Special Weapons And Tactics

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Special Weapons And Tactics
Ert patch.jpg
Patch des membres du swat du FBI.

Création Depuis 1968
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Type Équipe d'intervention et de sécurité des services de polices.
Rôle libération d'otage, action anti-terrorisme, police anti-émeute...
Équipe SWAT du centre spatial Kennedy
Équipe SWAT de la patrouille frontalière des États-Unis

Un SWAT, acronyme de Special Weapons and Tactics (Tactiques et armes spéciales, à l'origine Special Weapons Attack Tactics), est une unité spécialisée existante dans les principales polices des États-Unis[1], capable de mener des opérations à hauts risques avec un armement et des tactiques adaptées.

Ses missions peuvent consister en des assauts coordonnés contre des objectifs choisis tels que des criminels lourdement armés dans des lieux retranchés. Les membres de ces unités disposent d'un équipement spécifique : fusils d'assaut, fusils à pompe, casques spéciaux, grenades à effet de choc et fusils à lunettes pour les tireurs de précision (les marksmen).

Les grandes polices, comme les départements de police de Chicago, Denver ou Miami, ont un SWAT capable d'intervenir 24h/24, lequel est placé sous le commandement du bureau de patrouille et non d'une division spéciale.

SWAT pennsylvanien en opération

Néanmoins, la plupart d'entre eux ne sont pas membres du SWAT à plein temps, puisqu'ils ne sont appelés que lorsqu'ils sont requis pour une intervention. Généralement, ce sont de simples officiers qui s'entraînent une fois par mois, et sont prévenus par téléphone mobile.

Il existe, principalement dans la zone urbaine de New York, des unités très proches du SWAT, les ESU (Emergency Service Unit (en)) qui sont elles opérationnelles avec un personnel dédié 24h/24. En plus des missions SWAT pour lesquelles elles peuvent intervenir en support, leur sont également confiés les opérations sur les utilisations criminelles de matière dangereuse ou le secours aux personnes lors de risques d'effondrement d'immeubles, des personnes bloquées lors d'accidents de transports d'importances, etc. Ainsi le 11 septembre 2001, des membres de l'ESU furent les principaux protagonistes, avec les pompiers, du sauvetage des occupants des tours.

À Los Angeles, la situation est différente. Pour les situations d'urgence, on fait appel à la Metropolitan Division du Los Angeles Police Department, répartie en cinq pelotons de terrain (B, C, D, E et K-9) et un d'organisation (A). Certains pelotons n'ont rien à voir avec le SWAT : le "A" est le peloton d'organisation, le E celui des chevaux et le K-9 la brigade cynophile.

Dans la Metropolitan division, seul le peloton D fait partie du SWAT. Avec un travail 24h/24, il intervient rapidement (souvent sans négociateurs, la rapidité d'action étant importante) pour les situations de suspects barricadés.

De nombreux sites sensibles, publics ou privés, tels les centrales nucléaires et les installations de la NASA, ont des équipes de réaction rapide dans leurs services de sécurité. La Bruce Power’s Nuclear Response Team de la centrale nucléaire canadienne de Bruce a décroché la première place lors de la Security Protection Officer Team Competition de 2006 à 2011 ainsi que lors du challenge annuel des SWAT Teams américains de 2007 à 2011[2].

Fonctions[modifier | modifier le code]

Les membres du SWAT de la Travis Air Force Base, Californie, font face lors d'un exercice d'une prise d’otages, le 18 juillet 1995
  • Sauver des otages
  • Lutter contre les émeutes et les émeutiers
  • Fournir une puissance de feu décente à d'autres services de la police en cas de besoin
  • Sauver les agents ou les citoyens en danger
  • Mener des opérations antiterroristes
  • Résoudre les situations à haut risque en subissant des pertes minimales
  • Résoudre les situations impliquant des sujets barricadés
  • Stabiliser les sujets menaçant de se suicider
  • Fournir une assistance pendant les mandats d'arrêt et les perquisitions
  • Fournir une sécurité supplémentaire lors d'événements spéciaux

Histoire[modifier | modifier le code]

Certaines sources indiquent que le premier usage de "SWAT" est le Special Weapons and Tactics Squad créé par la Philadelphia Police Department en 1964[3].

