouest (03), Hollenbeck (04), Port (05), Hollywood (06), Wilshire (07), Los Angeles Occidentale (08), Van Nuys (09), Vallée Occidentale (10) et (11), du nord-est 77e Rue (12), Newton (13), Pacifique (14), North Hollywood (15), Colline (16), Devonshire (17) et (18) et Mission (19)

Commandement actuel :

Ainsi les organes de direction sont répartis entre le board of police Commissioners, l'Office of the Inspector General et l'Office of the Chief. Comprenant la plupart des policiers en uniforme, le bureau des opérations est divisé sur plusieurs périmètres. De plus, il existe une direction centrale au sein de ce bureau opérationnel.

Équipement[modifier | modifier le code]

Moyens aériens[modifier | modifier le code]

Un Bell 206 de la flotte aérienne du LAPD.

L'unité aérienne du LAPD comprend 26 hélicoptères Bell 206 et 3 avions. L'héliport porte le nom de Hooper Heliport.

Véhicules terrestres[modifier | modifier le code]

Le LAPD utilise majoritairement des Ford Crown Victoria Police Interceptor et des Chevrolet Tahoe, mais aussi des Chevrolet Impala.

Afin de remplacer l'importante flotte de Ford Crown Victoria (dont la production a pris fin en 2011), des commandes ont été passées en 2013 auprès de Dodge, portant sur la Dodge Charger, ainsi qu'auprès de Ford, portant sur la Ford Police Interceptor Utility et la Ford Police Interceptor Sedan[2].

Armement[modifier | modifier le code]

Les officiers du LAPD ont l'autorisation d'utiliser selon leur choix, des Beretta 92F, 92FS, et 8045. Ils disposent aussi d'une large gamme d'armes de la marque Smith & Wesson (ex : 459, 5904, 4569 TSW, 4566 TSW, etc.), ainsi que de chez Glock, en plusieurs calibres : 9 mm (modèles 17, 19 et 34), .45 ACP (modèle 21) et enfin en .40 S&W (modèles 22, 23 et 35).

L'unité spéciale d'intervention du LAPD (SWAT) dispose d'un armement plus lourd. En 2002 le SWAT a adopté le Kimber Custom II pour remplacer les anciens Colt M1911 et dérivés. En armement primaire, les officiers du SWAT qui dirigent les groupes disposent dans la plupart des cas de MP5A2 (avec crosse fixe), les autres agents du groupe étant dotés de fusils de la famille des AR-15/CAR-15 (dernièrement des M4A1). Le fusil de chasse actuellement en dotation est le Benelli M4 Super 90.

Faits marquants[modifier | modifier le code]

Elizabeth Short[modifier | modifier le code]

Au matin du 15 janvier 1947, une habitante de Los Angeles aperçoit en bordure d'un terrain vague ce qu'elle prend d'abord pour un mannequin brisé. S'approchant, elle réalise qu'il s'agit d'un cadavre de femme : sectionnée à hauteur du bassin, la victime repose nue, un sourire tailladé défigurant atrocement son visage. Terrifiée, la passante alerte la police. La victime est identifiée par le FBI grâce à ses empreintes digitales, prélevées lors d'un contrôle de routine dans un bar, quatre ans auparavant : il s'agit d'Elizabeth Ann Short, une jolie brune ténébreuse de 22 ans, venue à Hollywood pour devenir actrice. On la surnomme le Dahlia noir, en raison de la fleur qu'elle portait souvent dans les cheveux. Le tueur aurait ainsi gravé les initiales BD (Black Dahlia) sur son corps et tranché l'un de ses seins...

Noël Sanglant[modifier | modifier le code]

Noël Sanglant fut le nom donné au passage à tabac de sept civils par des membres du LAPD, le 25 Décembre 1951. Cette attaque, contre cinq personnes d'origine hispanique et deux jeunes blancs qui récoltèrent de nombreux hématomes et des ruptures d'organismes, mena à une enquête sur pression de la communauté mexicaine de LA. L'enquête des affaires internes sous la responsabilité de William H. Parker conduisit à l'inculpation de 8 officiers impliqués. En parallèle, 54 officiers furent transférés, et 39 suspendus.

Ces faits furent relatés dans le roman de James Ellroy, en 1990, L.A. Confidential ainsi que dans le film du même nom, en 1997.

Émeutes de Watts[modifier | modifier le code]

Le 11 août 1965, une altercation entre policiers et membres de la communauté éclate à Watts, un quartier de Los Angeles dont la population est très majoritairement noire. Les émeutes de Watts durent six jours. La Garde nationale et l'armée sont déployés afin de faire cesser les hostilités qui causèrent 43 morts, 1 189 blessés et des dommages matériels qui s'élèvant à plusieurs dizaines de millions de dollars.

Affaire Eula May Love[modifier | modifier le code]

Le 03 janvier 1979, Eula May Love, une afro-américaine, fut abattu par deux officiers, Edward M. Hopson et Lloyd W. O'Callaghan. Les policiers se rendaient à son domicile, car Love n'avait pas réglé une facture de gaz. Au même moment, celle-ci menaçait un facteur qui lui remettait une facture qu'elle ne pouvait pas se permettre de payer, avec un couteau. Les deux agents ont selon leurs dires, tiré en légitime défense alors que des témoins affirment qu'elle s'apprêtait à jeter son arme. 

Ce meurtre a suscité l'indignation du public, ce qui conduisit la Commission de la police à mener sa propre enquête sur le tir. La confiance de l'opinion publique et particulièrement, de la communauté noire, dans le LAPD diminua rapidement. Le rapport favorisa des réformes importantes en matière d'utilisation de la force. 

Rodney King[modifier | modifier le code]

L'arrestation musclée et le passage à tabac de Rodney King par des policiers du LAPD suivis de l'acquittement de ces derniers sont à l'origine des émeutes de Los Angeles de 1992.

