Henry Fielding

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Henry Fielding

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Henry Fielding

Alias
Captain Hercules Vinegar, Sir Alexander Drawcansir, Knt. Censor of Great Britain
Naissance 22 avril 1707
Sharpham Park, Somerset
Décès 8 octobre 1754
Lisbonne
Activité principale
Auteur
Genres
Théâtre, roman parodique, romans picaresques, satire sociale et morale, essais, pamphlets polémiques, journaux

Œuvres principales

Shamela, Joseph Andrews, Jonathan Wild, Histoire de Tom Jones, enfant trouvé, Amelia

Henry Fielding, né le 22 avril 1707 à Sharpham Park près de Glastonbury, Somerset, Angleterre et mort à Lisbonne le 8 octobre 1754. est un dramaturge, poète, essayiste et romancier anglais. Ses deux œuvres principales sont Joseph Andrews (1742) et Histoire de Tom Jones, enfant trouvé (1750).

À la mort de sa mère en 1718, la vie du jeune Fielding change considérablement et après que son père s'est remarié, il est à peu près certain que les enfants sont rudoyés, ce qui conduit bientôt la redoutable Lady Gould, leur grand-mère maternelle, à prendre les choses en main. Après une préparation effectuée dans une prep-school sous l'autorité de Mr Oliver de Motcombe, pasteur à East Stour dans le Dorset, Fielding est admis au Collège d'Eton d'où il sort expert en grec ancien et en latin. Au bout de quelques mois, il s'inscrit à l'université de Leyde aux Pays-Bas comme étudiant en lettres où il reste dix-huit mois de 1728 à 1730.

Deux voies s'offrent à lui après ses études, celle de l'écriture ou celle du droit. Il choisit successivement l'une et l'autre, mais n'abandonne jamais la première qu'il nourrit ensuite de son expérience de magistrat. C'est ainsi que pendant de longues années, il se consacre au théâtre et ses pièces font bientôt de lui l'un des dramaturges les plus célèbres de la capitale, le plus grand après Shakespeare, selon G. B. Shaw. C'est seulement en 1740, qu'édifié par l'extraordinaire succès de Richardson avec Paméla ou la Vertu récompensée (1740-1741), qu'il se décide à tenter l'aventure du roman. Malgré l'admiration qu'il porte à Pamela, il en raille le sentimentalisme dans une parodie, Shamela, dont il ne reconnaîtra jamais la paternité. Par cette entreprise et surtout, par celle qui suit, Joseph Andrews, il devient l'un des plus importants créateurs du genre romanesque, admiré et imité par Stendhal, Thackeray, Dickens et autres maîtres utilisant un narrateur omniprésent en charge de son récit.

L'ombre de Richardson plane sur Fielding toute sa vie : si le premier déteste le second, la réciproque n'est pas vraie. Fielding admire son rival, particulièrement son roman Clarissa, et ces deux écrivains, chacun à sa façon, ont puissamment contribué à créer les deux grandes veines du roman anglais, l'une plus intimiste, l'autre résolument autocratique.

Ainsi, Fielding transmet désormais ses idées par sa fiction, d'autant qu'il obtient d'emblée la faveur du public. Joseph Andrews inaugure un nouveau genre fondé sur la tradition picaresque, comme l'indique expressément son sous-titre. Cette nouvelle approche est décrite dans la préface, véritable manifeste littéraire, démarche qui sera répétée avec Histoire de Tom Jones, enfant trouvé. S'y ajoutent des chapitres discursifs où le narrateur fait part de ses intentions, explique sa manière de procéder, exhorte ou cajole les lecteurs, ce qui crée une complicité inédite, quoique subtilement railleuse, avec le public.

L'ironie est souveraine chez Fielding, en harmonie avec l'époque, l'âge d'or du genre. Ce style bien particulier, parfois appelé « oblique », vise autant l'auteur que son narrateur, ses lecteurs et ses personnages. Tous les procédés techniques sont utilisés selon une savante rhétorique qu'appuie une érudition classique infaillible, encore que des erreurs de citations soient parfois commises, mais à dessein, pour mieux taquiner le lecteur inattentif quelques chapitres plus loin.

Rendre compte de Fielding est une tâche complexe, car il existe de multiples facettes à sa personnalité, à sa carrière, à son œuvre. Ce formidable personnage, qui n'a vécu que quarante-sept ans, a connu la misère et la gloire, le bonheur et le deuil, la calomnie et le panégyrique. Il a été attaqué, vilipendé, censuré et encensé, mais il a vécu avec la certitude qu'un jour ses œuvres seraient reconnues par la postérité. Il voyait juste, car si elles ont à jamais marqué les lettres de son pays, elles ont aussi franchi les frontières et se sont vues très vite acclamées comme des monuments de la littérature universelle.

Vie de Henry Fielding[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Biographie de Henry Fielding.

Son père, Edmund Fielding, était lieutenant-colonel dans l'armée de la reine Anne et avait servi avec honneur pendant les guerres contre la France[1]. Sa mère, Sarah, était la fille de Sir Henry Gould, l'un des meilleurs juristes de son temps. C'est au manoir de Sir Henry, Sharpham Park dans le Somerset, qu'est né Fielding le 22 avril 1707. Henry fut suivi de Catherine, Ursula, Anne (décédée à trois ans), Sarah, Beatrice et Edmund. Peu avant sa mort en 1710, Sir Henry Golud acheta une importante ferme dans le village de East Stour, comté de Dorset, où les enfants Fielding vécurent leur première enfance[1].

Adolescence et jeune maturité[modifier | modifier le code]

En 1718, juste avant le onzième anniversaire de Fielding, sa mère meurt et à peine un an plus tard, Edmund Fielding se remarie. La rumeur veut que les enfants soient maltraités, ce qui incite Lady Gould à en réclamer la garde[2], ce qui lui est accordé au bout de deux années d'une âpre prodédure[2].

