Rouhollah Khomeini
| Rouhollah Khomeini روح الله خمینی | ||
Portrait de Rouhollah Khomeini, 1981. | ||
| Fonctions | ||
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| Guide suprême de l'Iran (chef de l'État) | ||
| – (9 ans et 6 mois) |
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| Président | Abolhassan Bani Sadr Mohammad Ali Radjaï Ali Khamenei |
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| Premier ministre | Mehdi Bazargan Mohammad Ali Radjaï Mohammad Javad Bahonar Mohammad Reza Mahdavi-Kani Mir Hossein Moussavi |
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| Adjoint | Hossein Ali Montazeri | |
| Prédécesseur | Fonction créée Lui-même (chef de la Révolution) |
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| Successeur | Ali Khamenei | |
| Chef de la Révolution (chef de l'État) | ||
| [a] – (9 mois et 28 jours) |
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| Premier ministre | Mehdi Bazargan | |
| Prédécesseur | Fonction créée Mohammad Reza Pahlavi (indirectement, chah) |
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| Successeur | Lui-même (Guide de la Révolution) | |
| Biographie | ||
| Nom de naissance | Rouhollah Moussavi | |
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Khomein (Perse) | |
| Date de décès | (à 89 ans) | |
| Lieu de décès | Téhéran (Iran) | |
| Sépulture | Mausolée de l'ayatollah Khomeini | |
| Nationalité | Iranienne | |
| Père | Mostafa Moussavi | |
| Conjoint | Khadijeh Saqafi (m. 1929)
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| Enfants | Mostafa Khomeini Zahra Khomeini Sadiqeh Khomeini Farideh Khomeini Ahmad Khomeini |
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| Famille | Al-Moussaoui/Moussavi (en) | |
| Profession | Religieux | |
| Religion | Islam chiite duodécimain | |
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| Guides de la Révolution de la république islamique d'Iran | ||
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Rouhollah Moussavi Khomeini ⓘ (en persan : روح الله موسوی خمینی), parfois transcrit Khomeiny ou Khomeyni, né le à Khomein (Sublime État de Perse) et mort le à Téhéran (république islamique d'Iran), est un ayatollah, révolutionnaire et homme d'État iranien. Fondateur de la république islamique d'Iran — instaurée à la suite de la révolution de 1979 qui renverse le chah d'Iran Mohammad Reza Pahlavi —, il en devient le guide suprême de 1979 jusqu'à sa mort.
Il met en place en Iran une théocratie chiite, caractérisée par un régime autoritaire et d'importantes restrictions des libertés individuelles. Son passage au pouvoir est marqué par la crise des otages américains en Iran, la guerre Iran-Irak de 1980 à 1988, et la répression des dissidents.
Revendiquant une ascendance alide par Moussa al-Kazim, il est également considéré comme marja par de nombreux chiites après la mort de l'ayatollah Borudjerdi.
Biographie
[modifier | modifier le code]Jeunesse
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Khomeini naît dans la ville de Khomein sous le nom de Rouhollah Moussavi (en persan : روح الله موسوی) en 1900 dans une famille chiite très croyante[1]. Son turban noir indique qu'il est un seyyed, c'est-à-dire un des nombreux descendants du prophète de l'islam Mahomet, en l'occurrence par le biais de l’imam Moussa al-Kazim. Son grand-père, son père et son frère aîné sont ayatollahs. Son père, Mostafa Moussavi, un notable local, est assassiné par les hommes de main d'un grand féodal en , six mois après la naissance de Rouhollah[2],[3]. Sa jeunesse est également marquée par les troubles politiques des années 1906-1911 consécutifs à la révolution constitutionnelle.
Il s'installe, dès les années 1920 à Qom, la deuxième ville sainte d'Iran. Étudiant en théologie, il suit des cours de philosophie auxquels les séminaires traditionnels de Qom sont hostiles. En 1927, il y devient professeur de théologie, puis dans les années 1950 il est nommé ayatollah. Au moment du coup d'État de 1953, il prend position contre Mossadegh en le qualifiant d'apostat[4]. Il s'engage dans l'opposition religieuse au régime autoritaire du shah Mohammad Reza Pahlavi et aux réformes que celui-ci mène pour la modernisation du pays (la « révolution blanche »), réformes incluant notamment le droit de vote des femmes, les réformes agraires, la modernisation du système judiciaire qui met en cause la suprématie de la charia coranique[5],[6].
