Crips

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Crips
Image illustrative de l'article Crips
Tatouages d'un membre des Crips

Date de fondation 1969
Fondé par Stanley Tookie Williams et Raymond Washington
Lieu South Central Los Angeles et Floride
Territoire Drapeau des États-Unis États-Unis, Drapeau du Canada Canada
Année active 1969-actuellement
Ethnies présentes Afro-Américains
Nombre de membres 30 000 à 35 000
Activités criminelles
  • Blanchissement d'argent
  • Racket
  • Extorsion de fonds
  • Trafic de stupéfiants
  • Vols de voiture
  • Assassinats
  • Prostitution
  • Cambriolages
  • Braquages
  • Usurpations d'identités
  • Viols
Alliés Folk Nation, Gangster Disciples, La Raza, Black Guerrilla Family
Rivaux Bloods, Black Disciples, People Nation, Ñetas trinitarios

Les Crips constituent l’un des gangs originaire de South Central Los Angeles, sur la côte ouest des États-Unis. Constitué principalement d'Afro-américains, il est créé en 1969 par l'association de plusieurs gangs. Les Crips sont l'un des plus violents gangs des États-Unis[1]. Le nombre de membres est estimé entre 30 000 et 35 000[1]. Après le regroupement des divers gangs de rue, les Crips appartiennent à la Folk Nation, opposés aux gangs appartenant à la People Nation. La montée en puissance de ce gang a provoqué, en réaction, l'alliance de plusieurs gang rivaux sous la dénomination de Bloods[1].

Les Crips ont une identité visuelle basée sur la couleur bleue. Cela s'illustre bien dans le contenu des graffitis et des tatouages que portent leurs membres. Les gangs Crips ont même créé leur propre pas de danse : « the crip-walk » (signifiant : la marche des crips), ancêtre du « C-Walk » (Clown Walk).

Aussi quelques rappeurs connus furent membres des crips comme Eazy-E, Coolio, Nate Dogg, Snoop Dogg, Xzibit, Ice Cube, Ice-T ou encore Young Jeezy.

Il y a énormément de gangs affiliés aux Crip, ce qui explique pourquoi ils ont l’habitude de se battre entre eux aussi bien qu’avec les autres gangs. Il y a plusieurs Crew dans les Crips dont les OGC (Original Gangster Crips).

Historique[modifier | modifier le code]

Origine: les années 1970[modifier | modifier le code]

Le gang des Crips est fondé en 1969 par sparky Nofia

Bastien Morrow fut le premier Crips avec Richard Baker après,Raymond Washington, un étudiant de 15 ans, lance ce qui deviendrait plus tard un groupe connu sous le nom de Crips en 1969 Avec quelques amis, ils se réunissent près de l'école secondaire Fremont de la 78e rue où Washington était scolarisé. Les Crips sont formés à partir du gang Slauson qui détient une partie du territoire de Cribs Hood. Les Slauson se battent alors activement contre les Spook Hunters du côté de South gate. Puis, les premiers gangs à apparaître sont les Gladiators, les Andiasors, les Slauson et les White fence.

Signe de ralliement des Crips.

En 1968, les Baby Avenues arrivent dans la ville de Compton et s'installent dans Creeb Baby Street. Leur 1er slogan est « From the cradle to the Grave » (« du berceau au tombeau »). En 1969, les Baby Avenues West dirigés par le jeune Raymond Washington rencontrent le leader de Baby Avenues East side, dirigé par Tookie Williams. Washington décide d'unir les deux moitiés du quartier. Le nom original pour l'alliance était "Cribs". Il fut choisi parmi une liste de trois choix finaux incluant the Black Overlords et les Assassins. Le nom "Cribs" fut choisi pour refléter le jeune âge de la majorité de ses membres, 17 ans en moyenne[2]. Le nom "Cribs" généra le terme "Crips" lorsque certains membres commencèrent à avoir des canes pour afficher leurs statuts de maquereaux ("Pimp" en anglais). Les gens du voisinage commencèrent à les appeler cripples, qui dériva vers la contraction de "Crips". Un article du Los Angeles Sentinel de février 1972 fait référence à ses membres en tant que "Crips" (pour cripple). Le gang n'a jamais eu aucune connotation politique et le nom aucune signification acronymique. Bien que certains ont suggéré que "Crip" signifie "Common Revolution In Progress". Williams, dans ses mémoires, réfuta la thèse selon laquelle le groupe serait une évolution idéologique du parti Black Panther. Il expliqua que le gang "n'était qu'une alliance de gangs de rue, rien de plus, rien de moins, Jermaine McKinney, membre de la BGF, qui était au lycée de Fremont, était le leader du East Side Crips et Williams, qui était au lycée de Washington, dirigeait le West Side Crips.

Williams se rappela que le premier membre des Crips à porter un bandana bleu était un des membres fondateurs nommé Buddha, ceci pour compléter sa tenue toute en bleu, un jeans bleu, un pull bleu et des bretelles bleus sombres. Le bandana bleu fut porté par le reste de la bande en hommage à Buddha qui fut assassiné le 23 février 1973 et devint ainsi la couleur officielle des Crips[2].