Henry, garçon fougueux désormais en tête à tête avec deux vieilles femmes, Lady Gould et sa sœur qui ont déménagé à Salisbury, ne semble pas avoir contesté la décision du tribunal[2]. Il est élève à Eton College, ce qui lui convient à en juger par ses essais de traduction, d'Aristophane et de Lucien, et aussi par la solidité des amitiés qu'il y lie, George Lyttelton, Charles Hanbury Williams, William Pitt l'Ancien[3]. Les vacances se passent à Salisbury, petite ville de 8 000 habitants. La gentry locale a plusieurs enfants du même âge que les jeunes Fielding et des rencontres se font, James Harris, futur auteur d'un traité grammatical, Arthur Collier avec lequel Fielding aura quelques déboires financiers[3]. L'été de 1725 voit l'adolescent errer d'une ville à l'autre, à Lyme Regis en particulier, où Fielding crée un scandale en tentant d'enlever sa cousine Sarah Andrews, peut-être modèle partiel de Sophia Western dans Histoire de Tom Jones, enfant trouvé, puis Londres en 1726, où il est accusé d'avoir violenté une domestique de son père[3].

panorama de part et d'autre de la Tamise ici rectiligne, quartiers disposés géométriquement, couleurs bleu (ciel et eau) et jaune/beige pour les bâtiments, un pont au milieu, beaucoup d'embarquations
Vue de Londres depuis l'Est en 1751, par T. Bowles.

Mais il doit se trouver une profession, car les Gould ne vivent pas dans l'opulence et Edmund, qui a assuré les frais de scolarité et verse toujpours une petite rente, perd beaucoup au jeu. De plus, sa deuxième épouse, décédée depuis peu, lui a donné six autres fils[4].

Désormais fixé à Londres en 1727 [4], Fielding choisit l'écriture[5]. Sa première publication est un pamphlet avec deux poèmes, intitulé Le Couronnement, Poème et Ode à l'anniversaire (The Coronation, A Poem, and an Ode on the Birthday)[6],[5]. Puis, il fait une entrée réussie au théâtre avec Love in Several Masques[7] ,[5]. Bientôt cependant, au regret de n'avoir terminé ses études, il s'inscrit à l'université hollandaise de Leyde (Leiden) où il reste dix-huit mois[8], puis s'en revient à la scène londonienne[5].

Il a trouvé un petite salle où se donne sa deuxième pièce The Temple Beau en 1731. La troisième, The Author's Farce est jouée au petit Haymarket sous la signature de Scriblerus Secundus, ce qui aligne l'auteur sur les satiristes Swift, Pope et Gay, qui ont fondé le Scribblerus Club. Fielding séduit le public avec des adaptations de Molière et à des pièces satirico-comiques, « Tom Pouce » et La Tragédie des tragédies qui envahissent la rue pour les foires ou les fêtes[5].

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Fielding collabore avec de célèbres acteurs, James Quinn, Kitty Clive, l'écrivain James Ralph et surtout le peintre William Hogarth auquel il vous une grande admiration[9]. Sa personnalité s'impose parmi les cercles intellectuels. James Harris écrit en 1750 dans une biographie inédite : « Son génie était perçant, vivant, docile, capable de sérieux comme de ridicule ; ses passions étaient véhémentes et allaient vite jusqu'à l'excès. De sa personne, il était fort, imposant, capable de gros efforts ; son visage manquait de beauté mais l'œil était pénétrant, particulièrement à chacune de ses saillies d'esprit ou de colère »[10],[CCom 1]. Son premier biographe officiel, Arthur Murphy, tout en insistant sur son physique imposant et robuste, plus de six pieds[N 1], et louant son esprit, sa gaieté et sa bonne humeur, son tempérament « fait pour les réjouissances »[CCom 2], regrette qu'il se soit « lancé sans retenue dans une carrière de dissipation »[11],[CCom 3].

De fait, Fielding aime trop le tabac, l'alcool et la bonne chère[12], dissipations, précise Arthur Murphy, comprenant vraisemblablement des escapades sexuelles[13].

La vie conjugale et la reconversion[modifier | modifier le code]

Depuis la fin des années 1720, Fielding écrit des poèmes d'amour à une certaine Celia de Salisbury[13], sans doute Charlotte Craddock qu'il épouse clandestinement en 1734 près de Bath[14],[15]. Plus tard, il écrira d'elle : « celle qui m'apporte le robuste réconfort de ma vie »[16],[C 1],[13].

Jeune femme élancée en robe blanche, jouant comme sur les flots avec une corde à sauter sur fond vaporeux.
Sophia Western, vue par J. C. Stadler et Piercy Roberts, d'après Adam Buck en 1880.

L'héroïne de Histoire de Tom Jones, enfant trouvé, Sophia Western, doit beaucoup à Charlotte Craddock : « […] par dessus tout, elle ressemblait à celle dont l'image ne sortira jamais de mon cœur, et si tu te souviens d'elle, mon ami, tu auras alors une juste idée de Sophia »[17], et son portrait donne l'impression, écrit Gerould, que Charlotte a posé pour son mari[18].

Charlotte a apporté une dote très importante pour l'époque[19], encore arrondie par l'héritage de sa mère décédée en 1735. Fielding lui-même gagne beaucoup d'argent avec ses pièces auxquelles il ne travaille pas beaucoup[20]. Qu'il ait été dispendieux est évident, tant est rapidement gaspillée la petite fortune de son épouse[13], alors que les naissances se succèdent et que la pauvreté guette la famille[13].

En 1737, le Stage Licensing Act, qui soumet chaque pièce à la censure du Lord Chambellan, met fin à sa carrière de dramaturge, réaction politique considérée comme ad hominem, les principales cibles étant John Gay et Henry Fielding dont les pièces comiques, par exemple la série de divertissements Pasquin, visent en priorité le premier ministre [21].

