Théâtre antique de Lyon

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Théâtre antique de Fourvière
Le théâtre antique
Le théâtre antique
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Lieu Lyon
Type Théâtre
10 000 spectateurs
Protection Logo monument historique Classé MH (1905, 1933, 1935)Patrimoine mondial Patrimoine mondial
Coordonnées 45° 45′ 35″ N 4° 49′ 11″ E / 45.759722, 4.81972245° 45′ 35″ Nord 4° 49′ 11″ Est / 45.759722, 4.819722

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Théâtre antique de Fourvière
Théâtre antique de Fourvière
Histoire
Époque c.-15 - IIe siècle

Le théâtre antique romain de Lugdunum (actuelle Lyon) est adossé à la colline de Fourvière, en-dessous de son sommet, ce qui le plaçait près du centre de la ville romaine. Abandonné à la fin de l'Empire romain, transformé en carrière puis enseveli au Moyen Âge, il est dégagé et restauré à partir de 1933. Il forme avec l'Odéon antique et le musée gallo-romain un site archéologique remarquable, emblématique du Lyon antique.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Époque romaine[modifier | modifier le code]

Le théâtre a été construit au niveau du replat des Minimes en dessous du plateau de Fourvière, en deux étapes, qui se distinguent par leur mode de construction :

Un premier théâtre de 90 m de diamètre est construit contre le flanc de la colline, selon un plan classique. Avec deux séries de gradins couronnés par un faux portique semi-circulaire, il offre au maximum 5 700 places[1]. La première publication des fouilles de Pierre Wuilleumier situe son édification dans le troisième tiers du Ier siècle, peut-être sous Néron[2]. Lors de l’agrandissement du théâtre, le portique fut démoli et les déblais furent employés pour le soutènement des nouveaux gradins. L’examen des fragments de base de colonnes et de chapiteaux amenèrent l’archéologue Amable Audin à revoir la datation proposée par Wuilleumier : le calcaire employé vient des carrières de Provence, déjà exploitées au Ier siècle av. J.-C., les bases de colonnes moulurées au tour sont d’un type archaïque et certains détails décoratifs des chapiteaux se retrouvent dans des monuments datant du début du règne d’Auguste, tels que l’arc de Glanum, l’arc d’Auguste de Rimini, celui de Suse, le temple d’Auguste de Barcelone. Quoique ces indices soient des dateurs un peu approximatifs, Audin situe la construction du théâtre lors des séjours d’Auguste à Lugdunum, dans les années 16, 15 et 14 av. J.-C.[3]. Cette date, environ 15 av. J.-C., en fait un des premiers théâtres édifiés en Gaule romaine avec celui d'Arles[4].

Au début du IIe siècle, une troisième série de gradins est ajoutée en haut de la structure, portant son diamètre à 108,5 m, et donnant une capacité estimée à 10 000 places, ce qui en fait le second par la taille après le théâtre d'Autun[5].

Les murs de cette extension se caractérisent par un appareil différent, un opus mixtum, fait de petits blocs de schiste alternant dans les parties hautes avec des lits de briques. D'après ce mode qui est leur unique moyen de datation de ces travaux, les archéologues situent l'agrandissement sousTrajan (98-117) ou Hadrien (117-138)[1].

Un fragment de Dion Cassius mentionne le théâtre de Lugdunum et son public : un maitre de danse de Caracalla chassé de Rome vint à Lyon ; « il y charma les gens, parce qu'ils étaient assez frustres, et d'esclave et danseur, il divint général et préfet »[6].

Abandon[modifier | modifier le code]

L'archéologie récente constate à la fin du IIIe siècle et au cours du IVe siècle l'abandon progressif de la colline de Fourvière, et donc de ses monuments, théâtre et odéon, au profit de la ville basse sur les rives de la Saône[7].

Les ruines du théâtre sont exploitées comme carrière de pierres de taille pour les grandes constructions du XIIe siècle, ponts de la Saône et du Rhône, cathédrale Saint-Jean. Les revêtements calcaires sont systématiquement récupérés et le mur de scène arasé jusqu'à ses soubassements[8]. Les décorations en marbre finirent dans les fours à chaux dont un fut installé dans un escalier intérieur de l'odéon voisin du théâtre[9].

Les éboulis provenant de la pente instable de la colline qui surplombe le théâtre recouvrirent et protégèrent la plupart de l'édifice sous plusieurs mètres de galets, de gravier et de boue[10]. À la fin du Moyen Âge, l'emplacement est une campagne couverte de vignes en coteaux, ou de cultures en terrasses, tandis que les vestiges de l'odéon qui émergent sont nommés Caverna ou massa grossa sarracenorum (« Grottes des Sarrasins »). Les érudits du XVIe siècle les interprètent à tort comme l'amphithéâtre des martyrs de Lyon, ou comme le palais du gouverneur romain Septime Sévère[11].