Le 3 mars 1991, à Los Angeles, Rodney King est poursuivi par des policiers à la suite d'un excès de vitesse. Au terme de la poursuite, il stoppe son véhicule. En quelques secondes, trois voitures de police et un hélicoptère sont sur les lieux. Mais King refuse de sortir. Un officier de police, Melanie Singer, pointe son arme sur lui et lui ordonne de sortir et de se mettre à plat-ventre, ce qu'il fait finalement. Quatre policiers tentent alors de le maîtriser mais King est ivre et se débat au point qu'ils sont obligés de battre en retraite. Le sergent Stacey Koon utilise alors un taser, il tire une première fois sur King qui tombe à genoux avant de se relever. Koon tire alors une deuxième fois, ce qui jette Rodney King au sol. King se relève néanmoins et devant sa résistance, deux policiers, Laurence Powell et Timothy Wind, le rouent de coups. Le passage à tabac est filmé par George Holliday. King est frappé une cinquantaine de fois, dont une fois à la tête, alors qu'il essaie toujours de se relever. Une vingtaine d'autres policiers présents sur la scène n'interviennent pas.

En mars 1992, le procès de quatre des policiers impliqués débute devant la cour de l'État de Californie : le sergent Koon, les officiers Powell et Wind et l'officier Briseno. Ils sont accusés d'« usage excessif de la force ». Mais contre toutes attentes, les quatre accusés sont acquittés. Moins de deux heures après que le jury ait acquitté les quatre officiers de police, des émeutes débutent à Los Angeles. Elles durent six jours. Suite à cela, le chef Daryl Gates est contraint à la démission.

OJ Simpson[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire O. J. Simpson.

Le LAPD fait preuve de maladresses lors de l'enquête sur les meurtres de Nicole Brown et de Ron Goldman. Le premier point de controverse est la poursuite automobile d'O. J. Simpson, l'une des pires poursuites policières dans l'histoire de la justice. Le , Simpson doit à se rendre à la police afin d'être arrêté pour les meurtres de Nicole Brown Simpson et Ron Goldman. Cet après-midi, Simpson et son ami et ancien coéquipier, Al Cowlings, sautent dans la Ford Bronco de Cowlings et roulent pendant des heures sur les autoroutes de Los Angeles sans que la police ne tente de les stopper. Les policiers craignent que Simpson ne mette ses menaces de suicide à exécution.

De plus, à cette époque de tensions raciales, en raison de la libération des quatre policiers impliqués dans l'affaire Rodney King, la réputation de falsification de preuves du LAPD est notoire. En plus s'ajoutent des accusations de racisme, principalement de la part de la communauté noire. Johnnie Cochran Jr, qui a combattu le LAPD durant toute sa carrière, met cet état de fait à profit et joue sur la question raciale. En effet, les habitants craignent qu'une autre émeute raciale éclate si le verdict déclare Simpson coupable. Cochran défend son client en pointant les défauts de l'enquête policière : absence de sang du flacon pris sur son client, gant qui ne correspond pas, procédure irrégulière...

Mais c'est surtout le témoignage du détective Mark Fuhrman qui met le feu aux poudres en raison des propos jugés racistes qu'il a tenu quelque temps auparavant. Cela nourrit les doutes du jury, largement composé d'afro-américains. Comme les émeutes de Watts et l'affaire Rodney King ont ôté toute confiance dans l'objectivité du LAPD, le verdict est donc influencé par sa réputation controversée. Après seulement trois heures et demie de délibération, le jury innocente Simpson.

Meutres de Tupac Shakur et de Notorious B.I.G[modifier | modifier le code]

Le 7 septembre 1996, a lieu la grande finale WBA à l'hôtel MGM Grand entre Bruce Seldon et Mike Tyson. Pour l'occasion, Tupac Amaru Shakur fait le déplacement, accompagné de Suge Knight, footballeur à la retraite et co-créateur de Death Row Records. Mike Tyson remporte à nouveau le titre WBA et prend la direction de la sortie de l'hôtel avec 2Pac. Au loin, ils aperçoivent Orlando "Baby Lane" Anderson des Crips. Quelques semaines plus tôt, celui-ci aurait dévalisé la boutique d'un proche de Knight. Il se fait molester par Tupac, Knight et les gardes de ce dernier. Puis, comme si rien n'était, Knight et Tupac partent dans une BMW noire. Quelques heures après cette agression, alors qu'il se dirige vers le Club 662 de Las Vegas, Tupac est victime d'une attaque. Une Cadillac Fleetwood blanche s'arrête à leur niveau, la fenêtre descend, une rafale de coups de feu atteint Tupac à quatre reprises, pour deux blessures mortelles à la poitrine ; Suge Knight est légèrement touché à la tête. Tupac succombe à ses blessures dans un hôpital du Nevada.

Le journaliste Chuck Philips, constate un certain nombre d'irrégularités et de manquements dans le déroulement de l'enquête. Le premier et principal manquement relevé par Philips est l'incapacité des enquêteurs à protéger la seule personne qui aurait réellement pu identifier le meurtrier de Tupac : Yaki Kadafi. Kadafi était dans la voiture juste derrière celle de Tupac lors de l'attaque et se rendait également au Club 662. Il était prêt à coopérer avec la police car il disait avoir vu le tueur mais fut assassiné deux mois plus tard d'une balle dans la tête. Le second porte sur les propos d'un officier de police qui a affirmé en 2014, avoir eu l'opportunité de demander à Tupac l'identité de son assassin, quelques minutes avant son dernier souffle. D'après les dires de l'officier, le rappeur mourant aurait alors refusé de coopérer. Enfin, le journaliste rappelle que l'attaque qui a coûté la vie du rappeur aurait eu lieu au croisement d'une intersection toujours pleine de monde. Étrangement, aucun des occupants de la dizaine de voitures qui entouraient le véhicule dans lequel Tupac fut attaqué n'aurait été en mesure de coopérer avec la police durant l'enquête.

Le meurtre de Notorious B.I.G a lieu, le 9 mars 1997. Il assiste à la cérémonie des Soul Train Music Awards, au cours de laquelle il remet un prix à Toni Braxton. Hué par une partie du public lorsqu'il est monté sur scène, c'est sans enthousiasme, mais surtout pour Puff Daddy, qu'il se joint à une soirée organisée par le magazine Vibe18. Accompagné par Lil' Cease et Combs, il en sort vers 0 h 30. Afin de regagner leur hôtel, B.I.G. s'assied à l'avant d'un premier 4x4 avec Lil' Cease, tandis que Puff Daddy monte dans le second accompagné de ses trois gardes du corps. La voiture, après avoir roulé cinquante mètres, s'arrête à un feu rouge. Il est 00h45, ce 9 mars 1997, lorsqu'une Chevrolet Impala vient s'arrêter à la droite de la GMC Yukon de Biggie Smalls. Son conducteur baisse la vitre et tire cinq coups de feu, dont quatre touchent le rappeur à la poitrine. Transporté d'urgence par ses proches au centre médical Cedars-Sinai, il est déclaré mort à 1 h 15.

