Saïan Supa Crew

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Saïan Supa Crew
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Féfé (à gauche), Sir Samuel, Vicelow, Specta (haut et bas), Sly the Mic Buddah et Leeroy Kesiah (à droite), en 2002 avant la tournée des Saïans.

Informations générales
Pays d'origine Drapeau de la France France
Genre musical Hip-hop, rap français, bossa nova, ragga, dancehall, reggae, soul, zouk, Hip-hop rock
Instruments Voix
Années actives 19982007
Labels Source Records
Composition du groupe
Anciens membres Feniksi
Vicelow
Leeroy Kesiah
Sly the Mic Buddah
Sir Samuël
Specta
KLR (décédé)

Saïan Supa Crew est un collectif de hip-hop français, originaire de Paris. Composé de plusieurs groupes — Explicit Samouraï, OFX et Simple Spirit — il est l'un des premiers groupes dans l'histoire du rap français à produire des morceaux touchant à des univers musicaux aussi variés que la bossa nova, le reggae ou le zouk dont ils sont empreints, et à connaître une carrière aussi fulgurante sur la scène européenne et internationale (en featuring avec Daddy Mory, Busta Rhymes, RZA, Ky-Mani Marley, Ayọ…). Ils se démarquent vite du reste de la scène hip-hop grâce à leur originalité et leur richesse stylistique. Le groupe permet également la popularisation du beatboxing auprès du grand public grâce au membre Sly the Mic Buddah.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et succès (1998–2004)[modifier | modifier le code]

Le collectif est formé en 1998. Le nom du groupe est choisi en référence aux supers Saïyens, personnages du shōnen manga Dragon Ball d'Akira Toriyama[1]. Il regroupe initialement sept rappeurs originaires de la banlieue parisienne, plus précisément de Montrouge dans les Hauts-de-Seine, Bondy, Montfermeil et Noisy-le-Sec en Seine-Saint-Denis, Chelles en Seine-et-Marne, Cachan dans le Val-de-Marne, et de Sarcelles dans le Val-d'Oise[1]. Leur carrière débute réellement en 1998 avec un premier maxi cinq titres auto-produit, Saïan Supa Land, tiré à 1 000 exemplaires[1]. Grâce à ce dernier, le groupe se met à démarcher les maisons de disques. Le 12 avril 1999, KLR meurt dans un accident de voiture. Malgré cet évènement, ils finissent par décrocher un contrat avec le label Source, division du groupe Virgin Records. Un maxi éponyme sort ainsi en mai 1999.

Le premier album du groupe, intitulé KLR, en hommage au membre homonyme disparu[1], est publié en octobre 1999[1]. Il devient un succès notamment grâce à Angela, l'un des tubes de l'été de l'année 2000, aux paroles très crues[2], la langue créole permettant à ceux qui ne parlent pas créole de ne pas comprendre les paroles grivoises. Le clip montre les membres du Saïan Supa Crew en médecins qui donnent un cours d'éducation sexuelle à la population dans une case aux Antilles. Angela arrive soudainement pour s'asseoir et assister aux cours, les médecins deviennent fous et tentent de s'approcher d'Angela. L'album contient diverses influences incluant ragga (Ragots et Raz de marée), reggae (Que dit-on?), zouk, soul et des samples de Burt Bachanach et Vladimir Cosma[1],[3]. Il s'écoule à plus de 300 000 exemplaires[1], et atteint la 8e place des classements français pendant une semaine[4]. Avec ce premier album, le Saïan Supa Crew est comparé au Wu-Tang Clan à ses débuts[5].

En 2001, le collectif est invité dans le film L'attaque du camion de glace incarnant leur propre rôle dans une ambiance de rap français assez freestyle.

Leur deuxième album, X Raisons, est couronné en 2002 d'une Victoire de la musique dans la catégorie « meilleur album rap/groove »[1],[6]. Leurs deux autres albums sont également nommés l'année respective de leur sortie sans remporter le prix. En septembre 2002, le groupe participe au concert Urban Peace au Stade de France, le plus grand concert de rap jamais organisé en Europe. Mais, par suite de problèmes techniques sur scène, ils n'apparaissent pas sur le double album sorti à cette occasion. En janvier 2003, Specta quitte le collectif et se focalise sur différents projets avec Explicit Samouraï[7].