À la mort de Borujerdi en 1961, il postule à sa succession, y compris auprès du chah[7]. Sa personnalité atypique fait qu'on lui préfère un autre candidat. Il s'écarte alors de la poésie et du mysticisme pour revenir à des visions plus tranchées de bien contre le mal[8] et devient un des chefs de la communauté chiite, reconnu comme « guide religieux suprême » (marja-e taqlid). La même année, il dénonce un décret abolissant l'obligation pour les élus locaux et provinciaux de prêter serment sur le Coran.
Mariage et famille
[modifier | modifier le code]En 1929, Rouhollah Khomeini épouse Khadijeh Saqafi, alors âgée de treize ans. À la demande de l'enfant, il prend en charge son éducation, lui faisant la classe pendant huit ans[9]. D'après les témoignages de ses proches, Khomeini est un époux amoureux et dévoué, attentif à prendre en charge les tâches ménagères[9].[non neutre]
Le couple a cinq enfants : Mostafa (1930-1977), Ahmad (1946-1995), Zahra (née en 1940), Seddigheh et Farideh (nées en 1943). Sa petite-fille Zahra Eshraghi est une activiste et féministe.
Exil
[modifier | modifier le code]Son opposition à la « révolution blanche » lancée par le chah Mohammad Reza le conduit à l'affrontement avec le pouvoir. Il est arrêté en 1963 pour avoir joué un rôle important dans les émeutes du 4 juin. L'arrestation de Khomeini provoque des manifestations à Téhéran et à Qom qui sont réprimées dans le sang. « Le responsable de ce massacre paiera de sa vie », promet-il. Le chah d'Iran, conscient de son influence, le fait libérer rapidement l'année suivante.
En novembre 1964, après avoir fortement dénoncé un décret accordant l'immunité juridique aux conseillers militaires américains[10] et un emprunt de 200 millions de dollars pour l'achat de matériel militaire, Khomeini est arrêté de nouveau et contraint à l'exil (par Oveyssi), d'abord en Turquie, puis à Nadjaf et Kerbala en Irak pendant quatorze ans. Son activisme prochiite indispose le pouvoir irakien et, en octobre 1978, il part pour la France avec un visa de touriste et s'installe à Neauphle-le-Château, à une quarantaine de kilomètres de Paris, sans demander l'asile politique, considérant que Paris est idéal pour médiatiser ses opinions politiques[11]. Il y demeure du 6 octobre 1978 au 31 janvier 1979[12]. Pendant cette période, il se crée l'image d'un saint homme, entouré par une équipe de conseillers chargés de sa communication, Sadegh Ghotbzadeh, Ebrahim Yazdi et Abolhassan Bani Sadr[13]. Houchang Nahavandi estime qu'il y mystifie par son charisme des intellectuels comme Jean-Paul Sartre ou Michel Foucault[14]. Selon Alexandre de Marenches (chef du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage, ancien nom de la DGSE), le chah aurait refusé l'expulsion de Khomeini au motif qu'il serait préférable qu'il soit en France plutôt qu'en Syrie ou en Libye[15]. Certains indiquent également que le président Valéry Giscard d'Estaing aurait envoyé Michel Poniatowski auprès du chah pour lui proposer d'éliminer Khomeini[16]. Raymond Aron croyait que cette révolution s'alignerait, une fois au pouvoir, sur l'URSS ; alors que Khomeini ne cesse de proclamer « ni Est-ni Ouest » et que fidèle à ce principe, le jour même de la prise d'otages à l'ambassade américaine, il dénonce deux articles litigieux du traité de 1921 entre l'Iran et son voisin[17]. Quelques mois plus tard, à l'été 1980, l'Iran boycotte les Jeux olympiques de Moscou[18].