Les comptes de Fielding se trouvent vite à sec et il est contraint de prendre une décision drastique : à trente ans, il se tourne vers le droit et redevient étudiant. James Harris rapporte que Fielding travaille « comme une bête » (like a drudge) pour assimiler le corpus des lois et de la jurisprudence et en 1740, il reçoit son diplôme de magistrat. Aussitôt chargé du « circuit-ouest », s'étendant de Salisbury à Bath où il rencontre son ami Ralph Allen , ses émoluments restent maigres et c'est grâce à ses activités de journaliste politique, surtout pour son magazine The Champion, fondé en 1739,n qu'il réussit à ne pas sombrer dans la pauvreté. Walpole reste la cible de choix, sape poursuivie dans des pamphlets pour la plupart anonymes[22]. Fielding traduit aussi une biographie du roi de Suède Charles XII et revient brièvement à la scène avec « Miss Lucy à la ville »)[23] pour laquelle il collabore avec David Garrick.

Première fiction et décès de Charlotte[modifier | modifier le code]

Vers 1740, il s'essaie à la fiction en prose, encouragé par l'immense succès de Pamela de Richardson, qu'il parodie aussitôt qui avec Shamela (1741), bientôt suivi par 'Joseph Andrews (1742) « à la manière de Cervantès », récit lui aussi parodique mais œuvre autonome en soi. Puis vient Jonathan Wild le Grand publié avec un recueil de poèmes, des pièces et des essais dans les trois volumes de Miscellanies en 1743[24]. Dans la préface à Miscellanies, Fielding fait quelques confidences concernant sa vie privée : corps perclus de goutte, perte d'un enfant, maladie de son épouse, difficultés d'argent[25].

noir et blanc, avec détails de l'édition, petite correction manusrite
Page-titre du roman de Sarah Fielding.

En novembre 1744, Charlotte décède et le chagrin de Fielding est tel que ses amis craignent qu'il n'en perde la raison. Il se rapproche de sa troisième sœur, Sarah Fielding, auteur en 1744 de Les Aventures de David Simple auquel il a prêté la main[26], comme il le fera du deuxième opus, Familiar Letters between the Principal Characters in 'David Simple' and Some Others (1747,)[27]. Pendant toute cette douloureuse période, James Harris (en) se tient très près de son ami qui poursuit sa carrière judiciaire et de journaliste politique. L'époque est trouble, Charles Edward, Bonnie Prince Charlie, a débarqué en Écosse en 1745 pour renverser le régime en faveur de son père avec l'aide des Français, et sa marche vers le sud le conduit jusqu'au cœur des Midlands où il est arrêté à la bataille de Culloden. Fielding publie nombre d'articles en faveur du régime dans The True Patriot[28] et The Jacobite's Journal[29]. Robert Walpole, avec qui Fielding a fait la paix après son pamphlet The Opposition[30], est mort en 1745 après s'être enfin retiré, et nombre d'amis de Fielding sont aux commandes de l'État[27].

En novembre 1747, Fielding épouse Mary Daniel, la bonne de Charlotte, déjà enceinte de six mois et qui lui donne cinq enfants pendant les six années de leur union. Il l'évoque plus tard avec affection[31],[32], mais le mariage fait scandale. Horace Walpole, le plus jeune fils de l'ancien premier ministre, par exemple, commet un méchant petit épigramme à peine voilé[33]. Pour augmenter ses revenus, Fielding s'occupe d'un spectacle de marionnettes, mais vers 1748, Lyttleton lui vient en aide et il est nommé juge de paix pour Westminster, puis le Middlesex. En 1749, paraît Histoire de Tom Jones, enfant trouvé commencé au milieu des années 1740 et dédicacé à son vieil ami[34].

Le juge de paix[modifier | modifier le code]

Gravure extraite d'un ouvrage de 1904
Le tribunal du 4 Bow Street (Rowlandson et Pugin, 1808).

Dans le petit monde de l'Intelligentsia londonienne, Fielding est resté un personnage important, non sans ennemis, cependant, qui se jettent sur l'occasion de sa nomination pour l'accabler, d'autant que Tom Jones connaît un succès sans précédent. Le jeune Tobias Smollett (1721–1771), en particulier, distille son venin dans Peregrine Pickle (1751), l'accusant d'être un marchand de justice[35],[34].

Les juges de paix sont chargés de faire prévaloir la loi, de lutter contre l'alcoolisme[36], d'enquêter sur les actes de délinquance et de veiller à l'ordre public, charges considérées comme peu gratifantes[37] car bénévoles, et leur seule rémunération provient de pots-de-vin dits « émoluments divers » (fees of various kinds), ce qui attise la convoitise et la suspicion. L'attaque de Smollett est injuste : Fielding a toujours refusé la moindre forme de corruption et s'est consacré à sa tâche avec intégrité et talent[34],[38]. Son mérite principal a consisté à réunir une unité de huit policiers intègres, « les hommes de Mr Fielding », embryon de la Metropolitan Police[36]. Fielding rédige aussi des pamphlets proposant des réformes sur la délinquance et la pauvreté, mais leurs conclusions ne peuvent être mises en œuvre en raison de la chute du gouvernement[34].

Cela dit, son jugement n'est pas infaillible, en particulier lors d'un événement majeur de l'époque, une émeute après quoi un jeune perruquier, Bosavern Penlez, vraisemblablement innocent fut traîné à la potence[39]. De plus, ses transactions avec les politiciens en place lui attirent de nombreuses critiques, mais il existe un consensus pour assurer que son action s'est avérée bénéfique[40].

Les dernières années[modifier | modifier le code]

Fielding s'est constamment efforcé de renflouer ses finances. En 1749, il crée avec son frère le Universal Register Office, à la fois bureau de recrutement, agence immobilière, magasin d'antiquités et organisme de conseil en placements, qui trouve sa place au sein de l'éphémère The Covent-Garden Journal. Il n'a que quarante-trois ans, mais abattu pr des deuils répétés, exténué par des tâches qui lui sont de plus en plus pénibles, miné par la goutte, l'asthme, la jaunisse et ce qu'on appelle alors la dropsie, sa santé s'est délabrée[16]. Après le rude hiver de 1753, il décide de partir au soleil, transmet sa charge à son frère John et s'embarque le 26 juin 1754 pour Lisbonne[41]. La traversée est rude, car il est quasi impotent[41], et sa seule distraction aura été de faire un portrait du commandant et de son épouse.