Redécouverte et controverses[modifier | modifier le code]

En 1887, le professeur Lafon, intrigué par la forme incurvée du jardin de la propriété qu’il a acquis l'année précédente[12] rue Cléberg au flanc de la colline, dégage le haut de trois murs incurvés coupés par d’autres murs rayonnants soutenant des restes de voutes. Sont également découverts de nombreux artefacts antiques[13]. Extrapolant les mesures qu’il effectue de ces vestiges, Lafon estime avoir découvert la forme elliptique de l’amphithéâtre où périrent les martyrs de Lyon[14]. Cette identification qui confortait l’avis général sur les lieux du martyr est partagée par les historiens de l’époque, à l’exception de l'historien André Steyert qui, aidé de l’architecte Rogatien Le Nail, fait un second sondage à proximité en 1914, révise les mesures de Lafon, et interprète les vestiges comme étant semi-circulaires et donc ceux d’un grand théâtre, construit en remplacement du petit théâtre déjà repéré au clos des Minimes (il s’agit de l’odéon actuel)[15]. Comme les terrains concernés sont propriétés privées de la congrégation des Dames de la Compassion et de Lafon, les sondages ne peuvent être poussés plus avant, et l’identification comme l’amphithéâtre de Lugdunum devient la thèse officielle, encore affirmée en 1921 par les archéologues lyonnais Philippe Fabia et Camille Germain de Montauzan[16].

Dégagement archéologique[modifier | modifier le code]

Le chantier archéologique de Fourvière débute avec le soutien du maire Édouard Herriot, qui crée par cela un service dédié, l'atelier municipal des fouilles. Le conseil municipal débloque un crédit de 135 000 francs pour un chantier de 27 chômeurs, qui commence officiellement le 25 avril 1933 à l'emplacement de l'« amphithéâtre ». Le dégagement du bas des gradins et de l'orchestre, caractéristiques d'un théâtre, met un terme définitif aux théories sur l'amphithéâtre de Fabia. Malgré la déception, la municipalité décide de poursuivre le dégagement, rachète les terrains environnants et met en place une équipe permanente de terrassiers[17].

Le dégagement exhaustif se poursuit sous la direction de Pierre Wuilleumier assisté d'Amable Audin, qui lui succède en 1953. Ce chantier archéologique est le plus important de Lyon, engageant jusqu'à 120 ouvriers en 1940. Les méthodes archéologiques sont celles de l'époque, sans analyse détaillée des déblais : les ouvriers reçoivent des primes pour les objets qu'ils découvrent, 25 francs pour un fragment de céramique décorée, jusqu'à 200 francs pour une monnaie. À partir de 1941, des maçons interviennent pour consolider et restaurer les vestiges. Le chantier du théâtre est pour l'essentiel achevé peu après la seconde guerre mondiale, tandis qu'il se poursuit sur l'odéon voisin. En 1946, l'édifice redevient opérationnel, avec une représentation publique des Perses d'Eschyle[18].

Cinq campagnes complémentaires sont menées entre 1960 et 1965 dans l'esplanade à l'est du mur du théâtre, pour étudier son environnement antique[19].

Description[modifier | modifier le code]

Matériaux de construction[modifier | modifier le code]

Les archéologues ont étudié les matériaux de construction avec des analyses chimiques et cristallographiques pour rechercher leur origine. Le matériau disponible sur place est impropre à la construction monumentale, car la colline de Fourvière est une moraine, amas de boue, de galets roulés et de gravier. Le gros œuvre, soubassements, voûtes, gradins, base du mur de scène, est bâti en blocs de gneiss et de granite non taillés et liés au mortier, qui semblent d'extractions proches de Lyon[20]. Plus particulièrement, la construction de l'époque augustéenne se caractérise par l'emploi de gros blocs irréguliers de granite à feldspath rose, tandis que les murs de l'extension utilisent de petits blocs de schistes à mica noir, disposés assez régulièrement[1].

Les revêtements des gradins sont en calcaire dur dite pierre de choin, vraisemblablement extraite des carrières du Bugey. Une autre pierre de revêtement est une molasse calcaire tendre, facile à travailler et qui durcit après exposition à l'air. D'après les fossiles inclus et sa texture, elle proviendrait de la région de Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme) ou des environs de Tarascon[21]. Par leur origine bien distincte, ces calcaires sont des repères chronologiques : les carrières provençales ont été exploitées autour de Glanum bien avant celles du Bugey, qui les supplantent au Ier siècle pour leur facilité d'acheminement via le Rhône qui longe le Bugey[22]. Quelques autres variétés de calcaire, des grès et du schiste ont été identifiés, trop rares et dispersés pour que leur utilisation dans la construction puisse être précisée[23].