Dans son documentaire Biggie and Tupac réalisé en 2002, Nick Broomfield suit Russell Poole, un ancien détective du LAPD qui fut chargé de prendre en main le meurtre de Notorious B.I.G. Une affaire qu'il a prit particulièrement à cœur, et qu'il a tenté de lier à celle de Tupac. Il démissionne après 18 ans de carrière, quand on l'empêche de poursuivre ses investigations sur des confrères policiers qu'il soupçonne d'être impliqués dans les meurtres des deux rappeurs. Il continue alors son enquête seul, pour découvrir la vérité. Convaincu que la police de Los Angeles est impliquée dans ces meurtres, il pense que tout a commencé parce que Suge Knight devait des millions en royalties à Tupac. Le rappeur voulait quitter son label Death Row et faire réaliser un audit. Ce serait la raison de l'assassinat de 2Pac, si l'on se réfère aux confidences de Poole. L'ex-policier avance la théorie selon laquelle la mort de Wallace provient d'un complot impliquant un détective corrompu du LAPD, David Mack et Marion "Suge" Knight. L'assassinat de Notorous B.I.G fut mené en représailles, déclara Poole. Des documents déclassifiés du FBI viennent conforter l'hypothèse de l'agent de police corrompu.

En 2015, une nouvelle théorie voit le jour, confirmée par Suge Knight et mise en lumière par Poole: Ce n’est pas Tupac qui était visé par les coups de feu. Il s’agirait en effet d’un plan machiavélique de l’ex-femme de Suge Knight, Sharitha Golden, qui aurait voulu orchestrer la mort de son mari pour hériter ses parts sur le label Death Row. Elle aurait donc sélectionné Reggie Wright Jr pour tuer son mari (lui promettant une belle somme d’argent). 

Selon les informations du Daily Mail, une source du producteur aurait déclaré : « Il a admis que les théories énoncées par le documentaire sont vraies ». D'après le documentaire, Suge Knight était la véritable cible de cet assassinat. Selon les producteurs du film « Tupac Shakur est un dommage collatéral ». Poole, qui a longtemps enquêté sur la mort de Tupac, avait déjà déclaré au magazine Vice en 2015 que c’est la femme de Suge qui avait orchestré ce piège. « Suge n’était pas encore divorcé, et s’il avait perdu la vie, elle aurait touché le jackpot. Elle a donc mandaté Reggie Wright Jr (qui était le chef de la sécurité du label) pour le tuer ». Wright Jr, de son côté, a toujours nié les accusations du détective.

La famille de Wallace a porté plainte contre le département de la police de Los Angeles en 2005, en joignant à son dossier des preuves de l'implication de policiers de la ville dans le meurtre. Selon ces preuves, David Mack et Rafael Pérez (en) seraient les deux policiers soupçonnés. Les nouvelles preuves sont basées sur des conversations que Rafael Perez aurait eues en prison avec un co-détenu. Selon ce co-détenu, Perez lui aurait avoué s'être trouvé sur la scène de crime, et aurait prévenu David Mack que Notorious était dans sa voiture avec quelqu'un d'autre. Perez n'aurait jamais avoué à son co-détenu avoir joué un rôle dans la mort de Biggie Smalls, mais le co-détenu est convaincu que Perez est impliqué dans le meurtre. La confession du co-détenu ferait plusieurs centaines de pages qui n'ont pas été utilisés dans l'enquête de la police de Los Angeles.

Poole avoue avoir été extrêmement frustré que lui soient mis des bâtons dans les roues quand il approchait de la vérité. Selon lui, la Police de Los Angeles se remettait difficilement de l'affaire Rodney King, et du procès d'OJ Simpson qui avait été vécu différemment par les communautés noire et blanche. Russel Poole estime que la police de Los Angeles pourrait avoir voulu éviter une nouvelle controverse avec la communauté noire, ainsi que des motivations financières: si un policier avait été impliqué, des centaines de millions de dollars auraient pu être réclamés à la ville. 

De son côté, l'ex-détective du LAPD, Greg Kading, publie ses trois ans d'enquête. Son investigation, qui est sûrement la plus aboutie sur cette affaire (avec celle de Russell Poole), l'a mené à une autre conclusion : en représailles du meurtre de son "protégé", Suge Knight aurait embauché Wardell "Poochie" Fouse, un membre de son gang, les Bloods, pour tuer "Biggie".

Fusillade de North Hollywood[modifier | modifier le code]

La fusillade de North Hollywood fait référence à un échange de coups de feu survenu entre deux braqueurs puissamment armés et protégés (Larry Eugene Phillips et Emil Dechebal Matasareanu) et des policiers et membres du SWAT du LAPD, le 28 février 1997. L'attaque eut lieu dans une agence de la Bank of America du quartier de North Hollywood. Sont présents dans les locaux, dix employés et une trentaine de clients quand les deux braqueurs font irruption. Ils se font remettre sous la menace la somme de 303 305 dollars. Durant le braquage, un des employés est blessé à la tête par un des braqueurs. C'est une personne passant près de l'agence qui assiste au vol en cours et qui le signale à une voiture de police qui donne l'alerte.

Le duo de braqueurs sortit de la banque et se retrouva face à des agents de police venus vérifier la situation, quand la fusillade commença. Tentant de fuir, les deux suspects utilisèrent une voiture mais furent finalement obligés de se séparer. On ne sait toujours pas si Philipps se donna volontairement la mort ou s'il a involontairement pressé la détente quand sa colonne vertébrale fut touchée alors qu'il essayait de recharger son arme à une main. Quant à Matasareanu, il fut grièvement blessé par des policiers du SWAT alors qu'il tentait de s'enfuir à bord de la première voiture volée. Il braqua un pick-up et y transborda ses armes. Il fut toutefois dans l'impossibilité de le démarrer. Une voiture du SWAT s'approcha et une nouvelle fusillade éclata entre Matasareanu et trois agents du SWAT. Perdant beaucoup de sang, il se rendit après avoir épuisé toutes ses munitions. La police appela une ambulance mais Matasareanu succomba à ses blessures avant qu'elle n'arrive sur les lieux

Durant cette fusillade, 12 agents de police et 8 civils furent blessés par balle et les deux braqueurs tués.