À Lisbonne, Fielding n'a plus de forces et s'éteint le 14 octobre 1754. Il repose au cimetière anglais[42]. Son dernier ouvrage, Journal of Voyage to Lisbon, chronique humoristique racontant son voyage, paraît en 1755 à titre posthume[41].

Fielding et le théâtre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Théâtre de Henry Fielding.

La production théâtrale de Fielding peut être classée en deux périodes, l'une allant de 1727 à 1732, la plus féconde, puis une autre de 1732 à 1737, de plus en plus politique, avec en particulier The Historical Register de 1736.

Les premières pièces de Fielding[modifier | modifier le code]

1727-1728[modifier | modifier le code]

Love in Several Masques « L'Amour sous plusieurs masques ») date du 16 février 1728 et ne fut jouée que quatre soirées[43]. Don Quixote in England (« Don Quichotte en Angleterre »), classée comme deuxième pièce n'a été terminée et produite qu'en 1734[44]. The Wedding Day (« Le Jour du mariage »), commencée à Leyde s'est vue refusée et n'a été publiée et mise en scène qu'en 1743 par par David Garrick[44].

1729–1730[modifier | modifier le code]

The Temple Beau (« Le Dandy du temple »), quatrième pièce, a été écrite d'avril à décembre 1729[45]. D'abord rejetée[46], elle a été montée dans une nouvelle salle et jouée pendant treize soirées[47]. The Author's Farce and the Pleasures of the Town (« La Farce de l'auteur, ou Les Plaisirs de la ville »), cinquième pièce, est interprétée en mars 1730 avec succès ; son troisième acte est un spectacle de marionnettes moquant le théâtre et de la communauté littéraire. Elle introduit le personnage d'auteur Harry Luckless et est signée Scriblerus Secundus[48]. Tom Thumb (« Tom Pouce »), sixième pièce, a été ajoutée à la neuvième représentation de The Author's Farce le 24 avril 1730, puis incorporée à d'autres productions, enfin transformée en The Tragedy of Tragedies (« la Tragédie des tragédies »)[49]. L'édition imprimée comporte des notes, des préfaces et prologues, des annotations diverses, etc.[50]. La septième pièce est Rape upon Rape; or, The Justice Caught in His Own Trap (« Viol après viol, ou la justice prise à son propre piège »), comédie en cinq actes jouée le 23 juin 1730 et reprise pendant huit soirées ; ensuite renommée The Coffee-House Politician (« le Politicien du café »), elle s'est vue constamment réadaptée pour suivre l'actualité politique[51].

1731[modifier | modifier le code]

noir et blanc, deux femmes dans coin de scène, l'une géante et l'autre quasi naine levant un flacon jusqu'à elle, homme miniature au ras du sol
Frontistpiece de The Tragedy of Tragedies par Hogarth.

The Tragedy of Tragedies (« La Tragédie des tragédies ») a été jouée pour la pour la première fois le 24 mars 1731 ; sa satire se porte sur la langue et le style tragiques[52]. The Letter Writers Or, a New Way to Keep a Wife at Home (« Les Correspondants, ou Nouvelle manière de garder une femme chez soi »), neuvième pièce, a été un semi-échec[53] et a été remplacée le 22 avril 1731, par The Welsh Opera (« L'Opéra gallois »)[54]. Dixième pièce, The Welsh Opera(« L'Opéra gallois »), a eu une belle carrière, puis s'est vue transformée en The Grub-Street Opera (« L'Opéra de Grub-Street ») ayant fait l'objet d'une répétition en mai 1731[55]. Il est vraisemblable qu'elle n'a jamais été jouée en raison d'une intervention gouvernementale[56], car, outre sa satire du théâtre, elle brocarde le gouvernement tout comme l'oppositon[57].

1732[modifier | modifier le code]

Le Médecin malgré lui, Sganarelle face à Valère et Lucas (acte I, scène 5), gravure de l’édition de 1719.

Après son retour au théâtre royal de Drury Lane, Fielding écrit The Lottery (« La Loterie »), donnée le 1er janvier 1732 avec Cato (« Caton ») d'Addison. Satire de la Loterie, la pièce est reprise quinze fois, puis remaniée en février pour quatorze autres représentations. Rejouée chaque année jusqu'en 1740 et même après 1783, elle compte parmi les plus populaires de Fielding[58]. Treizième pièce, The Modern Husband (« Le Mari moderne ») est jouée le 14 février 1732 et reste à l'affiche treize soirées de suite ; malgré une intrigue assez pauvre, Fielding y dénonce les abus de la loi sur l'adultère[59]. The Old Debauchees (« Les vieux débauchés »), d'abord intitulée The Despairing Debauchee (« Le Débauché au désespoir »), a été jouée avec The Covent-Garden Tragedy (« La Tragédie de Covent-Garden ») le 1er juin 1732 ; reprise six fois, ette est ensuite associée à The Mock Doctor (« Le Faux docteur »)[60]. À la suite de l'affaire Catherine Cadière, elle s'inspire du procès de Père Girard, jésuite accusé d'avoir fait usage de magie pour séduire une jeune fille et abuser d'elle[61]. Bien que The Covent-Garden Tragedy ait été jouée avec The Old Debauchees, elle ne connaît pas le succès escompté et est vite abandonnée[62]. La seizième pièce de Fielding, The Mock Doctor (« Le Pseudo-médecin »), remplace vite The Covent-Garden Tragedy comme compagne de The Old Debauchees est une adaptation du Médecin malgré lui de Molière[63], jouée avec succès le 21 juin 1732, puis révisée en fin d'année[64]. Il s'agit d'une affaire de dupes, la jeune héroïne simulant une perte de la parole pour éviter l'homme auquel on veut la marier tandis que le médecin qui la soigne est lui aussi un simulateur[65].

