Paul Molac

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Paul Molac
Illustration.
Paul Molac lors du festival interceltique de Lorient 2013
Fonctions
Conseiller régional de Bretagne
En fonction depuis le
(2 ans, 6 mois et 27 jours)
Élection 13 décembre 2015
Président Jean-Yves Le Drian
Député de la 4e circonscription du Morbihan
En fonction depuis le
(6 ans et 25 jours)
Élection 17 juin 2012
Réélection 11 juin 2017
Législature XIVe et XVe
Groupe politique ECO (2012-2016)
SER (2016-2017)
REM (2017-)
Prédécesseur Loïc Bouvard
Président du Conseil culturel de Bretagne

(2 ans, 11 mois et 16 jours)
Prédécesseur Création de l'institution
Successeur Catherine Latour
Biographie
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Ploërmel (Morbihan)
Nationalité Française
Parti politique UDB (2009-2017)
REM (depuis 2017)
Diplômé de Université Rennes-II
Profession Professeur certifié d'histoire-géographie

Paul Molac né le à Ploërmel est une personnalité culturelle et politique française, député du Morbihan, militant notamment pour la défense de la culture et du patrimoine de la Bretagne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et débuts[modifier | modifier le code]

Paul Molac est né dans une famille d'agriculteurs. Il a vécu son enfance à la ferme puis l'a gérée tout en suivant des études agricoles (BEPA). Par la suite, il a repris des études d'histoire à l'université Rennes-II[1] et obtenu le CAPES en 1989. Il est depuis 1990 professeur d'histoire-géographie au lycée-collège de Brocéliande à Guer. Il a gardé de son travail dans la ferme familiale un grand intérêt pour l'agriculture[2].

Natif du pays de Ploërmel, zone linguistique concernée à la fois par la pratique du breton et celle du gallo, Paul Molac parle les deux langues[3] : il a suivi des cours de breton entre 1976 et 1982 à l'époque où il était membre du bagad de Ploërmel, et chante depuis 1985 dans un groupe de musique traditionnelle, Ferzaè, qui propose un répertoire majoritairement gallésant[4]. Il est d'ailleurs arrivé qu'il s'exprime en breton à l'Assemblée nationale, fait rarissime[5].

Premiers engagements associatifs[modifier | modifier le code]

Il intègre plusieurs associations culturelles de Haute et Basse-Bretagne[3] :

  • Depuis 1979 : membre puis président de Chom'te[n 1], association de collecte de musique traditionnelle sur le pays de Ploërmel.
  • Entre 1994 et 2012 : membre de Div yezh Breizh, association de parents pour l'enseignement du breton à l'école publique. Il en est le président de 2001 à , date à laquelle il quitte le poste afin de pouvoir organiser sa campagne électorale aux législatives de juin.
  • Depuis 2001 : vice-président de la Fédération pour les langues régionales dans l'enseignement public (FLAREP).
  • Depuis 2009 : vice-président de Kevre Breizh, coordination associative des associations de culture bretonne.

Engagé dans la vie locale, Paul Molac s'est également investi à partir de 1994 dans l'association des parents d'élèves des écoles publiques de Ploërmel ou encore dans l'association pour la création d'un lycée public, toujours à Ploërmel[6].

Il est élu le premier président du nouveau Conseil culturel de Bretagne, organisme consultatif à l'origine associatif et institutionnalisé cette même année par le Conseil régional de Bretagne[7].

Engagements politiques[modifier | modifier le code]

S'il n'adhère à aucun parti, Paul Molac se dit proche de l'Union démocratique bretonne (UDB)[8]. Candidat aux élections municipales de Taupont en 2008, à la tête d'une liste sans étiquette mais marquée à gauche, il obtient 217 voix pour 1 364 votants, soit 15,89 %.

Conseil régional de Bretagne[modifier | modifier le code]

Lors des élections régionales de 2015, il se présente sur la liste de Jean-Yves Le Drian et devient conseiller régional[9],[10]. Il se définit comme conseiller « régionaliste ».