Scandale Rampart[modifier | modifier le code]

Le scandale Rampart se réfère à la corruption généralisée du C.R.A.S.H, une unité anti - gang de la police de Los Angeles, de la Division Rampart, à la fin des années 1990. Plus de 70 agents de police affectés ou associés à l'unité CRASH, ont été impliqués, ce qui en fait l'un des cas les plus répandu de corruption policière dans l'histoire des États-Unis.

Cette unité est responsable d'une longue liste d'infractions, y compris des tirs non provoqués, des coups sans provocation, de faux témoignages, de vol et de trafic de stupéfiants, de vol de banque, de parjure et de dissimulation de preuves.

Chronologie des événements[modifier | modifier le code]

18 mars 1997 : Il était 16 heures, le 18 mars 1997 lorsque l'officier Frank Lyga, de la brigade des stupéfiants affecté à la Field Enforcement Section du secteur d'Hollywood, de retour de mission d'infiltration au volant d'une Buick Regal en piteux état, est abordé par un individu au volant d'un SUV Mitsubishi Montero. La Buick venait de s'arrêter au milieu de nombreux véhicules coincés à l'intersection des boulevards Ventura et Lakershim quand le SUV se rangea sur sa gauche et que son conducteur invectiva Lyga, en le menaçant de mort. S'ensuivit une course poursuite, jusqu'à l'entrée de la bretelle d'Hollywood Freeway.

Lyga abat l'officier Kevin Gaines du CRASH, en état de légitime défense, dans ce qui semble être un braquage au volant. Selon le témoignage de Lyga et d'autres témoins, Gaines a menacé le conducteur de la Buick, brandissant un 45 ACP, une arme de poing. Lyga sortit son revolver et appela du renfort à l'aide d'une radio cachée: "Hé, je rencontre un problème. Un gars dans une Jeep verte qui me suis! J'ai besoin de vous! Il a une arme à feu!" Lyga témoigna plus tard qu'il avait entendu Gaines crier: "Je vais te tuer." Lyga tira avec son Beretta sur le SUV de Gaines deux fois. La première balle traversa la porte, côté passager de la Montero et se logea dans un sac de sport. La deuxième atteignit Gaines au flanc droit, quelques centimètres sous l'aisselle, lui perfora le cœur et termina dans son poumon gauche.

Bien qu'à l'article de la mort, Gaines réussit à faire demi-tour et son véhicule entra sur le parking d'un supermarché avant de s'arrêter contre la devanture du magasin. La Buick suivit de prés et Lyga fit une dernière transmission par radio: «Je viens de tirer sur un mec. J'ai besoin d' aide. Ramenez vous ici!!!" Lyga rapporta que Gaines fut le premier à tirer et qu'il n'a fait que répondre en état de légitime défense. Dans une interview accordée au magasine d'investigation, Frontline, Lyga déclara que Gaines portait sur lui, l'inscription: « Je suis un membre de gang "

Dans l'enquête qui suivit, le LAPD en la personne de l'inspecteur Russell Pool découvrit que Gaines, vétéran du LAPD de puis 7 ans, avait été impliqué dans des incidents similaires de braquage au volant, menaçant les conducteurs et brandissant son arme. Plusieurs plaintes avaient été déposé contre lui et il avait essuyé des blâmes répétées.

En outre, La preuve du comportement corrompu de Gaines apparut pour la première fois à l'été 1996. La police répondit à un appel du 911, signalant une fusillade dans un manoir de Hollywood Hills. Gaines, alors en congé, se présenta sur les lieux et déclencha une altercation avec les policiers présents sur les lieux. Ceux-ci menottèrent Gaines lorsqu'il devint verbalement violent et provocateur. Selon les dossiers de la police, Gaines cria: « Je déteste les flics. Gaines affirma qu'il avait été maltraité et a engagea un avocat pour déposer plainte contre la ville. Cependant, lorsque les affaires internes du LAPD enquêtèrent sur l'incident, ils découvrirent que l'appel du 911 avait été fait par Gaines lui-même. Russell Poole affirma que "Cette preuve suggère qu'il a fait cela pour engager le LAPD dans une confrontation et voulait essentiellement obtenir une pension en intentant un procès"

Enfin, l'enquête révéla que Gaines était associé au label de rap Death Row Records et son propriétaire controversé, Suge Knight. Les enquêteurs apprirent que Death Row Records, embauchait des agents du LAPD, hors de leurs services pour servir de gardes du corps.

Après trois enquêtes internes distinctes, Lyga fut exonéré de toutes fautes. La police de Los Angeles conclut que le tir de Lyga n'avait pas pour objectif de donner intentionnellement, la mort. Dans les trois jours suivant l'incident, la famille de Gaines engagea l'avocat Johnnie Cochran et déposa plainte contre la ville de Los Angeles pour 25 millions $. La ville négocia finalement avec Cochran, la somme de 250.000 $. Lyga était en colère que la ville ait réglé une telle somme, lui refusant la possibilité d'honorer son nom. Le Juge Schoettler écrivit une lettre au chef Bernard Parks en déclarant: « Si la question m'avait été soumise, je me serais pourvu en faveur de la ville de Los Angeles."

6 novembre 1997 : Le 6 novembre 1997, 722.000 $ furent dérobé lors du braquage d'une succursale de la Bank of America de Los Angeles. Après un mois d'enquête, l'assistante du directeur de la banque, Errolyn Romero avoua son implication et dénonca son petit ami, l'officier David Mack, comme le cerveau du braquage. Mack fut aussitôt condamné à 14 ans et trois mois au sein d'une prison fédérale. Cependant, il n'a jamais révélé où se trouvait l'argent et pendant son incarcération, il s'est vanté auprès de ses codétenus qu'il deviendrait millionnaire au moment de sa libération. Il a été libéré, le 14 mai 2010.

26 mai 1998 : Le 26 février 1998, l'officier Brian Hewitt du CRASH de Rampart arrêta Ismael Jimenez, membre de la 18th Street Gang et le conduisit au poste de police pour interrogatoire. Selon le témoignage de l'agent Rafael Pérez (en), Hewitt "est descendu" pour battre le suspect. Au cours de l'interrogatoire, Hewitt frappa Jimenez à la poitrine et à l'estomac jusqu'à ce qu'il vomisse du sang. Après sa libération, Jimenez alla aux urgences et révéla aux médecins qu'il avait été battu par Hewitt et son partenaire Daniel Lujan lors de sa garde à vue.