Durant les plus de quatorze années que dure son exil en Irak puis en France, son discours se radicalise progressivement et sa pensée se systématise autour d'une conviction profonde : la dictature du chah n'est pas le système adéquat pour l'Iran. Selon son analyse, les oulémas héritiers de Mahomet détiennent l'autorité religieuse, jusqu'au retour de l'imam caché. D'où l'idée d'une république islamique, au lieu d'une dictature « chahienne », dans laquelle les mollahs ont le pouvoir de désigner le plus savant d'entre eux pour concentrer l'autorité. Ce principe deviendra sous le nom de « velayet-e-faqih » après la révolution islamique, la clef de voûte du nouveau régime iranien que Khomeini définit comme le pouvoir absolu du religieux. Un président de la République qui s'occupe plus des questions quotidiennes doit également être élu.
Dans son livre Le gouvernement islamique, il fait l'éloge de Fazlollah Nuri, un ayatollah qui, lors de la révolution constitutionnelle de 1906, avait pris position contre les réformes en avançant que l'islam était incompatible avec la démocratie[19]. Ce livre est fondé sur le principe du Velayat-e faqih[20]. Il définit le gouvernement islamique comme « un gouvernement de Dieu », « de droit divin ». Il n'y est pas question de démocratie : ce n'est pas au peuple de décider, mais au clergé d'interpréter la loi divine. Il défend le principe des châtiments corporels (amputation et lapidation)[21]. Pourtant, lorsqu'il est à Paris, il tient un discours différent, plus favorable à la démocratie[22] : il prétend vouloir un régime fondé sur le vote populaire[23]. Il rassure ainsi Mehdi Bazargan, qui acceptera, malgré ses réserves à l'idée d'un régime dirigé par le clergé, de former un gouvernement de transition[24]. Bazargan aurait dû se méfier. Plus tard, Khomeini se justifiera en disant avoir pratiqué la taqiyeh (« dissimulation »)[25].
Cette révolution se prépare depuis Neauphle-le-Château où, arrivé en France le , il s'installe le , et il propage ses idées par le biais de conférences organisées à son domicile mais aussi, principalement, sous la forme de cassettes audio diffusées et dupliquées largement dès leur arrivée en Iran. Cette diffusion massive et furtive permet aux opérations d'échapper au contrôle du gouvernement iranien sur les médias classiques.
Retour en Iran et avènement de la République islamique
[modifier | modifier le code]Khomeini retourne en Iran le , à un moment où la révolution entre dans sa phase victorieuse. Il confie la direction d'un gouvernement provisoire à Mehdi Bazargan alors que les combats se poursuivent avec les derniers fidèles du chah. Le marque la victoire de Khomeini qui s'affirme dès lors comme le dirigeant de facto du pays, d'abord en tant que « chef de la révolution en Iran », puis en tant que « guide spirituel suprême ». La république islamique est instituée par référendum les 30 et , puis par un second référendum une constitution est adoptée le suivant.
Le , Khomeini approuve l'élection d'Abolhassan Bani Sadr au titre de premier président de la république islamique d'Iran.
Dans la république islamique voulue par Khomeini, la Constitution reconnaît le chiisme duodécimain comme religion d'État et précise que la loi iranienne doit être en accord avec la charia.
Crise des otages américains
[modifier | modifier le code]Au début de la révolution entre 1979 et 1981 a lieu l’évènement connu sous le nom de crise iranienne des otages. Le , des étudiants membres d'un groupe appelé « Partisans de la ligne de l'Imam » enlèvent 52 citoyens des États-Unis et les retiennent en otage dans l'ambassade des États-Unis à Téhéran durant 444 jours[26],[27]. Khomeini indique le devant le Parlement iranien que le destin des otages dépend de l'ambassade américaine, celle-ci devant exiger des États-Unis l'extradition du chah en vue de son procès en Iran. Le président des États-Unis Jimmy Carter lance une opération commando pour sauver les otages, mais la tentative échoue car les hélicoptères s'écrasent dans le désert aux environs de Tabas. Plusieurs commentateurs avancent que cette débâcle a joué sur la défaite de Carter à l'élection présidentielle américaine de 1980 au profit de Ronald Reagan[28].