Député de la quatrième circonscription du Morbihan[modifier | modifier le code]

Il se porte candidat lors des législatives de 2012, où il est investi par l'Union démocratique bretonne (UDB) dans la circonscription de Ploërmel avec le soutien du Parti socialiste (PS) et d'Europe Écologie Les Verts (EELV)[8]. Il est élu avec 52,56 % des voix au second tour contre François Guéant, fils de l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant[10], et devient ainsi le premier député autonomiste breton à l'Assemblée nationale[11],[12].

Il rejoint initialement le groupe écologiste à l'Assemblée nationale. En août 2015, Laurent de Boissieu le situe à la « droite pro-gouvernementale » de ce groupe[13]. Le , il est le seul député de son groupe parlementaire à voter en faveur d'un amendement déposé par cinq députés Les Républicains, qui supprime une mesure voulue par le gouvernement interdisant la pêche à plus de 800 mètres de profondeur[14],[15]. Le , avec cinq autres députés, il quitte le groupe écologiste, provoquant sa dissolution, et rejoint le groupe socialiste[16].

Le , il déclare soutenir la candidature présidentielle d'Emmanuel Macron[17]. Le 11 mai 2017, il se déclare à nouveau candidat dans la quatrième circonscription du Morbihan pour les élections législatives mais cette fois sous l'étiquette de La République en marche[18]. Le 11 juin 2017, il est réélu dès le premier tour avec 54 % des voix exprimées[19],[20]. Il devient ainsi l'un des quatre députés élus dès le premier tour[10].

Il est membre du groupe La République en marche[21], tout en se rattachant comme quatre autres députés au parti Régions et peuples solidaires sur la question du financement des partis politiques[n 2],[22],[23]. Alors que son groupe parlementaire adopte un système centralisé de dépôt des amendements, il passe outre cette règle et dépose en son nom 35 amendements entre juin et novembre 2017, soit « un rythme de député d’opposition » selon Mediapart[21].

Il se prononce contre le projet de loi antiterroriste en , tout en prenant position en faveur de la police de proximité[24].

Dans le cadre des lois pour la confiance dans la vie politique, il défend et fait voter un amendement interdisant les prêts avec intérêts de la part de partis politiques[25].

Concernant le projet de loi Immigration maîtrisée, droit d'asile effectif et intégration réussie, il n'est pas présent au moment du vote mais indique qu'il se serait abstenu s'il l'avait été[26]. Au sujet de la politique environnementale de l'exécutif, il estime en mai 2018 que « le compte n'y est pas »[26].

Positionnement sur l'autonomie de la Bretagne[modifier | modifier le code]

À propos du terme « autonomiste », il précise au magazine Bretons en août 2012 : « Ça dépend de la définition qu'on en a. (...) Autonomiste, oui, mais dans un cadre national. Il faut donner des pouvoirs aux régions. Mais avant tout, et contrairement à l'étiquette que l'on peut parfois me coller, je suis républicain. »[1]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Chom'te : « lève-toi » ou « debout ! » en gallo.
  2. Jean Lassalle, Jean-Félix Acquaviva, Paul-André Colombani, et Michel Castellani