Suite à une enquête, Hewitt fut finalement licencié. Jimenez a reçu 231,000 $ au cours d'un procès civil mais purgea tout de même une peine dans une prison fédérale pour distribution de médicaments et complot en vue de commettre un assassinat.

27 Mars 1998 : Le 27 mars 1998, les responsables du LAPD découvrirent que huit livres de cocaïne avaient disparu d'une salle de preuves. En une semaine, les détectives concentrèrent leur enquête sur la division Rampart et plus particulièrement, sur l'officier Rafael Pérez. Préoccupé par le CRASH dont les agents travaillaient hors service pour Death Row Records, braquaient des banques et dérobaient de la cocaïne, le chef Bernard Parks créa un groupe d'enquête interne, en mai 1998.

Le groupe de travail, plus tard appelé Groupe de travail Corruption Rampart, s'est axé sur la poursuite de Rafael Pérez. Un audit révéla qu'une autre livre de cocaïne était manquante. La cocaïne avait été conservé après une arrestation effectuée par Frank Lyga, l'officier qui avait tiré sur Kevin Gaines, l'année précédente. Les enquêteurs spéculèrent que Pérez pouvait avoir volé la cocaïne cautionnée par Lyga, en représailles de l'affaire Gaines.

25 août 1998 : Pérez, âgé à l'époque de 31 ans était un vétéran qui avait passé neuf ans dans la police de Los Angeles. Il fut arrêté le 25 août 1998, pour le vol de six livres de cocaïne. La cocaïne a été estimée à 800 000 $. Lors de son arrestation, Pérez aurait demandé, "Est - ce que ça concerne le vol de banque?"

Pérez nia plus tard qu'il ait eu connaissance du braquage de David Mack et n'a jamais témoigné contre celui-ci. Les enquêteurs découvrirent onze autres cas de transferts de cocaïne suspects. Perez passa aux aveux et détailla la vie de son unité spéciale. Il raconta comment, un soir d’octobre 1996, lui et et son partenaire Nino Durden ont arrêté un membre du gang de la 18e rue qui n’était pas armé, l’ont menotté, lui ont tiré dessus à bout portant avant de lui mettre dans les mains un fusil. Paralysé aux jambes, Javier Francisco Ovando sera condamné à 23 ans de prison pour tentative d’homicide sur un officier de police. Petit à petit, de vieilles affaires remontent à la surface. Un autre Perez, José, révèle, qu’en 1996, la police a tué son ami et lui a tiré dans le dos, essayant de lui faire endosser la responsabilité du meurtre. L’incident, reconnaît l’officier Perez, est « sale » – en clair, la police a menti. L’un après l’autre, on rouvre les nombreux dossiers ayant donné lieu à des condamnations sur la seule parole de policiers.

L'affaire devient très célèbre aux États-Unis lorsqu'il fut démontré que trois des agents étaient parfois payés par Marion Suge Knight, le sulfureux patron du label de rap Death Row, pour accomplir de basses besognes. Le scandale mènera au limogeage du chef de la police de la ville, Bernard Parks, et par ricochet à l'échec du maire aux élections suivantes.

08 Septembre 1999: Rafael Perez conclut un accord avec les procureurs en vertu duquel il plaida coupable de vol de cocaïne et accepta de fournir aux procureurs des informations sur deux tirs frauduleux. En parallèle, trois autres officiers du CRASH furent impliqués dans des activités illégales. En échange, Perez fut condamné à une peine d'emprisonnement de cinq ans et à une immunité contre toute poursuite, hormis le meurtre.

Ainsi Perez rencontra plus de 50 fois les enquêteurs et produisit plus de 4 000 pages de témoignages sous serment. Avant qu'il ait terminé, Perez impliqua environ 70 officiers. 

Plus tard, Perez s'étant rétracté concernant l'agression de Javier Ovando, le bureau du procureur déposa un habeas corpus visant à diminuer sa condamnation. Ovando fut libéré de prison après avoir purgé deux ans et demi.

À la suite des allégations d'arrestations injustifiées de Perez et des enquêtes du Groupe de travail, près de 100 autres condamnations ont finalement été annulées. 

03 Mars 2000: Bernard Parks annonça dissoudre le CRASH et créa de nouvelles brigades anti-gangs qui incluraient des conditions plus rigoureuses de recrutement, soulignant le niveau d'expérience des officiers. 

Le mois suivant, le comité d'examen indépendant de Rampart, composé de citoyens, y compris des avocats, des éducateurs et des dirigeants d'entreprises publia un rapport comprenant 72 conclusions et 86 recommandations. Il conclut que les agents avaient besoin plus de supervision; que le ministère compromettait les enquêtes criminelles sur les fusillades impliquant des agents et les incidents majeurs liés au recours à la force. Enfin, le LAPD était perçu par la communauté comme excessivement hostile.

28 Juillet 2000: Le partenaire de Perez, Nino Durden fut arrêté et accusé de tentative de meurtre sur la personne de Javier Ovando. Il fut également accusé de parjure, de faux rapports de police et de vol qualifié. 

Septembre 2000: Le professeur Erwin Chemerinsky de l'Université de Californie du Sud publia une analyse du rapport de la Commission d'enquête du LAPD. Il conclut que le LAPD minimisait l'ampleur du scandale Rampart et ne reconnaissait pas à quel point sa culture interne permettait à la corruption de s'envenimer. Le rapport Chemerinsky recommanda des examens plus rigoureux et un procureur spécial permanent pour enquêter sur les cas d'inconduites policières. 

Le conseil municipal de Los Angeles vota pour mettre en place, un décret de consentement permettant à un juge fédéral, agissant au nom du ministère de la Justice de superviser et de surveiller les réformes au sein du LAPD pour une période de cinq ans. En acceptant ce décret, le département de la Justice - qui enquêtait sur la police de Los Angeles depuis 1996 pour des violations excessives de la force - accepta de ne pas intenter de poursuites civiles contre la ville. Le maire de Los Angeles, Richard Riordan, et le chef du LAPD, Bernard Parks, s'y opposèrent, mais firent marche arrière et obtempérèrent. 

L'ancien détective du LAPD, Russell Poole, intenta une action en justice contre la ville de Los Angeles et son chef de la police, Bernard Parks. Poole, démissionna après 18 ans de service et affirma que Parks avait systématiquement saper ses efforts pour enquêter pleinement sur l'étendue de la corruption au sein du département, y compris les activités criminelles de Kevin Gaines et de David Mack. Parks nia les allégations de Poole, les qualifiant de «totalement fausses». 