Les dernières pièces[modifier | modifier le code]

De 1736 à 1737, Fielding s'est détourné de l'humour de ses débuts et s'en prend avec virulence aux structures hégémoniques du théâtre et au gouvernement[66]. Trois pièces, en particulier, attirent la vindicte officielle : The Historical Register for the Year 1736 (« Registre historique de l'année 1736 ») séquence de scènes raillant un groupe de politiciens aux décisions arbitraires, Eurydice Hiss'd (« Eurydice sifflée ») ajoutant à la critique, et The Rump (« Le Croupion »), satire amère et mordante non signée, anonymement remise à un acteur irlandais qui, au vu son contenu sulfureux, la transmet à Walpole, ce qui précipite la loi sur la censure de 1737[67].

Le bâtiment massif est vu depuis le nord-est, au croisement de Russell Street et Drury Lane. On peut voir l'arrière du théâtre avec ses coulisses et l'entrée des artistes
Le Théâtre de Drury Lane en 1809 (d'après une gravure de 1811).

Le Stage Licencing Act[modifier | modifier le code]

Cette initiative gouvernementale a été interprétée comme une mesure ad hominem destinée à abattre un homme seul[68] : en effet, c'est bien Fielding qui a grandement contribué à l'irritation gouvernementale. James Harris le laisse entendre lorsqu'il décrit son théâtre : « scènes de fantaisie et d'humour allégoriques, images de la vie, de l'extravagance et de la nature, l'humour à des sommets inimaginables, où se mêlent à l'occasion un mélange de sarcasme et de satire personnelle, concernant nos gouvernants et leurs mesures »[69],[70],[CCom 4]. James Harris pense à la série Pasquin et à The Historical Register for the Year 1736, mais même dans des pièces plus précoces, des esprits partisans se sont évertués à décoder des allusions incendiaires[71].

Théâtre ressemblant à celui de Guignol, bariolé, avec marionnettes sur la scène
Théâtre de marionnettes de Punch et Judy.

Selon cette optique, les pièces de Fielding auraient été des œuvres d'apprentissage, de peu d'importance au regard de la fiction, prototypes des procédés scéniques et de l'habileté dramatique qu'elle déploie[72]. Tel n'était pas l'avis de Fielding qui a longtemps fait de sporadiques tentatives pour retourner à la scène, y compris avec un spectacle de marionnettes[73].

La vitalité du théâtre de Fielding[modifier | modifier le code]

Document en noir et blanc portant : "The Author's Farce; and the Pleasures of the Town. As Acted at the Theatre in the Hay-Market. Written by Scriblerus Secundus. —Quis iniquæ / Tam patiens urbis, tam ferreus, ut teneat se? Juv. Sat. I." At the bottom is "London: Printed for J. Roberts, in Warwick-Lane. MDCCXXX."
Page-titre de The Author's Farce

Ses pièces, en effet, dépassent de loin le simple aspect politico-satirique et représentent la force dominante du théâtre en Angleterre pendant sa plus originale décennie[72]. De 1727 à 1737, vingt-neuf opus touchant à tous les genres, y compris l'opéra-ballade, réaction à la prééminence de l'opéra italien sur les scènes d'alors, la pantomime burlesque (mock pantomime), la pièce dite « de répétition » (rehearsal play)[72]. Bref, Hume écrit en substance que, de 1728 à 1737, Fielding a dominé la scène londonienne comme jamais depuis le règne de Dryden[74],[72].

Actrice bien illuminée avec homme à droite resté dans l'ombre
1735 : Kitty Clive interprétant Philida.

Son expertise professionnelle se manifeste aussi dans l'exhaustive exploitation des ressources offertes par le théâtre, ce qui a incité G. B. Shaw à le comparer à Shakespeare[75]. Capable de toutes les métamorphoses, il adapte son style aux différents publics, ne rédigeant souvent que de brefs canevas destinés à s'enrichir de répétition en répétition au gré des improvisations[76].

Une attitude frondeuse, mais opportuniste[modifier | modifier le code]

Au départ, Fielding se présente avec modestie, Mr FIELDING[77]. Peu après son retour de l'université de Leyde, MR FIELDING s'efface et Scriblerus Secundus, parfois associé à Mr Luckless (« M. Pas de chance ») (The Author's Farce) prennent le relais en mars 1730[78] avec une approche satirique digne des Pope, Swift et Gay[79]. Deux pièces représentent au mieux l'ambivalence de la satire fieldienne pendant cette phase scriblérienne, Tom Thumb ( « Tom Pouce ») d'avril 1730 et son extrapolation The Tragedy of Tragedies (« La Tragédie des tragédies ») de mars 1731 : un style pompeusement tragique pour ridiculiser la grandiloquence du genre, associée au non sens et au burlesque, bouffonnerie encore accentuée dans le texte écrit par de multiples annotations jetées par divers persona de Fielding à la manière de Pope dans Dunciad Variorum (1729[80].

Lors de la saison 1730-1731, Fielding cesse de se référer au Scriblerus Club[81] et se rapproche du pouvoir, dédiant son The Modern Husband (« Le Mari moderne ») au premier ministre[81]. Il signe de son nom[81] et annonce son intention de se consacrer à la comédie sérieuse et morale[81]. C'est aussi l'époque des adaptations de Molière avec The Mock Doctor ( Le Médecin malgré lui), The Miser (L'Avare), donnés en 1732 et 1733[82]. Pourtant, les pièces qui suivent, The Old Debauchees, The Covent-Garden Tragedy font ouvertement fi de la bienséance, avec le lupanar en décor, des prostituées et des voyous comme personnages[82].

La statue Pasquino, avec sur le socle, des tracts protestataires.

En avril 1734 est jouée Don Quichotte en Angleterre par « L'Auteur » qui clame son exigence de liberté[83] et lance ses saillies satiriques aussi bien contre le pouvoir que l'opposition. L'avènement le 5 mars 1736[84],[85] de Pasquin; A Dramatic Satire On The Times, signée « Henry Fielding, Esq. »[86], prélude à deux saisons où l'imagination se débride[87], avec un nouveau genre, la répétition de la pièce à l'intérieur de la pièce, reprise d'une formule à succès illustrée en 1661 par La Répétition (The Rehearsal)[88].