L'expression par Khomeini de son soutien aux preneurs d'otages précipite la démission du gouvernement Bazargan[29],[24].
Guerre Iran-Irak et répression politique
[modifier | modifier le code]Peu de temps après son arrivée au pouvoir, Khomeini commence à appeler de ses vœux la propagation de la révolution islamique aux autres pays musulmans. Ambitionnant d'occuper les zones pétrolifères d'Iran (en particulier le Khuzestan) et opposé à la diffusion d'un chiisme militant tel qu'il est promu par Khomeini, la république laïque irakienne, dirigée par Saddam Hussein, envahit alors l'Iran, commençant ce qui deviendra pendant une décennie la guerre Iran-Irak. Au début de la guerre le peuple iranien se rassemble autour de Khomeini et son régime : sa popularité et sa puissance personnelle s'en trouvèrent inégalées[réf. souhaitée]. Toutefois, la durée du conflit aidant, au bout de huit ans de guerre, Khomeini, qui qualifiait cette guerre de « don divin », accepte le cessez-le-feu en 1988, comparant ce dernier à « boire une coupe de poison »[30].
La guerre terminée, Khomeini ordonne l'exécution des prisonniers politiques. En l'espace de trois mois, plusieurs milliers de prisonniers sont exécutés[31]. Le dauphin de Khomeini, l'ayatollah Montazeri proteste contre ce massacre, ce qui lui vaut la disgrâce et l'assignation à résidence.
Fatwa contre Salman Rushdie
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En 1989, Khomeini décrète la mort de l'écrivain Salman Rushdie à travers une fatwa — « contrat » d’un montant de 1 million de dollars — qui accuse celui-ci de « blasphème » contre le prophète de l'islam Mahomet.
Les Versets sataniques, le roman de Rushdie, qui examine l'intégration des caractères indiens dans la culture occidentale moderne, contient des passages se basant sur une ancienne tradition islamique (absente du Coran, mais relatée par un certain nombre d'exégètes et de biographes faisant autorité dans le monde musulman, notamment Ibn Ishaq et al-Tabari). Satan, se faisant passer pour l'archange Gabriel, aurait inspiré au prophète Mahomet des versets légitimant l'adoration d'idoles païennes par les habitants de La Mecque (et remettant donc en cause le monothéisme). Mahomet serait par la suite revenu sur ces versets, s'étant aperçu de la manipulation. Dans l'ouvrage de Salman Rushdie, ces versets sont révélés à Mahomet par l'archange Gabriel et non par Satan. L'ayatollah Khomeini considère cela comme un blasphème envers l'islam et Mahomet. Il est important de souligner que Les Versets sataniques sont avant tout un roman sur les conflits internes éprouvés par des individus plongés dans une culture différente de leur culture originelle. L'un des personnages brièvement mis en scène (l'imam) est une référence ouverte à Rouhollah Khomeini lors de ses années d'exil en Occident.
En , fait unique dans sa vie, il reçoit à Qom une personnalité étrangère, le ministre des Affaires étrangères soviétique, Edouard Chevardnadze, qu'il qualifie de « messager de Gorbatchev ». En janvier, Khomeini avait adressé un message au dirigeant soviétique, l'invitant à « étudier sérieusement l'islam » au vu de l'échec du communisme, le capitalisme n'étant pas une solution[32].
Mort
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Après onze jours passés à l'hôpital du fait d'une hémorragie interne, Khomeini meurt le à l'âge de 89 ans. Ses obsèques réunissent une foule de plus d'un million d'Iraniens. Il est enterré dans un mausolée situé à côté du Behesht-e Zahra, le plus grand cimetière d'Iran, au sud-ouest de Téhéran.
Influences
[modifier | modifier le code]Pour la chercheuse Sabrina Mervin, « les doctrines de Ruhollâh Khomeini […] s'inscrivent en partie dans la tradition des utopies islamiques passant par Farâbî, Ibn 'Arabî et Mollâ Sadrâ Shirâzi, elles-mêmes inspirées par le concept du sage vertueux qui gouverne la cité dans La République de Platon »[33].
