Human beatbox

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Un exemple de human beatboxing.

Le human beatboxing (« boîte à rythmes humaine » en anglais) consiste à faire de la musique en imitant des instruments uniquement avec sa bouche et aussi en chantant, en grande partie les percussions (le beatboxer utilise la totalité de l'appareil phonatoire et buccal, contrairement au vocaliste et au multi-vocaliste qui n'utilise que sa voix). C'est une production sonore a cappella (sans accompagnement instrumental) qui, sur le plan strictement technique, est aujourd'hui la seule discipline vocale à regrouper toutes les autres, allant puiser tour à tour dans les techniques du chant et du chant diphonique, les percussions vocales, l'imitation de voix ou d'instruments, les bruitages vocaux, etc.

Les Origines[modifier | modifier le code]

Pratiques traditionnelles[modifier | modifier le code]

L’imitation vocale des percussions est ancienne. Une de ces traditions est née en Inde il y a 600 ans : la tradition des bols. Une « variante » de cette technique est le konnakol[1] (konokol, konakkol ou solkattu) qui est à la fois une tradition de « percussions vocales » et une méthode mnémotechnique utilisée par les percussionnistes d’Inde du Sud pour mémoriser des rythmes complexes. Cette technique ancestrale est aujourd’hui reprise dans le monde entier par des artistes de jazz fusion ou de world music comme John McLaughlin, Daniel Goyone, Trilok Gurtu ou Zakir Hussain.

Une autre de ces traditions anciennes est celle du Kouji chinois, qu'on peut traduire littéralement par "compétence de la bouche" et qui est un art de la performance vocale et du mimétisme qui utilise tous les organes de la parole humaine pour imiter les sons de la vie quotidienne.

Aux États-Unis, parmi diverses traditions rurales, le eefing (ou eeephing, eephing, eeefing, eefin, eefn') apparu au XIXè siècle en Appalachie (région regroupant culturellement le centre et le sud de la chaîne des Appalaches) est une technique vocale similaire au beatboxing, née un siècle plus tôt dans le Tennessee rural. Cette technique véhiculée ensuite par le bluegrass/hillbilly a influencé notamment des rockers tels que Buddy Holly et Carl Perkins dès les années 50, mais aussi des artistes de Soul music comme Diana Ross dans les années 60 et, à sa suite, Michel Jackson dans les années 70.

Certaines traditions africaines utilisent le corps des performeurs pour produire différents sons et également des bruits d’inspirations et d’expirations fréquemment utilisés dans le beatboxing de nos jours.

Le beatbox au XXème siècle[modifier | modifier le code]

Les premières apparitions d’un équivalent au XXe siècle se trouvent dans le jazz. On en trouve en effet les prémices dans le scat, improvisation vocale faite uniquement à partir d’onomatopées. Le scat reste cependant essentiellement mélodique et n’est que rarement utilisé à des fins purement rythmiques et/ou d’imitation de percussions. De la fin des années 1920 à celles des années 1960, quatre frères, les Mills Brothers, se produisent en spectacle et enregistrent de nombreux disques de jazz où non seulement ils chantent, mais imitent en outre les sons d’instruments de musique, tuba, trompette ou trombone.

Plus proche de la pure « human beatboxing », on peut citer le travail précurseur de Don Elliott qui, dès les années 1950, s’est souvent illustré en faisant des « percussions vocales » (cf. ses propres disques ou sa participation aux BOF écrites par Quincy Jones, par exemple la musique de Dans la chaleur de la nuit).

Michael Jackson est celui qui a donné à la human beatbox ses lettres de noblesses, étant capable de réaliser des contrepoints rythmiques complexes tout en chantant une ligne de basse ou des éléments mélodiques. S’il a souvent réalisé ces impressionnantes prestations en studio, pour les démos de ses propres chansons[2] ou lors d’interviews[3], ses propres beatboxing font souvent partie intégrante de ses chansons dans leurs versions définitives (cf. Stranger in Moscow).

