Police fédérale Los Angeles

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Police fédérale Los Angeles
Titre original To Live and Die in L.A.
Réalisation William Friedkin
Acteurs principaux
Sociétés de production SLM Production Group
New Century Productions
United Artists
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre policier
Durée 116 minutes
Sortie 1985

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Police fédérale Los Angeles (To Live and Die in L.A.) est un film américain réalisé par William Friedkin, sorti en 1985.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Véritable tête brûlée, Richard Chance travaille pour les services secrets américains. Le jour où son coéquipier Jimmy Hart est abattu alors qu'il menait une opération en solo pour coincer le faussaire Rick Masters, Chance, obsédé à l'idée de se venger, décide de monter un coup tordu des plus illégaux avant l'arrivée de son nouveau coéquipier, John Vukovich, en braquant un convoyeur de fonds... qui s'avère être un agent du FBI infiltré et qui est abattu accidentellement. Obstiné, Chance continue à tendre son piège autour de Masters, malgré le déluge de violence qui s'abat autour de lui

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

William Friedkin décide de tourner son film avec une équipe composée de personnes pouvant travailler très vite, dont la plupart sont non-syndiqués, comme le directeur de la photographique néerlandais Robby Müller[1].

Le tournage a lieu en Californie, notamment à Los Angeles (San Pedro, Lake Los Angeles, Terminal Island Freeway, Santa Monica Boulevard, Downtown Los Angeles, Wilmington, Century City), Beverly Hills, Malibu, Pasadena, Santa Monica, San Luis Obispo, Palmdale, Lancaster[2].

Dans la scène où Chance court après Carl Cody dans un terminal d'aéroport a été tournée dans le terminal Bradley de l'Aéroport international de Los Angeles. Les autorités locales avaient interdit à l'équipe que William L. Petersen court sur la partie haute du tapis roulant. L'acteur décide cependant de braver cet interdit pour donner plus d'intensité à la scène[1].

Bande originale[modifier | modifier le code]

To Live and Die in L.A.
Original Motion Picture Soundtrack

Bande originale de Wang Chung
Sortie
Genre musique de film, new wave, pop rock
Producteur Wang Chung, Jolley & Swain, John Kalodner, David Massey
Label Geffen
Critique

Albums de Wang Chung

Singles

  1. To Live and Die in L.A.
    Sortie : 25 septembre 1985
  2. Wake Up, Stop Dreaming
    Sortie : décembre 1985

La bande originale est l’œuvre du groupe britannique new wave Wang Chung. Le réalisateur avait été séduit par leur album, comme l'explique Jack Hues : « William Friedkin a découvert Wang Chung au moment où il a acheté notre album Points On The Curve. Il aimait particulièrement le titre Wait, à cause de son tempo rapide - très rapide pour l’époque - et de son orchestration dramatique. Il pensait d’abord utiliser Wait de manière partielle, en le laissant tourner lors d’une scène, afin de créer une certaine atmosphère. Puis il s’est rendu compte que cette musique était celle qu'il voulait sur tout le film. C’était courageux de le faire à ce moment là, où le cinéma et la musique pop n'avaient quasiment jamais réussi à cohabiter de manière harmonieuse. On pouvait trouver quelques chansons pop dans les films, mais on demandait rarement aux groupes de créer une bande originale entière. Billy avait déjà fait cela auparavant, quand il a par exemple demandé à Tangerine Dream de s'occuper de la bande originale de Le Convoi de la peur ou qu'il a utilisé le morceau Tubular Bells de Mike Oldfield dans L'Exorciste »[4].

Le premier single est la chanson To Live and Die in L.A.. Pourtant, initialement, William Friedkin ne voulait absolument d'une chanson-thème, comme le raconte Jack Hues : « Billy était catégorique : “Ce que je ne veux pas c’est une chanson intitulée 'To Live and Die in L.A.' !”. Mais on l'a quand même fait et Billy nous a appelé pour nous dire combien il était emballé par le morceau. Sans internet à l'époque, il était très difficile d’échanger rapidement des idées, nous travaillions donc chacun de notre côté mais, comme je te l'ai dit, nous avons eu une connexion intuitive assez forte. Et quand nous avons vu le premier montage du film à Los Angeles, ça nous a mis une véritable claque. C’était tellement excitant[4] ! »

Liste des titres[modifier | modifier le code]

Face A - vocal
No Titre Durée
1. To Live and Die in L.A. (produit par Tony Swain, Steve Jolley) 4:53
2. Lullaby 4:43
3. Wake Up, Stop Dreaming (Wang Chung, David Motion) 4:35
4. Wait (Chris Hughes, Ross Cullum) 4:26
18:37
Face B - instrumental
No Titre Durée
1. City of the Angels 9:17
2. The Red Stare 3:11
3. Black–Blue–White 2:23
4. Every Big City 5:09
20:00

Box-office[modifier | modifier le code]

Tourné pour un budget de 6 millions de dollars[5], Police fédérale Los Angeles prend la deuxième place du box-office américain pour son premier week-end en salles avec 3 551 761 $ de recettes[6], mais ne parvient qu'à rapporter un total de 17 307 019 $ de recettes qu'en fin d'exploitation en salles[6]. En France, le film passe inaperçu avec 276 109 entrées[7]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Police fédérale marque l'apogée du style très énergique de William Friedkin, qui réitère ici certains tours de force de French Connection (une scène de poursuite d'anthologie sur autoroute, par exemple) en s'appropriant une esthétique rappelant le style des années 1980. Filmé dans un style branché, souligné par une musique tonitruante de boîte de nuit (par Wang Chung), donnant la part belle à un Los Angeles tout en néons et en terrains vagues, le film est un polar efficace qui joue sans cesse autour des notions de bien et de mal.

William Friedkin déclara d'ailleurs a propos de ce film : « Je ne me suis jamais senti aussi confiant ou inventif que lorsque j'ai fait Police fédérale Los Angeles [...] Tout semblait couler de source[8] ».

Thomas D. Clagett, auteur d'un ouvrage sur Friedkin, souligne la façon dont le réalisateur joue avec les apparences sur ce film : « Lorsque Chance saute du pont, on dirait qu'il se suicide avant que l'on ne voit l'élastique accroché à sa jambe. Quand Masters retrouve sa copine dans le vestiaire du théâtre d'avant-garde où elle se produit, il semble que ce soit un homme qu'il embrasse passionnément sur la bouche, jusqu'à ce que Friedkin inverse l'angle de vue[8] ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Michael M. Arick (2003). Counterfeit World: The Making of To Live and Die in L.A. (making-of du film) MGM DVD/Blu-ray
  2. (en) Filming locations sur l’Internet Movie Database
  3. (en) To Live and Die in L.A. [Original Motion Picture Soundtrack] sur AllMusic
  4. a et b « Wang Chung nous a parlé de sa B.O. pour « To Live and Die In L.A. » de William Friedkin », sur Noisey-Vice, (consulté le 9 août 2018)
  5. Michael M Arick, « Counterfeit World: The Making of To Live and Die in L.A. », To Live and Die in L.A. Special Edition DVD =, MGM,‎
  6. a et b http://www.boxofficemojo.com/movies/?id=toliveanddieinla.htm
  7. http://www.jpbox-office.com/fichfilm.php?id=6515
  8. a et b Valentin Pimare, « Police Fédéral, Los Angeles », Studio Ciné Live n°85,‎ , p. 136 à 139

Liens externes[modifier | modifier le code]