Hélène Dorlhac de Borne

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Hélène Dorlhac
Fonctions
Secrétariat d'État à la famille, puis aux personnes âgées
Gouvernement gouvernement Michel Rocard (1) et gouvernement Michel Rocard (2)
Secrétariat d'État à la Condition pénitentiaire
Président Valéry Giscard d'Estaing
Gouvernement gouvernement Jacques Chirac (1)
Biographie
Date de naissance (82 ans)
Lieu de naissance Sumène (Gard)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Union pour la démocratie française
Profession Médecin

Hélène Dorlhac de Borne est une femme politique française, née à Roujon le à Sumène (Gard). Son père, médecin, y était alors maire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômée en médecine du travail de la faculté de médecine de Montpellier, Hélène Dorlhac de Borne exerce la Médecine du Travail dans un service interentreprises à Nîmes. Son époux, Jacques Dorlhac de Borne, est médecin généraliste dans cette même ville.

Membre du club giscardien Perspectives et Réalités, elle soutient la campagne de Valéry Giscard d'Estaing qui l'a fait entrer au gouvernement en 1974. Elle participe en 1988 dans le cadre de l'ouverture au gouvernement de Michel Rocard sous la présidence de François Mitterrand.

Elle est nommée conseillère d'État en Service Extraordinaire en 1984. Elle finit sa carrière comme inspectrice générale des Affaires Sociales.

Elle est mère de trois enfants et grand-mère de sept petits-enfants.

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

  • Médecin, inspectrice régionale du Travail et de la Main d'Œuvre en Languedoc-Roussillon de 1977 à 1988.
  • Conseillère d'État en service extraordinaire de 1984 à 1988.
  • Inspectrice générale des affaires sociales (l'IGAS) de 1991 à 2000.
  • Auteur de Changer la prison, ouvrage qui est paru aux éditions Plon en 1984.

Décorations[modifier | modifier le code]

  • Officier de la Légion d'honneur[1]
  • Officier dans l'Ordre National du Mérite (nommée par décret présidentiel du 15 novembre 1999).

Principales actions d'Hélène Dorlhac[modifier | modifier le code]

  • Médecin du Travail (1968-1974)
    • Très motivée par le côté social de cette fonction, elle a dénoncé la pénibilité de certains travaux et elle a amélioré les conditions de travail (cabines de peinture, climatisation, ergonomie et suivi des salariés à risque...).
  • Secrétariat d'État à la Condition Pénitentiaire (1974-1976)
    • Elle a visité de nombreuses prisons et a déjà dénoncé les conditions de la détention en particulier pour les jeunes délinquants. Elle a souhaité être accompagnée par la presse dans ses visites afin de sensibiliser une opinion publique réticente à la réalité des prisons pourrissoirs et au manque de préparation à la réinsertion des détenus. Elle a été confrontée aux grandes mutineries de 1974. Son action a consisté à humaniser la prison dans le cadre de la politique pénale du Garde des Sceaux. Elle a écrit un livre témoignage Changer la prison, Plon, 1984.
  • Médecin inspecteur du Travail (1976-1988)
    • Elle a veillé dans son secteur géographique à l'application par les chefs d'entreprises et les médecins de la loi sur la médecine du travail et la prévention des risques professionnels. Elle s'est impliquée dans l'emploi et le suivi des handicapés dans l'entreprise.
  • Conseillère d'État en service extraordinaire (1984-1988)
    • Elle a siégé à la Section sociale où elle a été particulièrement chargée de rapporter les projets de loi sur les conditions de travail et sur l'adaptation à la France des directives européennes sur les risques professionnels (Benzène, Rayonnements ionisants...).
  • Secrétariat d'État à la Famille (1988-1991)
    • Elle est à l'origine de la première loi sur la prévention des mauvais traitements à l'égard des mineurs, à la base de la création du « 119 Allo Enfance Maltraitée ». Elle a été à l'origine des premières campagnes de prévention contre la pédophilie. Elle a participé à la rédaction de la Convention internationale de l'Enfant (1989) et à sa diffusion en France. Elle a participé aux Nations unies au premier sommet mondial de l'Enfance. Elle a fait voter la loi sur la protection des enfants mannequins.
  • Inspectrice Générale des Affaires Sociales (1991-1995)
    • Elle a participé à la rédaction de nombreux rapports dont celui sur les CHRS et sur la nécessaire coordination des structures médicales pour le traitement des cancers.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décret du 30 janvier 2008 publié au JO du 31 janvier 2008.

Article connexe[modifier | modifier le code]