C’est enfin le hip hop, en s’inspirant du jazz et en s’appuyant sur le King of Pop, qui a intégré et généralisé ces pratiques pour donner naissance à la forme actuelle du beatboxing.

Hip hop[modifier | modifier le code]

Au début des années 1970 apparaît dans le Bronx le mouvement artistique, culturel et social du hip-hop.

Le human beatboxing apparaît quelques années plus tard dans les rues du Bronx et de Harlem, l'autre grand ghetto de New York. L’importance du rythme dans le rap, beaucoup plus présent que dans les styles qui le précèdent, amène les premiers beatboxers à cette nouvelle pratique notamment parce qu’il est dès l’origine constitué exclusivement de breaks (passages fortement rythmés) où la batterie est généralement mise en avant.

Avec l’apparition des premières boîtes à rythmes électroniques et l’expansion du MCing à travers la côte Est des États-Unis, leur imitation devient le human beatboxing, en français boîte à rythmes humaine. Cette nouvelle musique au rythme programmé, qui est l’élément principal après le sampling et les scratchs, voit alors naître une technique particulière d’imitation du son de la grosse caisse et de la caisse claire à l’aide des lèvres : c'est la naissance du beatboxing moderne.

Cette technique, ou les diverses techniques qui constituent le beatboxing moderne, trouveront rapidement leur utilité pour les MC qui pourront dès lors poser leurs phrases n’importe où et n’importe quand, pouvant ainsi écrire en ayant toujours un rythme en tête et sans forcément avoir les moyens financiers de posséder une véritable boîte à rythmes.

Expansion[modifier | modifier le code]

Au début des années 1980, le human beatboxing est progressivement reconnu aux États-Unis grâce au groupe the Fat Boys (dont l'icone Darren "Buff the Human Beat Box" Robinson) et autres figures emblématiques telles que Doug E. Fresh et Biz Markie. Le jazzman multi-récompensé Bobby McFerrin s’inspirera de son incursion dans le style Hip-hop autant que dans ses racines jazz et soul pour, à partir de 1984 et son album The Voice, sortir une majorité d’albums interprétés uniquement à la voix et où le human beatboxing a une place prépondérante. Le human beatboxing se développe alors aussi en Europe, notamment représenté par les Fabulous Trobadors en France.

Dans le même esprit que les battles de rap apparaissent les battles de beatboxing à un contre un, où le vainqueur est désigné par l’enthousiasme du public.

Pendant les années 1990, avec l’apparition de nouvelles musiques électroniques telles que la techno ou le drum and bass, des enfants et adolescents commencent le beatboxing sans forcément connaître son histoire ni même sa réalité. La rencontre entre ce qu’ils savent déjà faire et la véritable technique du beatboxing aboutira aux meilleurs beatboxers d’aujourd’hui.

Le beatboxing alors est un phénomène nouveau qui s’étend dans l’underground du monde entier. Ce sont par exempl les débuts de têtes d’affiche telles que Rahzel the Godfather Of Noise avec le groupe de rap alternatif The Roots ; il est l'un des beatboxers les plus connus au monde à l’heure actuelle. Les talents de producteur du beatboxer Killa Kela vont populariser cet art au Royaume-Uni avec sa musique faite de programmations rythmiques buccales. En France, ce sont les Saïan Supa Crew qui amènent concrètement le human beatboxing à la vue du grand public en combinant scratchs vocaux, reprise en beatboxing du tube Ring My Bell ou encore le tube international Angela sur l'album KLR.

Évolution[modifier | modifier le code]

Simple boîte à rythme additionnelle à son origine, au milieu des années 1980, le human beatboxing est devenu l’art du DJing buccal, en ajoutant aux rythmes des imitations de scratchs et des samples repris à la bouche. Dans les années 1990, la tendance est à l’éclectisme et à l’imitation de chansons déjà existantes, souvent impressionnantes de ressemblance avec la version originale.