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Alexandre Le Drollec, « Paul Molac, républicain régionaliste », Bretons, no 79,‎ , p. 25 (ISSN 0245-9507).
  2. « Législatives : Paul Molac, front de gauche », Le Télégramme,‎ (lire en ligne).
  3. a et b « Le Président (fiche de présentation) », sur le site de la Région Bretagne, (consulté le 19 janvier 2012).
  4. « Fête de la musique », Dossier de presse de la Mairie de Questembert,‎ , p. 5 (lire en ligne)
  5. « Le député Paul Molac parle (encore) breton en pleine séance à l'Assemblée nationale », sur lelab.europe1.fr, (consulté le 17 décembre 2015).
  6. Tangi Cheval, « Paul Molac : un député breton de gauche à Ploërmel ! », Le Peuple breton, no 577,‎ , p. 6 (ISSN 0245-9507).
  7. Philippe Argouarch, « Paul Molac élu président du nouveau Conseil culturel de Bretagne », Agence Bretagne Presse,‎ (lire en ligne).
  8. a et b « Législatives : Paul Molac, candidat du PS, des écolos et de l'UDB à Ploërmel »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Le Mensuel du golfe du Morbihan, (consulté le 19 janvier 2012) : « « C'est une candidature de rassemblement », répètent des responsables locaux du PS et de l'UDB depuis plusieurs jours. « Il a le profil du gagnant. Très investi dans le milieu associatif, Paul Molac est ancré dans cette circonscription. » »
  9. « Élections régionales. Les réactions des trois élus de Ploërmel », sur Ouest-France.fr, (consulté le 17 décembre 2015)
  10. a, b et c Loris Boichot, « Ces quatre députés élus dès le premier tour », Le Figaro, (consulté le 28 février 2018).
  11. « Paul Molac, premier député régionaliste breton élu à l’assemblée nationale française », sur 7seizh.info, (consulté le 17 juin 2012)
  12. Agence France-Presse (AFP), « Paul Molac, député chanteur, trilingue breton-gallo-français et régionaliste », sur Lagazettedescommunes.com, (consulté le 10 janvier 2013).
  13. Laurent de Boissieu, « Les députés écologistes : combien de divisions internes ? », sur ipolitique.fr, (consulté le 5 juillet 2017).
  14. « Analyse du scrutin no 1258, Troisième séance du 17/03/2016 », (consulté le 11 mars 2018).
  15. « Amendement no 364 présenté par M. Foulon, M. Cinieri, M. Quentin, M. Vitel et M. Fromion », sur Assemblée nationale, (consulté le 11 mars 2018).
  16. Louis Hausalter, « Les députés écolos se font hara-kiri à l'Assemblée », marianne.net, 19 mai 2016.
  17. « Ploërmel. Paul Molac annonce son soutien à Emmanuel Macron », Ouest-France, (consulté le 19 mars 2017).
  18. « Ploërmel. Législatives 2017. Paul Molac obtient l'investiture En Marche ! à Ploërmel », Le Ploërmelais, (consulté le 11 mai 2017).
  19. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  20. Aurélie Delmas, « Législatives : qui a été élu dès le premier tour ? », liberation.fr, 11 juin 2017.
  21. a et b Loup Espargilière, « Les députés macronistes : une machine législative à l'identité politique incertaine », sur Mediapart, (consulté le 2 décembre 2017).
  22. Alexandre Boudet, « La matinée où La République en marche a empoché 11,6 millions d'euros », dans The Huffington Post, le 5 décembre 2017, consulté sur www.huffingtonpost.fr le 28 février 2018
  23. « Rattachement des députés à un parti ou un groupement politique dans le cadre de la législation sur le financement de la vie politique », sur Assemblée nationale (consulté le 19 décembre 2017).
  24. Christel Marteel et Mélanie Bécognée, « Paul Molac : « Je ne suis pas le VRP du gouvernement ! » », Ouest-France, .
  25. Marc de Boni, « Le FN dans le viseur, les députés interdisent aux partis de consentir des prêts avec intérêts », Le Figaro, (consulté le 28 février 2018).
  26. a et b Manuel Jardinaud, « À l'Assemblée, le groupe LREM secoué par son « aile gauche » », sur Mediapart, (consulté le 12 mai 2018).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Cadiou (ill. Nono), Emsav : dictionnaire critique, historique et biographique : le mouvement breton de A à Z, Spézet, Coop Breizh, , 440 p., 15,5 × 24 x 3,6 cm (ISBN 9782843465741, présentation en ligne), p. 291

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]