Abolhassan Bani Sadr

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Abolhassan Bani Sadr
ابوالحسن بنی‌صدر
Image illustrative de l'article Abolhassan Bani Sadr
Fonctions
Président de la République islamique d'Iran

(1 an 4 mois et 18 jours)
Élection
Chef de l'État Rouhollah Khomeini
(Guide de la Révolution)
Premier ministre Mohammad Ali Rajai
Prédécesseur Mohammad Reza Shah (shah)
Gouvernement provisoire
Successeur Mohammad Ali Rajai
Biographie
Date de naissance (83 ans)
Lieu de naissance Hamedan (Iran)
Nationalité Iranienne

Abolhassan Bani Sadr
Présidents de la République islamique d'Iran
Bani Sadr, en 2015 à Paris.

Abolhassan Bani Sadr (en persan : ابوالحسن بنی‌صدر) est le premier président de la République d'Iran, élu au suffrage universel, avec 76% des voix, le 25 janvier 1980.

Il est né le à Hamedan (Iran). Il y passe son enfance, puis vient à Téhéran pour y poursuivre ses études au lycée et à l'université.

Ces années sont marquées par le mouvement pour la nationalisation du pétrole, qui est à son apogée. Bani Sadr prend conscience des principes d’Indépendance et de Liberté, principes qui occuperont une place primordiale dans son parcours politique et scientifique. Il y consacrera une grande partie de ses études afin de leur donner un contenu et un sens clair.

Leader des étudiants Pro-Mossadeghistes à l’université de Téhéran, il est arrêté et emprisonné à deux reprises, puis exilé en France de 1963 à 1979. Il y poursuit ses études et ses recherches dans trois disciplines : l’économie, la sociologie et l’Islam.

Durant ces années, le débat politique est dominé par une guerre des primautés : primauté de l’indépendance sur la liberté, primauté de la liberté sur l’indépendance, primauté de la révolution sociale et de la dictature du prolétariat sur la liberté et l’indépendance, primauté de l’Islam sur l’ensemble de ces principes.

Pour mettre fin à cette guerre des primautés, Bani Sadr va définir sur la base de l’équilibre nul, les principes de l’indépendance, de la liberté, du développement de l'homme et assainissement de la nature et de l’Islam. Cette nouvelle voie permettra de mettre un terme à cette guerre des primautés et donnera naissance à la pensée directrice de la Révolution iranienne.

Abol Hassan Bani Sadr poursuit également ses activités politiques et met notamment en place avec d'autres iraniens exilés, le Comité Jean Paul Sartre pour la défense des prisonniers politiques iraniens.

En 1971, il fait la connaissance de l’Ayatollah Khomeini à Nadjaf, lorsqu’il s’y rend pour accompagner la dépouille de son père.

En février 1979, il rentre en Iran. Il est élu en deuxième place, à Téhéran, à l’Assemblée des experts pour la rédaction de la première constitution.

Il sera nommé, Ministre des finances et Ministre provisoire des affaires étrangères pour résoudre la crise des otages de l’ambassade américaine de Téhéran, à laquelle il s’opposait.

En janvier 1980, il est élu Président de la République à une très large majorité (76% des voix). Le candidat des religieux qui ont instauré depuis un régime despotique n'obtint que 4% des voix. Le 22 septembre 1980, avec le déclenchement de la guerre Iran-Irak, il est constamment présent sur le front, en tant que Chef des forces armées.

Les perspectives d’une victoire sur le front et la crainte d’une mise à l’écart des religieux, d'une part, et ayant fait le compromis concernant les ajutages américains avec état majeur du candidat à la présidence, M. Reygan, de l'autre,  poussent les dirigeants du Parti de la République Islamique à fomenter un coup d’état contre lui. Il sera destitué en juin 1981. M. Bani Sadr vit depuis en exil en France, à Versailles, dans une villa protégée par la police française[1].

Depuis, il poursuit son combat pour la démocratie en Iran. Convaincu que l'instauration de la démocratie en Iran mais aussi dans les autres pays musulmans, exige une renaissance dans la pensée islamique, il a travaillé sur les principes directeurs du Coran, notamment son principe de base, l'équilibre nul ou l'absence de rapports de force. A la lumière d'une lecture basée sur ce principe, il a écrit de nombreux livres pour définir les principes directeurs du Coran, la place des droits de l'Homme et de la femme et pour montrer que le discours du Coran est un discours de l'indépendance et liberté de l'Homme et non un discours de pouvoir.

Les résultats de ses recherches sont publiés sous forme de livres, d’articles, en différentes langues surtout française, anglais, arabe et persane.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Agence France-Presse, « Former Iran president says Khamenei behind election “fraud” », WashingtonTV,‎ (lire en ligne)