Special Weapons And Tactics

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Special Weapons And Tactics
Membres du SWAT de la baie de San Francisco
Membres du SWAT de la baie de San Francisco

Période Depuis 1968
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Équipe SWAT du centre spatial Kennedy
Équipe SWAT de la patrouille frontalière des États-Unis

Aux États-Unis, le SWAT, acronyme de Special Weapons and Tactics (Special Weapons Attack Tactics à l’origine), est l’unité de police spécialisée dans les opérations paramilitaires dans les grandes villes.

Ses missions peuvent consister en des assauts coordonnés sur des objectifs choisis tels que des criminels lourdement armés dans des lieux retranchés. Les membres de ces unités disposent d'un équipement spécifique : fusils d'assaut, fusils à pompe, casques spéciaux, grenades à effet de choc et fusils à lunettes pour les tireurs de précision (les marksmen).

Néanmoins, la plupart d'entre eux ne sont pas membres du SWAT à plein temps, puisqu'ils ne sont appelés qu'en cas d’extrême urgence. Généralement, ce sont de simples officiers qui s'entraînent une fois par mois, et sont prévenus par téléphone mobile.

Mais des unités très proches du SWAT, les ESU (Emergency Service Unit) ont un service 24h/24, mais en plus des missions que l'on donne au SWAT, on leur donne aussi des missions très dangereuses, comme lors de bâtiments qui vont s'effondrer. Le 11 septembre 2001, des membres de l'ESU furent d'ailleurs les principaux protagonistes, avec les pompiers, du sauvetage des occupants des tours.

À Los Angeles, la situation est différente. Pour les situations d'urgence, on fait appel à la Metropolitan Division de la Los Angeles Police Department, répartie en cinq pelotons de terrain (B, C, D, E et K-9) et un d'organisation (A). Certains pelotons n'ont rien à voir avec le SWAT : le "A" est le peloton d'organisation, le "E" celui des chevaux et le K-9 la brigade cynophile.

Dans la Metropolitan division, seul le peloton "D" fait partie du SWAT. Avec un travail 24h/24, il intervient rapidement (souvent sans négociateurs, la rapidité d'action étant importante) pour les situations de suspects barricadés.

Les plus grands départements de police (comme Chicago, Denver ou Miami) ont aussi un SWAT 24h/24, lequel est placé sous le commandement du bureau de patrouille et non d'une division spéciale.

SWAT pennsylvanien en opération

Les équivalents en France sont le GIPN ou les PI2G (Peloton d'intervention de 2e génération/Gendarmerie Nationale), ainsi que la Brigade de recherche et d'intervention (dite brigade Antigang). Ils sont moins comparables au RAID ou au GIGN, qui ont une vocation nationale.

De nombreux sites sensibles, publics ou privés, tels les centrales nucléaires et les installations de la NASA, ont des équipes de réaction rapide dans leurs services de sécurité. La Bruce Power’s Nuclear Response Team de la centrale nucléaire canadienne de Bruce a décroché la première place lors de la Security Protection Officer Team Competition de 2006 à 2011 ainsi que lors du challenge annuel des SWAT Teams américains de 2007 à 2011[1].

Fonctions[modifier | modifier le code]

Les membres du SWAT de la Travis Air Force Base, Californie, font face lors d'un exercice d'une prise d’otages, le 18 juillet 1995
  • Le sauvetage d'otages
  • La lutte contre les émeutes et les émeutiers
  • Fournir une puissance de feu décente à d'autres services de la police en cas de besoins
  • Sauver les agents ou les citoyens en danger
  • Opérations antiterroristes
  • Résoudre les situations à haut risque en subissant des pertes minimales
  • Résoudre les situations impliquant des sujets barricadés
  • Stabiliser les sujets menaçant de se suicider
  • Fournir une assistance pendant les mandats d'arrêt et les perquisitions
  • Fournir une sécurité supplémentaire lors d'événements spéciaux

Histoire[modifier | modifier le code]

En août 1965, les émeutes de Watts en Californie qui ont duré plus de huit jours et mobilisé environ 10 000 personnes ont pris une tournure des plus dramatiques : 34 morts et un millier de blessés plus ou moins graves. Le Los Angeles Police Department (LAPD) a vite pris conscience qu’il lui fallait une unité spéciale capable de répondre à ce type de situation. Ce souhait s'est vite à nouveau fait ressentir après l'incident de la fusillade de Surrey Street où trois policiers et le forcené barricadé perdirent la vie. Le chef de la police de l'époque, Daryl F. Gates déclara à la suite de ces événements : « J'ai compris que nous devions concevoir une autre méthode pour neutraliser les tireurs isolés ou barricadés. »

La première unité SWAT de l'histoire apparait en 1968, à Los Angeles. Le premier défi pour le SWAT du LAPD fut relevé le  : une confrontation de quatre heures avec des membres des Black Panthers. Les Panthers ont fini par se rendre ; le bilan humain fut de trois Panthers blessés et trois policiers blessés.