04 Octobre 2000: Les sergents Edward Ortiz, Brian Liddy, Paul Harper et Michael Buchanan, tous membres de l'unité CRASH, furent jugés pour parjure, fabriquant des arrestations et déposant de faux rapports. Perez ne témoigna pas au procès, en raison de doutes concernant sa crédibilité. Les quatre officiers plaidèrent non coupable. Le 15 novembre 2000, Ortiz, Liddy et Buchanan furent reconnus coupables de complot visant à entraver la justice et à déposer de faux rapports de police, tandis qu'Harper fut acquitté de toutes les accusations portées contre lui. 

22 Décembre 2000: La juge de la Cour supérieure, Jacqueline Connor annula les condamnations d'Ortiz, Liddy et Buchanan. Le juge Connor qualifia le verdict d'injuste parce que dans les entrevues postérieures au procès, les jurés révélérent qu'ils avaient déterminé la culpabilité en se fondant sur une question de rapport qui n'avait pas été soulevée au cours du procès. En janvier 2001, le nouveau DA, Steve Cooley, annonça qu'il ferait appel de la décision du juge Connor. 

Mars 2001: Le bureau du procureur de district mena des accusations de crime contre trois anciens officiers du CRASH: Ethan Cohan, Manuel Chavez et Shawn Gomez. Les agents furent accusés d'avoir agressé deux membres de gangs et d'avoir déposé de faux rapports. Chavez et Gomez conclurent des accords et coopérèrent avec les procureurs. Cohan plaida son innocence. 

L'ex-partenaire de Perez, Nino Durden, conclut un accord avec des procureurs fédéraux et accepta de plaider coupable à dix accusations fédérales, y compris la fabrication de preuves, la fausse arrestation et la présentation de faux témoignages. Durden fut condamné à une peine d'emprisonnement de 7 à 8 ans, et l'accord exigea qu'il coopéra pleinement avec les procureurs fédéraux, qui, en utilisant le témoignage de Durden, pouvait apporter des accusations supplémentaires contre Rafael Perez.

24 Juillet 2001: Après avoir purgé trois ans de peine, Rafael Perez fut libéré de prison et mis en liberté conditionnelle. Le juge de la Cour supérieure de Los Angeles, Robert Perry, statua que pour des raisons de sécurité, Perez devait purger sa libération conditionnelle en dehors de l'État de Californie. Perez plaida coupable aux accusations de violation des droits civiques et concernant l'agression de Javier Ovando. Il répondit affirmativement aux accusations de complot, en vue de violer les droits civils d'Ovando, et de port d'arme à feu illégal. Il fut condamné en mars 2002 et purgea une peine de deux ans dans une prison fédérale. 

La répression de MacArthur Park[modifier | modifier le code]

Le 1er mai 2007, un rassemblement demandant la dignité, le respect et l'amnistie pour les immigrants sans papiers, au MacArthur Park, eut lieu, Les organisateurs de la manifestation avaient obtenu les permis nécessaires pour tenir un tel rassemblement. Vers 17 h 15, quelques manifestants bloquèrent la rue, ce que leur était expressément interdit. La police fit de nombreuses demandes afin que les manifestants obtempèrent mais ceux-ci défièrent les autorités et commencèrent à se rassembler en plus grand nombre. 

Lorsque les tentatives échouèrent, le commandement déclara le rassemblement comme illégale. L'ordre formel de dispersion fut donné mais un grand nombre de manifestants l'ignora. Les policiers formèrent alors une ligne et avancèrent afin de repousser les manifestants, permettant à ceux qui respectaient l'ordre de dispersion de se retirer. La plupart des manifestants quittèrent la zone mais les autres, jetèrent pierres et des bouteilles aux officiers. Il faut ajouter que les ordres furent données en anglais, à une foule qui était pour la plupart, hispanique.  

600 policiers environ tirèrent plus d'une centaine de projectiles en caoutchouc. 27 manifestants et 9 journalistes furent blessés. 5 personnes furent arrêtées et au moins 50 civils déposèrent plainte contre le LAPD, concernant les mauvais traitements infligés par ses agents. La plupart des blessures furent causées par contact direct avec les policiers ou par contact accidentel (piétinement, poussée, chute, etc.). Sept à quinze policiers furent blessés. L'incident eut un retentissement considérable dans les médias parce que plusieurs journalistes furent poussés et blessés.

Christopher Dorner[modifier | modifier le code]

Âgé de 33 ans, Christopher Dorner est militaire de réserve et ancien policier. En 2008, il est renvoyé du LAPD pour avoir fait de fausses déclarations à propos de l'une de ses supérieurs, Teresa Evans. Il l'avait accusé d'avoir frappé un suspect, ce qu'a plus tard démenti une commission d'enquête. Celle-ci avait par ailleurs noté que les déclarations de Dorner étaient intervenues juste après qu'il eut reçu une évaluation négative de son travail par Evans.

Dorner ne digère pas cette exclusion : ll publie sur internet un manifeste dans lequel il menace de mort toutes les personnes qu'il juge responsables de son renvoi et commence à mettre ses menaces à exécution. Il exécute froidement quatre personnes dont un policier et en blesse sévèrement, un autre. Le LAPD, peu entraîné est incapable de faire face à cette menace. Pour mettre la main sur Dorner, il sortit les grands moyens, puisque plus de 100 hommes seront lancés à sa poursuite après le premier meurtre. Aidée du FBI, la police plaça sous haute protection plus de 40 personnes citées dans le manifeste du suspect.

Cette véritable chasse à l'homme connut des dérapages: La police dut reconnaître une bavure, après avoir tiré sur deux civils qui sortaient d'un véhicule identique à celui du suspect.Tout est bon pour accélérer la capture du fugitif: Le maire de Los Angeles promit une récompense d'un million de dollars pour toute information permettant d'arrêter Dorner. Repéré par les autorités après avoir volé un véhicule, le fugitif l'abandonna et se réfugia dans un chalet isolé où il échangea des tirs avec les quelque 200 officiers qui l'encerclaient et alourdi le bilan de ses victimes, tuant un officier et en blessant grièvement un second. Le chalet prit feu après une intervention du Swat. Après avoir dans un premier temps démenti l'information, la police reconnut dans la nuit avoir retrouvé les restes d'un corps carbonisé dans les décombres.

