Mohammad Ali Radjaï

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Mohammad Ali Radjaï
محمد علی رجائی
Illustration.
Fonctions
Président de la République islamique d'Iran

(28 jours)
Élection
Premier ministre Mohammad Javad Bahonar
Guide suprême Rouhollah Khomeini
Prédécesseur Abolhassan Bani Sadr (indirectement)
Successeur Ali Khamenei (indirectement)
Ministre des Affaires étrangères

(5 mois et 4 jours)
Premier ministre Lui-même
Prédécesseur Mohammad Karim Khodapanahi
Successeur Mir-Hossein Mousavi
Premier ministre iranien

(11 mois et 23 jours)
Président Abolhassan Bani Sadr
Chef de l'État Rouhollah Khomeini
(Guide de la Révolution)
Prédécesseur Mehdi Bazargan
Successeur Mohammad Javad Bahonar
Membre du Majlis

(1 an, 2 mois et 4 jours)
Élection
Ministère de l'Education de l'Iran

(9 mois)
Prédécesseur Gholam Hossein Shokohi
Successeur Mohammad Javad Bahonar
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Qazvin (Iran)
Date de décès (à 48 ans)
Lieu de décès Téhéran (Iran)
Nationalité iranienne
Parti politique Organisation des moudjahiddines du peuple iranien
Mouvement de libération de l'Iran
Association islamique des enseignants d'Iran
Parti de la république islamique
Père Abdulsamad

Mohammad Ali Radjaï
Premiers ministres iraniens
Présidents de la République islamique d'Iran

Mohammad Ali Radjaï (en persan : محمد علی رجائی), né le à Qazvin et mort assassiné le à Téhéran, était le deuxième président iranien du 2 au après avoir été Premier ministre sous Abolhassan Banisadr. Il a également été ministre des Affaires étrangères du au , alors qu'il était Premier ministre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Radjaï vit très simplement et sans richesses. Il fait ses études préliminaires à Qazvin. Quand il est âgé de quatre ans, son père meurt. Il part vivre à Téhéran, puis il rejoint les forces aériennes. Il renonce enfin à son métier pour devenir diplomate[1].

Éducation[modifier | modifier le code]

Rajai a poursuivi ses études primaires dans le Qazvin jusqu'à l'obtention du 6ème certificat standard. Il a émigré à Téhéran en 1946 et en 1947 est entré dans l'Air Force. Il a servi pendant 5 ans dans l'Air Force, et a poursuivi ses études secondaires dans des écoles du soir, plus tard en 1955, il est allé dans une école supérieure de formation et en 1959, il est diplômé dans le domaine des mathématiques[2].

Activités révolutionnaire[modifier | modifier le code]

Radjaï est arrêté par la police du shah en 1974 et passe quatre ans en détention. Après sa libération, il devient un fervent partisan de la Révolution iranienne et s'affirme comme l'un des meneurs du mouvement visant à purger les universités iraniennes des influences américaines et européennes, plus tard appelé révolution culturelle. Ministre de l'éducation de 1979 à 1980, Radjaï succède à Gholam Hossein dont il était conseiller au sein du gouvernement de Mehdi Bazargan. Radjaï annonce des programmes spécifiques pour l'éducation : faciliter l'accès à l'éducation, diminuer les difficultés financières des enseignants, réformer les institutions éducatives[3]. Il est ensuite Premier ministre d’Abdolhassan Bani Sadr à partir d'août 1980. Après la destitution de Bani Sadr en , il fait partie du Conseil présidentiel qui assure l'intérim des fonctions de président de la République. Le suivant, il est élu président de la République et prête serment le . Moins d'un mois plus tard, le [4]. Il était activement impliqué dans la révolution iranienne et était l'un des chefs de file du mouvement visant à purger les universités iraniennes d'influences américaines et européennes, appelé plus tard révolution culturelle. Il a occupé des tâches importantes après la victoire de la révolution islamique.

Assassinat[modifier | modifier le code]

Le , Rajai tient une réunion du Conseil suprême de la défense iranien, à laquelle assistent le Premier ministre Mohammad Javad Bahonar. Des témoins ont par la suite déclaré qu'un assistant de confiance avait apporté un porte-documents dans la salle de conférence, l'avait placé entre les deux dirigeants, puis était parti. Une autre personne a ouvert le dossier, ce qui a provoqué l'explosion de la bombe et a tué Rajai, Bahonar et trois autres personnes. L’assassin identifié était Massoud Keshmiri, un agent des Moudjahiddines du peuple d’Iran (également connu sous les noms de MKO), qui avait infiltré le bureau du Premier Ministre sous l’apparence d’un responsable de la sécurité de l’État. Rajai a été enterré à Behesht-e Zahra[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Amin Moarref, « the biography of martyrdom teachers: Shahid rajaei », Roshde Moallem,‎ 1361 solar, p. 9
  2. (en) « Martyr Rajai », (consulté le 24 janvier 2017)
  3. http://www.irdc.ir/FA/content/10690/default.aspx
  4. « 35ème anniversaire de l'assassinat de Rajaei et Bahonar », (consulté le 11 mars 2020)
  5. (en) « Documentary biography of president mohammad ali rajai », (consulté le 11 mars 2020)

Voir aussi[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]