Évoquant le choix du terme de République pour le régime qu'il met en place, le philosophe Anoush Ganjipour estime qu'« il ne comprenait certainement pas ce que voulait dire la République au sens moderne mais en revanche, […] dans ses oreilles sonnait immédiatement La République de Platon, les textes qu'il enseignait pendant toute sa vie »[34].
Points de vue
[modifier | modifier le code]Le grand Satan américain
[modifier | modifier le code]Khomeini a qualifié les États-Unis de « Grand Satan »[35].
Homme de l'année
[modifier | modifier le code]Khomeini a été choisi par Time Magazine comme homme de l'année 1979.
Ouvrages
[modifier | modifier le code]Rouhollah Khomeini écrivait en persan et en arabe.
- Kachf al-asrâr (کشف الاسرار) (en arabe).
- Pour un gouvernement islamique, Hokumat-e Islami: Velayat-e faqih (حکومت اسلامی: ولایت فقیه), lire en ligne sur le site Iran Chamber.
- Arabaïn Hadith ou l’exégèse de 40 hadiths (چهل حدیث).
- Le secret de la prière (آداب الصلوه) (en arabe).
- Le grand djihad ou lutter contre soi-même (جهاد با نفس)[36].
- Commentaire de la sourate d’ouverture du Coran (al-Fâtiha) (تفسیر سوره ی حمد).
- Tahrir al Wasilah (تحریرالوسیله) (en arabe).
- Commentaire de la prière de l’aube, Sharh du'ai s-sahar (en arabe)[37].
- Flambeau de la guidance vers le Kalifa et la Wilaya ou Misbah Al Hidaya ila Khilafa wa alwillayah.
- L’Exégèse des armées de la raison et de l’ignorance (شرح حدیث جنود عقل و جهل).
Culture populaire
[modifier | modifier le code]L'album Répression (1980), du groupe de hard rock français Trust, comprend un titre, Monsieur Comédie, qui dénonce l'ayatollah Khomeini.
La chanson Khomaniac de l’album By inheritance (1990) du groupe de thrash metal danois Artillery, critique elle aussi Khomeini.
Un scarabée ravageur de la patate douce, Maladera insanabilis, est surnommé en Israël « hanneton Khomeini »[38].
Dans le troisième numéro de la bande dessinée Un deuil dans la famille, le Joker rencontre Khomeini.
Galerie
[modifier | modifier le code]-
Khomeini durant une conférence de presse devant sa maison à Neauphle-le-Château en 1978.
-
Khomeini à Paris en 1978 ou 1979.
-
Les hommes de la famille en 1979 : Rouhollah, son fils Ahmad Khomeini à droite et 2 de ses petits-enfants, Yasser et Hassan (en) (né en 1972).
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ En concurrence avec Mohammad Reza Pahlavi du 5 au 11 février 1979.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Patrick Boman, Bruno Fuligni et Stéphane Mahieu, Le guide suprême : petit dictionnaire des dictateurs, Paris, Ginkgo éd., , 232 p. (ISBN 978-2-84679-061-1, lire en ligne), p. 50.
- ↑ Biographie de Ayatollah KHOMEINI, Institut Medea.
- ↑ (en) Baqer Moin, « Khomeini: Life of an Ayatollah. », I.B. Tauris.
- ↑ (en) Masoud Kazemzadeh, The Iran National Front and the Struggle for Democracy: 1949–Present, Walter de Gruyter GmbH & Co KG, (ISBN 978-3-11-078222-6, lire en ligne), chap. 2
- ↑ (en) Masoud Kazemzadeh, « On the Role of Jebhe Melli During the 1977-79 Revolution », sur iranian.com, (consulté le )
- ↑ (en) Yadullah Shahibzadeh, Islamism and post-Islamism in Iran : an intellectual history, New York, Palgrave Macmillan, (ISBN 978-1-137-58206-5, lire en ligne), p. 79
- ↑ M. Perry & H.E. Negrin, The theory and practice of islamic terrorism, an anthology, p. 30.