Luis Valenzuela et James Nichols[modifier | modifier le code]

Luis Valenzuela et James Nichols, deux agents du LAPD furent accusés d'avoir violé au moins quatre femmes, en service. Les plaignantes étaient soit des informatrices du LAPD, soit des femmes qui avaient déjà été arrêtées. En décembre 2008, Valenzuela et Nichols, commencérent à agresser sexuellement des femmes dans de nombreux endroits pendant leur service, parfois même à l'arrière de leur voiture de patrouille. Les agressions se sont poursuivies jusqu'en mars 2011, selon le bureau du procureur. 

Les quatre victimes (19, 24, 25 et 34 ans au moment des agressions) furent arrêtées à plusieurs reprises par les deux policiers pour diverses infractions liées aux stupéfiants.

La plus grande erreur du LAPD, semble être que le ministère n'a pas enquêté adéquatement sur les accusations portées à l'encontre des deux officiers. La première accusation fut portée en janvier 2010, mais ce n'est qu'en janvier 2013, que l'affaire fut mise en lumière sous l'impulsion d'une victime qui avait intenté un procès civil contre les détectives. 

Valenzuela et Nichols furent également accusés de violence lors de l'arrestation de Brian Mulligan, un cadre de la Deutsche Bank. La police soutint que Mulligan était en proie à la drogue pendant son arrestation, mais Mulligan dit qu'il avait été enlevé, menacé et battu par les deux policiers. Valenzuela et Nichols furent relevés de leurs fonctions en 2013.

Russell Mecano[modifier | modifier le code]

L'agent du LAPD, Russell Mecano offrit 200 dollars à une jeune fille de 19 ans qui avait été arrêtée, pour avoir des rapports sexuels. Lors d'un autre incident, Mecano menaça une jeune fille de 18 ans que si elle avait des rapports sexuels avec lui, il ne l'arrêterait pas pour possession de marijuana.

Les deux victimes signalèrent les incidents et Mecano fut reconnu coupable en 2011, d'agression sexuelle.

Ronald Weekley Jr.[modifier | modifier le code]

En août 2012, l'étudiant de 20 ans, faisait du skateboard près de chez lui quand il fut violemment arrêté par quatre officiers du LAPD. La raison de l'arrestation de Weekley était qu'il faisait du skateboard du mauvais côté de la rue. Weekley se retrouva avec le nez cassé et une commotion cérébrale.

Michelle Jordan[modifier | modifier le code]

En août 2012, l'infirmière Michelle Jordan fut arrêtée par le LAPD, pour conduite au volant, avec un téléphone portable. Jordan résista aux agents et fut poussé au sol, arrêté, et menotté.

Heureusement pour Jordan, âgée de 34 ans, elle s'était arrêtée dans un restaurant Del Taco dont les caméras de sécurité avaient capturé l'arrestation. Après que Jordan ait été menottée et se dirigeait vers la voiture de police, elle fut jetée à terre par un des policiers, récoltant des ecchymoses et des éraflures sur le visage, les épaules et le corps.

Alesia Thomas[modifier | modifier le code]

Alesia Thomas, 35 ans, remit ses deux enfants à la police de Los Angeles en juillet 2012, apparemment parce qu'elle était toxicomane et qu'elle n'était pas capable de s'occuper correctement d'eux. Thomas avait pris l'initiative de renoncer à la garde.

Néanmoins, les policiers suivirent Thomas jusqu'à chez elle, afin de l'arrêter pour mise en danger d'enfant. Thomas résista à l'arrestation et la police la renversa et la menotta. Une fois par terre, au moins un officier la piétina et lui asséna des coups de pied. Après avoir été placé à l'intérieur de la voiture de police, les chevilles de Thomas furent attachées, limitant encore plus ses mouvements.

La caméra vidéo du tableau de bord de la voiture de police enregistra les suffocations de Thomas qui succomba peu après.

Kennedy Garcia[modifier | modifier le code]

En octobre 2012, Kennedy Garcia fut arrêté par la police pour un incident de graffiti, tout comme les personnes présentes dans le véhicule que Garcia était sur le point d'emprunter. Garcia se mit à fuir les agents qui l'avaient arrêté, ce qui a conduit les autres suspects détenus à fuir, également.

D'autres officiers participant aux recherches ne furent apparemment pas informés que certains suspects étaient menottés. Quand ils ont trouvé un suspect sous un SUV, ils lui ont tiré dessus, disant que le reflet de métal qu'ils voyaient, leur faisait penser que cet homme était une menace. Le reflet du métal, cependant, était les menottes qui le retenaient encore.

Abdul Arian[modifier | modifier le code]

Le 11 avril 2012, Abdul Arian, 19 ans, grilla un feu rouge à une intersection de Los Angeles. Arian refusa de s'arrêter, ce qui entraîna une énorme chasse à l'homme. 

Quand Arian s'est finalement arrêté, il quitta sa voiture et pointa son téléphone portable sur les officiers, incitant ceux-ci à tirer entre 80 et 150 balles sur l'adolescent et le tuant, sur le coup. Les policiers affirmèrent que le téléphone était une arme de poing et les autorités ont admis qu'Arian avait déclaré qu'il avait une arme à feu, mais la victime fut retrouvée sans arme. 

Ses parents entamèrent un procès contre le LAPD et réclamèrent la somme de 120 millions de dollars, mais en 2013, les tribunaux ont jugé que la police n'était pas responsable de la mort d'Arian. 

Ezell Ford[modifier | modifier le code]

Un soir d’août 2014, alors qu’Ezell Ford se trouve sur la 65e rue avec un ami, il se fait arrêter par deux policiers. Le premier, Sharlton Wampler est d’origine asiatique. Il sert depuis douze ans au LAPD. Son collègue Antonio Villegas, un latino, a lui huit ans d’expérience dans la police.

Ces membres de l’anti-gang veulent effectuer un contrôle d’identité, justifié par la suspicion que Ford avait pris des narcotiques. Selon la police, le jeune homme, atteint de troubles mentaux, aurait résisté et tenté d’enlever le revolver d'un des officiers de son étui. Mais d’après la famille, il obéissait parfaitement aux ordres de la police et s’était même couché à terre. Selon une cousine, il aurait reçu trois balles dans le dos, une fois au sol. Ezell Ford, qui n’était pas armé, est opéré quelques heures après son agression, sans succès. La mère du jeune homme déclare n’avoir pas été prévenue de l’hospitalisation de son fils, ce que le LAPD dément.