Une équipe SWAT plus importante fut créé au sein du Los Angeles Police Department en 1967 par l'inspecteur Daryl Gates (en). Après cela, de nombreux services de maintien de l'ordre aux États-Unis, surtout les départements de polices des principales villes, aussi bien que les agences de maintien de l'ordre fédéral ou d'État américain, créèrent leur propre unité d'élite ou d'intervention sous des noms variés.

SWAT de la police de Los Angeles[modifier | modifier le code]

En août 1965, les émeutes de Watts à Los Angeles en Californie qui ont duré plus de huit jours et mobilisé environ 10 000 personnes ont pris une tournure des plus dramatiques : 34 morts et un millier de blessés plus ou moins graves. Le Los Angeles Police Department (LAPD) a vite pris conscience qu’il lui fallait une unité spéciale capable de répondre à ce type de situation. Ce souhait s'est vite à nouveau fait ressentir après l'incident de la fusillade de Surrey Street où trois policiers et le forcené barricadé perdirent la vie. Le chef de la police de l'époque, Daryl F. Gates, déclara à la suite de ces événements : « J'ai compris que nous devions concevoir une autre méthode pour neutraliser les tireurs isolés ou barricadés. »

La première unité SWAT de l'histoire apparait en 1968, à Los Angeles. Le premier défi pour le SWAT du LAPD fut relevé le  : une confrontation de quatre heures avec des membres des Black Panthers. Les Panthers ont fini par se rendre ; le bilan humain fut de trois Panthers blessés et trois policiers blessés.

L’après-midi du , le SWAT du LAPD releva un de ses plus grands défis. Des éléments d’un groupe qui s’était donné pour nom l’Armée de libération symbionaise (ALS), un groupe de terroristes lourdement armés, qui s’étaient barricadés dans une résidence sur la 54e rue Est de l’avenue Compton. Le siège était retransmis à des millions de témoins par la télévision et la radio, et relaté dans la presse mondiale quelques jours plus tard. Les suspects barricadés ont été appelés à se rendre à 26 occasions, 18 avant l’envoi de gaz lacrymogènes, et 10 pendant la confrontation qui a suivi. Pas un seul coup de feu ne fut tiré par la police jusqu’à ce qu’une volée de tirs d’armes semi-automatiques et automatiques ne réponde à leurs premiers appels. Malgré le tir de 3 772 balles par l’ALS, aucun passant ou policier n’a été blessé.

Le destin des suspects fut bien différent. Pendant la fusillade, un incendie s’est déclaré à l’intérieur de la résidence. Officiellement, la cause du feu est inconnue. Des sources policières évoquent une balle perdue qui aurait pu mettre le feu aux cocktails Molotov des assiégés. D’autres suspectent que c’est plus simplement l’utilisation répétée de grenades à gaz lacrymogène, dont le principe repose sur la combustion de produits chimiques à haute température, qui a mis le feu. Les six suspects étaient criblés de balles et ont péri dans l’incendie qui a suivi.

Une autre intervention célèbre des SWAT fut la fusillade d'Hollywood Nord, le .

Missions[modifier | modifier le code]

La première mission du SWAT est d'assister et d'appuyer les autres policiers sur le terrain pour des arrestations. Même si celles-ci ne sont (en général) pas à haut risque. Les autorités compétentes préfèrent envoyer le SWAT pour ne prendre aucun risque car les armes à feu sont très fréquentes aux États-Unis.

Pour des missions particulières, le SWAT du LAPD utilise un hélicoptère Bell 206 Jetranger (remplacé depuis par un EC-145) armé d'une mitrailleuse légère M60. Ce moyen héliporté sert essentiellement à lancer un assaut par le toit si la porte d'entrée est barricadée ou trop fortement défendue. De plus, le bruit d'un hélicoptère et sa présence peuvent constituer un moyen de diversion parfait, ce qui permet aux équipes sur place de pouvoir intervenir sans risques.

Entraînement[modifier | modifier le code]

L'entraînement se passe en 21 semaines. Il comporte les tests de base d'un policier mais aussi un entraînement physique intense, une formation avancée au combat au corps à corps et une formation aux armes et équipements spéciaux de l'unité.