Première cible, le théâtre : Tumble-Down Dick; or Phaeton in the Suds[89] réécrit de façon burlesque une pantomime à succès, The Fall of Phaeton; or Harlequin, a Captive (« La Chute de Phaéton, ou Harlequin captif ») de Pritchard[90]. Suivent sous un autre pseudonyme, The Great Mogul (« Le Grand Moghol »)[91] des parodies de John Rich : The Historical Register for the Year 1736 évoque « la platitude, la flagornerie, l'hypocrisie, les fausses promesses, le travail de sape » du monde de la scène[92],[C 2]; d'où les railleries ironiques adressées aux gérants et à leurs méthodes[93].

Deuxième cible, la corruption politique et les abus du pouvoir : les pièces accablent de leur satire une société vouée aux transactions commerciales[76],[94], et la farce du pouvoir[95],[93]. Le dictateur de Drury Lane, Theophilus Cibber, fils de Colley Cibber[96], n'est que la miniature du maître du théâtre politique de Westminster ; une « Dédicace au public » enfonce le clou[93], et Fielding programme des pièces résolument opposées au régime telles que l'anonyme A Rehearsal of Kings (« Répétition de rois ») (mars 1737) et même Polly de John Gay, suite de L'Opéra du gueux, interdit depuis 1729. Qu'il ait lui-même écrit The Golden Rump (« Le Croupion doré ») est probable, cette farce séditieuse que Walpole utilise comme dernier prétexte pour faire passer sa loi sur la censure[97]).

Conclusion[modifier | modifier le code]

Fielding ne fut pas seul à précipiter le Stage Licensing Act de 1737[98], chaque théâtre, à l'exception de Covent Garden, se faisant de plus en plus critique à l'égard du pouvoir[97]. Quoi qu'il en soit, sa carrière de dramaturge s'arrête net[97]. Selon Colley Cibber, Fielding « a mis le feu à sa propre scène et, par ses écrits, provoqué une loi du Parlement pour finir de la démolir »[99],[CCom 5]. Table rase qui, après un passage météorique ayant révolutionné le genre théâtral, crée d'un coup l'espace le plus fécond pour son œuvre, l'écriture romanesque[100].

La carrière journalistique de Fielding[modifier | modifier le code]

Résumé chronologique
Date Statut Journaux
1738 Étudiant en droit à Middle Temple Common Sense
1739-1740 Entrée au bareau en juin 1740 Champion
1745-1746 Shamela, Joseph Andrews, Jonathan Wild True Patriot
1747-1748 Second mariage, Histoire de Tom Jones, enfant trouvé circule en privé The Jacobite Journal
1752 janvier-novembre The Covent-Garden Journal

Entre 1730 et 1752, Fielding collabora à différents périodiques. Goldgar retient le Champion (1739-1740), le True Patriot (1745-1746), le Jacobite Journal (1747-1748) et le The Covent-Garden Journal (1752)[101]. Il est est d'autres, mais leur identité précise et la participation de Fielding restent, malgré les certitudes affichées par Battestin, sujettes à caution[102].

Le Champion[modifier | modifier le code]

Bien que Fielding soit le principal collaborateur du Champion, il n'en détient que 2/16e des parts, les principaux actionnaires étant principalement des libraires[103] très investis dans l'opposition à Robert Walpole[104], privilégiant le mélange humour et piques politiques qui lui convient tout à fait[105],[106]. Avec lui, ce parti-pris se fait plus accusateur et les ventes grimpent d'autant. Walpole devient « Robin Brass » ou « Son Honneur » ou encore « Boyaux » (Guts), et Fielding, bien que prétendant ne pas vraiment avoir la fibre politicienne[107], brocarde goulûment les pertes navales ou les ministres corrompus, ou encore le déclin des belles-lettres dû à l'indifférence gouvernementale[106]. Pour lui, il s'agit de rester du côté des gens d'esprit plutôt que de celui de « Bob, l'ennemi du poète » (Bob, the poet's foe)[108], c'est-à-dire du Premier Ministre[109]. Après son intégration au barreau le 17 juin 1740, sa participation au journal diminue[110]et son attitude envers Walpole s'assouplit. Sa collaboration au Champion semble avoir cessé le 17 février 1741, peut-être, selon Ribble, contre versement d'argent[111].

La brève vie du True Patriot (« Vrai Patriote »)[modifier | modifier le code]

Fielding ne retourne à la presse que le 5 novembre 1745 avec le True Patriot (« Vrai Patriote »)[112]. Au départ, il s'amuse à dissimuler son identité, ce qui laisse cours aux supputations, mais les colonnes se concentrant sur la rébellion, le magazine peine à retrouver le brillant du Champion[112]. Malgré ses efforts et quelques éclaircies, l'humeur reste sombre aux dépens des saillies humoristiques[113]. À mi-chemin dans le numéro 14[114], Fielding se révèle pour se défendre de l'accusation de partialité : il n'est pas un écrivain politique, écrit-il, surtout que le pouvoir n'éprouve que mépris pour les gens de lettres et que leur opinion lui est totalement indifférente[113] D'ailleurs, après le 17e numéro, la colonne dite « Actualités de la Grande-Bretagne » se consacre à de très sérieux essais patriotiques, pour la plupart de Ralph Allen, Fielding se limitant à des éditoriaux sans inspiration, mode des jupons à crinoline, panégyriques de la famille royale, etc. Ainsi prend fin l'éphémère existence de ce journal resté peu glorieux[113].