Enfin, l'ornementation en placage et le décor de colonnes et de statues, réduites à l'état de débris, sont en pierres de couleur, granite, syénite, porphyre, cipolin et marbres divers, tous d'importation lointaine, d'Italie principalement (Sienne, Carrare, Vérone), de Grèce (marbre de Paros), d'Afrique du nord ou porphyre d'Égypte, à l'exception d'un calcaire rouge granité extrait à Flacé-lès-Mâcon[24].

Organisation[modifier | modifier le code]

Le plan suit l'architecture classique d'un théâtre romain : deux puis trois séries de gradins en demi-cercle bâtis sur une sous-structure rayonnante (25 secteurs voûtés, en éventail), orchestre dallé de marbres polychromes, mur de scène à trois exèdres, deux entrées latérales voûtées[25].

L’orchestra devant la scène était réservée aux notables, dont les sièges mobiles étaient disposés sur trois marches basses en marbre blanc de Carrare étagées sur le pourtour. Le centre de l'orchestre qui restait libre était luxueusement décoré d'un pavement polychrome composé de onze minéraux différents et posé sur un mortier au tuileau. Le revêtement décoratif de l'orchestre et celui de quelques marches ont été reconstitués[26].

Trou aménagé pour un poteau support du velum

Les gradins pouvaient être ombragés par un velum, toile tendue entre des poteaux implantés sur le pourtour des gradins, où subsistent quelques supports de pierre de ces poteaux[4].

La scène sur plancher, large de 60,7 m et fermée sur les cotés par des murs, s'ouvrait vers le public d'environ 48 m. Coté orchestre, elle est limitée par un mur d'environ un mètre de haut, évidé de niches décoratives, le pulpitum[27]. Entre le pulpitum et un mur de d'appui du plancher de scène, une fosse permettait la manœuvre d'un rideau montant. Cette fosse mesurait 46 m de long pour une profondeur de 5 m sous le plancher de scène, et entre 58 cm et 43 cm de largeur. Dans cet étroit espace, insérés dans la maçonnerie, seize groupes de trois blocs de calcaire évidés, dits cassettes, servaient de guides pour le coulissage vertical des montants tenant le rideau de scène[28]. L'examen des traces d'usure sur les quelques cassettes retrouvées par les archéologues a permis de proposer une reconstitution du mécanisme de manœuvre du rideau, exposé sur une maquette animée dans le musée de la civilisation gallo-romaine qui se trouve à proximité[29].

Derrière le mur de scène du théâtre se trouvait une esplanade bordée de portiques, d'environ 78 m du nord au sud par 65 m[4]. Dans les années 1960, Audin fouilla le parc à l’arrière du théâtre sur une bande de terre large de 108 m sur 15 m. L’exploration révèla deux étapes d’édification d'un portique adossé au mur de scène, correspondant par les matériaux employés aux deux phases de construction du théâtre[8]. La colonnade la plus ancienne mesurait 59,4 m de largeur, prolongée par deux couloirs d'environ dix mètres. D’après les marques de leur base carrée, elle comportait 18 colonnes et un pilastre à chaque extrémité. Selon l’étude leurs débris, Aubin estime qu’elles mesuraient 7,5 m de hauteur[30]. Un égout d’environ 70 cm de largeur et doté d’une voute en briques venait du quartier nord, passait sous le portique et rejoignait un collecteur descendant du plateau de la Sarra entre le théâtre et l’odéon[31].

L’élargissement du théâtre dans sa seconde phase entraina la démolition du premier portique et sa réfection complète. Les colonnes anciennes furent abattues, débitées et incluses dans le remblai de fondation d’une nouvelle colonnade, en avant de la précédente, tandis que l’esplanade était relevée de 60 centimètres [32].

Protection[modifier | modifier le code]

Le site est protégé plusieurs fois au titre des monuments historiques. Les vestiges du théâtre antique sont classés en 5 septembre 1905[33]. Les vestiges d'un odéon sont classés le 6 octobre 1905[33]. Les terrains autour du site archéologique ont été classés le 21 mai 1933, le 23 juillet 1933 et enfin le 14 décembre 1935[33].

Tout comme une grande partie de la ville historique de Lyon, le site est inscrit sur la liste du patrimoine mondial par l'UNESCO[34].

Actualités[modifier | modifier le code]

Le Théâtre est un haut lieu du tourisme lyonnais et accueille chaque été le festival musical des Nuits de Fourvière.

