Christophe Cavard

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Christophe Cavard
Christophe Cavard, le 13 mars 2012.
Christophe Cavard, le .
Fonctions
Député de la 6e circonscription du Gard
En fonction depuis le
Élection
Président François Hollande
Législature XIVe
Groupe politique Groupe écologiste
Prédécesseur circonscription créée
Conseiller général du canton de Saint-Chaptes
Prédécesseur Jean Carreyron
Successeur Bérengère Noguier
Biographie
Nom de naissance Christophe Michel Pierre Cavard
Date de naissance (47 ans)
Lieu de naissance Die (Drôme)
Nationalité Française
Parti politique PCF (1986- 2009)
EELV (2009-2015)
Le Bien commun (depuis 2015)
Profession Éducateur
Députés du Gard

Christophe Cavard, né le à Die, est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Christophe Cavard est membre du Parti communiste français (PCF) à partir de 1986[1], avant de rejoindre Europe Écologie Les Verts (EELV) en 2009, qu'il quitte en 2015.

Il bat, lors des élections cantonales de 1998 et contre toute attente, le maire socialiste de Sauzet et conseiller général sortant Jean Carreyron[2] et devient conseiller général communiste du canton de Saint-Chaptes. Il est réélu en 2004, et devient vice-président du conseil général du Gard délégué aux politiques d'insertion (RMI-RSA).

En 2006, il est membre du collectif d'initiative unitaire et populaire (CIUP), qui prône une VIe République ; il en devient l'un des porte-parole nîmois avec Jean-Marie Angelini, Janie Arnéguy, Frédéric Deschamps, Jean-Marc Philibert et Michel Perfettini[3].

En 2007, il participe à la campagne électorale de José Bové, candidat à l'élection présidentielle [4],[5]. Il quitte le PCF en 2009 et rejoint Europe Écologie pour la campagne des européennes conduite par Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly et José Bové.

En 2011, il est candidat aux élections cantonales, cette fois sous l’étiquette Europe Écologie Les Verts. Il est à nouveau élu conseiller général face au FN Simon Latorre. Il devient alors vice-président du département chargé de la prévention des risques naturels, et président du premier groupe écologiste au conseil général du Gard.

Il préside le syndicat mixte des Gorges du Gardon[6] depuis 2001, labellisées « réserve mondiale de biosphère » par l'UNESCO en 2015 [7] , cette structure publique de gestion œuvre notamment pour l'obtention du label « Grand site de France » pour les gorges du Gardon.

Christophe Cavard avec Sandra Solinski, en .

Il est élu député de la 6e circonscription du Gard lors des élections législatives de 2012, avec sa suppléante Sandra Solinski[8], dans le cadre de l'accord entre le Parti socialiste et EELV. Il est membre de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale.

En , lors de l'élection municipale à Nîmes, il s'engage sur la liste Nîmes Capitale conduite par Françoise Dumas.

En , il annonce son départ d'EELV, dénonçant la « violence » d’un parti « en déliquescence » et qui « va dans le mur »[9]. Il siège cependant toujours au sein du groupe écologiste[10].

Le , il annonce sa candidature à l'élection régionale de 2015 en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées[11],[12] et explique ses désaccords avec Gérard Onesta [13] . À la tête de la liste écologiste et citoyenne le « Bien commun[14] » au niveau régional et dans le Gard, il est secondé dans le département par Bérengère Noguier[15]. Il dit, avec ses colistiers, vouloir participer à fonder une coopérative politique citoyenne[16]. Il obtient 1,70% des suffrages (il est donc éliminé) et il appelle à voter en faveur de la liste conduite par Carole Delga.

Le 19 mai 2016, avec cinq autres députés, il quitte le groupe écologiste, provoquant sa dissolution, et rejoint le groupe socialiste[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.objectifgard.com/2016/01/09/nimes-lecologiste-christophe-cavard-dans-le-doute/
  2. « Avis de décès de Jean Carreyron », sur midilibre.com.
  3. « Le collectif d'initiative unitaire et populaire s'organise pour 2007-2008 », Midi Libre, no 22 272,‎ , p. 2.
  4. « Christophe, infatigable collecteur de promesses », sur leparisien.fr (consulté le 8 décembre 2015).
  5. Sylvia Zappi, « Des communistes dissidents aux avant-postes de la campagne Bové », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  6. Site du syndicat mixte des Gorges du Gardon.
  7. « Gard : les gorges du Gardon désignées Réserve de biosphère par l'Unesco », sur MidiLibre.fr (consulté le 8 décembre 2015)
  8. Nîmoise, elle est responsable de l'ingénierie et de l'appui pédagogique au Centre de ressources gardois pour la maîtrise des savoirs de base (CEREGARD) ; voir « Sandra Solinski en binome avec Cavard » sur christophecavard.eelv.fr et « Notre équipe » sur ceregard.fr.
  9. Raphaëlle Besse Desmoulières, « Christophe Cavard : « EELV va dans le mur » », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  10. « Christophe Cavard : "EELV va dans le mur" », Le Monde, 5 juin 2015.
  11. Coralie Mollaret, « RÉGIONALES Le député gardois Christophe Cavard se lance dans la bataille », objectifgard.com.
  12. « Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées : l'écologiste Christophe Cavard présente une liste », lepoint.fr.
  13. « Lettre ouverte au vitriol de l'écologiste Cavard contre… l'écologiste Onesta », sur MidiLibre.fr (consulté le 4 décembre 2015).
  14. Site Bien commun.
  15. Coralie Mollaret, « RÉGIONALES Le député Cavard présente sa liste “Le Bien Commun” dans le Gard », Objectif Gard,‎ .
  16. « Bien commun : une coopérative politique », sur ladepeche.fr (consulté le 4 décembre 2015).
  17. Louis Hausalter, « Les députés écolos se font hara-kiri à l'Assemblée », marianne.net, 19 mai 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sitographie[modifier | modifier le code]