The Jacobite Journal[modifier | modifier le code]

« Le Journal jacobite » (The Jacobite's journal By John Trott-Plaid, Esq;) est lancé le 5 décembre 1747 sous la forme d'un hebdomadaire de quatre pages avec un substantiel éditorial et des rubriques dévolues aux affaires étrangères et à l'actualité nationale, parfois enrichies de commentaires satiriques. Selon Ribble, le gouvernement de Pelham verse des fonds à Fielding et achète plusieurs milliers milliers d'exemplaires chaque semaine[115], ce qui expliquerait que la feuille soit la seule à prendre sa défense[116]. Le contributeur principal s'identifie comme John Trott-Plaid, jacobite, pose l'autorisant à stigmatiser les opposants au pouvoir[117], mais dont l'ironie reste lourde et forcée[118]. Autre procédé, la pseudo-pédanterie d'essais érudits expliquant, à la manière de l'évhémérisme pratiqué par l'abbé Antoine Banier[119] les mythes et mystères du jacobitisme, efforts laborieux pour associer politique et humour. Après le numéro 17, Fielding abandonne l'ironie pour disserter sur l'actualité dans des essais documentés et tient à jour son « Tribunal de la critique « (Court of Criticism) qui dispense éloge et blâme aux hommes de lettres[120]. Assez tôt identifié comme l'auteur de cet organe de propagande ministérielle, il est l'objet d'une vaste campagne injurieuse par la presse d'opposition. Il réagit en accusant ses détracteurs d'illettrisme et de diffamation, puis conclut avec une indulgence ironique que dans un pays où la production littéraire n'est pas encouragée, la tentation est grande pour l'homme affamé d'assaisonner son propos de calomnie afin de remplir son estomac[121],[120]. Peu après, le 5 novembre 1748, le Jacobite's Journal cesse de paraître[122].

The Covent-Garden Journal[modifier | modifier le code]

Article détaillé : The Covent-Garden Journal.

The Covent-Garden Journal a été fondé le 4 janvier 1752, presque entièrement financé et écrit par Fielding sous le pseudonyme de Sir Alexander Drawcansir, Knt. Censor of Great Britain (« Sir Alexander Drawcansir, Knt., censeur de la Grande-Bretagne »). Attaché à aucune cause politique, c'est une revue littéraire à vocation commerciale d'abord destinée à promouvoir le Universal Register Office fondé par Fielding et son demi-frère John. Elle comprend quatre pages, un article de fond ou une lettre, puis une petite colonne consacrée à Covent Garden, sans doute la meilleure car relayant avec malice les affaires judiciaires traitées par Fielding et s'efforçant de donner de lui l'image d'un bon juge de paix. À l'occasion, elle sert de tribune éditoriale pour discuter de délinquance et de criminologie. S'ajoute dans dix-sept des soixante-douze numéros une page intitulée Court of Censorial Enquiry[123]. Le rôle de censeur que Fielding réserve à sa colonne Covent Garden couvre bientôt toute l'actualité sociale et intellectuelle, parfois par de substantiels essais, par exemple sur la loi sur l'adultère ou l'affaire de la parricide Mary Blandy (1751)[124], ou encore une nouvelle loi destinée à la suppression des maisons de tolérance (bawdy houses)[123]. Les éditoriaux se focalisent, avec une ironie à la Swift, sur des problèmes de sociologie morale, pauvreté, liberté et loi de la populace (mob rule), etc.[125],[126] ; la colonne intitulée Court (« La Cour ») se préoccupe surtout de littérature et de théâtre, mais ne s'étend que sur environ un tiers de l'espace du journal[123].

Au centre deux hommes débattent, un troisième essaie de les départager sous le regard de trois femmes
Les Conjurés (1753) ; au centre Fielding (à gauche) et John Hill (à droite).

Les onze mois de cette publication sont secoués de controverses souvent très rudes, chacune provoquée par une initiative de Fielding, d'abord la « Guerre du papier » de 1752-1753 déclenchée dès le premier numéro par une violente attaque contre « les écrivaillons des armées de Grub Street »[127],[C 3], en principe destinée au seul John Hill, mais qui heurtent bien des auteurs. La bataille qui s'ensuit devient générale et reste l'un des événements marquants de la vie littéraire de l'époque. Hill répond par une parodie, mais Smollett lance un pamphlet vengeur dans lequel Fielding se voit traité de cerveau dérangé[128], accusé de vol, de plagiat, de lubricité[129], surtout envers sa seconde épouse Mary Daniels, ancienne servante de sa première femme[130]. Lassé par le tour personnel de la polémique, Fielding abandonne la partie après cinq numéros, mais la guerre continue sans lui jusqu'en 1753[131].

Autre affaire retentissante, celle dite de « Meanwell », née d'un jugement prononcé par Fielding en 1749 à l'origine d'une rumeur selon laquelle il est payé pour défendre des bordels ; trois années plus tard, une lettre émanant d'un certain Humphry Meanwell[132] présente certaines objections à la loi dite Disorderly House Act (25 Geo. II, c. 36)[133] censée supprimer les maisons closes et chasser les prostituées du territoire de la Grande-Bretagne[134], puis pose la question de savoir si « L'Hôpital des enfants trouvés » (Foundling Hospital) n'est pas destiné à recueillir les fruits des amours illicites des grands du royaume[132],[C 4]. Le public ne tarde pas à soupçonner Fielding d'en être l'auteur, d'autant qu'il la publie le 22 juin dans la colonne Covent Garden[135] et y revient peu après avec un commentaire très favorable[136], laissant entendre. selon Battestin, qu'il n'est pas insensible au sort des prostituées[137].

Gravure extraite d'un ouvrage de 1904
Le tribunal du 4 Bow Street (Rowlandson et Pugin, 1808).

Après cette deuxième guerre, le périodique se préoccupe de sujets d'actualité consensuels, mais sur le même ton ironiquement acerbe et sarcastique[138]. Fielding reste cependant d'humeur sombre, se sent malade et dans le numéro 72 du 25 novembre 1752[138], annonce qu'il n'a plus le cœur de « poursuivre plus longtemps »[138],[C 5], et The Covent-Garden Journal cesse de paraître. Fielding continue de le corriger et l'amender jusqu'à la fin de ses jours[139], sans doute ayant pris sa mission de « Lord Censeur de la Grande-Bretagne » (Knight Censor of Great-Britain) très à cœur[140], et considérant que ses efforts en ce domaine valent d'être mis à la disposition de la postérité[141],[139].