- ↑ « Apart from his political activism, Khomeini’s love of poetry, and the mysticism in his complex theological lectures made him seem somewhat eccentric. This failure worked a profound change in his writing and preaching. Henceforth there was no mysticism, no poetry, but simple Manichean formulas of good versus evil », op. cit., p. 30.
- Anne-Sylvie Sprenger (l'article cite Diane Ducret dans Femmes de dictateurs), « Khomeiny traitait sa femme comme une princesse », sur Le Matin.ch, (consulté le ).
- ↑ Yann Richard, L'Iran. Naissance d'une république islamique, Éditions de La Martinière, (ISBN 2-84675-210-9), p. 286
- ↑ Gérard Puechmorel, documentaire « Les 112 jours de Khomeiny en France » sur France 3, 2012.
- ↑ Malo Tresca, « À Neauphle-le-Château, le fantôme de l’ayatollah Khomeyni », sur La Croix, (consulté le )
- ↑ Luc de Barochez, « Iran : quand la France incubait, chez elle, le régime des mollahs »
, L'Express, (consulté le )
- ↑ Houchang Nahavandi, La révolution iranienne : Vérité et mensonges, L'Âge d'homme, (lire en ligne), p. 163.
- ↑ Christine Ockrent et Alexandre de Marenches, Dans le secret des princes, Stock, 1986 (ISBN 2-2340-1879-X), p. 254.
- ↑ Ibid., p. 156. C. Ockrent à A. de Marenches : « […] Par exemple, la mission de M. Poniatowski à Téhéran de faire éliminer Khomeiny alors réfugié en France. »
- ↑ Hélène Carrère d'Encausse, Ni paix ni guerre ; le nouvel Empire soviétique ou du bon usage de la Détente, Paris, Flammarion, 1987 p. 252
- ↑ Hélène Carrère d'Encausse, op cit, p. 253.
- ↑ (en) Ervand Abrahamian, Radical Islam : the Iranian Mojahedin, London, I.B. Tauris, (ISBN 978-1-85043-077-3 et 978-1-85043-083-4, lire en ligne), p. 119
- ↑ (en) H. E. Chehabi, Iranian politics and religious modernism : the liberation movement of Iran under the Shah and Khomeini, London : Tauris, (ISBN 978-1-85043-198-5, lire en ligne), p. 215
- ↑ Jean-Baptiste Tondu, Le retour de l'ayatollah Khomeiny en Iran Vu par la presse française, Université Paris X – Nanterre, (lire en ligne), p. 107
- ↑ (en) Ziba Mir-Hosseini et Richard Tapper, Islam and democracy in Iran : Eshkevari and the quest for reform, London ; New York, I.B. Tauris, (ISBN 978-1-84511-133-5 et 978-1-84511-134-2, lire en ligne), p. 76
- ↑ (en) Yadullah Shahibzadeh, Islamism and post-Islamism in Iran : an intellectual history, New York, Palgrave Macmillan, (ISBN 978-1-137-58206-5, lire en ligne), p. 82-83
- (en) Muhammad Sahimi, « The Nationalist-Religious Movement | Part 2: The Revolutionary Era », sur pbs.org, (consulté le )
- ↑ (en) Masoud Kazemzadeh, The Iran National Front and the Struggle for Democracy: 1949–Present, Walter de Gruyter GmbH, (ISBN 978-3-11-078222-6, lire en ligne), p. 116
- ↑ « Crise des otages américains : quand l'Iran a fait plier les États-Unis », sur Europe 1, (consulté le ).
- ↑ (en) Ziba Mir-Hosseini et Richard Tapper, Islam and democracy in Iran : Eshkevari and the quest for reform, Londres, New York, I.B. Tauris, (ISBN 978-1-84511-133-5 et 978-1-84511-134-2, lire en ligne), p. 16
- ↑ « 4 novembre 1979 : Occupation de l'ambassade des États-Unis à Téhéran », Université de Sherbrooke (consulté le ).
- ↑ « Biographie de MEHDI BAZARGAN (1907-1995) », sur Encyclopædia Universalis (consulté le )
- ↑ Jonathan Piron, « « La guerre jusqu'à la victoire ! » : le 22 septembre 1980, l'Irak envahit l'Iran », Middle East Eye - édition française, (consulté le ).
