Médéric Collignon

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Médéric Collignon
Description de l'image Mederic collignon.jpg.
Informations générales
Naissance (46 ans)
Villers-Semeuse
Genre musical jazz, musique improvisée
Instruments cornet à pistons, double cornet,
beatbox, trompette à coulisse,
bugle, saxhorn
Années actives depuis 2000
Site officiel http://www.myspace.com/medericollignofficial

Médéric Collignon est un cornettiste, saxhorniste et multivocaliste de jazz, né en 1970 à Villers-Semeuse dans les Ardennes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études musicales[modifier | modifier le code]

Après avoir commencé le solfège à 5 ans, il continue son apprentissage à la trompette dès l'âge de 7 ans, au Conservatoire de Charleville-Mézières. En 1989, il quittera le conservatoire pour changer radicalement de voie. Il passera une année au C.M.C.N. (Nancy) puis y enseignera quelque temps.

Influencé par différents genres musicaux (funk, hard rock, jazz-rock et même Olivier Messiaen, Varèse), il empruntera à ces sources diverses sa propre création dans l'univers du jazz.

Un style original et reconnu[modifier | modifier le code]

Marqué par une éducation classique et par une grande curiosité musicale doublée d'une forte personnalité, il impose son originalité avec son instrument de prédilection, le cornet à pistons de poche, et développe une grande souplesse d'embouchure. Simultanément, il aborde la voix comme instrument, et se signale par des improvisations vocales qui mêlent scat, techniques de beatbox[1] et vocalisations dans le registre suraigu. Il utilise des effets électroniques pour déformer sa voix, l'amplifier ou la moduler. Il joue aussi du double cornet, de la trompette à coulisse, du bugle, ainsi que claviers, percussions électroniques, ou simples jouets.

Ses premières années à Paris, à partir de 1996-97, le conduisent à rencontrer les grands musiciens du jazz français, tels que François Jeanneau, Louis Sclavis (Napoli's Walls), Michel Portal et Denis Badault. Médéric Collignon fait partie de l'ONJ (Orchestre national de jazz) de Paolo Damiani et du second ONJ de Claude Barthélemy, puis du Jazztet de Bernard Struber, du Sacre du Tympan de Fred Pallem, du New Lousadzak de Claude Tchamitchian (album Human Songs) et de l'Andy Emler MegaOctet de 2004 à 2009 (albums Dreams In Tune, West In Peace, On Air et Crouch, Touch, Engage).

Il se produit abondamment dans des formations extrêmement diverses, multiplie les rencontres et les projets alternatifs mêlant parfois plusieurs formes d'art : danse (duo avec Boris Charmatz), conte (duo Machination avec le tromboniste Sébastien Llado), théâtre (L'instrument à pression, pièce de David Lescot avec le comédien Jacques Bonnaffé), slam (duo avec Dgiz).

Avec son ensemble Septik (Médéric Collignon, Thomas de Pourquery, Frank Woeste, Matthieu Jérôme, Maxime Delpierre, Jean-Philippe Morel, Philippe Gleizes), il donne une version électrique et déjantée de la musique d'Ennio Morricone, Il était une fois la ré-solution, créée en 2008 au festival Jazz in Marciac[2].

Avec son quartet Jus de Bocse (Philippe Gleizes, Frank Woeste, Frédéric Chiffoleau) il enregistre deux albums consacrés à Miles Davis : Porgy and Bess (2006), qui revisite la version de l'opéra de George Gershwin donnée en 1959 par Miles et arrangé par Gil Evans, et Shangri-Tunkashi-La (2010) qui explore la période "électrique" de Miles Davis (1969-1975). En 2012, Emmanuel Harang (basse) et Yvan Robilliard (claviers) remplacent Frédéric Chiffoleau et Frank Woeste. Avec l'album À la recherche du roi frippé, Victoires du Jazz/Disque de l'année, le quartet revisite le répertoire du groupe de rock progressif King Crimson avec deux quatuors à cordes. Ils transposent les parties de guitare électrique pour des quatuors à cordes[3],[4]. En 2014, le cinéaste Josselin Carré lui consacre un documentaire appelé "médo(S)" (2014 - 85 min - Produit par Oléo films). Le film sort le 25 mars 2014 au Cinéma Étoiles Les lilas et est projeté dans toute la France (festival Artdanthé, festival Jazz sous les pommier, Rendez vous de l'Erdre, Paris Jazz festival, Le Périscope à Lyon...)

Récompenses[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Avec Jus de Bocse :

  • 2006 : Porgy and Bess, Discograph
  • 2010 : Shangri-Tunkashi-La, Plus Loin Music
  • 2012 : À la recherche du roi frippé, Just Looking
  • 2016 : MoOvies, Just Looking

Participations :

Références[modifier | modifier le code]

  1. "L'auscultation cardiaque"
  2. Une vidéo de Josselin Carré intitulée Il était une fois la résolution Collignon, diffusée sur la chaîne de télévision Mezzo en 2009, lui est consacrée.
  3. Bruno Pfeiffer, « King Médéric trafique Fripp/Crimson », http://jazz.blogs.liberation.fr,‎ (consulté le 26 novembre 2012)
  4. Annie Yanbékian, « Médéric Collignon, jazzman prodige, revisite King Crimson à Paris : rencontre », Culturbox,‎ (lire en ligne)

Sources[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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