À la fin des années 1990, le beatboxing a évolué à tel point que leurs adeptes arrivent souvent à produire plusieurs sons à la fois. Rahzel commence par chanter If Your Mother Only Knew, sa version de la chanson de Aaliyah « If Your Girl Only Knew », d’autres essaient de beatboxer et rapper simultanément avec leur seule bouche. Kenny Muhammad fait partie des précurseur modernes qui ont contribué à la révolution technique du beatbox et a acquis une influence sur le beatboxing au niveau mondial grâce à l'apport de techniques devenues aujourd'hui universelles (par exempe la wind technique reprise quasiment à l'identique par Beasty, champion de France de beatbox 2010).

Dans les années 2000 apparaissent les premiers championnats officiels, dont le premier championnat du monde en 2005 remporté par Joel Turner (Australie) face à RoxorLoops (Belgique). Ce dernier a également révolutionné le monde du beatboxing en y amenant des sons plus house/électro et a inspiré un grand nombre de beatboxers de par le monde. Le premier championnat de France a lieu en octobre 2006 avec pour vainqueur L.O.S. en solo et PHM (Marseille) en équipe. En 2007, c’est le vice-champion 2006, Micspawn, qui remporte la victoire, et en équipe ce sont les tenants du titre qui remportent une nouvelle fois la première place.

Parallèlement à la technique des beatboxers d’aujourd’hui, qui s'est largement étoffée avec la multiplicité des apports, se développe la recherche musicale. Certains utilisent aujourd’hui leur talent pour créer leur propre musique grâce à des enregistrements studios, des pédales de boucle (qui permettent de superposer une infinité de sons les uns sur les autres) ou encore des groupes composés uniquement de beatboxers afin de multiplier les possibilités vocales.

En France, les adeptes de ces nouvelles techniques, inspirées au niveau international par les autrihiens de Bauchklang ou le britannique Beardyman, sont : Sly Johnson, Eklips, Under Kontrol, Ezra, Ekip d'Art-Hifis, PHM, Oslim, Nocifs sound system, Shen Roc, Benjunior, Saro, Berywam, Tez, Caneton ou encore David X.

Le beatboxing est utilisé également par des artistes qui ne font pas de hip-hop, tels que Simeo, Anaïs, Ka Jazz, CocoRosie, Spleen, Camille, Barbatuques, Imogen Heap ou Nosfell.

Beatbox dans le monde[modifier | modifier le code]

Dans le monde[modifier | modifier le code]

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Ce style est pratiqué dans de nombreux pays. Les plus célèbres beatboxers viennent des États-Unis, comme Biz Markie, Doug E. Fresh ou la relève prise par Rahzel (The Godfather of Noise) et Kenny Muhammad (dit The Human Orchestra), mais aussi Michael Jackson, ayant composé la quasi-totalité de ses chansons à partir de son propre beatboxing. Au Royaume-Uni, la principale figure est Killa Kela, mais de nouveaux beatboxers prennent place à l'image de Reeps one. Le beatboxing est un art en pleine expansion et en voie de reconnaissance sociale, à l'image d'Eklips (imitateur-MC doté de cordes vocales qui lui permettent par exemple d'imiter le saxophone ou des rappeurs connus et de faire des reprises en beatboxing), ou encore d'Under Kontrol (groupe de beatboxing champion du monde) qui réalise des performances qui impressionnent au-delà de la scène du beatbox, à l'image de Berywan en France et à l'international depuis leur récente médiatisation (The Voice France, La France a un incroyable Talent, Tu Si Que Vales - Italia, America's Got Talent). Le beatbox est ainsi en évolution constante, de nouveaux noms apparaissent sans cesse.