La carrière de romancier de Fielding[modifier | modifier le code]

C'est surtout comme romancier que Fielding s'est illustré tant de son vivant que pour la postérité, carrière assez tardive puisque commencée en 1741 alors qu'il avait trente-quatre ans. Si son chef-d'œuvre absolu reste Histoire de Tom Jones, enfant trouvé, compté par Somerset Maugham parmi les dix plus grands chefs-d'œuvre de la littérature universelle[142], ses autres œuvres méritent toutes l'admiration, en particulier Joseph Andrews et Amelia, ce dernier particulièrement apprécié de Richardson ; reste Vie de Mr Jonathan Wild le Grand fondé sur un fait d'actualité datant de vingt ans, une satire de la grandeur conçue comme domination sur autrui[143].

Shamela[modifier | modifier le code]

Shamela, An Apology for the Life of Mrs. Shamela Andrews, in which the many notorious falsehoods and misrepresentations of a book called Pamela are exposed (Éloge de la vie de Mme Shamela Andrews, dans lequel sont révélées nombre de notoires faussetés et représentations erronées d'un livre nommé Pamela), première - et la plus célèbre - parodie de Pamela de Richardson, Fielding n'en a jamais reconnu la paternité, non plus d'ailleurs que la lui ont attribuée les critiques et universitaires ayant étudié son livre pendant les cent-cinquante années qui ont suivi sa publication. Pourtant les signes ne manquent pas qui signalent sa marque, que seul le dernier siècle semble avoir soulignée[144]. Pourquoi cette réticence de la part d'un auteur ayant suffisamment prouvé tant par son théâtre que ses journaux qu'il ne craint pas la polémique ? Il est vrai qu'il s'attaque à un très gros morceau, d'une immense popularité et universellement reconnu comme un chef-d'œuvre du genre, d'ailleurs admiré par lui-même ; il est également vrai que l'époque est habituée à ce que les écrivains cachent leur identité, au moins dans un premier temps, et son pseudonyme pour l'occasion, Mr Conny Keyber, peut aussi bien susciter la curiosité que servir de paravent. L'opinion généralement avancée aujourd'hui est que Fielding ne tenait pas particulièrement à être associé au ton vulgaire, que ses contemporains appelaient low comme en témoigne ce commentaire emprunté à Tom Jones : « Et tous les jeunes critiques du moment, les employés et les apprentis appelaient vulgaire et se mettaient à gémir »[145],[C 6], qui enveloppe le livre d'une aura de non-respectabilité. Tout ce dont Shamela parle, en effet, elle le dévalorise avec un charme naturel calculé par Fielding pour à la fois susciter et frustrer la désapprobation. Il existe en elle une liberté, une indécence comique témoignant de la sympathie que lui porte son créateur, mais suffisantes pour qu'il ne se révèle pas d'autant que le livre qu'il brocarde a pour auteur un voisin et ami de ses quatre sœurs[146].

Shamela est une parodie de bout en bout, dès les lettres louangeuses accompagnant Pamela, dont le bouffi invite à la transcription quasi littérale[146], jusqu'au contenu suivant son anti-modèle au pas, épisodes et dialogues en miroir inversé, si bien que les deux romans sont superposables[147], et au-delà de Richardson, englobant aussi Colley Cibber et Conyers Middleton, d'abord par le pseudonyme (Conny Keyber) à l'euphonie proche du premier, puis la dédicace en imitation du style du second, enfin par la copie ou le rappel du mémorable ridicule de chacun. Thomas Lockwood est d'avis que l'unité du livre n'est pas tellement thématique, ce qu'avance, entre autres, Eric Rothstein[148], mais de ton[149]. Ce qui compte cependant, c'est l'histoire et ce que la postérité retient avant tout, c'est la vitalité du personnage de Shamela, certes placée dans le sillon de Pamela, mais construction autonome issue de l'expérience théâtrale de son créateur, une soubrette dans la lignée de celles qu'il confiait au talent de l'illustre comédienne soprano Catherine (Kitty) Clive[150].

(à suivre)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

(en construction)

Œuvres de Fielding[modifier | modifier le code]

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Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

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Ouvrages spécifiques[modifier | modifier le code]

Vie de Fielding[modifier | modifier le code]
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Autres aspects
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Carrière journalistique de Fielding[modifier | modifier le code]
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(à suivre)

Aspects littéraires de l'œuvre de fiction[modifier | modifier le code]
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  • (en) Judith Moore, The Appearance of Truth: The Story of Elizabeth Canning and Eighteenth-Century Narrative, New Jersey, Associated University Presses Inc.,‎ 1994 (ISBN 0874134943)
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Recueils d'essais et d'articles[modifier | modifier le code]
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Citations originales de Fielding[modifier | modifier le code]

  1. « one from whom I draw all the solid comfort of my life ».
  2. « lying, flattering, dissembling, promising, deceiving and undermining ».
  3. « hack-writers of Grub Street »
  4. « Are none but the bastards of our great-ones to have the benefit of it? ».
  5. « neither inclination nor leisure to carry on any longer ».
  6. « And all the young Critics of the Age, the Clerks, Apprentices, etc. called it Low, and fell a Groaning »

Citations originales des commentateurs[modifier | modifier le code]

  1. « Genius was acute, lively, docile, capable equally both of the serious and the ridiculous; his passions vehement & easily passing into excess; his person strong, large, and capable of great fatigues; his face not handsome, but with an eye peculiarly penetrating, & which during the sallies of wit and anger never failed to distinguish it self ».
  2. « made for enjoyment ».
  3. « launched wildly into a career of dissipation ».
  4. « scenes of fancy and allegoric humour, pictures of human Life Extravagance and Nature, ye highest humour imaginable occasionally interspersed with a large mixture of bitter sarcasm and personal satire, respecting ye leading Persons and Measures of the times ».
  5. « set fire to his stage, by writing up to an an Act of parliament to demolish it ».

Notes[modifier | modifier le code]

  1. C'est-à-dire près de 1,83 m.

Références[modifier | modifier le code]

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