Ce site est desservi par la station de funiculaire Minimes - Théâtres Romains.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Audin 1967, p. 12.
  2. Pierre Wuilleumier, Fouilles de Fourvière à Lyon, CNRS, Paris, 1951 [1].
  3. Audin 1967, p. 19-22.
  4. a, b et c Rencontre en Gaule romaine 2005, p. 19.
  5. Gros 1991, p. 56-57.
  6. Dion Cassius, Histoire romaine, Epitomé, LXXVIII ; Catalogue archéologique de la Gaule Lyon 69/2, p. 144
  7. Catalogue archéologique de la Gaule Lyon 69/2, p. 191
  8. a et b Audin 1967, p. 11.
  9. Adrien Bruhl, Amable Audin, « Inscription du Lyonnais Tiberius Aquius Apollinaris », Gallia, tome 23, fascicule 2, 1965. p. 267 [2].
  10. Mazenot 1940, p. 142.
  11. Philippe Fabia, « Fourvière en 1493 », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 62ᵉ année, N. 2, 1918p. 135 [3].
  12. Catalogue archéologique de la Gaule Lyon 69/2, p. 555.
  13. Parmi ces artefacts, des fragments de marbre et de porphyre, des fragments d'os, de verre, d'enduit peint et de céramique portant plusieurs estampilles dont OFIC, BIT, ARIV I. GIT, I CAP, ainsi qu'un fragment de marbre inscrit [...]TA[...]EX.X (barré)[...]
  14. Catalogue archéologique de la Gaule, Lyon 69/2,, p. 118
  15. André Steyert, Nouvelle histoire de Lyon, tome 1, 1895, p. 271
  16. Camille Germain de Montauzan, « Les fouilles archéologiques de Fourvière à Lyon depuis la guerre », Bulletin de l'Association Guillaume Budé, no 32, juillet 1931. p. 12 [4].
  17. Le chantier archéologique de Fourvière à cinquante ans, p. 31-32
  18. Catalogue archéologique de la Gaule Lyon 69/2, p. 120-121.
  19. Audin 1967, p. 23.
  20. Mazenot 1940, p. 162.
  21. Mazenot 1940, p. 164-166.
  22. Audin 1967, p. 19.
  23. Mazenot 1940, p. 168.
  24. Mazenot 1940, p. 169-170.
  25. Gros 1991, p. 57.
  26. Mazenot 1940, p. 148, planche I.
  27. Ducaroy et Audin 1960, p. 58.
  28. Ducaroy et Audin 1960, p. 60 et suiv..
  29. Pelletier 1988, p. 85-87.
  30. Audin 1967, p. 14-16.
  31. Audin 1967, p. 16-17.
  32. Audin 1967, p. 18.
  33. a, b et c « Site archéologique de Fourvière », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  34. Site historique de Lyon.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Ducaroy et Amable Audin, « Le rideau de scène du théâtre de Lyon », Gallia, t. 18, fascicule 1,‎ , pp. 57-82 (lire en ligne)
  • Amable Audin, « Fouilles en avant du théâtre de Lyon », Gallia, t. 25, fascicule 1,‎ , p. 11-48 (lire en ligne)
  • Collectif, Le chantier archéologique de Fourvière à cinquante ans : 1933 à 1983, Lyon, Musée de la civilisation gallo-romaine,‎ , 35 p.
  • Philippe Fabia, « L'amphithéâtre de Lugdunum [C. Germain de Montauzan Du forum à l'amphithéâtre de Fourvière. Les Martyrs de l'an 177, dans Revue d'histoire de Lyon, IX (1910). — Camille Jullian, Histoire de la Gaule, IV, 1914 : Le martyre des Lyonnais] », Journal des savants,‎ , p. 160-171 (lire en ligne).
  • Anne-Catherine Le Mer et Claire Chomer, Carte archéologique de la Gaule, Lyon 69/2, Paris,‎ (ISBN 2-87754-099-5)
  • Georges Mazenot, « Étude sur la nature et la provenance des matériaux de construction du théâtre romain de Fourvière à Lyon », Les Études rhodaniennes, vol. 16, no 3,‎ , p. 141-172 (lire en ligne)
  • André Pelletier, André Blanc, Pierre Broise et Jean Prieur, Histoire et Archéologie de la France ancienne, Rhône Alpes, éditions Horvath,‎ , 264 p. (ISBN 2717105611)
  • Pierre Gros, La France gallo-romaine, Nathan,‎ , 200 p. (ISBN 2092843761)
  • Collectif, Rencontre en Gaule romaine, Infolio éditions,‎ , 128 p. (ISBN 2-88474-118-6)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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