On notera aussi des utilisations non citées comme telles, par exemple celle de Pink Floyd en 1967[4]. D’autres beatboxers sont plus ou moins bien connus, comme Shlomo, qui a participé avec Björk à la chanson Oceania, jouée en ouverture des JO d’Athènes en 2004, ou TyTe, qui a réalisé de nombreux didacticiels pour débutants. Plus récemment, on peut citer le Japonais Hikakin connu pour son interprétation de la musique de Mario[5], ou encore DJ MY MOUTH en Haiti, qui dévoile en juillet 2017 son premier morceau conçu uniquement avec sa bouche et sa voix, intitulé Drop The Beat[6].

En France[modifier | modifier le code]

Artistes[modifier | modifier le code]

En France, certains noms restent des figures marquantes des années 1980 : Sheek (membre des « Nec + Ultra »), Salim ou encore FAT vers 1986, Ange B. des Fabulous Trobadors, Caneton.

Dans les années 1990, le Saïan Supa Crew devient la figure majeure du beatboxing français grâce à une médiatisation de large audience à la fin des années 1990 avec la sortie de leur premier album, KLR. Sly et Leeroy restent également des figures importantes du beatboxing français. On peut noter quelques autres artistes de cette époque tels que le groupe Human Box avec leur single « Funky Time », mais aussi des apparitions de beatboxing dans des albums français tels que l'Homicide Volontaire d'Assassin ou encore la présence de Rahzel sur l'album L'école du micro d'argent de IAM.

Le beatboxing a explosé dans les années 2000 grâce à internet, le développement des projets scéniques favorisant la création artistique. Les figures du mouvement français sont aujourd'hui Sly Johnson, Eklips, Under Kontrol, Ezra, Ekip d'Art-Hifis, Natik All PHM, Tez, L.O.S,Shen Roc, Johnny Madness, Oslim, David X, Bionic Breath Makers, MB14, Colaps, KIM, Fayabraz, Bmg, WaWad, Beatness, Rythmind, Alem, Alexinho, Effaybee, BigBen. La Chanteuse Camille a également popularisé la discipline aux côtés de Sly « The Mic Buddah » Johnson, ex membre du Saïan Supa et Ezra.

On peut apprendre à faire du beatbox à l'aide du duo de professeurs : le svendro qui possède une chaîne du même nom sur youtube.

Différents évènements permettent le rassemblement des beatboxers chaque année, les premiers événements populaires furent :

  • Le championnat de France, qui se déplace de ville en ville depuis 2006 ;
  • Le Human beatbox festival chaque année depuis 2007 à Dijon, premier festival à consacrer une programmation à la création artistiques liée au beatboxing ;
  • Le TKO (battle à Nantes) depuis 2006 ;
  • Le Battle Européen de Maurepas depuis 2009.

Événements importants en Europe :

  • Le championnat du monde, qui se déroule tous les 3 ans à Berlin depuis 2003.
  • Pratiquement chaque pays européen dispose dorénavant de son championnat national (généralement annuel), contribuant à rendre la discipline plus visible et populaire.
  • Un nombre croissant de Battles s'organise tous les ans en Europe (principalement en France, Belgique, Allemagne et Angleterre), comme le Beatboxbattle (championnat du monde) à Kreuzberg (Berlin).
  • Le Grand Beatbox Battle, événement mondial organisé en Suisse tous les ans depuis 2009.

Compétitions[modifier | modifier le code]

Championnat du monde[modifier | modifier le code]

2005[modifier | modifier le code]

  • Champion masculin : Joel Turner (Australie)
  • Vice-champion masculin : Roxorloops (Belgique)
  • Championne féminine : Butterscotch (États-Unis)
  • Champion Crew : Joel Turner, Tom Thum (Australie)

2009[modifier | modifier le code]

  • Champion masculin : ZeDe (Suisse)
  • Vice-champion masculin : Vahtang (Russie)
  • Championne féminine : Bellatrix (Angleterre)
  • Vice-championne féminine : Steff La Cheffe (Suisse)
  • Crew Champion : Under Kontrol (France : Micflow, Mr Lips, Tiko, Faya Braz)
  • Vice-Crew Champion : Beatburger Band (République Tchèque : Jaro Cossigo, Jony Typek, Tiny Beat, Van.Hoe)