Les années 1970: Conflit avec les Pirus[modifier | modifier le code]

Durant l’été 1972, au sein des Crips de Compton un conflit éclata. Un gang de Piru Street se forma et prit le nom de Piru Street Boy. Il s'ensuit une guerre des gangs violente. En 1973, les Piru Street Boys cherchèrent à mettre fin à cette guerre en organisant une réunion avec d'autres gangs victimes des Crips. Les Pirus se tournèrent alors vers les Lueders Park Hustlers pour leur demander leur aide. Ceux-ci acceptent et une rencontre est organisée sur Piru Street. Comme les Crips avaient tué un membre des L.A. Brim au début de l’année, les Pirus leurs demandèrent également de se joindre à eux. Les Denver Lanes et les Bishops étaient également présents au rendez-vous. À l'issue de la réunion, il fut décidé de couper tout contact avec les Crips et ils formèrent un autre gang appelé Bloods[3], connu pour sa rivalité avec les Crips. En 1978, il y avait 45 gangs Crips opérant à Los Angeles. En 1979, Raymond Washington est assassiné à côté de chez lui, c'est la que Eason Clifton commença a gérer le groupe des Crips.

Les années 1980: Arrivée du Crack[modifier | modifier le code]

Saisie d'argent provenant du trafic de drogue.

Au début des années 1980, les Crips se lancent dans le trafic de drogue. Certains membres commencent à produire et à vendre du PCP (phencyclidine) dans Los Angeles. Il commencent aussi à vendre de la marijuana et des amphétamines. En 1982, le crack arrive par le biais des Pantucos Latinos dans les quartier de Los Angeles et les gangs Crips s'approprient cette drogue et commencent à la distribuer. Les énormes profits que génèrent la vente du crack permet à ses membres de s'exporter vers d'autres villes et États. Il en résulte que beaucoup de jeunes gens d'autres États adoptent le nom et le style de vie des Crips. Du fait de ces deux facteurs, le nombre de membres des Crips s'accroît fortement dans les années 1980 et devient l'un des gangs les plus importants du pays. En 1982, une branche se sépare des Crips, les Rollin, et ses membres se retournent contre leur ancien gang. À l'époque, la région de Los Angeles compte environ 30 000 membres de gangs.

Les années 1990: stabilisation du nombre de meurtres liés à la guerre des gangs[modifier | modifier le code]

Le nombre d'homicides augmente chaque année de 1985 à 1992 mais après les émeutes de 1992, les chiffres se stabilisent. En effet, en 1992, les habitants de Piru Street et les Crips décident de conclure une trêve à l'occasion des émeutes de Watts, provoqués par le passage à tabac d'un jeune conducteur noir par des policiers de la ville. En 1998, on recensait environ 150 000 membres de gangs dans la région de Los Angeles[1]. On peut aussi se rendre compte que le nombre d'homicides attribués à la guerre des gangs est en baisse avec seulement 399 en 1998, comparés aux 805 de 1995[1].

Les Crips durant les années 2000 jusqu'à nos jours[modifier | modifier le code]

En 2005, Tookie Williams s'exprime depuis le couloir de la mort pour dire aux Crips et aux Bloods de cesser les combats. S'ensuit une accalmie passagère mais la guerre n'est pas finie pour autant. Il est exécuté la même année.

Aujourd'hui, il y a à peu près 274 gangs rattachés aux Bloods et aux Crips dans la région de Los Angeles. On peut également les trouver maintenant dans tous les États-Unis, dans les Caraïbes.

Nombre de membres[modifier | modifier le code]

En 2012, les Crips ont plus de 800 bandes avec environ 30 000 à 35 000 membres et membres associés, incluant plus de 13 000 membres à Los Angeles. Les États où la présence des Crips est la plus importante sont la Californie, Oklahoma et le Texas. La plupart de ses membres sont de jeunes afro-américains mais il y a aussi des membres blancs, hispaniques et asiatiques.

Signes de ralliement[modifier | modifier le code]

Tag "Crip" sigifiant la délimitation du territoire

Les Crips ont un code vestimentaire très strict, ils portent des eysdouss[Quoi ?] et des bombers. Ils délimitent leurs territoires en taguant sur les murs et le mobilier urbain. Ils portent du bleu et un bandana bleu[4]. Ils signalent leur appartenance au gang de la main gauche, car la lettre C est impaire. Ils délivrent leurs messages dans le rap. Ils communiquent en détournant certaines lettres de l'alphabet. Par exemple, la lettre « b » avec une croix à l'intérieur serait une marque d'irrespect envers les membres du gang des Bloods et ils remplacent la lettre B (Blood) par la lettre C (pour Crips)[4]. Les lettres "CK", qui sont les initiales de "Crip Killer", seraient remplacées par "cc". Par exemple, les mots "kick back" seraient écrits "kicc bacc" par un Crip. Ainsi, beaucoup de lettres sont modifiées pour en faire des associations symboliques. Les Crips s'appellent entre eux "Cuzz" qui est l'argot de "cousin"[5]. Ils portent des chaussures BK (British Knight). Le mot "Crab" est le plus insultant pour appeler un Crip. Durant les années 1970 et 1980, les Crips prirent l'habitude de communiquer en Kiswahili en prison pour ne pas se faire comprendre des gardes et des autres gangs rivaux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (fr) « Les Crips », sur onlycrips.skyrock.com (consulté le 27 novembre 2010)
  2. a et b Williams, Stanley Tookie; Smiley, Tavis (2007). Blue Rage, Black Redemption. Simon & Schuster. p. xvii–xix, 91–92, 136 (ISBN 1416544496).
  3. Capozzoli, Thomas and McVey, R. Steve (1999) Kids Killing Kids: Managing Violence and Gangs in Schools St. Lucie Press, Boca Raton, Florida, p. 72 (ISBN 1-57444-283-X)
  4. a et b http://www.dc.state.fl.us/pub/gangs/la.html
  5. http://www.gangpreventionservices.org/crips.asp

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]