  1. Parcours physique : Le parcours physique est le test le plus important d'une recrue du SWAT. Il consiste à :
    • Le filet : Traverser un filet suspendu horizontalement avec tout son équipement.
    • Le mur : S'élever sur un mur de plus de 2 mètres de haut.
    • La corde : Monter sur une corde de plus de 6 mètres de haut, avec tout son équipement.
    • Le conduit : Passer par un conduit étroit.
    • Les pneus : Courir à travers plusieurs dizaines de pneus.
  2. Épreuve de tir : La deuxième caractéristique d'un policier du SWAT reste son aptitude au tir. L'officier de police doit être un très bon, voire un excellent tireur. Les épreuves sont :
    • Le stand de tir
    • La maison de pneus ou la Tires House : Les unités SWAT apprécient ce genre d'endroit pour s'entraîner car les possibilités de se couvrir ou de se cacher sont immenses et on peut tirer sans faire de dégâts importants.
    • Le Killing House : Une maison ordinaire avec ses obstacles (portes, fenêtres, meubles...). Elle permet aux hommes du SWAT d'être dans une situation d'exercice la plus réaliste possible. Ce test permet de tester les capacités d'une équipe à intervenir dans ce genre de situation.

Armes utilisées[modifier | modifier le code]

Toutes ces armes sont modifiées par les équipes S.W.A.T pour leur permettre de remplir leurs missions le plus efficacement possible et en étant le plus léger possible ; l'équipement est toujours adapté aux capacités du tireur.

Une grande variété d'armes sont utilisées par les équipes d'intervention, les armes les plus utilisées sont les mitraillettes, les fusils d'assaut et les fusils de précision.

Le SWAT utilise des unités K-9, des flash-bang, des stinger, et des grenades lacrymogènes.

Les pistolets semi-automatiques sont les armes de poing les plus répandues. Les plus répandus sont les pistolets M1911 (en versions modernisées)[4],[5], Sig Sauer[6],[7] (en particulier le Sig P226[4],[7],[8] et Sig P229), Beretta 92/96[7], pistolets Glock[9],[10], H & K USP, et FN Five-seveN.

Unités comparables aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Membres du SWAT du FBI répondant à une prise d'otages

Unités comparables hors des États-Unis[modifier | modifier le code]

SWAT de la police d'Haïti
Belgique
Canada
France
  • GIGN : Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale,
  • PI2G : Peloton d'intervention inter-régional de la gendarmerie (ou PI2G Peloton d'intervention de seconde génération),
  • RAID : Recherche assistance intervention dissuasion,
  • GIPN : Groupe d'intervention de la police nationale,
  • BRI : Brigade de recherche et d'intervention
Italie
  • NOCS (Unité Centrale de Sécurité) : unité d'élite antiterrorisme de la police d'état,
  • GIS (Groupe d'Intervention Spéciale) : unité d'élite des carabiniers italiens, spécialisée dans les opérations de contre-terrorisme et de libération d'otages,
  • ROS (Groupe d'Opérations Spéciales) : unité d'opérations spéciales des carabiniers italiens contre le grand banditisme et de contre-terrorisme,
  • ATPI (Unité d'Intervention Rapide Anti-terroriste) : connus aussi sous le nom de Bérets verts, cette unité de la douane italienne fut créée durant les "années de plomb" pour contrer l'action des * Brigades rouges et de répression du grand banditisme. L'ATPI peut aussi intervenir comme force anti-émeute dans les situations extrêmes.
Suisse
  • DARD : Détachement d'Action Rapide et de Dissuasion
Autres pays

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Ce type d'unité de police a inspiré des films (par exemple S.W.A.T. unité d'élite), la télévision (par exemple Section 4) et des jeux vidéo (dont la série SWAT).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Aux États-Unis, état fédéral, il existe un grand nombre de forces de police distinctes suivant l'échelon territorial (fédéral, État, comtés ou villes) ou le domaine (drogue, intervention, transports, frontières, etc.)
  2. (en)« Bruce Power team wins U.S. National SWAT Championship », sur Bruce Power,‎ (consulté le 5 avril 2012)
  3. Mitchel P. Roth & James Stuart Olson, Historical Dictionary of Law Enforcement, Westport, Ct: Greenwood Publishing Group, 2001, p. 333 and; John S. Dempsey & Linda S. Forst, An Introduction to Policing, Clifton Park, NY: Delmar Cengage Learning, 2011, p. 276.
  4. a et b [1]
  5. [2]
  6. [3]
  7. a, b et c [4]
  8. [5]
  9. [6]
  10. [7]

Article connexe[modifier | modifier le code]