2012[modifier | modifier le code]

  • Champion masculin : Skiller (Bulgarie)
  • Vice-Champion masculin : Alem (France)
  • Championne féminine : Pe4enkata (Bulgarie)
  • Vice-championne féminine : Flashbox (France)

2015[modifier | modifier le code]

Le Français Alem en 2016.
  • Champion masculin : Alem (France)
  • Vice-Champion masculin : NapoM (États-Unis)
  • Championne féminine : Kaila (États-Unis)
  • Vice-Championne féminine : Sparx (Canada)
  • Crew Champion : Beatbox Collective (Royaume-Uni : Ball-Zee, Bass6, Bellatrix, BFG, Experimental, Hobbit, MC Zani)
  • Vice-Crew Champion : Under Kontrol (France : Micflow, Mr Lips, Tiko, Faya Braz)
  • Tag Team Champions : Twen Team'8 (France : Alem et BMG)
  • Vice-Tag Team Champions : 4XSample (Allemagne : Chrlorophill et Mando)

2017 (Grand Beatbox Battle)

  • Champion masculin: NaPoM (États-Unis)
  • Vice-Champion masculin: Hiss (Corée du sud)

2018[modifier | modifier le code]

  • Champion masculin : Alexinho (France)
  • Vice-Champion masculin : B-art (Pays-Bas)
  • Championne féminine : Kaila (États-Unis)
  • Vice-Championne féminine : Chiwawa (Pologne)
  • Crew Champion : Berywam (France : Beatness, Rythmind, WAWAD, MB14, Beasty)
  • Vice-Crew Champion : The beatbox house (États-Unis : Napom, Gene, Kenny Urban, Amit, Chris Celiz)
  • Loopstation Champion : SARO (France)
  • Vice-Loopstation Champion : INKIE (Russie)
  • Tag Team Champions : Spiderhorse (États-Unis : Gene, Chris Celiz)
  • Vice-Tag Team Champions : Mad Twins (Russie: Pash et Jayton)

Grand Beatbox Battle

  • Champion masculin: Codfish (Australie)
  • Vice-Champion masculin: D-LOW (Royaume-Uni)

Championnat de France[modifier | modifier le code]

Angers 2006[modifier | modifier le code]

  • Champion de France Homme solo : L.O.S
  • Champion de France Femme solo : Faty
  • Champion de France Équipe : PHM

Dijon 2007[modifier | modifier le code]

  • Champion de France Homme solo : Micspawn
  • Champion de France Femme solo : (Pas de battle féminin)
  • Champion de France Équipe : PHM

Montpellier 2008[modifier | modifier le code]

  • Champion de France Homme solo : Dawan Player
  • Champion de France Femme solo : Petit Poney
  • Champion de France Équipe : Under Kontrol

Toulouse 2009[modifier | modifier le code]

  • Champion de France Homme solo : Dawan Player
  • Champion de France Femme solo : (Pas de battle féminin)
  • Champion de France Équipe : Nocifs Sound System

Le Mans 2010[modifier | modifier le code]

  • Champion de France Homme solo : Beasty
  • Champion de France Femme solo : Flashbox
  • Champion de France Équipe : Nocifs Sound System

Lille 2011[modifier | modifier le code]

  • Champion de France Homme solo : K.I.M.
  • Champion de France Femme solo : Flashbox
  • Champion de France Équipe : Box Office

Lyon 2013[modifier | modifier le code]

  • Champion de France Homme solo : Alem
  • Champion de France Femme solo : Flashbox
  • Champion de France Équipe : Twenteam'8

Nantes 2014[modifier | modifier le code]

  • Champion de France Homme solo : WaWad
  • Champion de France Femme solo : Lexie T
  • Champion de France Équipe : Fabulous Wadness

Nantes 2015[modifier | modifier le code]

  • Champion de France Homme solo :

