Rue de Solférino (Paris)

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7e arrt
Rue de Solférino
Image illustrative de l’article Rue de Solférino (Paris)
Vue depuis la passerelle Léopold-Sédar-Senghor. À gauche, on devine l'hôtel de Salm qui abrite le musée de la Légion d'honneur.
Situation
Arrondissement 7e
Quartier Invalides
Début 9 bis, quai Anatole-France
Fin 260, boulevard Saint-Germain
Morphologie
Longueur 232 m
Largeur 20 m
Historique
Création Décret du
Dénomination Décret du
Géocodification
Ville de Paris 8632
DGI 9013
Géolocalisation sur la carte : 7e arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 7e arrondissement de Paris)
Rue de Solférino
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Rue de Solférino
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La rue de Solférino est une rue du 7e arrondissement de Paris.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Situé dans le nord-est du 7e arrondissement de Paris, la rue de Solférino est longue de 232 m et large de 20 m. Elle relie le quai Anatole-France au boulevard Saint-Germain dans une direction nord-nord-est/sud-sud-est. Elle croise la rue de Lille et la rue de l'Université. Au nord, elle fait face à la passerelle Léopold-Sédar-Senghor qui franchit la Seine.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Elle doit son nom à la bataille de Solférino, remportée par Napoléon III le durant la campagne d'Italie, en Lombardie, contre les troupes autrichiennes, car elle conduisait à l'origine à l'ancien pont de Solférino (1859-1961).

Historique[modifier | modifier le code]

L'artère fut créée sous le Second Empire par décret du  :
« Napoléon, etc.,

Sur le rapport de notre ministre secrétaire d’État au département de l'Intérieur,
Vu l'ordonnance du 10 juillet 1816 ;
vu les propositions de M. le préfet de la Seine ;
Avons décrété et décrétons ce qui suit :
Article 3. — La rue ouverte dans l'axe du pont de Solférino recevra le nom de rue de Solférino.
Etc.
Article 17. — Notre ministre secrétaire d'État au département de l'Intérieur est chargé de l'exécution du présent décret.
Fait au palais de Fontainebleau, le 10 août 1868[1]. »

Le 26 juin 1918, durant la Première Guerre mondiale, la une bombe explose dans la rue face à la Légion d'honneur, sont touchés lors d'un raid effectué par des avions allemands[2].

La partie comprise entre le boulevard Saint-Germain et la rue Saint-Dominique a été dénommée « place Jacques-Bainville » en 1961.

Depuis 1999, la passerelle Solférino (renommée « passerelle Léopold-Sédar-Senghor » en 2006) relie par-dessus la Seine le quai des Tuileries (1er arrondissement) à la rue de Solférino, à l'emplacement de l'ancien pont de Solférino.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • No 1 : Grande chancellerie de l'ordre de la Légion d'honneur
  • No 5 : de 1947 à 1955, le quartier général du Rassemblement du peuple français (RPF) du général de Gaulle était installé dans un hôtel particulier au no 5. Depuis les années 1970, il est le siège de l’Institut et de la Fondation Charles-de-Gaulle. La rue de Solférino a également été le siège de diverses associations ou organisations politiques gaullistes, comme l’Association nationale pour le soutien de l’action du général de Gaulle de 1960 à 1975 ou encore du Service d’action civique (SAC)[3]. A ce numéro, a vécu et est mort l'académicien et homme de lettre, François de Curel (1854-1928).
  • No 10 :
    • Hôtel particulier d'Albert, duc de Broglie, ambassadeur, ministre, président du conseil, parlementaire, membre de l'Académie française, puis de son fils le prince Amédée de Broglie (1849-1917), époux de Marie Say (1857-1943)[4]. Celle-ci, remariée en 1930 avec le prince Louis-Ferdinand d'Orléans, occupe l'hôtel avec les enfants issus de son premier mariage, jusqu'en 1934.
    • En 1934, la Fédération générale des fonctionnaires CGT fait l'acquisition de l'immeuble.
    • En 1940, les syndicats de fonctionnaires sont dissous par le régime de Vichy et leurs biens confisqués. Sous l’Occupation, c’est dans cet immeuble que s’installe le ministère de l’Information chargé de la propagande, symbole de la Collaboration. Le ministre de l’Information, Philippe Henriot, y fut assassiné le par un membre du COMAC ;
    • Le , pendant l'insurrection parisienne, des résistants de la Fonction publique CGT reprennent l'immeuble les armes à la main. Après la scission de 1948 et jusqu'en 1978, il fut le siège des fédérations de la Fonction publique (et leurs syndicats) issus de la CGT d'avant-guerre : UGFF-CGT, FGF-FO, et de la FEN[5] ;
    • De 1981 à 2018[6], on y trouve le siège du Parti socialiste (PS), qui achète l'hôtel particulier à l'UNMRIFEN (Union nationale des mutuelles de retraite des instituteurs et fonctionnaires de l'Éducation nationale) en 1980[7] (par métonymie, « Solférino » désigne souvent la direction du Parti socialiste dans les médias) avant de le vendre en 2017 à la société foncière Apsys et de déménager le .
    • En janvier 2021, le groupe Interparfums, jusqu'alors installé au no 4 du Rond-point des Champs-Élysées dans le 8e arrondissement de Paris, achète l'immeuble pour en faire son siège social[8].
  • Au nord-est de la rue, se trouvent les jardins et une partie de la façade du palais de la Légion d'honneur dont l'entrée principale se trouve dans une rue perpendiculaire, la rue de Lille.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. MM. Alphand, A. Deville et Hochereau, Recueil des lettres patentes, ordonnances royales, décrets et arrêtés préfectoraux concernant les voies publiques.
  2. Excelsior du 8 janvier 1919 : Carte et liste officielles des bombes d'avions et de zeppelins lancées sur Paris et la banlieue et numérotées suivant leur ordre et leur date de chute
  3. Frank Georgi, « “Le pouvoir est dans la rue”. 30 mai 1968 : la “manifestation gaulliste” des Champs-Élysées », Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 1995, no 48, p. 46-60.
  4. Pauline de Pange, Comment j'ai vu 1900, Grasset, « Les Cahiers rouges », 2013, 184 p. (ISBN 9782246801276), p. 113.
  5. Sur l'histoire de cette acquisition et de sa récupération, voir Guy Putfin et Luc Bentz, « Tribulations autour du 10, rue de Solférino, siège fédéral des fonctionnaires (1934-1978) «, site du Centre Henri-Aigueperse/UNSA Éducation, .
  6. « Le PS ferme définitivement la porte de Solférino », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  7. « La longue histoire de Solférino. Le PS déménage », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  8. Le parfumeur Interparfums s'installe dans l'ex-siège du PS, rue de Solférino, Challenges, 20 janvier 2021.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « L'Esprit de résistance est toujours vivant », publié par l’UGFF CGT (revue Fonction publique, no 110, , avec un témoignage détaillé sur la reprise des locaux).

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