Dernier album et séparation (2005–2007)[modifier | modifier le code]

Le dernier album du collectif, Hold Up, est publié le . Le premier extrait de l'album, Jacko, est publié aux Antilles. Sur cet album, le groupe convie trois invités : le chanteur allemand Patrice sur le morceau 96 degreez, la chanteuse Camille sur le morceau Si j'avais su et enfin Will.i.am des Black Eyed Peas sur le morceau La patte (clip réalisé par J.G Biggs[réf. nécessaire]). Après le départ de Leeroy en janvier 2007, le groupe se sépare[8], et il réapparait néanmoins sur la bande originale de Taxi 4, une compilation de rap et de R'n'B.

Hors collectif[modifier | modifier le code]

En dehors du collectif, les membres continuent de produire avec leur groupes respectifs : en février 2004, OFX sort l'album Roots. Il est suivi par celui d'Explicit Samouraï en janvier 2005 puis par le solo de Sir Samuël, Vizé pli ô, en avril 2005. S’enchaînent ensuite : Bollywood Trip de Leeroy en 2006, Viens d'OFX en 2006, Blue tape de Vicelow en 2008, Jeune à la retraite de Féfé en 2009 et 2010, 2e coup de massue de Leeroy en 2009, Coup de massue volume 3 de Leeroy en 2009.

Sly Johnson apparaît à deux reprises sur l'album d'Oxmo Puccino L'Arme de paix en 2009 puis il sort son premier album sous les couleurs de son groupe The 74ers, inspiré de sa date de naissance. En avril 2011, c'est la sortie de Mental Offishall, single signé Sir Samuel (feat. Féfé), qui reprend des lyrics d'un de ses précédents titres. Ce single annonce la sortie d'un prochain album et la reprise de la scène dès novembre 2011. Entre temps, paraît le premier album solo de Specta. Vicelow sort successivement son single Welcome to the BT2 et l'album Blue Tape 2 (avril 2012). En 2013, Vicelow du Saïan Supa Crew s'en prend à la reprise de la chanson Angela dans la compilation Tropical Family[9].

Influence musicale[modifier | modifier le code]

Les thèmes abordés par le Saïan Supa Crew s'étendent du problème de la drogue (Que dit-on ?) jusqu'au racisme (La preuve par trois), en passant par les rapports intimes homme-femme (À demi-nue), le suicide (Poison) ou encore la légitimation de la violence par la religion (Soldats). Au-delà du rap, le Saïan Supa Crew puise son inspiration dans le reggae, le raggamuffin, le zouk, la musique soul, le beatboxing ou bien encore le disco, à l'instar de leur reprise de Ring My Bell d'Anita Ward.

Membres[modifier | modifier le code]

Anciens membres[modifier | modifier le code]

Membres supplémentaires[modifier | modifier le code]

  • DJ Kärve, champion de France DMC 2005, qui a rejoint le collectif en 2005 jusqu'à leur séparation
  • DJ Fun
  • DJ 3.14
  • Alsoprodby
  • DJ Eddy Kent, membre d'Explicit Samouraï

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Mixtapes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h « Saïan Supa Crew - Biographie », sur RFI Musique (consulté le 28 mai 2016).
  2. (en) Billboard 9 décembre 2000, p. 52 sur Google Livres
  3. Vincent Brunner, « KLR - chronique », sur Les Inrocks,‎ (consulté le 28 mai 2016).
  4. « Saian Supa Crew - KLR - charts », sur Charts in France (consulté le 28 mai 2016).
  5. « Saïan Supa Crew – Les raisons de la colère », sur Les Inrocks,‎ (consulté le 28 mai 2016).
  6. « Lieutenant, le clip de Vicelow du Saïan Supa Crew », sur Charts in France,‎ (consulté le 28 mai 2016).
  7. « Saian Supa Crew: le crew perd un membre. », sur musique.premiere.fr,‎ (consulté le 28 mai 2016).
  8. « Féfé et Leeroy, deux anciens Saïan « same but different », sur Rue89 (consulté le 28 mai 2016).
  9. « Vicelow (Saïan Supa Crew) s'en prend à la reprise d'"Angela" par "Tropical Family" », sur Charts in France,‎ (consulté le 28 mai 2016).

Liens externes[modifier | modifier le code]