Un premier rapport du chef du LAPD, Charlie Beck, exonère complètement les deux policiers. En juin 2015, la commission de la police de LA considère que l’attitude de Ford justifiait les tirs de Villegas, mais que les actions de Wampler avaient violé les droits civiques de Ford et qu’il avait agi à l’encontre des règles que doivent observer les policiers. Des conclusions que le commandement du LAPD décidera d’ignorer. La famille de Ford, défendu par Steven Lerman, l’avocat de Rodney King, a porté plainte contre le LAPD. 

Les dirigeants locaux des droits civils et certains médias sociaux établirent des comparaisons entre la mort de Ford et celle de Michael Brown à Ferguson, dans le Missouri, deux jours auparavant.

Références culturelles[modifier | modifier le code]

Télévision et cinéma[modifier | modifier le code]

La série Badge 714 (parfois intitulée le Badge de l'honneur ou Coup de filet - titre original Dragnet) est créée par Jack Webb et diffusée entre le 16 décembre 1951 et le 23 août 1959. Cette série met en scène les enquêtes de Joe Friday, policier à Los Angeles arborant le badge numéro 714.

Le policier de fiction le plus connu de la police Los Angeles est le lieutenant Columbo de la série du même nom.

En 1987, 1989, 1992 et 1998, Martin Riggs (Mel Gibson) et Roger Murtaugh (Danny Glover) sont policiers au L.A.P.D dans la quadrilogie L'Arme fatale et la série du même nom.

Le film Colors (1988) narre la lutte entre le LAPD et les gangs de Los Angeles.

En 1989, dans le film Tango et Cash, Sylvester Stallone (Raymond « Ray » Tango) et Kurt Russell (Gabriel « Gabe » Cash) incarnent deux policiers du L.A.P.D qui se disputent le titre de meilleur policier de la ville.

La série télévisée The Shield (2002-2008) se déroule à Los Angeles au sein du LAPD et s'inspire fortement de l'histoire du scandale du Rampart, précisément de son unité antigang le C.R.A.S.H. (la Strike team dans la série).

Le LAPD est un élément de fond dans les films Dark Blue (2003), Training Day (2001), Au bout de la nuit (2008), Harcelés (2008), Affaires privées (1990), Flic de Haut Vol (1999), Rush Hour, Bad Times, Heat, Demolition Man, Predator 2, The Call, Showtime, Hollywood Homicide, Cop, Speed... Cela en fait l'un des département de police le plus représenté au cinéma.

Les hommes de l'Ombre (1996) et Gangster Squad (2013) mettent en scène des unités spéciales de lutte contre le crime.

Le film S.W.A.T. unité d'élite de Clark Johnson (2003), Colin Farrell, Samuel L. Jackson, Michelle Rodríguez et LL Cool J incarnent des officier des forces spéciales du SWAT de Los Angeles.

Depuis 2009, la série télévisée américaine Southland, diffusée sur NBC puis sur la chaîne câblée TNT, décrit la vie et le travail quotidien de policiers à Los Angeles, dans une approche qui se veut la plus réaliste possible.

Le film Rampart en 2011 narre la descente aux enfers d'un officier violent, le Lieutenant Brown, ses relations tendues avec sa famille, à la fin des années 1990 à Los Angeles. Ce film se base sur le scandale Rampart, qui sera également évoqué dans LAbyrinth (2017).

En 2013, le film End of Watch met en scène deux policiers du LAPD qui patrouillent dans les rues de South Central. Ils se filment en vidéo et disposent de petites caméras fixées sur leur uniforme. À travers leurs actions et leurs découvertes, ils finissent par déranger un cartel mexicain, qui met un contrat sur leur tête.

En 2017, le film LAbyrinth mettra en scène l'enquête de l'inspecteur Russell Poole, sur la corruption au sein de la division Rampart, liée aux assassinats des rappeurs The Notorious B.I.G. et Tupac Shakur et au label de ce dernier, Death Row Records.

Littérature[modifier | modifier le code]

L'univers du LAPD sert de toile de fond à de nombreuses œuvres de fiction, notamment aux romans de James Ellroy Le Dahlia noir (1987), Le Grand Nulle part, L.A. Confidential et aux aventures de Harry Bosch (de Michael Connely).

Le livre L.A.byrinthe de Randall Sullivan suit pas à pas l’enquête de l’inspecteur Russell Poole pour offrir une plongée dans l’univers sanglant du gangsta rap californien, mais surtout dans les labyrinthes les plus obscurs d’une police de Los Angeles corrompue.

LAPD'53 de James Ellroy raconte l'année la plus sanglante dans l'histoire de la police de Los Angeles: 1953. Ellroy restitue cette époque si particulière, commentant des images d'archives macabres et fascinantes. C'est près de 200 pages de récit de James Ellroy qui décortique les clichés, nous livre ses théories (ses fantasmes aussi), nous expose l'histoire de ce Los Angeles de 1953, ses habitudes, ses stigmates, ses rumeurs, sa police (que Parker va rendre plus répressive et tenter d'éradiquer la corruption qui pullule en son sein)

Jeux[modifier | modifier le code]

Le jeu vidéo Future Cop L.A.P.D. (1998) permet au joueur de contrôler un robot, appelé "X1-Alpha", spécialement construit pour combattre le crime organisé à Los Angeles en 2098.

En 2003, le jeu de rôle COPS proposait de jouer des membres d'une section fictive du LAPD : les COPS.

L.A. Noire, jeu vidéo d'action/aventure, se déroule dans le Los Angeles des années 1940. Le joueur y incarne Cole Phelps, un inspecteur du L.A.P.D. qui doit résoudre des enquêtes dans les différents services de police proposés (criminelle, mœurs, circulation, etc.). Certaines enquêtes s'inspirent de faits réels, tels que l'affaire du Dahlia Noir. Le jeu est sorti en France le 20 mai 2011.

Le jeu Grand Theft Auto V (2013) reprend lui aussi l'univers fictif de Los Angeles (Los Santos) et la LAPD a pour nom LSPD.

Divers[modifier | modifier le code]

Une chanson de l'album Ignition (1992) du groupe de punk rock californien The Offspring dénonce les violences du LAPD.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. (en) « LAPD Purchases Dodge, Ford Patrol Vehicles », (consulté le 13 août 2013)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]