L’après-midi du , le SWAT du LAPD releva un de ses plus grands défis. Des éléments d’un groupe qui s’était donné pour nom l’Armée de libération symbionaise (ALS), un groupe de terroristes lourdement armés, qui s’étaient barricadés dans une résidence sur la 54e rue Est de l’avenue Compton. Le siège était retransmis à des millions de témoins par la télévision et la radio, et relaté dans la presse mondiale quelques jours plus tard. Les suspects barricadés ont été appelés à se rendre à 26 occasions, 18 avant l’envoi de gaz lacrymogènes, et 10 pendant la confrontation qui a suivi. Pas un seul coup de feu ne fut tiré par la police jusqu’à ce qu’une volée de tirs d’armes semi-automatiques et automatiques ne réponde à leurs premiers appels. Malgré le tir de 3 772 balles par l’ALS, aucun passant ou policier n’a été blessé.

Le destin des suspects fut bien différent. Pendant la fusillade, un incendie s’est déclaré à l’intérieur de la résidence. Officiellement, la cause du feu est inconnue. Des sources policières évoquent une balle perdue qui aurait pu mettre le feu aux cocktails Molotov des assiégés. D’autres suspectent que c’est plus simplement l’utilisation répétée de grenades à gaz lacrymogène, dont le principe repose sur la combustion de produits chimiques à haute température, qui a mis le feu. Les six suspects étaient criblés de balles et ont péri dans l’incendie qui a suivi.

Une autre intervention célèbre des SWAT fut la fusillade d'Hollywood Nord, le .

Missions[modifier | modifier le code]

La première mission du SWAT est d'assister et d'appuyer les autres policiers sur le terrain pour des arrestations. Même si celles-ci ne sont (en général) pas à haut risque. Les autorités compétentes préfèrent envoyer le SWAT pour ne prendre aucun risque car les armes à feu sont très fréquentes aux États-Unis.

Pour des missions particulières, le SWAT du LAPD utilise un hélicoptère Bell 206 Jetranger (remplacé depuis par un EC-145) armé d'une mitrailleuse légère M60. Ce moyen héliporté sert essentiellement à lancer un assaut par le toit si la porte d'entrée est barricadée ou trop fortement défendue. De plus, le bruit d'un hélicoptère et sa présence peuvent constituer un moyen de diversion parfait, ce qui permet aux équipes sur place de pouvoir intervenir sans risques.

Entraînement[modifier | modifier le code]

L'entraînement se passe en 21 semaines. Il comporte les tests de base d'un policier mais aussi un entraînement physique intense, une formation avancée au combat au corps à corps et une formation aux armes et équipements spéciaux de l'unité.

  1. Parcours physique : Le parcours physique est le test le plus important d'une recrue du SWAT. Il consiste à :
    • Le filet : Traverser un filet suspendu horizontalement avec tout son équipement.
    • Le mur : S'élever sur un mur de plus de 2 mètres de haut.
    • La corde : Monter sur une corde de plus de 6 mètres de haut, avec tout son équipement.
    • Le conduit : Passer par un conduit étroit.
    • Les pneus : Courir à travers plusieurs dizaines de pneus.
  2. Épreuve de tir : La deuxième caractéristique d'un policier du SWAT reste son aptitude au tir. L'officier de police doit être un très bon, voire un excellent tireur. Les épreuves sont :
    • Le stand de tir
    • La maison de pneus ou la Tires House : Les unités SWAT apprécient ce genre d'endroit pour s'entraîner car les possibilités de se couvrir ou de se cacher sont immenses et on peut tirer sans faire de dégâts importants.
    • Le Killing House : Une maison ordinaire avec ses obstacles (portes, fenêtres, meubles...). Elle permet aux hommes du SWAT d'être dans une situation d'exercice la plus réaliste possible. Ce test permet de tester les capacités d'une équipe à intervenir dans ce genre de situation.

Armes utilisées[modifier | modifier le code]

Toutes ces armes sont modifiées par les équipes S.W.A.T pour leur permettre de remplir leurs missions le plus efficacement possible et en étant le plus léger possible ; l'équipement est toujours adapté aux capacités du tireur.

Une grande variété d'armes sont utilisées par les équipes d'intervention, les armes les plus utilisées sont les mitraillettes, les fusils d'assaut, les fusils de chasse, et les fusils de sniper.

Le SWAT utilise des unités K-9, des flash-bang, des "stinger", et des grenades lacrymogènes.

Les pistolets semi-automatiques sont les armes de poing les plus répandues. Les plus répandus sont les pistolets M1911 (en versions modernisées)[2],[3], Sig Sauer [4],[5] (en particulier le Sig P226 [2],[5],[6] et Sig P229), Beretta 92/96 [5], pistolets Glock[7],[8], H & K USP, et FN Five-seveN.

Unités comparables aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Membres du SWAT du FBI répondant à une prise d'otages

Unités comparables hors des États-Unis[modifier | modifier le code]

SWAT de la police d'Haïti

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Ce type d'unité de police a inspiré des films (par exemple S.W.A.T. unité d'élite), la télévision (par exemple Section 4) et des jeux vidéo (dont la série SWAT).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)« Bruce Power team wins U.S. National SWAT Championship », sur Bruce Power,‎ 26 octobre 2011 (consulté le 5 avril 2012)
  2. a et b [1]
  3. [2]
  4. [3]
  5. a, b et c [4]
  6. [5]
  7. [6]
  8. [7]

Articles connexes[modifier | modifier le code]