- ↑ Henry Sorg, Le massacre des prisonniers politiques de 1988 en Iran : une mobilisation forclose ?, Raisons politiques, 2008/2 (no 30), pp. 59-87.
- ↑ Rouhollah Moussavi Khomeini, « Message de l'imam Khomeini à Mikhaïl Gorbatchev pour le 1er janvier 1989 », Vingtième Siècle. Revue d'histoire, vol. 24, no 1, , p. 97-100 (DOI 10.3406/xxs.1989.2190, lire en ligne)
- ↑ Sabrina Mervin, Les mondes chiites et l'Iran, Karthala, , 484 p. (lire en ligne), p. 305.
- ↑ « Anoush Ganjipour : « L’islam orthodoxe est incapable de penser l’État » », sur Mediapart, (consulté le ). À partir de 28:30 sur la vidéo.
- ↑ (en) Sahifeh Imam Khomeini, t. 10, Qum, (lire en ligne), « America the Great Satan », p. 344-348
- ↑ « Le grand djihad ou lutter contre soi-même », Bonyad Andisheh Islamique.
- ↑ Christian Bonaud, Métaphysique et théologie dans les œuvres philosophiques et spirituelles de l'Imam Khomeyni, thése de doctorat, 1995, p. 71.
- ↑ (en) Maladera (Cephaloserica) insanabilis Brenske, 1894: 37, sur Scarabs of the Levant (consulté le 18 février 2022)
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Christian Bonaud, L'Imam Khomeyni, un gnostique méconnu du XXe siècle : métaphysique et théologie dans les œuvres philosophiques et spirituelles de l'Imam Khomeyni, Beyrouth, Al-Bouraq, .
- (en) Baqer Moin, Khomeini: Life of the Ayatollah, IB. Tauris, Londres et New-York, 1999 (ISBN 1-8504-3128-0), 352 p. lire en ligne sur google books.
- (en) Daniel E.Harmon, Ayatollah Ruhollah Khomeini, Chelsea House Publishers, Philadelphie, 2005 (ISBN 0-7910-7865-5), 112 p.
- (en) Mir Ali Asghar Montazam, The life and times of Ayatollah Khomeini, Anglo-European Publishing, Londres, 1994 (ISBN 1-8986-7700-X), 496 p.
- (en) James DeFronzo, Revolutions And Revolutionary Movements, Westview Press, (ISBN 0-8133-4354-2).
- (en) Efraim Karsh, Islamic Imperialism: A History, Yale University Press, (ISBN 0-3001-2263-2).
- Muhammad Hasanayn Haykal, Khomeiny et sa Révolution, Paris, Jeune Afrique, .
- Amir Tahéri, Khomeiny, Paris, Balland, 1985.
- Daniel Clairvaux, Iran la contre-révolution islamique, Paris, L'Harmattan, 2013 (ISBN 978-2-343-00631-4).
- Hamid Ansari, Le récit de l’éveil, éd. Fondation pour la Rédaction et la Publication des œuvres de l’Imam Khomeyni, Téhéran, 1996.
Filmographie
[modifier | modifier le code]- France - Iran, liaisons dangereuses, de Jérôme Fritel, France 5, 2019.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- (fa + en) Site officiel
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- Munzinger
- Proleksis enciklopedija
- Store norske leksikon
- Treccani
- Universalis
- Visuotinė lietuvių enciklopedija
- (en) Biographie de Khomeini.
- La voie de l’Amour, poèmes spirituels de l’Imam Khomeiny, article paru dans La Revue de Téhéran.
- (en) « Rouhollah Khomeini », sur Find a Grave
- Ayatollah iranien
- Personnalité politique iranienne du XXe siècle
- Clergé iranien du XXe siècle
- Histoire contemporaine de l'Iran
- Personnalité de l'année selon Time Magazine
- Personnalité iranienne de la guerre Iran-Irak
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- Imam iranien
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- Décès à Téhéran
- Décès en juin 1989
- Mort d'un cancer en Iran
- Rouhollah Khomeini
- Décès à 89 ans
- Naissance en mai 1900