Thomas Perros

  • Champion de France Femme solo : Lexie T
  • Champion de France Tag Team : D.T.N
  • Champion de France Équipe : Team Punk

Paris 2016[modifier | modifier le code]

  • Champion de France Homme solo : WaWad
  • Champion de France Femme : (pas de battle féminin)
  • Champion de France Tag-Team : costik storm
  • Champion de France Équipe (4) : Berywam

Paris 2017[modifier | modifier le code]

  • Champion de France Homme solo : Colaps
  • Champion de France Femme : Karlotta
  • Champion de France Tag-Team : BERY
  • Champion de France Équipe (5) : End Of The Game
  • Champion de France loopstation : Robin

Dijon 2018[modifier | modifier le code]

  • Champion de France Homme solo : River'
  • Champion de France Femme : Julieta
  • Champion de France Tag-Team : Zen'Hit
  • Champion de France loopstation : BreZ

LA CUP (championnat européen)[modifier | modifier le code]

LA CUP 2013[modifier | modifier le code]

Vainqueur : Allemagne (Babeli, Mando, Robeat, Chlorophil)

Deuxième : France (Dawan, Beasty, Alem, BMG)

Troisième : Espagne (Markooz, Lytos, N-Bruto, Musantro)

LA CUP 2014[modifier | modifier le code]

Vainqueur : Efaybee (France)

Deuxième : Bigben (Belgique)

Troisième : Babeli (Allemagne)

LA CUP 2015 (French Regions)[modifier | modifier le code]

Vainqueur : Team East (équipe de l'est de la France : Hulk, Samytry, Alem, BMG)

Deuxième : Team West (équipe de l'ouest de la France : Hutch, Scouilla, Beasty, Efaybee)

LA CUP 2016[modifier | modifier le code]

En cours

Beatboxeurs/euses notables, figures de la scène[modifier | modifier le code]

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  • AleM (FR) : Champion du Monde 2015 (solo et 2vs2)[7], vice-champion du Monde 2012[8], champion de France 2013 (solo et équipe)[9], il arrive à répéter 10 sons 10 fois,en 5,15 secondes. Il fait un duo avec le chanteur breton Krismenn.
  • Akindé (FR) : Champion de France en Tag-Team 2018 avec Zen'Hit et vice champion de France 2018.
  • BMG (FR) : Quart de finaliste au championnat du monde 2012 et 2015, Champion du monde 2vs2 2015, Vice-Champion de France 2015 et 2016, Champion de France par équipe 2013.
  • Alexinho (FR) : Champion du monde 2018, Champion de France 2015 (solo et team), vice-champion de France 2014.
  • Beatness (FR) : Champion de France en double 2014 (avec Fabulous Wadness), champion de France en équipe 2016 et du monde 2018 avec Berywam), ainsi qu’en tagteam 2017 avec Bery (Rythmind).
  • B-Art (NED) : Champion des Pays-Bas 2014, vice champion du monde 2018.
  • Babeli (ALL) : Champion d'Allemagne 2011 & 2012, Champion avec l'équipe d'Allemagne La Cup 2013.
  • Ball-Zee (ENG) : Demi-finaliste au Championnat du Monde de Beatbox 2015 et Champion de Grande-Bretagne.
  • Beardyman (UK) Champion de Grande-Bretagne 2006.
  • Bellatrix (UK) Championne du monde 2009.
  • Big Ben (BG) Vice champion de maurepas (2011 & 2014), champion de Belgique 2013 & 2014.
  • Biz Markie (USA) : Rappeur, pionnier du beatbox et figure de la scène dans les années 1980.
  • Beasty (FR) : Champion de France 2010, rejoint Berywam en 2018.
  • Boaz Ben David, Beat On du groupe israélien The Voca People.
  • COLAPS : Champion de France 2017 Solo et Equipe (avec End Of the Game), Vainqueur du Seven to Smoke GBB18, La Cup 2018, Top16 WBBC18, Top 8 GBB19 finaliste World Beatbox Camp Solo Battle face à Wawad.
  • Dawan Player (FR) : Champion de France 2008 et 2009, vice-champion avec l'équipe de France à la coupe des nations européennes 2013 à Maurepas.
  • Dharni (SNG) : Double Champion du "Grand Beatbox Battle" 2013 & 2014.
  • D-low (ENG).
  • Eklips (FR).
  • El Poolpo (FR), alias Joseph, connu pour sa performance au télé-crochet Nouvelle Star de M6 qui éclaira et popularisa le beatboxing.
  • Efaybee (FR) : Gagnant de La "Seven To Smoke", gagnant de La Cup' 14,
  • Faty (FR) Championne de France 2006
  • Fatabox (ALG)
  • Fayabraz (FR) : membre de Under Kontrol / Art-Hifis.
  • Tioneb (FR) Membre du groupe Human Player.
  • Julieta (FR) : Championne de France 2018 à Dijon.
  • Karlotta (FR) : Vice-Championne de France 2018, championne de France 2017.
  • Kenny Muhammad (USA) : Pionnier de la Middle/New School et figure emblématique de la discipline, il apporte une technique importante à la fin des années 1990.
  • Kenôzen (FR) : Champion de France en Tag-Team avec Zen'Hit en 2018, Demi-finaliste championnat de France 2017
  • K.I.M (FR) Champion de France 2011 et par équipe 2009 et 2010 avec Nocifs Sound System, Champion Saint Legends 2014, 1/4 finaliste au mondial 2012.
  • LOS (FR) 1er : Champion de France 2006.
  • Lytos (ESP) : Champion du Beatbox Shootout 2014.
  • Mando (D) : Champion d’Allemagne 2006 et 2007, champion avec l'équipe d'Allemagne de La Cup 2013.
  • Micspawn (FR) : Champion de France 2007, membre de Art-Hifis surnommé le "Tonton" du beatbox français.
  • MB14(FR) : Champion de France 2016 en équipe et champon du monde 2018 en équipe (avec Berywam), figure médiatique (The Voice 2016) et ambassadeur du beatboxing.
  • NaPoM (USA) : Vice-champion du monde 2015, double champion américain, grande figure actuelle de la scène.
  • Penkyx (BEL/FR) : Vice-champion du "Grand Beatbox Battle Loopstation" 2015.
  • Pe4enkata (BUL) : Championne du monde 2012.
  • Pox (FR) : Human Live Funky Beatbox, finaliste de l'émission "100% Phénomène" sur TF6, première partie de DJ Netik (Triple champion DMC)
  • PRIMITIV (BEL) : Champion de Belgique 2010.
  • Prichia (FR) : Vice-championne de France 2017.
  • Rafiki (FR) : Champion de France par équipe 2009 et 2010 avec Nocifs Sound System.
  • Rahzel (USA) : Originaire du Bronx a New-York, acteur incontournable du Beatbox moderne et pilier de la scène, un des premiers beatboxers à populariser mondialement cette pratique encore peu connue du grand public. D'abord membre du groupe The Roots (Hip-hop acoustique) avec lequel il assoit sa renommée, il confirme son statut avec notamment son album Make The Music 2000 (sorti en 1998) qui fait écho au Make The Music du pionnier Biz Markie dans les années 1980.
  • Reeps One (ENG) : Demi-finaliste du championnat du monde 2012, un des maîtres incontestés de la basse.
  • Rythmind(FR): Champion de France en équipe 2016 et du monde 2018 avec Berywam), ainsi qu'en tagteam en 2017 avec Bery (Beatness).
  • Roxorloops(BEL) : Champion de Belgique de Beatbox, vice-champion de monde 2005 & 2006, beatboxer du groupe Witloof Bay (groupe a capella) qui participe à l'Eurovision 2011 pour la Belgique.
  • SARO (FR) : Premier champion du monde catégorie Loopstation en 2018 au Beatbox Battle World Championship à Berlin, champion 2017 du Grand Beatbox Battle catégorie Loopstation.
  • Scratcher du groupe The Voca People.
  • Scouilla (FR) : Team Paname, top16 France 2011, top4 la reine blache 2012, vice - champion TKO 2014, top4 freeeze 2014, vice-champion LA CUP 2015 Team West
  • Scott Jackson (CAN) Joueur professionnel et défenseur de hockey canadien.
  • Shawn Lee (MAL) Demi Finaliste au championnat du monde 2012
  • Sheek (FR)
  • xSkeaZz (FR)
  • Skiller (BG) : Champion du Monde 2012 au Beatbox Battle World Championship à Berlin, champion du Grand Beatbox Battle 2011.
  • Sly Johnson (FR) : Membre de Saïan Supa Crew.
  • SWANAL (FR)
  • The Fat Boys (USA) : Pionniers du rap dans les années 1980 et du beatbox, notamment avec Darren "Buffy Love" Robinson, alias The Human Beat Box.
  • Tressym' (FR) : Vice-Championne de France 2013 & 2015.
  • Under Kontrol (FR) : Champions de France par équipe 2008 et du Monde 2009.
  • Zede (CH) : Champion de Suisse 2006 et du Monde 2009.
  • WaWad (FR): Vainqueur des European Beatbox masters en 2014, vice-champion de France 2015 par équipe, champion de France par équipe 2016 & 2017 et champion du Monde par équipe 2018 à Berlin avec Berywam, champion de France solo 2014 & 2016 et en double 2016 avec Fabulous Wadness (avec Beatness).

Techniques[modifier | modifier le code]

  • Le kick (B) : les lèvres percutent pour faire la grosse caisse.
  • La caisse claire (Pff) : avec les lèvres.
  • Cymbales (Tsssss) : langue contre le palais.
  • Charleston (ts ts ts) : langue contre le palais.
  • Basse (Bwou) : voix grave en soufflant et en gonflant les joues.
  • Basse (Hum) : bouche fermée utilisant seulement les cordes vocales.
  • Basse (Preuuu) : accompagné d’un kick et d’une voix grave et rauque.
  • Tik (k) : langue contre le palais en inspirant sans les poumons.
  • Tchak (Kch) : forcer sur le fond de la mâchoire en soufflant.
  • Scratch (scrith) : aspirer dans le milieu de la lèvre en les étirant
  • Shoots (shhh) : faire passer de l'air entre les molaires inférieures et supérieures.
  • Crab Scratch (Outch) : aspirer dans le trou entre la main et le pouce.
  • Célian ou BMG snare (Pfft) : expirer en compressant les lèvres.
  • lips roll (roooo) : vibration de l'extrémité droite ou gauche de la bouche par inspiration d'air.
  • Duranton ou Double Voice (woow) : forcer sur sa voix pour donner un effet de voix double.
  • Shawez / Chemin voice (HAAA) : Parler en contractant sa gorge pour créer une voix d'opéra qui doit se faire au niveau de la pomme d'Adam.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Konnakol - The Vocal Percussion of South India », sur www.konnakol.org (consulté le 5 septembre 2010)
  2. cf. la version démo de Beat it.
  3. cf. interview d’Oprah Winfrey en 1993, version human beatboxing de « Who is it? »
  4. https://www.youtube.com/watch?v=ts-2lg5fpQ4
  5. HIKAKIN sur youtube.
  6. « DJ MY MOUTH », sur web.facebook.com (consulté le 15 novembre 2018)
  7. « Nous avons retrouvé Krismenn & Alem, juste après le concert », sur France 3 Bretagne, (consulté le 30 juillet 2015)
  8. Patrick Labesse, « Eurofonik : la gwerz de Krismenn croisée au beatbox d'Alem », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 30 juillet 2015)
  9. « Krismenn et Alem, Breizh beatbox », sur next.liberation.fr, (consulté le 30 juillet 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]